Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Avarap
Publié dans : #expos
"Warhol Unlimited" : une ode au pop art au parfum parfois morbide

Le musée d'Art Moderne de la ville de Paris consacre une exposition exceptionnelle à Andy Warhol (1928-1987) à l'occasion de la première exposition en Europe des Shadows (1978-79) dans leur intégralité : une seule peinture en 102 parties !

Au menu de l'exposition, nous avons pu découvrir avec Adeline :

- l'objet du culte : 32 peintures de boites de Campbell'soup exposées en 1962,

- les étoiles filantes : portraits filmés de stars dans le format temps d'une bobine 16mm,

- "Court circuit" :la chaise électrique s'expose sur fond de vaches colorées ?

- "American way of death " : une série Jackie Kennedy qui s'inscrit dans la prolifération d'images de la première dame médiatique après le 22 novembre 1962,

- les morceaux choisis : des fleurs de couleurs primaires en motif répétitif,

- "Maonotonie" : une série de portraits de Mao en couleurs,

- "Du vent" : des coussins argentés volent dans l'air brassé par les ventilateurs...

L'exposition montre les différentes étapes créatives de l'artiste mais mériterait d'être accompagnée de vidéos et/ou d'extraits d'interviews pour mieux nous initier à la modernité et à la portée de son oeuvre - à l'instar de la trame pédagogique adoptée pour l'exposition Picassomania

Quelques éléments de la biographie de Warhol :

Andy Warhol, de son vrai nom Andrew Warhola, est né de parents ruthènes au nord-est de l'actuelle Slovaquie

Atteint de Chorée de Sydenham en 1937, il reste souvent alité ; soigné par sa mère, il dessine, et collectionne des photos de stars de cinéma.

Entre 1945 et 1949, Andy étudie au Carnegie Institute of Technology de Pittsburgh où il obtient le titre de Bachelor of Fine Arts. C'est au cours de ses études qu'il adopte la technique du dessin tamponné. À l'été 1949, il s'installe à New York, et cette même année, commence à travailler comme dessinateur publicitaire pour le magazine Glamour puis pour Vogue, et Harper's Bazaar

Rêvant de devenir artiste, il traîne souvent dans le bar-restaurant Serendipity fréquenté par des artistes comme Marilyn Monroe, il est remarqué par le patron qui accepte d'accrocher ses premiers dessins.

Au début des années 1960, Andy Warhol utilise dans ses dessins publicitaires une technique directe : dessinant ses créations sur du papier hydrofuge, il repasse les contours d'encre encore humide sur des feuilles de papier absorbant, sur le principe du buvard.

En 1961, il réalise ses 5 premiers tableaux (Advertisement, Before and After, Little King, Saturday's Popeye et Superman) inspirés des comics, qu'il expose à la devanture du magasin Bonwit Teller qui l'employait pour des illustration commerciales

En 1962, Warhol participe avec Roy Lichtenstein et des artistes français (Yves Klein, Niki de Saint Phalle, etc), italiens, anglais et suédois à la première manifestation majeure du Pop Art

C'est également en 1962 que Warhol peint ses premiers Dollars en utilisant la sérigraphie et compose ses premières séries sur les stars américaines, comme Marylin Monroe au moment de et Elvis Presley

En 1963, Warhol adopte la technique qu'il utilisera pour ses œuvres les plus célèbres : la photographie sérigraphiée sur toile. Les photographies simplifiées en noir et blanc, sans gris, sont imprimées en sérigraphie sur la toile peinte de grands aplats de couleurs. Le motif est parfois reproduit plusieurs fois sur la toile comme un motif de papier peint

En 1964, Warhol ouvre la Factory, sorte d'atelier artistique, qui sert en même temps de studio d'enregistrement pour ses œuvres cinématographiques. C'est là qu'il tourne plusieurs films expérimentaux, largement improvisés, sans sujet ni scénario

En 1969, baignant à la fois dans le milieu underground et VIP de l'époque, Warhol publie les premiers exemplaires de son magazine Interview avec des articles illustrés sur les célébrités du moment

En 1972, il fait un retour à la peinture avec des portraits sérigraphiés, comme ceux de Mao Zedong, tableaux retouchés de manière très gestuelle

Entre 1979 et 1980, Warhol commence les grandes séries rétrospectives, reprenant les motifs les plus connus de son œuvre (Campbell's Soup, U.S. dollar Sign, flowers...).

Entre 1982 et 1986, il réalise les dernières séries reprenant des peintures célèbres, comme la Naissance de Vénus de Botticelli ou La Cène de Vinci. En 1986 viennent les derniers Selfportraits et la série de portraits de Lénine.

1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties
1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties

1978 "Shadows" oeuvre en 102 parties

"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"
"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"
"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"
"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"
"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"
"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"

"Court circuit", "Silver clouds" et Jackie mania, "Morceaux choisis"

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Back home" : une froide construction savante

Joachim Trier nous raconte l'histoire d'une famille américaine détruite par les images de la violence du monde...

Isabelle Reed (fragile Isabelle Huppert), célèbre photographe de guerre, se tue dans un accident de voiture près de chez elle...

Gene Reed (transparent Gabriel Byrne) est déchiré entre les souvenirs de sa vie de couple, sa difficulté actuelle à communiquer avec son fils cadet Conrad (Devin Druid) auquel il a caché le suicide de sa mère et son malaise face la perspective de la parution d'un article vérité sur son épouse...

Jonah (intéressant Jesse Eisenberg), le brillant fils aîné, revient dans la belle maison de son père alors que sa compagne vient d'accoucher d'une petite fille, pour l'aider à trier les planches contacts en vue de l'exposition que prépare un galeriste...

L'ombre de la défunte habite les personnages, aspirés par le passé et englués dans leur impossibilité de s'aimer... Isabelle aime sincèrement Gene mais se sent étrangère chaque fois qu'elle rentre de ses reportages... Gene ne croit pas à l'amour d'Isabelle...dont il connait l'amant... Conrad, veuf de sa mère, est en pleine crise d'adolescence... Quant à Jonah, qui a quitté la maison très tôt, il se révèle incapable d'affronter sa vie d'adulte...

Le film réunit des stars dans un scénario habile mais le résultat est comme plombé par tant de mal être !

Personnellement, je vote pour Lelouch !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un + une " : juste ce qu'il faut de chabada !

Claude Lelouch revient sur son thème favori : Un homme et une femme (tourné en 1966) !

La femme c'est Anna (Elsa Zylberstein), femme de l'ambassadeur de France en Inde, interprété par Christophe Lambert......

L'homme c'est Antoine (Jean Dujardin), compositeur de musique de films...

Antoine aime Alice (Alice Pol), une pianiste qu'il a rencontrée dans un hall de gare alors qu'il venait de rater son train...

Antoine part en Inde pour composer la bande son d'un remake local de Juliette et Roméo !

Les chemins d'Antoine et d'Anna se croisent...

Antoine suit Anna dans sa quête de spiritisme sur les bords du Gange à la rencontre d'Amma...

Amma est une vraie gourou indienne qui caresse avec tendresse toute personne qui vient à elle et la serre sur son cœur dans une étreinte pleine d'amour ! En 36 ans, Amma a pris dans ses bras plus de 26 millions de personnes, issues de tous les pays du monde ...

Le scénario se déroule au hasard des rencontres, les acteurs s'arrêtent toujours au bord du sérieux, l'Inde éternelle est saturée de couleurs, le spectateur sourit devant tant de savoir-faire : et si la vie pouvait ressembler au cinéma de Lelouch ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le pont des espions" : du cinéma, du vrai !

Steven Spielberg s'empare d'une histoire vraie pour nous offrir un vrai moment de cinéma !

Nous sommes à New York en 1957, un russe dénommé Rudolf Abel (subtil Mark Rylance) est arrêté et accusé d'espionnage...

Pour le faire condamner à mort dans les "formes" l'Etat américain décide de lui offrir les services d'un avocat nommé d'office en la personne de James B. Donovan (excellent Tom Hanks), bon mari et bon père de famille spécialisé dans les assurances ?!

Le scénario brillantissime, co-écrit par les frères Coen qui y glissent quelques pointes d'humour inattendues mais bienvenues dans le climat lourd de la guerre froide, nous fait rentrer dans la mécanique subtile des échanges opérés à cette époque sur le pont de Glienicke entre Berlin et Postdam...

La petite histoire de cet avocat modeste qui se mue en farouche défenseur des libertés de son client au péril de sa vie, rencontre la grande Histoire quand James Donovan est approché par la CIA pour tenter de rapatrier l'aviateur de U2 Gary Powers tombé aux mains des russes alors qu'il faisait un vol de reconnaissance au-dessus du sol soviétique !

Au-delà de la reconstitution sur les lieux mêmes de la réalité historique, la vraie fascination du film réside dans les ressorts psychologiques des différents protagonistes y compris les personnages secondaires (tels le juge, la patron de James Donovan, l'agent de la CIA, l'agent du KGB... ) !

En effet la posture de héros loyal à son pays et sans peur de Rudolf Abel fait écho aux valeurs de James B. Donovan qui, au nom du lien qui s'est tissé entre eux, va accepter de réaliser lui-même l'échange sans couverture diplomatique !

Si je devais faire une petite critique, je dirais que Tom Hanks est presque trop parfait dans son rôle... mais ne gâchons pas notre plaisir de voir cet acteur bientôt sexagénaire dans un de ses meilleurs films !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
"Korea now" : une superbe expo haute en couleurs !

Le musée des Arts Décoratifs invite le public français à découvrir l'extraordinaire patrimoine artistique de la Corée !

Cet événement majeur et inédit réunit plus de 700 pièces de 150 artistes, artisans, créateurs de mode et graphistes ...

Dans le domaine de la mode, 120 silhouettes et accessoires aux couleurs codifiées nous donnent un aperçu de la diversité vertigineuse de la couture coréenne : du noir punk au rouge vital en passant par les réinterprétations du costume et de l’accessoire traditionnels jusqu’aux pliages traditionnels...

En matière de graphisme, on découvre aussi l’épopée de l’écriture coréenne, le hangul, inventé au 15e siècle mais dont l’emploi s’est généralisé beaucoup plus tard. En effet c’est seulement après la Seconde Guerre mondiale que les 27 lettres de l’alphabet coréen ont été réellement adoptées pour remplacer les 40 000 idéogrammes chinois. Ainsi la créativité de la typographie est devenue aujourd’hui l’un des atouts majeurs du graphisme coréen et a produit une incroyable effervescence dans les studios de design graphique dont de nombreuses affiches témoignent d’une véritable explosion de créativité...

Dans le domaine du mobilier, les matériaux naturels comme le bois, la laque, le papier et la pierre sont utilisés en étant associés à de nouvelles formes... Dans toutes les catégories artistiques, de la céramique au bijou, la modernité ne s'oppose pas à la tradition mais l'adapte en la réinterprétant !

Un parcours enchanté recommandé par Adeline à voir avant le 3 janvier 2016 !

La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force
La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force

La mode se décline dans ses couleurs ancestrales avec une majeure en rouge symbole de la force

Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen
Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen
Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen
Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen
Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen

Le graphisme s'empare de l'alphabet coréen

Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux
Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux

Le mobilier et les objets décoratifs nous invitent au voyage dans la tradition des matériaux

Voir les commentaires

Publié le par Régis
Publié dans : #débats

Obama relance une nième fois son Arlésienne au Congrès en mettant les drapeaux en berne. 14 de ses sujets lâchement fauchés par des armes de guerre acquises sur le sol américain en toute légalité: ça fait tâche. Mais réviser ce point de la Constitution c'est dire non à l'Amérique, à son histoire, à 40% de son électorat et aux illustres membres de la Rifle Association. Alors bien sûr il faut couper court aux interprétations et aux motifs de ce nouveau massacre: divergence avec un employeur ou nouvel assassinat intégriste? Obama n'aurait-il pas tout simplement dû annoncer que la piste terroriste ne pouvait à ce stade pas être envisagée? Car cette tuerie est un nouveau souffle pour faire pencher le Congrès en direction de la Rifle Association qui ne rechigne pas à attiser la psychose collective.

Mais au fond, en France, qui n'a pas eu envie le 14 Novembre de se lancer dans la chasse à l'homme à l'image de ces patriotes américains passionnés à la frontière mexicaine? Qui n'a pas eu envie le 14 Novembre de prendre les armes pour que coule le sang dans nos sillons, aux armes citoyens!

Car au delà du dogme sur la détention d'armes, la leçon de mathématiques est imparable: 130 x 10% de détenteurs d'armes = 13 tireurs contre 2 fanatiques.

Quelle belle recette pour chasser définitivement Marine Le Pen du Podium en 2017!

A cette leçon on pourra opposer l'empirisme du contre-exemple: toutes les armes des New-Yorkais n'ont rien pu faire pour remettre les jumelles en place ce 11 Septembre 2001. La Statue de la Liberté a versé une larme acide, cette même larme qui a coulé sur Marianne ce 13 Novembre. Et si les américains n'avait pas envahi l'Irak? Et si Poutine était notre nouvel ami?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #livres
"Oliver ou la fabrique d'un manipulateur" : un suspense diaboliquement construit !

Liz Nugent est née à Dublin en 1967.

Scénariste à succès pour la radio et la télévision, elle a écrit des nouvelles pour adultes et enfants ; Oliver ou la fabrique d'un manipulateur est son premier roman !

A l'instar de Patricia Highsmith, Liz Nugent nous tricote son suspens à 8 voix : Oliver le héros, Michael son ami de fac et frère de son ex petite amie Laura, Barney l'ex petit ami de son épouse Alice, Véronique propriétaire d'une propriété vinicole dans le sud de la France dans lequel Oliver, Laura et Michael sont venus faire les vendanges lorsqu'ils étaient étudiants, Stanley son camarade de pensionnat, Eugène le frère d'Alice, Moya sa voisine et maîtresse, Philip son demi-frère....

L'histoire démarre en 2011, un soir où Oliver bat sa femme Alice au point de la plonger dans le coma, à son propre étonnement : il ne se savait pas violent !

Chapitre après chapitre, se dessine le portrait d'un monstre, écrivain de renom et mari parfait !

Les récits de chaque narrateur se répondent l'un l'autre et plongent le lecteur dans les passés d'Oliver, enlevant une à une les écorces qui masquaient ses failles affectives béantes !

Un vrai thriller psychologique qui ne se lâche pas jusqu'à la dernière page !

Un petit bémol toutefois sur la toute fin qui ne me parait pas être tout à fait à la hauteur de l'ambition du livre... mais cela se discute ! N'est-ce pas Mariana ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"21 nuits avec Pattie" : vous avez dit bizarre !

Bizarre, bizarre... Les frères Larrieu (Arnaud et Jean Marie) ont réuni deux grandes actrices : Isabelle Carré et Karin Viard pour illustrer leur ode au désir !

La première interprète Caroline, une parisienne mère de famille, qui arrive dans la maison de sa mère dans le sud de la France après son décès...

Elle n'a pas l'intention de rester car elle a peu connu sa mère et ce qu'elle a connu d'elle ne lui plait pas : sa mère était une "libertine" !

Karin Viard se plait décidément dans les rôles de femmes bien dans leur peau qui n'hésitent pas à parler de sexe et de plaisir dans des mots crus... Pattie, la femme de ménage de la mère de Caroline, fait partie de ces femmes...

Mais le corps de la défunte disparaît et Caroline doit rester pour les besoins de l'enquête... alors que tout le village s'apprête à fêter le 15 août, que la buvette bat son plein et que la nature est sensuelle...

C'est à ce moment-là que Jean (excellent André Dussollier) entre en scène : il se présente comme un écrivain ayant aimé la mère de Caroline dans le passé ...

Les gendarmes, de leur côté, craignent qu'elle n’ait été victime d'un nécrophile...

Les réalisateurs nous racontent la transformation d'une quadragénaire qui est passée à côté de sa vie et qui soudain s'abandonne à écouter le désir des autres puis le sien...

Si Dionysos nous parait aujourd'hui bizarre au même titre que les histoires qui rodent autour des cimetières.. alors oui ce film est bizarre !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mia Madre" : Nanni Moretti est au sommet de son art !

Nanni Moretti signe ici un magnifique film de femmes !

Le réalisateur italien choisit pour la première fois de laisser le premier rôle à une femme et se met de côté (il est le fils Giovanni) - pour mieux regarder la chaîne féminine qui fait écho à sa douleur d'avoir perdu sa propre mère lorsqu'il finissait le tournage de Habemus papam !

Margherita Buy, formidable actrice venue du théâtre, incarne avec talent et sensibilité féminine l'irascible et exigeant réalisateur qu'est Nanni Moretti. dans la vie..

Margherita tourne un film qui tourne à l'épreuve de forces avec des cameramen qui filment trop près ou trop loin à son goût, un acteur principal américain (génial John Turturro dans le rôle du "surfait" Barry) qui a du mal à aligner deux répliques en italien...

Margherita découvre qu'elle n'a pas pris le temps de parler avec sa mère (érudite professeur de latin en retraite), d'écouter sa fille qui veut renoncer à l'étude de cette discipline, d'échanger avec son compagnon...

Margherita et Giovanni volent du temps pour le passer au chevet de leur mère Ada (excellemment interprétée par Giulia Lazzarini) sur son lit d'hôpital...

Le frère et la sœur vivent ce moment si particulier avec une résignation affectueuse pour l'un, un refus chargé de bouffées de tendresse pour l'autre...

Les rêves et les réminiscences surgissent fugacement aux moments les plus inattendus pour mieux les préparer à la perte maternelle...

Margherita, pour la première fois de sa vie s'interroge sur elle, regarde sa propre fille Livia (délicieuse Beatrice Mancini) avec les yeux de sa mère quand elle comprend que la grand-mère et la petite fille échangent des confidences dont elle est absente, autorise le père de Livia à reprendre une partie de sa place : merveilleuse scène où Livia apprenant à maîtriser son nouveau scooter dessine une chorégraphie en huits entre sa mère et son père......

Nanni Moretti parait comme apaisé d'avoir réussi le délicat exercice qui consiste à parler de la mort de sa mère et n'a pas hésité pour ce faire à s'entourer des objets et des livres lui appartenant...

C'est tout simplement authentique, pudique, magnifique en un mot jusqu'à la dernière scène qui ouvre la possibilité d'un lendemain !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les cowboys" : un scénario prémonitoire !

Thomas Bidegain, scénariste de talent (Un prophète, Dheepan), signe ici son premier long métrage !

Le film raconte la quête d'un père Alain (magistral François Damiens) et de son fils Georges dit le Kid (excellent Finnegan Oldfield) qui tentent de retrouver Kelly 16 ans leur fille et sœur, disparue lors d'une fête de musique country dans la campagne de l'Ain à laquelle toute la famille participe...

Face aux gendarmes qui se révèlent très frileux, cette famille comme les autres explose en vol au fil des révélations de l'enquête menée par Alain et son fils : Kelly est partie avec un fils d'algérien dont elle est amoureuse, Kelly s'est enfuie avec un islamiste radical...

La mère est partagée entre l'incompréhension et le désir de respecter les choix amoureux de sa fille, le fils est tétanisé par la volonté de ce père, Stetson vissé sur la tête, qui quitte travail et bientôt toit familial pour se lancer à la poursuite des "Arabes" qui lui ont volé sa fille...

La recherche durera plus de quinze ans et les mènera de la Belgique au Moyen Orient...

Le film fait malheureusement écho à l'actualité dramatique que nous venons de connaître, les acteurs sont justes dans leur jeu mais surtout dans leurs prises de position : père qui saccage son bonheur, fils qui prend le relais du père en sacrifiant sa jeunesse, fils encore qui réussit à créer un lien entre les cultures chrétiennes et musulmanes au péril de sa vie...

Le ton est sobre mais les images sont fortes et le scénario brillant !

Une réussite même si le choix de la parabole western jusque dans le titre peut paraître un peu hasardeux !

Voir les commentaires

1 2 > >>