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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Cinéma : classement 2014

A relire le classement 2013, le cru 2014 est moins exceptionnel et pourtant je reverrai avec plaisir les 3 grands films du début de mon classement et les pépites qui suivent...

1. Mommy : un film coup de poing du petit "génie" canadien

2. Wintersleep : une palme d'or bien méritée pour ce film exigeant

3. Dallas Buyers Club : Matthew Mac Conaughey n'en finit pas de se révéler de film en film

4. The best offer : une élégante chasse au trésor

5. Le promeneur d'oiseau : un film délicieux au parfum d'orient

6. Jimmy's hall : Ken Loach nous emmène dans son Irlande combattante

7. The face of love : une très jolie histoire d'amour

8. A la recherche de Vivian Maier : un documentaire sur une photographe d'exception

9. Les drôles de poissons chats : l'humanité des petits moments de la vie

10. My sweet peppper land : quand la sauvagerie se fait femme

Et aussi National Gallery, L'Oranais, Ida, Bande de filles, May in the summer, Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu, Dans l'ombre de Mary...

Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014
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Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014
Cinéma : classement 2014

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
  "Whiplash" : la batterie fait rage !

Quand le jazz est là, la java s'en va ?

Passionnée du jazz in progress, j'ai couru voir le film de Damien Chazelle...

Le scénario raconte le duel entre Andrew Neyman (Miles Teller), batteur prodige de 19 ans qui veut devenir le meilleur de sa génération et Terence Fletcher (J.K. Simmons), professeur sadique et castrateur à la tête d'un orchestre prestigieux de Manhattan...

Le jeune musicien est prêt à sacrifier sa vie privée pour réussir...

Le professeur use de toutes les ruses pour mener la vie dure à son poulain et ainsi en faire un virtuose !

Le scénario est mince et le réalisateur aussi brillant soit-il dans sa mise en scène, a du mal à renouveler les situations du face à face...

L'artiste sue sang et larmes, le jeu est hyper maîtrisé mais l'émotion auditive n'est pas au rendez-vous !

Le film ne vaut pas un bœuf dans une cave voûtée du vieux Paris !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Pas totalement convaincue par "Le temps des aveux"

Régis Wargnier s'empare d'une histoire vraie en filmant l'affrontement entre François Bizot (incarné par un Raphaël Personnaz un peu falot et surtout univoque), jeune ethnologue français de 31 ans et Duch (magistralement joué par Kompheak Phoeung qui a été l'interprète de Duch lors de son procès), un petit chef khmer qui dirigera plus tard le plus grand centre de torture de Phnom Penh...

Nous sommes dans la jungle cambodgienne en 1971...

Alors qu'il travaille à la restauration des temples d'Angkor, François Bizot est capturé par les khmers rouges... Accusé d'être un espion de la CIA, il tente de convaincre son geôlier de son innocence...

Une relation étrange se tisse entre ces deux hommes que tout sépare... quoique...

Le film nous fait vivre en 1h42 la détention puis la libération de François Bizot et se termine au moment du procès de Duch lorsqu'il demande à son "ami français" de venir témoigner...

Les images sont belles, réalistes... le spectateur a chaud... mais bizarrement aucune émotion ne transpire...

Nous assistons à cette page d'histoire sans nous sentir aucunement concernés : le danger n'est pas palpable, les discussions entre les deux hommes sont policées, les personnages secondaires ne sont pas fouillés...

Pas de passion, pas de cri, pas de fureur... dommage... pour moi le projet est raté !

Je préfère sans nul doute le Régis Wargnier d'"Indochine" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Je suis tombée sous le charme de "La famille Bélier"

J'avoue avoir été voir le film avec un peu d'appréhension ?! Je craignais un exercice bien pensant et tire larmes sur le handicap ? Et bien pas du tout !

Le film de Eric Lartigau nous emmène dans la France profonde où les agriculteurs élèvent des vaches, font des fromages... Mais participent aussi à la vie politique de leur commune (belle satyre des élus locaux clientélistes) !

Le scénario habile nous fait vivre le questionnement très actuel de Paula 16 ans, incarnée par Louane Emera, débutante talentueuse : comment couper le cordon avec sa famille aimante pour devenir adulte ?

Paula est la seule entendante dans une famille de sourds muets...

Non seulement elle poursuit ses études dans un lycée où elle se rend à bicyclette puis en car, mais elle assume également sa part de responsabilités dans la ferme...

Et accompagne ses parents au marché où elle dialogue avec les clients et joue l'interprète dans toutes leurs démarches administratives y compris dans leurs rdv médecins (scène drôle mais un peu limite où l'adolescente se trouve bien malgré elle confrontée aux problèmes intimes de ses parents Karin Viard et Francois Damiens)

Paula, comme toutes les adolescentes de son âge, passe beaucoup de temps avec sa meilleure amie et tombe amoureuse du petit nouveau de la classe !

Inscrite un peu par hasard à la chorale du lycée, Paula est vite repérée par Monsieur Thomasson, un professeur exigeant (excellent Eric Elmossino) qui décide le lui faire passer le concours de la maîtrise de Radio France...

Si Paula réussit ce concours, elle devra vivre à Paris et donc abandonner ses parents !

Elle hésite donc, doute, ne veut pas faire de peine à sa mère, renonce puis grâce à son père (moment de grâce entre le père et la fille), accepte son destin !

Le film se termine à Paris, dans la maison de la radio où Paula réinvente le code du concours pour ses parents : un joli conte de Noël transgénérationnel imprégné des mélodies de Michel Sardou avec, et c'est dommage quelques fautes de goût qui auraient pu être évitées d'autant qu'elles n'apportent rien au film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
Elsa Zylberstein raconte le destin tragique de Nathalie Wood

29 novembre 1981, Natalie Wood se noya en face de l’île de Santa Catalina tandis que son mari, Robert Wagner, et son amant Christopher Walken, s’enivraient sur le pont d’un bateau nommé « Splendour ». Etait-ce un assassinat, un accident, un suicide ?

Seule sur la scène du théâtre de Paris, Elsa Zylberstein endosse la "folie" de l'héroïne de "La fureur de vivre", "West Side Story" et "la fièvre dans le sang"...

Baby star "prostituée" par sa mère ex danseuse du Bolchoï, la petite fille de 5 ans saute sur les genoux de tous les grands réalisateurs de l'époque...

Comme tant d'autres stars holywoodiennes, Nathalie Wood s'abîme dans le sexe, l'alcool et la drogue...

Elsa Zylberstein ne s'économise pas pour évoquer tour à tour les différents épisodes de la vie de l'actrice : son enfance, ses relations tumultueuses avec sa mère, son mari, son dernier amant, ses succès, ses échecs (elle n'eut pas d'Oscar pour "West Wide story"), ses filles et surtout cette dernière nuit sur le "Splendour"...

Elsa Zylberstein crie, pleure, rit trop fort, joue tous les rôles, marche, danse, s'allonge, coule...

Une belle performance à la hauteur de la détresse de son modèle mais à travers laquelle malheureusement n'affleure aucune émotion...

Si ce n'est celle d'Elsa Zylberstein qui accueille les applaudissements du public, assoiffée de reconnaissance !

Dommage que la mise en scène de Catherine Schaub ne ménage pas des moments de silence ou n'utilise pas plus intelligemment l'écran sur lequel défilent comme dans un kaléidoscope survatiminé les visages de Nathalie Wood et de ses conquêtes !

A voir jusqu'au 31 décembre pour saluer le travail d'Elsa Zylberstein !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Magique : visite de la "National Gallery" dans un fauteuil de cinéma

Frederick Wiseman (84 ans) signe un documentaire passionnant sur le musée londonien !

Pendant 3 heures, nous sommes tour à tour flâneur happé par une visite guidée, restaurateur de tableaux, éclairagiste, doreur de cadres, organisateur d'expositions (Léonard de Vinci, Le Titien, Turner et Claude Lorrain), gestionnaire du budget de fonctionnement, accrocheur de cimaises, responsable de la communication du musée...

Le réalisateur nous conduit partout, dans les salles d'exposition pour écouter bouche bée des guides fascinants qui nous font partager leurs sensations esthétiques, au sein de l'équipe de direction où les avis divergent entre conservatisme et nouvelle proximité face aux demandes du public, aux côtés des conservateurs qui s'interrogent sur les nouvelles méthodes de restauration des œuvres ou dans l'ombre des régisseurs qui optimisent l'accrochage des peintures pour qu'elles se répondent d'un mur à un autre...

On ne s'ennuie jamais dans cette traversée du Moyen Age au XIX siècle...

Pas de commentaire, pas de voix off, pas d'interview, pas de musique, nous sommes place Trafalgar Square en plein cœur de Londres...

Voir et revoir de si près les chefs d'oeuvre de Vinci, Van Eyck, Rembrandt, Le Caravage, Rubens, Turner, Van Gogh... nous fait chavirer devant tant de passion de la couleur, de la matière, des personnages...

A noter quelques moments plus particulièrement magiques : le guide nous demande d'imaginer un triptyque biblique dans l'obscurité d'une église aux fenêtres étroites à la lumière des cierges, un couple de danseurs s'élance d'un tableau pour mieux s'enlacer !

Fascinant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Un illustre inconnu" pour la performance de Matthieu Kassovitz

Matthieu Delaporte signe un film troublant, bien loin du "Prénom"...

Le spectateur ne ressort pas indemne de la séance car il se demande si ce genre de personnage existe et si oui, comment l'identifier et s'en préserver !

Sébastien Nicolas est un agent immobilier introverti... Il vit seul dans une grande maison en banlieue et limite au strict minimum les contacts familiaux !

Sébastien Nicolas ne sait pas qui il est !

Sébastien Nicolas n'a pas de vie... sauf quand il entre dans la "peau" d'êtres qu'il croise dans la rue ou les transports en commun...

Il jette son dévolu sur quelqu'un, le suit, reproduit sa voix et son visage et s'installe chez lui durant quelques heures... Non sans quelques désagréables surprises...

Un jour le caméléon prend l'apparence d'un illustre musicien et dans ce rôle là, la réalité dépasse le simple jeu : Sébastien Nicolas est bien malgré lui envahi par des sentiments qu'il n'a pas eu l'occasion d'apprendre à gérer...

Le film tourne alors au thriller familial avec quelques soucis d'invraisemblance... mais il prend enfin toute sa dimension humaine !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'Oranais" une fresque magnifique sur l'Algérie post indépendance

Lyes Salem réalisateur et acteur du film nous plonge dans l'histoire de Djaffar (qu'il interprète magnifiquement) et Hamid (charismatique Khaled Benaïssa), deux amis qui, après avoir lutté pour l'indépendance, vivent les désillusions des années 80...

Le film est solaire ! Ni polémique, ni partisan, il nous brosse avec une grande tendresse pour ses héros petits et grands les lendemains qui déchantent après la liesse de la victoire...

Les premières images sont magnifiques : nous sommes à la fin des années 50 dans une voiture, les deux amis conversent, Hamid est au volant, dandy faussement désinvolte... Djaffar est le passager... Il fait confiance à Hamid sans trop savoir où va les mener cette escapade ensoleillée... L'Histoire avec un grand H s'invite à un détour de la route, Hamid se révèle être un leader engagé dans la lutte pour l'indépendance, Djaffar va y plonger bien malgré lui !

Le film brasse habilement tous les grands thèmes de la vie avec maestria : l'amitié, l'engagement, la peur, la filiation, l'amour, le pouvoir, la corruption, la religion...

Le résultat est absolument magique de maîtrise et de recul : les images sont belles sans être léchées, les personnages femmes et hommes sont humainement passionnants et le montage diablement efficace nous captive au point de nous faire oublier que l'échec (personnel et/ou national) est souvent au bout de la route !

Un film à voir absolument avant qu'il ne disparaisse des écrans !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Jean Dujardin ne m'a pas convaincue dans "La French"

Le film de Cédric Jimenez est efficace... mais il ne fonctionne pas car Jean Dujardin n'est, de mon point de vue, pas crédible dans le rôle du juge Pierre Michel...

Pour preuve, la polémique enfle du côté de la famille du juge Michel qui n'a pas validé le scénario et récuse le parti pris du film qui fait du juge un ancien joueur repenti !

Gilles Lellouche qui incarne le redoutable parrain Gaëtan Zampa dit "Tany" crève par contre l'écran dès qu'il apparaît !

Mais la caméra nous impose Jean Dujardin dans presque tous les plans et le spectateur guette la faux pas de celui qui incarna OSS 117 !

L'acteur joue bien, fait tout pour ne pas grimacer mais rien n'y fait !

Et pourtant ce film a de beaux atouts : un scénario bien ficelé, la lumière de la ville de Marseille, un casting de luxe : Benoit Magimel, Bruno Tedeschini, Céline Sallette et Mélanie Doutey ... même si les deux femmes ne sont que des faire valoir de leurs hommes !

Un bon film de dimanche soir donc mais pour tout connaître sur cette période, il vaut mieux revoir le film "French connection 1 et 2" de William Friedkin puis de John Frankenheimer ou regarder en replay les très bons documentaires du même nom réalisés par David Korn Brzoza et par François Reinhardt et diffusés par France 3 lundi 8 décembre !

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