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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Un amour qui ne finit pas" : un bon moment de théâtre

La pièce jamais montée jusqu'à aujourd'hui, nous permet de (re)découvrir un André Roussin étonnamment moderne !

Michel Fau signe la mise en scène et incarne excellemment Jean, homme mûr un peu lunaire, revenu de l'amour "consommé" auprès de son épouse et de ses maîtresses successives !

En cure à Divonne, il rencontre Juliette (Pascale Ardillot) dont il tombe éperdument amoureux !

Il lui fait part de son intention : il ne veut pas la prendre car il veut la garder ! Il lui enverra des lettres auxquelles il ne lui demande pas de répondre, il vivra avec elle des aventures auxquelles elle ne participera pas !

D'abord abasourdie par cette proposition, Juliette accepte de lui révéler son nom et son adresse !

De retour chez elle, elle en parle à Roger, son mari (Pierre Cassignard) et lui fait lire les lettres très joliment écrites par un Jean qui tient ses promesses !

Roger se transforme immédiatement en mari jaloux devant l'étonnement et bientôt le rejet de Juliette : il ne croit pas à cette histoire loufoque, il lui demande d'arrêter toute relation avec cet homme qu'elle décrit comme ni beau ni laid mais bavard, de renvoyer les lettres à l'expéditeur...

La pièce bascule à ce moment là dans les codes du théâtre de boulevard avec l'amant qui n'en est pas un, le mari qui s'estime trompé, la femme pas si innocente que cela car très vite, et encouragée par l'interdit, elle ne pense plus qu'à cet homme qui l'aime et n'exige rien en retour...

Entre en scène également Germaine (Léa Drucker), épouse un peu hystérique de Jean qui ne croit pas non plus à la nouvelle fable qu'il lui sert en se disant serein...

Les quatre vont se croiser dans les deux appartements installés sur la scène : d'un côté un décor bourgeois avec un couple classique et blasé, de l'autre côté décor années 80 et couple branché amoureux... ou du moins au départ !

Le texte est savoureux, les répliques fusent, les comédiens s'en donnent à cœur joie, la salle rit, que demander de plus ?

La pièce aurait certainement encore gagné en finesse avec d'autres acteurs et on ne peut s'empêcher de rêver à Luchini dans le rôle de Roger...

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