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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Voir "Le bal" au théâtre de la Huchette

L'horaire n'est pas pratique : le lundi à 19 heures, mais la petite salle connue de tous qui vient de saluer la 17000e représentation de "La Leçon" et de "La cantatrice chauve" de Ionesco - était comble !

Virginie Lemoine a adapté et mis en scène "Le bal", nouvelle d'Irène Némirovsky parue en 1930 chez Grasset et adaptée au cinéma dès 1931 : Danielle Darrieux interprétait alors le rôle d'Antoinette, adolescente de 14 ans en révolte contre ses parents et l'autorité !

Irène Némirovsky, écrivain russe d'origine ukrainienne est venue s'installer à Paris en 1919, fuyant avec sa famille la guerre civile russe...

Elle deviendra célèbre dès 1929 avec son deuxième roman, "David Gobler", mourra à Auschwitz en 1942 et se verra décerner le prix Renaudot à titre posthume et exceptionnel pour "La suite française" en 2004 !

La pièce, très fidèle à la nouvelle, raconte l'histoire d'Antoinette interprétée par Lucie Barret et de ses parents, nouveaux riches parvenus, qui décident de donner un bal pour se faire accepter par la haute société de l'époque ! L'idée de cette nouvelle est venue à Irène Némirovski, nous raconte Virginie Lemoine, à la vue d'une adolescente en pleurs qu'elle aurait croisée sur le pont Alexandre III : l'auteur va donc imaginer toute une intrigue autour de l'adolescente, ses parents et son professeur de piano détestée !

L'adaptation de ce bal tragi-comique est un moment de théâtre unique : vachard, vaudeville intello, absurde hilarant mais également vraie réflexion sur la difficulté du passage à l'âge adulte pour les jeunes de ces générations d'avant guerre où le quotidien n'était fait que de devoirs répétés jusqu'au dégoût de soi et des autres !

A voir absolument pour les nostalgiques de "l'éducation c'était mieux avant" !

Pour les autres, une heure assez exceptionnelle dans un lieu culte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Hannah Arendt" un film incontournable ?

Difficile de ne pas aller voir le dernier film de Margarethe von Trotta que l'on a appréciée dans "L'honneur perdu de Katharina Blum" ou "Rosa Luxembourg" !

A force de vouloir ouvrir les yeux des allemands sur leur lourd passé, la réalisatrice signe un film didactique, qui paradoxalement ne fouille pas assez le lien controversé entre l'oeuvre d'Hannah Arendt, philosophe allemande née en 1906 - émigrée à New York en 1941 et naturalisée américaine en 1951, et la pensée de Martin Heidegger, son premier maître et amant !

Le film n'est pas un biopic mais raconte un épisode charnière de la vie de la philosophe entrecoupés de quelques flashbacks académiques.

Hannah Arendt, qui a déjà publié son oeuvre majeure "Les origines du totalitarisme", est envoyée par le New Yorker couvrir le procès d'Adolf Eichmann à Jérusalem en 1961.

Elle rend son article en mai 1962 après la pendaison d'Eichmann : dans un long texte, elle explique qu'elle s'attendait à voir le diable mais qu'elle n'a découvert, dans sa cage en verre, qu'un homme banal, un "falot", un homme dépourvu de "pensée" (la pensée étant associée dans son raisonnement à l'esprit critique), qui tout au long de son procès n'a cessé de se défendre en disant qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres !

Elle en tire un concept philosophique original "la banalité du mal" qui va faire scandale aux USA mais également et surtout en Israël !

La philosophe, interprétée par Barbara Sukowa, se retrouve rapidement isolée, ses amis lui tournant le dos d'autant qu'elle a soulevé en parallèle la question du rôle des Judenräts (conseils juifs) dans les déportations... Soutenue par son mari interprété par Axel Milberg, acteur tout en nuance, et par sa fidèle secrétaire qui dépouille les lettres d'injure qu'elle reçoit du monde entier, Hannah va se réfugier à la campagne pour se mettre à l'écriture de son livre "Eichmann à Jérusalem"...

Car Hannah nous est présentée dans le film comme une femme intransigeante, campant sur ses positions, refusant l'aspect "affectif" de la Shoah et des 6 millions de morts juifs !

Le personnage est effectivement courageux, sa thèse est "intéressante" mais elle doit être mise en regard avec des engagements politiques à première vue antagonistes : comment la femme qui, après la seconde guerre mondiale retourne en Allemagne et travaille pour une association d'aide aux rescapés juifs, peut-elle parallèlement témoigner en faveur d'Heidegger au cours de son procès en dénazification ?

Le film nous incite à lire ou à relire l'oeuvre d'Hannah Arendt dont la pensée a été influencée par Heidegger mais également Husserl et Karl Jaspers !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Relire "L'écume des jours" de Boris Vian en ce weekend chagrin

Désolée Michel Gondry, vous vous êtes donné visiblement beaucoup de mal pour adapter le chef d'oeuvre de Boris Vian, mais c'est complètement raté ! Et le film n'en finit plus !

Le spectateur se dit au départ que tout ce farfelu bricolé c'est une façon de nous faire avaler le générique pour rivaliser avec ceux de James Bond mais pas du tout... cela dure plus de 2 heures ! Pas une seule image sans un trucage ! C'est soûlant !

Impossible de ne pas être envahi par cet amas de de trouvailles comme le pianocktail sic qui nous détournent de l'oeuvre et des acteurs qui se démènent pour exister !

J'ai nommé Audrey Tautou qui interprète Chloé dont va tomber amoureux Colin (Romain Duris) qui habite un étrange appartement où il est servi par un maître d'hôtel stylé Omar Sy et entouré par un ami dévoué Chick (Gad Elmaleh) obsédé par la figure de Jean Sol Partre sic !

Ils tombent amoureux donc, se marient à l'église ! et font leur voyage de noces dans un nuage tenu au bout d'une grue au-dessus de Paris ! Très vite leur bonheur est entaché par un nénuphar qui se développe dans le poumon de Chloé !

Le film est tellement boursouflé que le spectateur se fiche comme d'une guigne du sort de cette jolie jeune femme soignée par un étrange médecin qui lui prescrit de drôles de petites pilules concoctées par une étrange pharmacienne ! - et de son compagnon qui est obligé de se mettre à travailler pour payer le traitement de sa belle épouse !

Vous me direz mais personnellement je n'ai pas du tout plongé dans la féerie du cinéaste !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres
"Crime d'honneur" un livre très attachant

Ce n'est pas un polar malgré son titre !

Ecrit par Elif Shafak aux éditions Phébus, "Crime d'honneur" est un très joli livre sur le bonheur et la difficulté d'être une femme : fille, sœur, mère...

Le propos est universel même si comme le laisse supposer le titre, l'intrigue se passe dans le monde musulman où l'homme se construit sur l'idée qu'il doit défendre les femmes de sa famille des supposées agressions extérieures !

C'est l'histoire d'Esma, jeune fille d'origine kurde, émigrée à Londres en 1977 avec ses parents et son frère aîné Iskender, l'enfant chéri de sa mère !

Esma écrit ce livre à la mort de sa mère pour comprendre les destinées de sa famille : sa grand mère Naze qui n'avait que des filles, sa mère Pembe qui ne peut vivre sans le miroir de sa jumelle Jamila, son père Adem en fuite perpétuelle, son frère Iskender au comportement archaïque, son petit frère Yunus né sur le sol anglais et doté d'une sensibilité très moderne...

Pas de chronologie stricte dans ce livre qui ouvre sans cesse des portes sur le passé pour tenter d'expliquer le présent, la filiation, les combats intérieurs, les choix et les renoncements des différents personnages qui nous font réfléchir sur notre mosaïque personnelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir Emmanuelle Devos dans "Le temps de l'aventure"

Le film de Jérôme Bonnell est entièrement suspendu au jeu d'Emmanuelle Devos qui nous entraîne dans Paris au gré de son désir et des improbables aller retour liés à l'exercice de son métier d'intermittente du spectacle !

Car Alix est comédienne dans le film comme Emmanuelle dans la vraie vie !

Elle rencontre dans le TGV matinal Calais / Paris un bel inconnu incarné par un acteur irlandais Gabriel Byrne ! Très vite les deux personnages à demi ensommeillés s'attachent l'un à l'autre par un échange de regards... qui se fait de plus en précis jusqu'à l'arrivée en gare où l'homme fait le premier pas en lui demandant comment se rendre à l'église Sainte Clotilde... Avant d'avoir pu trouver la réponse, elle se fait "coiffer" par un quidam "singe savant" qui s'interpose pour le renseigner !

Alix reprend donc le métro seule et se rend à son domicile où elle constate l'absence de son compagnon... qu'elle va chercher à joindre toute la journée...

Car le film s'inscrit dans l'unité de temps d'une journée off qui s'étire entre moments de bonheur suspendus et accélération des minutes qui s'égrènent inexorablement quand se rapproche pour Alix l'heure de repartir à Calais après son casting parisien - délai qu'elle repousse constamment en décidant au dernier moment de prendre le train suivant !

Sur un coup de tête Alix décide de se rendre à Saine Clotilde où elle retrouve son bel inconnu qui est venu à Paris pour les funérailles d'une ancienne condisciple : il est professeur de littérature à Londres ! Elle le suit dans son hôtel... pour le quitter tout de suite après...

A court d'argent liquide - sa carte est bloquée - la jeune femme, comme aspirée dans une spirale qui s'apparente à un jet lag, se rend au domicile de sa soeur qui habite les beaux quartiers mais la rencontre ne fait qu'exacerber leur conception antagoniste de la vie et de l'amour !!! Et Alix reprend le métro encore plus sonnée !

La seule héroïne de l'histoire c'est Alix car Gabriel Byrne qui incarne "l'homme" - il n'a même pas de prénom, a un jeu tout en retenue qui étonne et peut agacer mais fait de lui le point fixe du film, exerçant sur Alix un pouvoir centripète !

La journée d'Alix c'est le résumé de la femme trentenaire d'aujourd'hui qui veut tout : le plaisir, la tendresse, l'épanouissement professionnel, la difficile indépendance financière et la maternité ?....

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres
"La vérité sur l'affaire Harry Quebert" un roman au suspens haletant

Deuxième roman de Joël Dicker, le livre publié aux Editions de Fallois / L'âge d'Homme a obtenu en 2012 le prix du roman de l'Académie française et le 25e Goncourt des lycéens !

C'est l'histoire de Marcus Goldman, jeune romancier à succès newyorkais qui peine à démarrer son second roman pour honorer le contrat qui le lie à son éditeur !

L'échéance se rapproche inexorablement quand son ancien professeur d'université, Harry Quebert, est accusé du meurtre d'une jeune fille de 15 ans avec laquelle il aurait eu une liaison en 1975.

Nous sommes en 2008, à la veille des élections présidentielles aux USA !

Marcus, persuadé de l'innocence de Harry, décide de se rendre dans le New Hampshire pour enquêter de son côté...

Ce gros roman de 600 pages+ se lit d'une traite... ou presque car le récit nous fait voyager entre ces deux époques, aux côtés de personnages secondaires plus complexes qu'ils ne paraissent à première vue : les différentes figures de l'ordre local, la famille tenancière du bar où se réunissent protagonistes du présent et du passé...

C'est dans ce coin de petit paradis perdu de la la Nouvelle Angleterre que Marcus s'est initié à la littérature et à la vie tout court, aux côtés de ce professeur admiré de tous depuis la publication en 1975 de son chef d'oeuvre : "Origines du mal" !

Nous entrons petit à petit dans la personnalité de ces deux héros américains qui révèlent très vite leur part d'ombre et nous nous prenons au jeu de l'enquête que mène Marcus - enquête qui, à l'instar des poupées russes, n'en finit plus de nous ouvrir d'autres perspectives... enquête qui nous fait réfléchir sur l'alchimie propre à l'écriture d'un roman, sur les rapports entre la littérature d'aujourd'hui et la presse, sur l'emballement médiatique que génère très vite une telle affiche : sexe, pouvoir et transmission !

A lire, même si vous n'avez pas le temps... car c'est de notre époque que nous parle Joël Dicker, jeune auteur suisse de 28 ans qui a vécu une grande partie de sa vie aux USA !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La belle endormie" de Marco Bellochio ne fait pas l'unanimité

Difficile de se prononcer définitivement sur ce film complexe !

De belles images, plusieurs histoires qui s'entremêlent, de bons acteurs, un thème intéressant puisqu'il s'agit de la Vie... mais pourtant la magie n'opère pas !

Le spectateur reste spectateur de cette fresque politico-médiatique qui se déroule en Italie fin 2008 !

Le contexte et le prétexte du film est le suivant : le père d'Eluana Englaro vient d'obtenir l'autorisation de "débrancher" sa fille qui est dans le coma depuis 17 ans !

Défenseurs du droit à la vie et partisans de l'euthanasie s'affrontent dans les media, au Sénat et dans la rue !

Nous suivons Maria interprétée par Alba Rochwacher, militante du Mouvement pour la Vie et son père sénateur interprété par Toni Servillo qui s'apprête à monter à Rome pour voter une loi contre la décision de justice et hésite devant la conduite à tenir : obéissance au Parti de Berlusconi ou recentrage sur ses valeurs personnelles !

Maria qui manifeste devant une clinique tombe amoureuse d'un jeune homme dont le frère bipolaire l'agresse en lui jetant un verre d'eau à la figure !

Nous accompagnons Maria dans ses tribulations présentes et passées puisque nous comprenons très vite que le sujet de l'euthanasie l'a déjà opposée à son père il y a quelques années !

Tout le monde suit ?!

La seconde histoire est celle de Rossa interprétée par Maya Sansa, superbe actrice qui incarne l'Italie à elle toute seule !

Rossa s'est endormie sur les bancs d'une église... à son réveil elle décide de fracturer le tronc de l'église car elle est en manque !

Elle s'enfuit poursuivie par les fidèles ! et va traîner sa fatigue sa mine décavée aux pieds d'un hôpital où elle demande de l'argent à un médecin pour son petit déjeuner ! Elle s'empare de la liasse de billets qu'il sort de sa poche mais alpaguée par le service de sécurité, elle s'ouvre les veines et se retrouve très vite en camisole chimique !

Ce médecin qui se révèle être un psychiatre interprété par Michele Rondino va s'attacher à cette belle inconnue au point de ne plus quitter sa chambre pour éviter qu'elle n'attente de nouveau à ses jours !

Troisième histoire parallèle, celle d'Isabelle Huppert, actrice à succès qui a renoncé à sa carrière pour s'occuper de sa fille Rosa qu'elle maintient dans le coma dans sa chambre de petite fille très riche !

A vouloir exposer tous les points de vue du débat tant du côté des protagonistes que de la société civile dans toutes ses institutions : police, hôpital, sénat, église, Marco Bellochio démontre plutôt qu'il ne séduit !

A voir uniquement en VO pour le charme de la langue italienne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mariage à l'anglaise" à fuir sauf si vous avez aimé "Borat"

Ce film n'est malheureusement pas, malgré son titre, dans la veine de "Quatre mariages et un enterrement" de Mike Newell et de "Coup de foudre à Notting Hill" de Roger Michell !

Réalisé par Dan Mazer et interprété par Rose Byrne, Nat ; Anna Faris, Chloe ; Rafe Spall, Josh et Simon Baker, Guy, "I give it a year", in english dans le texte, est une comédie dans l'air du temps certes mais lourdingue dans ses dialogues vachards et gratuite dans ses scènes trash !

C'est l'histoire d'un coup de foudre entre Nat et Josh qui se marient très vite devant un pasteur qui est pris d'une quinte de toux et d'une série d'éternuements au moment de l'échange des consentements !

Amis et familles leur prédisent que leur mariage ne tiendra pas une année et effectivement si les débuts sont idylliques, très classiquement les difficultés se présentent et culminent pour savoir qui va descendre la poubelle ! Et oui, le ton est donné !

Nat va se rapprocher de Guy, play boy américain rencontré dans sa sphère professionnelle et Josh va revoir son ancienne petite amie Chloe !!! Et devinez ce qui va se passer ? Non je ne vais pas vous raconter la fin, vous l'avez devinée !

Entre temps le spectateur devient voyeur devant une triplette grotesque, une approche convenue sur un canapé entre le témoin meilleur ami du marié et Chloe, des disputes de couples amis qui s'injurient pour mieux s'aimer !!! Au secours ! C'est nul !

Pour une fois, je suis encore plus négative que Télérama !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Effets indésirables" pour la collusion entre l'argent et la psychiatrie

Le dernier opus de Steven Soderbergh est un film poupées russes qu'il est possible de regarder au premier degré mais qu'il est intéressant de décrypter au regard du mélange des genres actuel entre grandes puissances : dans l'affaire Cahuzac argent et pouvoir politique dénoncé par les media, dans l'affaire Taylor argent et monde médical dénoncé par l'appareil judiciaire américain...

Il était une fois une jeune femme Emilie Taylor (interprétée par Rooney Mara, actrice au talent très subtil) mariée à un jeune prodige de la finance Martin Taylor (interprété par Channing Tatum) : nous découvrons Emilie dans sa voiture où elle se remaquille avant d'aller rendre visite à son mari qui a été emprisonné pour un délit d'initié...

Les deux jeunes gens sont visiblement ravis de se revoir, d'autant que Martin va bientôt sortir de prison...Nous les accompagnons tous les deux dans leur retour à la vie normale et nous sommes très vite témoins de la fragilité d'Emilie... La famille parle de dépression et l'explique par le fait qu'elle a du se résoudre à quitter Greenwich Village pour un petit appartement au centre de New York, qu'elle a du trouver un travail pour assurer son quotidien puis celui du couple... Le film s'emballe quand Emilie fonce dans le mur du parking au volant de sa voiture !

Elle se retrouve en observation à l'hôpital et passe un deal avec le Dr Jon Banks, psychiatre de son état, interprété par Jude Law qui ne convainc guère dans son rôle : trop univoque, un petit côté business man clean... à vous d'en juger !

Emilie peut rentrer chez elle à condition qu'elle prenne des antidépresseurs et suive une cure analytique avec le Dr Banks, ce qu'elle accepte... Le psychiatre apprend qu'Emilie a déjà souffert de dépression et a été soignée par le Dr Victoria Siebert, interprétée par Catherine Zeta Jones, encore plus improbable dans son rôle de psychiatre !

Emilie ne supporte pas bien son traitement et va petit à petit adopter un nouvel antidépresseur que le Dr Banks a accepté de tester sur ses patients moyennement finances ! Les effets secondaires se multiplient jusqu'au jour où Emilie appelle la police à son domicile puisqu'elle a trouvé à son réveil son mari baignant dans son sang, un couteau planté dans le dos !

La machine judiciaire se met en marche, révélant et broyant les individus : le Dr Banks va se retrouver lâché par ses associés et son épouse, vilipendé par les media... Il décide de se battre et c'est son combat contre l'innocente ? Emilie que le film nous permet de suivre pas à pas !

Je ne vous en dirai pas plus pour vous inciter à plonger dans les névroses d'Emilie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
A voir : "Quartet" le premier film de Dustin Hoffman

Le quartet est interprété par Maggie Smith dans le rôle de Jean Horton, Tom Courtenay dans le rôle de Reginald son ex mari, Billy Connolly dans le rôle de Wilfred et Pauline Collins dans le rôle de Cissy...

Les trois derniers, ex gloires de l'opéra résident depuis quelques années à Beecham House, maison de retraite anglaise haut de gamme réservée au beau monde de la musique

Ces toujours passionnés répètent le futur gala organisé pour l'anniversaire de la mort de Verdi en vue de renflouer les caisses de Beecham House... Le manoir résonne d'arias, de notes de piano et les pensionnaires égayent de leurs chicaneries les salons et le magnifique parc de la propriété...

Tout ce petit monde est en effervescence car ils attendent l'arrivée d'une personnalité de la scène musicale... qui se révèle être Jean Horton au grand dam de Reginald qui n'était pas au courant !

L'ancien quartet de Rigoletto va toutefois se reconstituer après moult rebondissements délicieux...

Les quatre principaux acteurs interprètent très joliment leur partition et sont entourés par d'excellents seconds rôles en la personne d'authentiques anciennes stars du London Symphony Orchestra !

So british !

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