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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un réalisateur : Cary Joji Fukunaga, trois scénaristes : Neal Purvis, Robert Wade, Phoebe Waller Bridge pour concevoir ce film fourre tout de 2 heures 43 qui ne convainc guère malgré un budget pharaonique de 250 millions de  dollars...

Le héros Daniel Craig alias James Bond, alias agent 007, heureux retraité en Jamaïque est rappelé par le MI6 pour éliminer un dangereux méchant (pas convaincant non plus), qui a conçu une arme biologique qui cible les victimes selon leur ADN...

Une héroïne Léa Seydoux qui traverse le film, figure de mère tragique, amoureuse pas convaincante non plus...

Les cascades se suivent et se ressemblent, le héros est fatigué, les méchants tombent comme des mouches et l'on s'en fiche un peu...

Heureusement que les paysages traversés sont sublimes :  Matera dans le sud de l'Italie, Port Antonio dans le nord de la Jamaïque et les Iles Féroé, un archipel de l’Atlantique Nord administré par le Danemark où se trouve le repaire du méchant !

Adieu Daniel Craig !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le rideau n'est pas encore levé que le spectateur est déjà plongé dans la mémoire de la Shoah...

Le bruit des trains enfle sur les rails qui mènent à Thieresienstadt... et emplit le théâtre de l'Atelier...

Quand Sami Frey s'assied à la table et nous fait partager l'entretien que Claude Lanzmann a eu avec Maurice Rossel, ancien délégué de la Croix Rouge, trente cinq ans après son inspection des camps qu'il traversa sans rien voir, notre attention ne quitte plus le visage fatigué de l'acteur qui nous fait face !

Sur le plateau nu, Sami Frey se tient devant la porte immense du fond de scène (qui pourrait être celle de la forteresse de Thieresienstadt) et nous parle d'une voix quasiment blanche des corps de ceux que l'on préféra ignorer... à qui Maurice Rossel reprocha de ne pas lui avoir fait un signe pour l'avertir...

Dans son interprétation, Sami Frey ne condamne pas, ne s'indigne pas, Sami Frey lit et nous regarde en silence... c'est magnifique, profond et glaçant...

"On sait que Theresienstadt, ville forteresse située à soixante kilomètres au nord-est de Prague, avait été élue par les nazis pour être le site de ce que Adolf Eichmann lui-même appelait « un ghetto modèle », un ghetto pour la montre. […]

La vérité est que ce « ghetto modèle » était un lieu de transit, première ou dernière étape, comme on voudra, d’un voyage vers la mort qui a conduit la plupart de ceux qui y ont séjourné vers les chambres à gaz d’Auschwitz, de Sobidor, de Belzec ou de Treblinka. […]

Les conditions réelles d’existence à Thieresienstadt étaient effroyables : la majorité des Juifs, hommes et femmes concentrés là-bas, étaient très âgés et croupissaient de misère, de promiscuité et de malnutrition dans le surpeuplement des casernes de la forteresse. […]

A la tête d’une délégation du CICR (Comité International de la Croix-Rouge), Maurice Rossel inspecta le ghetto en juin 1944, avec l’assentiment des autorités allemandes.

Je remercie Maurice Rossel de m’avoir autorisé à utiliser aujourd’hui l’interview qu’il m’avait accordée en 1979. « Maintenant octogénaire, m’a-t-il écrit, je ne me souviens plus très bien de l’homme que j’étais alors. Je me crois plus sage ou plus fou, et c’est la même chose. Soyez charitable, ne me rendez pas trop ridicule. »

Je n’ai pas cherché à le faire. "                                        

Claude Lanzmann

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L’exposition événement de la fondation Louis Vuitton réunit plus de 200 chefs-d’œuvre d’art moderne français et russe des frères moscovites Mikhaïl Abramovitch Morozov (1870-1903) et Ivan Abramovitch Morozov (1871-1921).

Présentée pour la première fois hors de Russie, La Collection Morozov rassemble des œuvres majeures d'iconiques peintres français aux côtés d’artistes emblématiques de l’avant-garde russe.

Cet événement est le second volet, après la collection Chtchoukine, de la grande manifestation Icônes de l'art moderne, organisé en partenariat avec le Musée d’État de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg), le Musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine (Moscou) et la Galerie nationale Trétiakov (Moscou).

Philanthropes des arts, les frères Morozov ont dominé la vie culturelle moscovite à l’aube du 20ème siècle.
Avec le conseil des principaux marchands d’art parisiens Paul Durand-Ruel, Ambroise Vollard, Georges Bernheim... les Morozov réunirent plus de 250 peintures et sculptures emblématiques de l'art de Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Renoir, Monet, Matisse, Marquet, Derain ou Picasso, ainsi que des ensembles décoratifs monumentaux de Bonnard et Denis, ou des bronzes de Rodin, Claudel et Maillol.
 
Leurs collections, nationalisées en 1918, ont permis de créer le premier musée d’art moderne au monde : le Musée national d’Art Moderne Occidental - GMNZI dans l’hôtel particulier d’Ivan Morozov à Moscou en 1923. A partir des années 1930 et jusqu’en 1948, leurs collections ont été progressivement réparties entre les institutions publiques muséales russes. Il faudra attendre la politique du Dégel pour que les œuvres impressionnistes puis les avant-gardes fauves et cubistes soient à nouveau progressivement présentées au public.

Une somptueuse exposition répartie dans 11 salles thématiques - à voir jusqu'au 22 février !

 

 
 

 

Bonnard : Méditerranée, Paris, femme à sa toilette
Bonnard : Méditerranée, Paris, femme à sa toilette
Bonnard : Méditerranée, Paris, femme à sa toilette

Bonnard : Méditerranée, Paris, femme à sa toilette

Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...
Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...

Cézanne : natures mortes, l'homme à la pipe, scène d'intérieur, la montagne Sainte Victoire...

Derain : Cassis, voiles séchant au soleil
Derain : Cassis, voiles séchant au soleil

Derain : Cassis, voiles séchant au soleil

Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie
Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie

Gauguin : Café à Arles et journée en Polynésie

Marquet : bords de Seine
Marquet : bords de Seine
Marquet : bords de Seine

Marquet : bords de Seine

Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc
Matisse : natures mortes et Maroc

Matisse : natures mortes et Maroc

Monet : Bd de Courcelles, Montgeron et pont de Waterloo
Monet : Bd de Courcelles, Montgeron et pont de Waterloo
Monet : Bd de Courcelles, Montgeron et pont de Waterloo
Monet : Bd de Courcelles, Montgeron et pont de Waterloo

Monet : Bd de Courcelles, Montgeron et pont de Waterloo

Picasso : acrobate à la boule, Ambroise Vollard, les saltimbanques
Picasso : acrobate à la boule, Ambroise Vollard, les saltimbanques
Picasso : acrobate à la boule, Ambroise Vollard, les saltimbanques

Picasso : acrobate à la boule, Ambroise Vollard, les saltimbanques

Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme
Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme

Renoir : enfant au fouet, femme à l'éventail, Grenouillère, Jeanne Samary, Moulin de la Galette, tête de femme

Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet
Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet

Pissaro, Sisley, Toulouse Lautrec, Van Gogh : ronde des prisonniers, Vlaminck, Manet

Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...
Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...

Peintres russes : portraits des frères Morozov, Sérov, Kontchalovski, Morovine, Machkov, Malévitch...

Camille Claudel : l'abandon, l'implorante
Camille Claudel : l'abandon, l'implorante
Camille Claudel : l'abandon, l'implorante

Camille Claudel : l'abandon, l'implorante

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'exposition présente 100 œuvres des deux créateurs - Azzedine Alaïa (1935-2017) et Cristóbal Balenciaga (1895-1972 ) - appartenant aux collections du Fondation Azzedine Alaïa à Paris.

«Balenciaga avait une connaissance du métier, de la coupe, il savait coudre… c'était un véritable créateur de mode, capable d'inventer un nouveau volume, une nouvelle technique pour les manches ou le décolleté. Balenciaga m'a toujours influencé. Sans aucun doute, il est l'un des meilleurs couturiers de tous les temps ». Azzedine Alaïa

A partir du moment où la dernière collection de la Maison est présentée en 1968 et l'activité des salons et ateliers prend fin, les créations de Cristóbal Balenciaga commencent à transcender leur valeur matérielle de vêtement de mode, par définition, éphémère, pour devenir pièces de collection.

L'un de ces collectionneurs pionniers était Azzedine Alaïa, qui en près de quatre décennies a construit une collection impressionnante. Il raconte lui-même comment il a commencé par acquérir des vêtements qu'il voulait sauver de la perte et de l'oubli. Plus tard, il a continué à collectionner et à accumuler de plus en plus d'œuvres, non seulement de Balenciaga, mais aussi d'autres grands maîtres tels que Grès, Vionnet ou Schiaperelli.

Pour Azzedine Alaïa, Cristóbal Balenciaga était «le plus aimé, le plus apprécié». Les deux couturiers partageaient en commun cet équilibre parfait entre les dimensions et les volumes, un penchant pour les couleurs discrètes et les noirs somptueux, l'architecture exceptionnelle des manteaux et une recherche infatigable pour rendre les coutures invisibles.

Cette exposition met en relief les multiples points communs et les différences existant entre leurs œuvres et nous rappelle à quel point les deux couturiers étaient uniques en leur temps et leur héritage intemporel.

A voir jusqu'au 1er novembre au musée Balenciaga qui fête ses 10 ans-  dans la ville de Getaria (pays basque espagnol) où est né le couturier !

Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga
Alaïa et Balenciaga

Alaïa et Balenciaga

Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa
Alaïa

Alaïa

Balenciaga
Balenciaga
Balenciaga
Balenciaga
Balenciaga
Balenciaga
Balenciaga

Balenciaga

Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)
Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)

Musée Balenciaga (extérieur et intérieur)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Patrick Imbert condense en 90 saisissantes minutes un manga à succès de Jirô Taniguchi de plus de mille six cent pages...

Dans les années 90, un reporter japonais Fukamachi croit apercevoir à Katmandou Habu Jôji, un célèbre alpiniste japonais prétendument disparu à la fin des années 80...

Ce dernier tient entre ses mains l'appareil photo que l'explorateur anglais George Mallory portait lors de sa dernière ascension de l'Everest en 1924, appareil dont la pellicule serait susceptible de prouver que ce dernier pourrait être le premier vainqueur du sommet des dieux...

A l'affût d'un scoop, Fukamachi plonge dans les archives et finit par retrouver la piste de Habu au Népal ; décidé à élucider ce mystère, il décide de suivre Habu dans une ultime ascension et de partager sa passion dévorante, obsessionnelle et quasiment délirante pour les cimes...

Le travail du décor himalayen réalisé par les peintres est remarquable de vérité, les scènes d'action sont à couper le souffle mais on a du mal à distinguer les différents protagonistes tant l'histoire est embrouillée et les héros quasiment interchangeables dans leur parka bibendum et leurs lunettes qui leur mange le visage !

A voir pour les amoureux de la montagne et pour le talent du réalisateur français !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film débute dans une ville de l'Oklahoma dévastée par une tornade : Matt Damon incarne Bill, un foreur ou roughneck (travailleur manuel) au chômage qui tente de gagner sa vie en faisant des petits boulots...

Ancien alcoolique, il a une relation compliquée avec sa fille Allison (Abigail Breslin), qui a décidé de partir faire ses études à Marseille et vient d'être inculpée pour le meurtre de sa colocataire...

Lorsque la grand-mère d'Allison lui fait part de la situation de cette dernière, Bill convaincu que sa fille est innocente, décide d'aller à Marseille pour sauver sa fille !

Après le brillant Spotlight, le réalisateur Tom MacCarthy, fasciné par l'affaire Amanda Knox, décide de s'emparer de l'histoire en la transposant en France...

Le film aurait pu être très intéressant mais le personnage de Bill est trop peu subtil pour vraiment attirer notre sympathie : taiseux, la casquette toujours vissée sur le front, il multiplie les bourdes liées à sa mauvaise compréhension du français et du contexte culturel et n'hésite pas à se montrer ouvertement raciste au grand dam de Virginie (Camille Cottin), une jeune intellectuelle rencontrée par le plus grand des hasards,  qui a décidé de le prendre sous son aile...

A mes yeux, le duo ne fonctionne pas et la relation père fille ne convainc pas non plus, tant la fille de Bill, au physique ingrat et à l'accoutrement baggy ne cesse de faire la gueule...

Les deux personnages les plus intéressants du film sont la ville de Marseille admirablement filmée et certainement plus véridique et surtout plus actuelle que celle de Guédiguian, et la lumineuse petite fille de Virginie, Maya, dont le sourire et les remarques sont craquantes...

La fin que je ne vous révélerai pas est paradoxalement plus intéressante que le film lui-même qui se traine durant 2 heures 20 !

A voir pour les aficionados de Matt Damon ?!

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son dernier film, François Ozon adapte le livre d'Emmanuèle Bernheim dans lequel elle raconte la fin de vie de son père André Bernheim qui a choisi de mourir dans la dignité...

André Dussolier prête sa voix et son visage métamorphosé pour les besoins du film, à ce personnage haut en couleurs, grand bourgeois et grand collectionneur d'art, homosexuel notoire qui n'a pas su aimer ni sa femme ni ses filles...

Le sujet n'est pas facile mais le réalisateur s'en empare avec gravité et humour...

Atteint par un AVC qui le laisse hémiplégique, André demande à sa fille aînée Emmanuelle (incarnée par Sophie Marceau) de l'aider à mourir, au grand dam de sa sœur Pascale (Géraldine Pailhas) qui se sent rejetée...

Habilement monté, le scénario nous attache au personnage manipulateur de ce vieil homme malade qui reprend peu à peu des forces mais persiste dans son projet et ignore férocement les réticences et la tristesse de ses proches...

Maintenant le suspens jusqu'à la fin, le film nous parle également des aspects légaux et moraux du suicide assisté, interdit en France...

Trois grands acteurs pour un grand moment de cinéma, malgré quelques scènes inutilement démonstratives !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour réaliser son premier film, Laurent Lafitte s'est inspiré d'une pièce de Sébastien Thiéry et a réuni autour de lui des acteurs prestigieux : Karin Viard (Valérie), Vincent Macaigne (Michel), Hélène Vincent (Brigitte), Nicole Garcia (gourou) et lui-même dans le rôle principal de Jean Louis...

Le résumé du film est le suivant : Jean Louis avocat de renom s'ennuie aux côtés de sa femme Valérie qu'il a épousé contre l'avis de sa mère - quand il découvre, grâce à son ami Michel qui est vétérinaire, que son cœur s'est arrêté de battre, il accepte de rencontrer la gourou de sa femme qui lui prescrit de photographier le sexe de sa mère (l'origine du monde) pour recouvrer les battements de son cœur ???

Jean Louis va non seulement accepter de le faire, en se déchargeant sur son "ami" Michel, mais il va s'acharner...

S'ensuit une série de scènes toutes plus graveleuses les unes que les autres qui, sous prétexte de dénoncer la beauté factice du luxe et la laideur crue de la jalousie sociale, n'en sont pas moins consternantes !

A fuir !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur russe Andrey Konchalovsky (84 ans) nous raconte à travers le magnifique portrait de Lioudmila (formidable Yuliya Vysotskaya),  la révolte d'ouvriers d'une usine de construction ferroviaire en juin 1962 dans une petite ville du Caucase...

Stalinienne pure et dure, Lioudmila, qui appartient au parti communiste, est fonctionnaire dans le comité municipal de Novotcherkassk...

Quand la grève éclate suite à une baisse des salaires, Lioudmila est le première à réclamer une riposte dure , en regrettant que Kroutchtchev ne soit pas Staline !

Mais quand elle apprend que sa fille étudiante Svetka s'est jointe à la révolte et surtout quand elle découvre que sa fille n'est pas rentrée à la maison alors que l'armée ou le KGB ? a fait tirer sur la foule, sa foi vacille...

Elle se lance alors à la recherche de Svetka, seule d'abord puis avec l'aide d'un membre dirigeant du KGB, secrètement amoureux de cette belle femme qui ne pense qu'à sa fille...

Dans un noir et blanc somptueux, le film nous fait vivre cette page d'histoire terrible (il y a eu 26 morts et 87 blessés) qui est un résumé à elle seule de toutes les dérives du communisme : violence du pouvoir, manipulation, propagande, corruption, goût du secret (le massacre ne sera révélé que dans les années 90)... avec un sommet du genre qui est le bal organisé par la municipalité pour que le peuple s'amuse et oublie très vite les corps dont le sang a imprégné les rues qui ont dû être ré asphaltées !

Les acteurs sont tous formidables, bien que pour la plupart non professionnels -  et on a vraiment l'impression de regarder un documentaire tant la fiction sonne vraie !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La caméra de la réalisatrice Charline Bourgeois Tacquet est visiblement amoureuse d'Anaïs (Anaïs Demoustier) !

Ce premier long métrage est un portrait d'une trentenaire d'aujourd'hui qui se cherche, ne veut pas choisir et refuse l'idée d'être mère, du moins dans l'immédiat...

Centrée sur elle-même, cette doctorante fauchée n'hésite pas à séduire un éditeur en âge d'être son père (Denis Podalydès dans un rôle trop convenu),   pour finalement tomber amoureuse de la compagne de ce dernier : Emilie (fascinante Valeria Bruni Tedeschi) qu'elle poursuit de ses assiduités !

A la première partie du film qui est une succession de saynètes virevoltantes, succède une seconde partie plus rohmérienne, resserrée sur la valse hésitation de ces deux femmes qui se piquent l'une et l'autre de littérature...

Les amours d'Anaïs se regardent sans déplaisir mais le personnage d'Anaïs en jeune femme pressée à la poursuite de son seul bonheur n'est pas suffisamment attachant pour complètement nous séduire...

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