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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Et préférez "La religieuse" de Guillaume Nicloux

Avec Pauline Etienne dans le rôle de la religieuse, adapté du roman de Denis Diderot, Louise Bourgoin dans le rôle d'une mère supérieure tortionnaire et Isabelle Huppert dans le rôle d'une mère supérieure qui aime de trop près chaque nouvelle novice !

Les critiques des spectateurs sont plus élogieuses que celles des journalistes qui se réfèrent à la précédente adaptation du roman par Jacques Rivette avec Anna Karina qui avait été censuré par le pouvoir de l'époque...

C'est l'histoire véridique de Suzanne Simonin qui à 16 ans, se voit obligée de prendre le voile, sous la pression de ses parents qui n'ont pas les moyens de marier leur troisième fille !

Mais Suzanne, contrairement à beaucoup de jeunes femmes livrées au même sort, se rebelle !

S'ensuivent des mauvais traitements dans le premier couvent où la mère supérieure qui l'avait écoutée et soutenue est remplacée par Louise Bourgoin, inquiétante de beauté sadique...

Ce n'est pas un grand film mais un beau film de reconstitution d'une époque : les lumières du jour ou celle des bougies évoquent la peinture de Vermeer, les vêtements des soeurs sont raides d'amidon, les regards sous les cornettes se passent de paroles... difficile toutefois d'égaler Rivette !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Fuyez "Les amants passagers" de Pedro Almodovar

Hyper déçue par le dernier Almodovar qui a décidé de se passer de ses acteurs fétiches auxquels nous nous sommes attachés depuis le début de son oeuvre - Pénélope Cruz et Antonio Banderas n'apparaissent que quelques minutes en début de film avant que l'avion ne décolle...

Car tout le film ou presque se passe dans la carlingue de l'avion qui suite à un problème technique tourne au-dessus de Tolède au lieu de faire route vers le Mexique... on ne descend sur terre que pour quelques scènes avec deux des ex d'un des passagers embarqués...

Le capitaine, son second et les stewards décident d'occuper les passagers de première classe en attendant les autorisations de se poser en crash... car pour éviter tout débordement les passagers de la classe économique (vous et moi) et leurs hôtesses ont été délibérément drogués... nous ne sommes pas loin de l'opium du peuple... tandis que les riches s'amusent...

Enfin, si c'est comme cela que les riches s'amusent, je préfère appartenir au peuple !

Almodovar se renie sous nos yeux en nous infligeant cette vision manichéenne de la société d'aujourd'hui en panne comme l'économie espagnole...

En effet les trois stewards pédés comme des phoques offrent alcool, drogue et sexe aux passagers de première classe et aux pilotes.... et chacun se livre à quelque débordement au goût douteux... je ne suis pas bégueule mais quand même !

Nous assistons consternés au coming out des riches ! Tous ces personnages veules fuient leur passé et se racontent pour notre plus grand ennui !

J'ai le grand regret de vous annoncer que ce film est nul, une bacchanale démonstrative et lourdingue !!! J'attends les avis contraires !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le premier homme" aurait pu être un beau film !

Gianni Amelio s'est emparé du dernier roman inachevé de Camus pour en faire un film qui n'en est pas vraiment un ! mais une série de photos même pas sépia !

Jacques Gamblin incarne Albert Camus en 1957, venant voir sa mère incarnée par Catherine Sola, à Alger pour tenter de la ramener en France ...

Les images de l'Algérie en état de guerre en 1957 s'entrecroisent avec celles de l'enfance du petit Albert en 1924 aux côtés de sa mère incarnée par Maya Sensa, de son instituteur Monsieur Bernard, incarné par Denis Podalydès et de ses camarades de classe européens et algériens...

Le problème est que le spectateur n'arrive pas à voir le Camus qu'il connait à travers ses livres, ses idées et ses combats dans le personnage interprété par Jacques Gamblin... Le spectateur voit Jacques Gamblin du début à la fin du film, le Jacques Gamblin qu'on aime bien mais qui visiblement soit ne connait pas cette époque, soit n'a pas lu Camus...

Si Jacques Gamblin se rendait en simple touriste dans l'Alger d'aujourd'hui, Jacques Gamblin aurait les mêmes expressions ou absence d'expression !

Dommage, dommage... à voir pour Alger la blanche qui mérite bien son nom !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Un bel été "Sous le figuier" avec Gisèle Casadesus

Je vous recommande ce film plein de tendresse de Anne Marie Etienne avec Gisèle Casadesus - Selma, Anne Consigny - Nathalie, Marie Kremer - Joëlle et Jonathan Zaccaï - Christophe

Une jolie maison dans les vignobles de la Moselle réunit un quatuor improbable : Selma 95 ans dont c'est le dernier été, Nathalie l'ancienne élève de son mari, Christophe le meilleur ami de Nathalie et Joëlle qui s'est attachée à Selma qui tire les tarots dans un restaurant de son quartier de Bruxelles... et quatre enfants espiègles qui observent leurs parents avec l’œil aiguisé de leur âge...

La veille dame pimpante est la plus vivante de tous ! Elle minaude, s'enthousiasme, se rappelle, fait l'école buissonnière... Le scénario n'a rien à voir avec celui d'amour : ici tout est évoqué jamais démontré... le rire perle à tous les instants !

Les trois "jeunes" sont tous en mal d'amour ; ils sont seuls et se cherchent... vont-ils renouer, se séparer, se préparer à vivre une autre histoire d'amour ?

Selma, sans avoir l'air d'y toucher, livre à chacun le secret de sa joie de vivre et ses petites recettes du bonheur à deux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Une pièce intelligente et magique au studio des Champs Elysées

Pour passer deux heures décoiffés par le grand souffle de l'Histoire et de la littérature, allez voir le "Le porteur d'histoires" d'Alexis Michalik avec 5 jeunes acteurs fabuleux qui incarnent chacun une dizaine de rôles !

Eric Herson- Macarel, le narrateur et son frère dans la pièce Amaury de Crayencour nous entraînent dans le tourbillon de la grande Histoire des premières sociétés matriarcales à la cour du pape Clément VI à Avignon, de la calèche qui emmène Alexandre Dumas à Paris depuis Villers-Cotterêt aux jardins de Versailles où Marie-Antoinette apprend qu'elle est enceinte, de Delacroix qui fait le portrait d'une mystérieuse Adélaïde (que Dumas a rencontré dans cette même calèche en route pour Paris), aux salons du prince de Polignac...

Une quête vertigineuse à travers l'histoire et les continents que nous raconte Martin Martin et ses acolytes : nous le suivons entre les Ardennes où il va enterrer son père et l'Algérie où se cache une troublante Alia et sa fille qui ont mystérieusement disparu de leur domicile, entre le Canada où réside son frère et Marseille où la fille d'Alia va retrouver son père...

Oui, je sais difficile à suivre mais il faut se laisser porter par le verbe qui nous fait voyager et relire notre Histoire avec pour fil rouge des bibliothèques fabuleuses que découvrent les personnages d'aujourd'hui au fin fond de l'Algérie ou dans un bled impossible à localiser dans la forêt des Ardennes, catalogues de livres savants frappés d'un étrange calice et mystérieux carnets d'Adelaïde qui nous entraînent dans une chasse au trésor poursuivie depuis Saint Louis...

Les acteurs endossent tour à tour leurs différents personnages et nous séduisent dans un décor neutre uniquement habité par des tabourets et un grand tableau noir où s'écrit les indices successifs de l'énigme révélée à la fin !

Bon courage pour réserver des places car la pièce, depuis le 6 février, se joue à guichets fermés ou presque ! Pour ma part, j'ai fini par réserver par le biais de la Fnac, il n'y avait que 2 places pour aujourd'hui à 16 heures !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The place beyond the pines" un très beau film actuel sur la filiation

Deuxième film de Derek Cianfrance après Blue Valentine (2010) avec Ryan Gosling motard de fête foraine, Eva Mendes dont le destin a croisé le sien pour le meilleur (son fils) mais surtout le pire et Bradley Cooper jeune flic qui s'illustre par un acte héroïque dans cette petite ville de Schenectady (état de New York) où les puissants se tiennent la barbichette...

Le film est classique en ce sens qu'il fait se croiser les histoires de vie de deux hommes : le flic et le motard et de leurs deux fils... Le portrait des autres personnages : le copain du motard, la mère et le nouveau compagnon de la jeune femme, l'épouse et le père du flic sont tous très justes mais au service du propos principal : l'engagement d'un homme dans la paternité choisie ou non...

Car Luke le motard découvre par hasard qu'il a un enfant de cette jeune femme rencontrée un an plus tôt... il décide alors de quitter son métier pour s'occuper de l'enfant et lui apporter du bonheur à travers sa présence et des cadeaux... à noter une très jolie scène où Luke offre à son fils Jason sa première ice cream...

Mais Luke doit très vite trouver des moyens de subsistance et s'engage aux côtés d'un ami rencontré et dont il partage le garage et la caravane de se lancer dans le braquage de banques... mais l'élève dépasse très vite le maître et Luke se retrouve bientôt seul pour un braquage qui va mal tourner... et qui va décider des vies mêlées des personnages...

De très beaux moments de fragilité masculine et un ruban de type Möbius qui sur le tempo de la répétition dirige les personnages vers leur destinée... jusqu'à la très belle scène finale où le fils qui a enfin découvert qui était son père, reprend la route de Luke sur une moto qui va l'emmener au delà des pins (nom iroquois de la ville)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Allez voir "L'artiste et son modèle" pour Jean Rochefort

Un film de Fernando Trueba avec Jean Rochefort qui incarne le sculpteur Marc Cros, Aîda Folch son modèle et Claudia Cardinale sa femme, son ancien modèle dont aucun corps n'équivaut le sien...

Une très belle chronique en noir et blanc sur la fatigue de vivre, la panne d'inspiration...

Nous sommes à l'été 43 dans la France occupée non loin de la frontière espagnole;;; la vie coule dans une campagne bucolique et les bruits de la guerre sont loin de ce coin de nos belles provinces où il fait toujours bon vivre malgré les privations ...

Une jeune fille qui dort dans la rue - les jambes écorchées par les ronces (elle a fui l'Espagne où elle était emprisonnée dans un camp), est recueillie par la femme du sculpteur qui, après l'avoir longuement observée, lui propose de l'héberger si elle devient son modèle...

S'ensuit le récit de la relation qui s'installe entre ses deux êtres réfugiés dans leurs intériorités : le sculpteur se remet à créer, la jeune sauvageonne s'ouvre à l'art...

Un film à voir pour les lumières de l'atelier du sculpteur, pour la nature omniprésente (le maquis qui cache un déserteur et un américain parachuté et l'eau où le modèle baigne sa nudité)... et pour Jean Rochefort qui étonne et émeut par son jeu sans cabotinage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Les équilibristes" belle chronique du nouveau cinéma réaliste italien

Film de Ivano de Matteo avec Valerio Mastandrea et Barbora Bobulova

Ce n'est pas le film le plus gai de la saison mais c'est un très beau film actuel sur la chute d'un homme divorcé dans la précarité !

Giulio travaille comme fonctionnaire à la mairie de Rome, il est marié et a deux beaux enfants ! Le tableau a l'air parfait... mais nous surprenons vite sa femme en pleurs dans la salle de bains... et bientôt le couple se dispute devant les enfants...il faut dire que les cloisons sont bien minces dans ce petit appartement à la frontière de la Rome touristique...

Sa femme qu'il a trompée pour une collègue, le met dehors et Giulio, d'abord reccueili par un ami dévisse : à l'hôtel minable, succède la pension de famille puis sa voiture !

Car Giulio peine à payer toutes les factures : son fils a besoin d'un appareil dentaire, comment refuser à sa fille, jeune adolescente qui travaille bien en classe, un voyage à Barcelone avec son lycée...

Il essaie les petits boulots en plus de son emploi mais il n'a plus trente ans et son copain le remercie assez sèchement... Il découvre l'aide sociale, les restaurants où l'on sert des plats chauds aux indigents, le Noël organisé par le prêtre et les laïques de la paroisse voisine...

Au début Giulio continue à passer du temps avec ses enfants mais l'usure de la précarité l'isole peu à peu de sa famille...

Tout sonne juste dans ce film, le désespoir silencieux d'un homme, l'indifférence de sa femme en réponse à son sentiment d'avoir été bafouée, le petit garçon qui ne comprend pas que son père ne puisse l'emmener avec son copain dans un parc où les attractions sont à 3 euros, la jeune fille qui voyant son père s'éloigner ne sait plus quelle attitude adopter à son égard...et passe de la compassion à la colère...

Une histoire du XXIe siècle dans la langue de Dante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
A Bobino, un spectacle à l'énergie contagieuse

Sur la recommandation de Régis et avec Régis, nous sommes allés voir ce spectacle à Bobino (jusqu'au 4 mai 2013)

C'est une revue musicale qui fait revivre la légende de Broadway avec des tubes immortels : Summertime, Stand by me... des spectacles cultes : Porgy & Bess, la couleur pourpre, Sister act...

Les voix sont très belles, les 10 danseurs sont époustouflants de souplesse, la chorégraphie est en flux tendu et les 80 costumes sont à la fois classiques et inventifs...

Tout est réuni pour nous faire passer une bonne soirée sans aucun temps mort !

Dommage que la sono soit amplifiée au point de nous faire, pour certains tableaux, reconnaître avec difficulté la mélodie des tubes que nous avons tous dans la tête !

Y aller donc pour l'énergie et la bonne humeur évidente de cette troupe de blacks (quelques blancs tout de même : une chanteuse à la voix envoûtante et les musiciens)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Jappeloup : un biopic fidèle à l'histoire du petit cheval rebelle qui a permis à la France de gagner les JO de Séoul

Film de Christian Duguay sur un scénario de Guillaume Canet avec Guillaume Canet (Pierre Durand), Daniel Auteuil (son père), Marie Bunel (sa mère), Marina Hands (sa femme), Lou de Laâge le groom de Jappeloup et son père Jacques Higelin...

L'affiche est belle, l'histoire aussi et le film est fidèle à l'épopée du couple homme/cheval !

Le film, un peu long une fois de plus (2h10), est classique et élégant ; il nous fait pénétrer dans les coulisses des paddocks et les arcanes du sport équestre français !

On pouvait craindre que le film ne soit gnangan à l'image des "Petits mouchoirs" mais ce n'est pas le cas ; d'ailleurs Guillaume Canet n'épargne pas Guillaume Canet qui est décrit comme un cavalier buté, manquant de confiance en lui et rejetant sur les autres : son père, sa femme, son cheval... ses différents échecs avant de finir par écouter la jolie Raphëlle qui a vu naître Jappeloup et accompagne sa destinée dans toutes les compétitions

Le cheval a le beau rôle, les compétitions sont très bien filmées et au suspens de ces moments forts s'intercalent quelques jolis dialogues entre le cavalier et son père qui a consacré toute sa vie à la carrière de son fils, le cavalier et sa femme qui a abandonné sa carrière au profit de la sienne...

A voir même pour les non amateurs de sport hippique !

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