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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir ou ne pas voir "La chambre bleue" : ma réponse est non

Les critiques sont divisés sur le dernier film de Mathieu Amalric qui adapte un roman éponyme de Georges Simenon...

C'est l'histoire d'un homme Julien (Mathieu Amalric) qui coule des jours heureux dans une petite ville de province auprès de son épouse (Léa Drucker) et de ses enfants...

Quand Julien de retour dans sa ville natale croise son amour de jeunesse Esther (Stéphanie Cléau - sa compagne dans la vie), la passion renaît entre les deux amants qui se retrouvent dans la chambre bleue d'un hôtel...

Malheureusement la liaison est filmée avec une distanciation esthétique qui la rend presque totalement asexuée...

Aussi quand aux détours d'une ellipse, Julien se trouve interrogé par un juge tatillon (Laurent Poitrenaux) qui ne cesse d'éplucher son emploi du temps, le spectateur se demande un moment qui a été tué... puis s'ennuie vite à suivre l'intrigue qui alterne interrogatoires, flash backs et plongée dans le mental d'un Mathieu Amalric comme absent de l'histoire et du film... au point de se moquer du nom du coupable...

Zéro émotion, zéro trouble dans ces courts plans séquences qui sont censés suggérer l'enfermement des personnages dans la folie ordinaire (pour Esther et sa mère) et dans la résignation pour Julien et son épouse...

Par contre revoir "La femme d'à côté" avec Fanny Ardant et Gérard Depardieu, cent fois oui !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"D'une vie à l'autre" : une plongée dans l'histoire des Lebensborn

Ce fut un projet terrifiant, invraisemblable, inédit dans l'histoire de l'humanité.

Nom de code : Lebensborn. Entre 1935 et 1945, les nazis ont tenté de créer une "race supérieure de germains nordiques". Pour cela, la SS avait ouvert des maternités très particulières. Après avoir subi une "sélection raciale", des femmes, enceintes d'un SS ou d'un soldat allemand, y donnaient le jour à des enfants "parfaits", blonds, aux yeux bleus. Les bébés pouvaient être abandonnés au Lebensborn, pour être ensuite adoptés par des familles dites "modèles". Environ 20 000 enfants sont nés dans ces maternités SS. Certains d'entre eux ont réussi à percer le mystère de leurs origines, sans avoir été reconnus officiellement comme des victimes - vivantes - du régime nazi...

Dans le film de Georg Maas, Katrine (Juliane Köhler) est la fille d'une norvégienne Ase (Liv Ullmann) et d'un soldat allemand - qui réussit miraculeusement à échapper à son orphelinat et à sa famille d'adoption pour rejoindre sa mère en Norvège...

Elle y vit dans une belle maison au bord de la mer (magnifiques paysages aux jolies maisons de bois rouges) avec son mari Bjarte (Sven Nordin), officier de marine - sa fille et sa petite fille...

Quand après la chute du mur, elle est approchée par un avocat qui lui demande de témoigner contre l'état norvégien complice - au nom de ces "enfants de la honte", Katrine étrangement refuse... et la spirale infernale, qui va broyer la famille, se met en place sur fond d'espionnage... car la Stasi n'est jamais loin de ses victimes...

Le film est passionnant dans sa description de la chute des personnages broyés par la résurgence de la vérité... tous les faux fuyants explosent et chacun se retrouve seul face à son désarroi...

Katrine essaie de se raccrocher à l'amour des siens qui tour à tour, la questionnent, l'accusent, s'en détournent, la plaignent puis envisagent une possibilité de pardon...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"May in the summer" : un charmant petit film de femmes

Cherien Dabis réalise son deuxième film en se mettant en scène dans le rôle d'une jeune femme new-yorkaise May, qui, pour préparer son mariage avec un universitaire palestinien, revient à Ammam, sa ville natale !

La ravissante jeune femme est accueillie à l'aéroport par ses deux sœurs ; Dalia (Alia Shawkat) et Yasmine (Nadine Malouf)...

May est venue sans son fiancé resté à New York....

Sa mère, Nadine (touchante Hiam Abbas) ne vient pas l'accueillir à l'aéroport... elle lui a préparé son plat préféré pour le repas du soir où toute la famille est conviée...

Les 4 femmes s'étreignent dans le bonheur de se retrouver... mais les fêlures de chacune apparaissent très vite...

Nadine ne veut pas aller au mariage car leur famille est chrétienne alors que le fiancé est de religion musulmane (même s'il n'est pas pratiquant)...

May veut revoir son père (diplomate américain)... mais ses parents sont divorcés depuis 8 ans et Nadine désapprouve...

May se plie aux desiderata de sa future belle mère qui veut organiser un grand mariage traditionnel....

Et très vite May semble habitée par le doute, d'autant que son fiancé tarde à répondre à ses appels angoissés et que leurs communications sont toujours interrompues par l'une des femmes de la famille pour le motif le plus futile...

Les 3 sœurs décident d'aller enterrer la vie de jeune fille de May sur la Mer Morte... où l'oisiveté forcée de ces vacances de riches les jettent dans le désarroi...

Les vieux désaccords et les incompréhensions liés aux modes de vie de chacune resurgissent...

May ne sait plus du tout où elle en est quand le fiancé s'annonce enfin... d'autant qu'elle découvre que ses parents ne se détestent pas tant que cela...

Film à voir pour les très beaux personnages universels de femmes, de filles, de sœurs, de mère ! Et pour les magnifiques images de désert aux portes de la capitale jordanienne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The best offer" A voir absolument avant la déferlante cannoise

Giuseppe Tornatore (Cinema Paradiso), de retour au cinéma après une longue absence signe un film magique : un polar au classicisme esthétique et aux dialogues érudits à rapprocher du "Limier" de Joseph Mankiewicz ...!

Commissaire priseur de renom, Virgil Oldman (magistralement interprété par Geoffrey Rush le professeur du "Discours d'un roi"), est une véritable institution dans le domaine de l'art puisqu'il n'a pas son pareil pour traquer les faussaires et découvrir des chefs d'œuvres oubliés sous la patine du temps !

Très sollicité dans sa vie professionnelle, Virgil vit reclus dans une superbe maison où il se laisse distraitement servir par quelques serviteurs priés de disparaître dès que la nuit tombe !

Virgil porte des gants en toutes circonstances et ne fréquente les femmes "qu'en peinture", à travers la superbe collection de tableaux acquise plus ou moins légalement grâce à Billy son complice de toujours (génial Donald Sutherland) - collection enfermée dans une pièce coffre fort de sa demeure où il se réfugie à l'abri des regards

La vie de Virgil bascule le jour où il reçoit un mystérieux coup de téléphone d'une femme Claire Ibbetson (déroutante Sylvia Hoeks), qui lui donne rendez-vous pour qu'il estime les meubles et les objets d'art légués par ses parents récemment décédés

Le jeu de piste et le suspense se met alors en route car cette mystérieuse Claire se refuse à son regard ! Pour des raisons que l'on apprendra par la suite : fausse raison bien évidemment car dans ce film tout n'est qu'apparence et mise en scène !

Chaque personnage en cache un autre ! Y compris l'automate qu'un de ses jeunes amis Robert (séduisant Jim Sturgess) reconstitue patiemment pour lui !

Accueilli par le gardien de l'immense demeure délabrée où Claire se terre, Virgil découvre une caverne d'Ali Baba qu'il s'efforce de mettre en pages dans un luxueux livret...

Quand par ruse, il finit par apercevoir la belle recluse, il en tombe éperdument amoureux et le piège se referme sur lui !

Car Virgil, tout puissant qu'il est dans le monde de l'art, est un naïf total dans le domaine de l'amour où il écoute les conseils à double tranchant d'un jeune Robert qui se révèle Janus au fil du scénario !

Je ne vous en dirai pas plus pour vous laisser le plaisir du vertige et de la découverte jusqu'au dénouement !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres

Partir à Yerres (1 heure de Paris) pour une partie de campagne dans la propriété qui fut celle de la famille Caillebotte durant près de 20 ans...

Et se plonger dans les scènes champêtres chères aux impressionnistes et reflets des années heureuses du peintre : baignades, parties de pêche, canotage, promenades dans les allées du jardin botanique...

Centrée sur cette période heureuse qui se termine en 1879 avec la mort de sa mère et la vente du domaine, l'exposition réunit des toiles prêtées par des musées américains, les musées Marmottan et Orsay et des collectionneurs privés...

L'enchantement se poursuit avec le visionnage d'un film documentaire exceptionnel sur l'analyse des principales œuvres de l'artiste... avec un parallèle tout à fait fascinant sur les débuts de la photographie, art embrassé par son frère !

Le modeste Gustave Caillebotte qui fut également le premier collectionneur de ses illustres contemporains (Renoir, Manet, Monet...)... mérite d'être reconnu pour ses talents impressionnistes (et plus particulièrement dans sa représentation des mouvements de l'eau et des ombres portées par les feuillages)... et ses cadrages originaux préfigurant les techniques cinématographiques...

En effet Caillebotte a choisi après sa période yerroise de peindre la vie parisienne depuis son balcon du quartier de l'Europe, époque où il réalisa ses tableaux les plus connus : "Les raboteurs de parquet", "Le Pont de l'Europe" ou encore "Une rue de Paris, temps de pluie"

Y aller donc et faire un petit détour par le château du Maréchal de Saxe (qui vécut les dernières années de sa vie à Chambord que lui donna Louis XV en remerciement de sa victoire à Fontenoy !) - sis sur la commune d'Yerres - pour prendre un rafraîchissement !

Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres
Belle exposition Gustave Caillebotte à Yerres

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Jazz Club et talons aiguilles" un spectacle pétillant au théâtre du Ranelagh

Trois chanteuses se produisent dans un club de jazz à Paris accompagnées d'un excellent pianiste et d'un excellent contrebassiste...

Les trois filles du Sweet System fondé en 1994, une américaine, une norvégienne et une hollandaise nous régalent en swinguant de grands standards dont Fever ou de reprises pop en jazz dont She's leaving home des Beatles....

Entre deux sets, elles se racontent leurs vies de femmes et de mères... et se promettent de reprendre leur tournée pour ne pas trop s'appesantir...

Allez les voir, elles sont irrésistibles de crânerie, de sex appeal et de modernité !

Elles ont à Paris en mai... et en juillet ! Avant de repartir pour d'autres scènes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Tom à la ferme"  A fuir !

Télérama a encore fumé la moquette en élevant le film au pinacle et en comparant Xavier Dolan à Hitchcock !?

Le réalisateur surdoué, le génial enfant terrible du cinéma québécois s'est fourvoyé dans le vénéneux en se complaisant dans le malsain !!!

Xavier Dolan s'aime beaucoup et laisse sa caméra le filmer avec insistance ; pas un plan sans sa frimousse d'ange peroxydé !

Le jeune Tom n'est certes pas mal fait de sa personne mais ses aventures à la ferme ne valent pas le déplacement !

Seul le personnage de la mère, Agathe, incarné par Lise Roy, est intéressant car sa démesure explique la folie du fils aîné Francis (inquiétant Pierre Yves Cardinal) et la dérive du fils cadet, mort, qui reste omniprésent !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
On passe un bon moment avec les hommes de "96 heures"

Frédéric Schoendoerffer a fait appel à deux excellents comédiens : Niels Arestrup (le truand) et Gérard Lanvin (le flic) pour son dernier polar !

C'est une histoire de garde à vue inversée... d'où le titre !

Niels Arestrup organise une évasion peu banale... qui se traduit par la séquestration du flic dans une maison froide et luxueuse de la banlieue parisienne...

Le truand est entouré de méchants aux sombres mines et à la gâchette facile...

Le flic fait semblant d'être cool mais ce n'est pas si simple...

Les femmes Sylvie Testud (collègue de Gérard Lanvin) et Laura Smet (fille de Niels Arestrup et...) jouent un peu les guest stars... mais le scénario est riche en rebondissements !

Alors ne boudons notre plaisir !

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