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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ginger & Rosa" : le passage à l'âge adulte dans les early sixties

Un joli film de Sally Potter avec deux adolescentes Ginger incarnée par Elle Fanning, la rousse boudeuse et Rosa la brune délurée interprétée par Alice Englert (fille de Jane Campion)

Nous sommes dans le Londres conservateur des années 1960 secoué par la libre pensée et les jeunes gens en colère de Carnaby Street... en pleine crise des missiles de Cuba...

Les deux inséparables sèchent l'école pour manifester contre le nucléaire... et oui déjà !

Entre premières cigarettes et baisers volés, elles entrent en rébellion contre leurs mères qu'elles accusent pour l'une de ne pas avoir su garder son homme, pour l'autre de mal vivre mal sa relation avec un compagnon volage...

Ginger et Rosa, c'est l'histoire de la perte de l'innocence de l'enfance lorsque l'irruption de la réalité des trajectoires adultes va progressivement séparer les deux amies !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
"Marie Laurencin" : une expo à aller voir au Musée Marmottan avant le 30 juin

La place des artistes peintres femmes est encore aujourd'hui marginale... Seule Berthe Morisot a bénéficié il y a deux ans d'une exposition à Marmottan .. et on attend toujours une exposition sur Suzanne Valadon...

Aujourd'hui le musée a réuni 90 œuvres de Marie Laurencin à découvrir car la plupart viennent de Tokyo... ou à redécouvrir !

Rien ne prédestinait cette enfant naturelle née à Paris en 1883 à devenir une figure des Années Folles...

Encouragée par Braque dont elle fait la connaissance à l'académie Humbert, elle expose pour la première fois en 1907 au salon des indépendants...

C'est cette même année que Picasso l'amène au Bateau Lavoir et lui présente Apollinaire, avec lequel elle vivra une histoire d'amour passionnée jusqu'en 1913

Durant sa première période, elle hésite entre cubisme et fauvisme et multiplie portraits et autoportraits...

Sa deuxième période est celle de l'exil car ayant épousé un baron allemand en 1914, elle doit très vite se réfugier en Espagne où elle réalise ses premiers tableaux à sa manière si personnelle : femmes lianes au visage blanc et yeux de chatte très noirs, touche de rose sur la bouche reprise dans les drapés des thèmes raffinés qu'elle adopte... femmes à leur toilette, femmes au balcon, portraits de femme avec chien...

Les couleurs pastel sont poudrées de gris, de rose, de bleu et de jaune, la facture délicate presque maniérée évoque la Renaissance... Adeline et moi aurions bien pris quelques toiles ou aquarelles pour décorer les murs d'une salle de bain / boudoir à réinventer...

Revenue à Paris en 1919, elle fréquente des salons très en vue comme celui de Misia Sert ainsi que des cercles lesbiens... et fait la connaissance de Gertrude Stein sa première commanditaire et de la princesse de Polignac...

Elle connut de nombreuses amitiés amoureuses avec des femmes dont la plus longue avec Nicole Groult, sœur du couturier Paul Poiret et mère de la romancière Flora...

Issue d'un milieu très simple, Marie se tient à l'écart des mondanités et préfère aux ego des artistes peintres la compagnie des écrivains et des livres... Beaucoup de poètes et d'écrivains ont d'ailleurs écrit sur elle : André Breton, Philippe Soupault, Paul Morand, Jean Cocteau, Marcel Jouhandeau, Somerset Maugham, Jean Paulhan...

Témoin de son époque, Marie Laurencin a su traduire à sa façon bien particulière et très féminine l'art de vivre de son époque !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

Baz Luhrmann s'est largement inspiré de la mise en scène de 1974 avec Robert Redford et Mia Farrow mais y a introduit la 3D et une surenchère au niveau des fêtes réalisées dans la superbe résidence de Jay Gatsby... au point de nous donner mal au cœur tant les images et le son nous agressent !

Certains pourraient préférer Leonardo di Caprio à Robert Redford mais le premier en fait des tonnes alors que Robert Redford traduisait par son élégance toute la dualité du personnage !

Quant à Carey Mulligan qui incarne Daisy Buchanan l'ex petite amie de Gatsby que celui-ci souhaite séduire à nouveau, son jeu équivaut à celui de Mia Farrow, la nostalgie en moins ?!

Les deux versions sont aussi longues l'une que l'autre : 2h20 minutes, alors n'hésitez plus !

"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Song for Marion" : so deliciously british !

Le film de Paul Andrew Williams nous plonge dès les premières images dans l'Angleterre de nos étés adolescents : une rue de coquettes petites maisons en brique précédées de leurs jardinets verdoyants avec quelques marches qui incitent à entrer...

Nous voici dans le cottage de deux retraités londoniens Daisy (Vanessa Redgrave) et Arthur (Terence Stamp) qui ont une vie bien réglée autour de la chorale pour elle, du pub entre copains pour lui... Ils sont très unis même s'ils ne sont pas d'accord sur tout...

En effet si Daisy est très entourée par ses amis, son fils James (Christopher Eccleston) et sa pétillante petite fille Jennyfer... Arthur quant à lui ne vit que pour Daisy et a du mal à comprendre son engouement pour la chorale et la jolie jeune Elizabeth (Gemma Asterton) qui l'anime...

Les acteurs sont tous très justes et le film tout en délicatesse...

Nous admirons la force tranquille de Daisy, nous sourions devant la jeunesse d'Elizabeth, nous nous inquiétons avec James de savoir si son père va enfin lui faire confiance et surtout nous accompagnons pas à pas Arthur dans son ouverture aux autres...

Un bonbon anglais à sucer pour oublier la pluie de Paris et retrouver celle de Londres !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
"Eugène Boudin" : une jolie expo au Musée Jacquemart André

L'exposition a le mérite de réunir les principales œuvres de Boudin et plus particulièrement celles des musées de Boston, de Washington et du Québec ! Certaines toiles sont exposées pour la première fois en France !

Le peintre "roi des des ciels" nous régale de vues marines sur les plages de Trouville et de Deauville !

Les robes des dames froufroutent et les ombrelles protègent les élégantes du soleil !

Considéré par Monet comme son maître, Eugène Boudin fut l'un des précurseurs de l'impressionnisme : natif de Normandie, il fut l'un des premiers artistes à sortir de son atelier pour peindre à l'infini la rencontre ente le sable et l'eau au plus près des éléments !

A noter plus particulièrement de très délicates et délicieuses aquarelles !

Par contre, l'artiste convainc moins quand il s'essaye à peindre d'autres cieux comme ceux de la Provence ou de Venise à la fin de sa vie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le passé" un très beau film primé à Cannes

Après "La séparation", Asqhar Farhadi, nous invite à nouveau dans son thème de prédilection : la relation femme homme !

Marie (Bérénice Bejo) fait revenir d'Iran son mari Ahmad (Ali Mosaffa) dont elle est séparée car elle souhaite se remarier avec Amir (Tahar Rahim) !

Nous sommes en France, à Sevran pour être très précis, dans un pavillon de banlieue dont les fenêtres ouvrent sur les rails du RER... mais nous pourrions être en Iran, tant les personnages sont à la fois universels mais subtilement différents !

Bérénice Bejo interprète magnifiquement cette femme qui après avoir eu deux filles de ses premiers compagnons, se remet encore difficilement de sa rupture avec Ahmad même si elle a décidé qu'Amir serait le bon !

Nous sommes conviés dans la cuisine, la chambre à coucher, le jardin et la remise du pavillon où se retrouvent les différents personnages dans les circonstances de la vie de tous les jours : un dîner improvisé, un robinet qui fuit, un cauchemar d'enfant et plus grave une fugue adolescente...

Car Lucie, la fille aînée de Marie (prometteuse Pauline Burlet) ne veut pas que sa mère se remarie et multiplie les crises pour qu'on l'écoute !

Le petit garçon d'Amir ne sait plus où il en est et son visage tour à tour boudeur ou attendrissant traduit ses émotions à fleur de peau : doit-il encore aimer sa maman qui est dans le coma après une tentative de suicide ou doit-il adopter Marie, la jeune femme dont son père est amoureux !

L'arrivée d'Ahmad va renvoyer chacun des protagonistes à son passé... avec une question lancinante : doit-on tout comprendre du passé pour arriver à construire le futur ?

Un seul bémol à ce film un peu long : l'intrigue manque de moments de grâce où le spectateur pourrait se dégager de la gangue des sentiments !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
A voir d'urgence : "Le cirque invisible" au Rond Point

Un magnifique spectacle poétique avec Victoria Chaplin et et Jean-Baptiste Thierrée, à voir avant le 15 juin !

Difficile de traduire ce que le spectateur ressent devant ces deux grands artistes qui réjouissent par leur talent grands et petits !

On ressort de ce spectacle émerveillé, chatouillé, enchanté, transporté, ému, attendri... par ces deux là : 62 ans et 76 ans ! mais tellement jeunes dans leur tête et dans leur corps, facétieux, délicieux, mystérieux et si proches !

Elle, c'est la quatrième fille d'Oona et de Charlie Chaplin : merveilleuse danseuse, acrobate et contorsionniste, elle sait tout faire et règle la mise en scène et les costumes qui sont époustouflants d'inventivité (Molière 2006)

Lui, son mari, fils d'ouvrier, commence sa vie comme imprimeur puis rejoint le théâtre comme souffleur et bientôt comédien ! En 1968, il se tourne vers le cirque !

Elle nous fascine dans des chorégraphies visuelles où elle se métamorphose en personnages de conte et en animaux soyeux plus vrais que nature !

Lui nous fait sourire par ses tours de magie et hop ! dit-il en loupant la balle avec laquelle il jongle, en orchestrant un ballet d'oies et de lapins blancs vivants qui se dandinent et n'en font qu'à leur tête sur la scène du théâtre, refusant même de lire les livres qu'il leur propose !

Je vous le redis, "Le cirque invisible" est impossible à transcrire... allez-y avec vos enfants dont les rires cristallins ajouteront encore au bonheur de la représentation !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"En réunion" ... Quand l'entreprise s'invite au théâtre !

Un spectacle plutôt réussi au Petit Montparnasse avec quatre acteurs archétypaux

- Swann Arlaud (Cole), jeune cadre plein d'idées mais rétif à la discipline et encore peu versé dans les relations interpersonnelles,

- Robert Plagnol (Stratton), cadre confirmé spécialiste de la négociation qui doit "gérer" ses problèmes domestiques au bureau,

- Patrice Kerbrat (Franck), leur supérieur, senior un peu revenu de tout qui évite de trop s'investir,

- Anne Bouvier (Karine David) jeune célibattante qui prend au pied levé la place de son patron dans la partie adverse...

Quand arrive enfin le jour de la signature du contrat après des mois de négociation, Stratton, Cole et Franck apprennent que leur interlocuteur habituel, retrouvé nu en salle de réunion sic, a été viré et remplacé (selon la rumeur) par la responsable de ce comportement pour le moins étrange : Karine David !

S'ensuivent les premiers contacts et échanges où les différents protagonistes s'observent et se jaugent !

Chacun essaie de faire valoir son point de vue et la vie privée ne manque pas de s'inviter aux différentes réunions !

Pour qui connait l'entreprise, l'intrigue est bien menée et les dialogues font mouche...

Un seul regret : qu'il n'y ait pas plus de "caractères" façon La Bruyère autour de la table de négociation pour rendre les rapports de force encore plus vrais, comme dans la vraie vie ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Sous surveillance" un très bon Robert Redford

Robert Redford signe un très bon thriller politique comme on les aime !

Il nous replonge dans sa quête de la vérité et se met en scène sans complaisance !

Il incarne un avocat, Jim Grant qui, venant de perdre sa femme, s'investit à fond dans sa relation avec sa délicieuse petite fille de 11 ans

Au même moment, Sharon Solarz (Susan Sarandon), une ancienne militante de Weather Underground, mouvement protestataire apparu en 1969 dans le sillage des manifestations contre la guerre du Vietnam, décide de sortir de la clandestinité !

Ben Shepard (Shia LaBeouf), journaliste local s'empare de l'affaire au grand dam de son rédacteur en chef Ray Fuller (excellent Stanley Tucci, directeur artistique du "Diable s'habille en Prada") !

Le film mêle ensuite finement l'Histoire des Etats-Unis et du monde, à l'époque d'une jeunesse révoltée, et les destins individuels de ces jeunes gens, engagés dans une cause qu'ils estimaient justes mais qui se sont fait piégés - de près ou de loin, dans une opération qui s'est malheureusement soldée par un meurtre - meurtre d'un vigile dont le FBI recherche toujours les auteurs !

Jim Grant, démasqué par Ben Shepard, prend la fuite après avoir confié sa fille à son frère... il rencontre ses anciens compagnons de révolution pour retrouver la trace de celle qu'il a aimée Mimi Lurie (Julie Christie), puis quittée car elle avait décidé de continuer la lutte armée ! Elle seule, pense-t-il, pourra prouver son innocence...

Robert Redford va obliger ces hommes et ces femmes qui ont refait leur vie à sortir de l'ombre pour une rencontre en forme de bilan... Tous excellemment interprétés, chacun passe à Jim Grant l'information relais qui va lui permettre de déjouer le FBI !

Ben Shepard, comme happé par l'Histoire, poursuit sa quête de son côté, acquérant l'étoffe qui lui manquait pour se réaliser dans sa vie d'homme !

Le film se termine dans une cabane à la frontière du Canada mais je ne vous en dirai pas plus, allez-voir le film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Billie Holiday" un très beau spectacle musical

Pour les amoureux du jazz vocal et de Lady Day, allez voir Viktor Lazlo au théâtre Rive gauche, fine interprète de cette grande dame du blues !

Accompagnée par un quartet talentueux (saxo - somptueux, contrebasse, piano et percussion), Viktor Lazlo nous raconte avec humour et passion la vie tumultueuse de l'américaine à la voix feutrée qui, la première, a dénoncé la ségrégation des noirs ...

Elle ne cherche pas à l'imiter mais dialogue avec elle dans une mise en scène plutôt réussie d'Eric Emmanuel Schmitt (images et voix d'archive...)

Elle interprète pour notre plus grand bonheur vingt des plus belles chansons de Billie Holiday dont Summertime, Strange fruit dédié aux nègres lynchés, dont les dépouilles pendaient aux arbres, , My man...

Le spectacle donne envie de réécouter Billie Holiday et de redécouvrir Viktor Lazlo, artiste complète qui a notamment joué dans une excellente pièce d'Eric Emmanuel Schmitt : "L'hôtel des deux mondes" !

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