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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Brûlez-la !" : une ode à la folie créatrice de Zelda Fitzgerald

Zelda Fitzgerald est morte dans un incendie qui s'est déclaré dans l'hôpital où elle était internée.

Elle ne l'a pas déclenché mais Zelda, femme scandaleuse est morte brûlée comme les sorcières ou les hérétiques...

Claude Perron l'interprète magistralement au théâtre du Rond Point...

Christian Siméon a écrit la pièce dont la mise en scène est signée Michel Fau !

Sur la scène, un décor de poupée d'où s'échappe une femme trop grande aux yeux fardés en tutu de danseuse...

Le ton est donné, la comédienne alterne durant 1 heure 15 les ruptures de ton entre confidence et souvenirs...

Jeune femme au tempérament de feu, elle a épousé Scott l'écrivain génial qui ne se privait pas de plagier ses écrits et son journal...

Les deux jeunes gens ont mené une vie de plaisir mais Zelda était trop, trop libre, trop intelligente, trop audacieuse... Zelda est internée et soumise à des électrochocs qu'elle tente de raconter à sa fille dans une lettre qu'elle n'enverra pas...

Le spectacle est magnifique d'invention et de naturel... Il nous replonge dans l'Amérique des années vingt et nous fait croiser Ernest Hemingway avec lequel Zelda joua une partie de tennis mémorable...

A voir avant le 19 juin !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le mal de pierre" : Nicole Garcia s'empare d'un très beau personnage féminin

La réalisatrice adapte à l'écran le magnifique roman de Milena Agus en déplaçant l'intrigue de la Sardaigne au sud de la France et le contexte de l'immédiat après guerre en Italie à la période post guerre d'Indochine...

Le mal de pierre nous raconte l'histoire de Gabrielle, une jeune femme fantasque et "scandaleuse" qui cherche l'amour physique et rebute ses prétendants, qui se refuse à José, brave homme que ses parents lui font épouser et tombe follement amoureuse d'André Sauvage, un lieutenant mélomane qu'elle rencontre lors de la cure qu'elle entreprend pour soigner son mal de pierre et pouvoir devenir mère...

Marion Cotillard interprète aux côtés d'Alex Brandemühl et de Louis Garrel cette aventure onirique dont naîtra un petit garçon doué pour le piano...

L'époque et les décors sont parfaits, les acteurs sont tous à leur place avec une mention particulière pour Louis Garrel très crédible dans son rôle d'officier blessé et secret...

La scène d'amour merveilleusement filmée entre Gabrielle et André est le sommet et la clé de ce film qui va mettre les personnages face à leurs failles et les obliger à regarder la vérité en face...

Le génie de Nicole Garcia réside dans ce supplément de mystère de l'amour physique qui n'occupe pas la même place dans le livre ...

A voir à partir du 16 octobre en salles !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Diamant noir" : un superbe thriller aux sombres facettes

Arthur Harari nous offre un film somptueux...

Une histoire de famille qui mêle les destins de deux frères et de leurs deux fils...

Un voyage dans le monde très fermé des diamantaires à Anvers...

Une vengeance qui s'habille des codes du thriller...

Quand la vengeance est plus forte que la possibilité de se réinventer dans la promesse d'un métier où son génie balaie les a priori de tous ceux qu'il rencontre, tel est le destin de Pier (extraordinaire Niels Schneider) enfermé dans un conflit de loyauté qui lui sera fatal...

Un diamant pour être beau doit laisser la lumière le traverser...

Je ne vous en raconte pas plus, il faut absolument voir ce film où l'émotion perle sous la maîtrise !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The neon demon" : un conte cruel sur papier glacé

Nicolas Winding Refn (le réalisateur de Drive), nous emmène dans les coulisses du monde du mannequinat...

Jesse (délicieuse Elle Fanning), à peine 16 ans, débarque à Los Angeles avec sa délicate beauté pour tout bagage !

Consciente de sa séduction mais terriblement naïve, Jesse ne voit pas la jalousie qu'elle fait naître chez les concurrentes qu'elle périme ...

L'esthétisme sulfureux des images nous raconte son ascension fulgurante dans le milieu impitoyable de la mode qui l'encense pour mieux la dévorer...

Les personnages qui gravitent autour de Jesse : Ruby la maquilleuse (mystérieuse Jena Malone), ses concurrentes Gigi et Sarah, Hank le gérant de son motel (inquiétant Keanu Reeves) et même Dean son petit ami (Karl Glusman) semblent irrésistiblement magnétisés par le grain parfait de sa peau qui les ramène à l'âge primitif de l'humanité...

il faut aller voir ce film qui ne ressemble à aucun autre tant il mêle les codes du thriller et du conte fantastique à condition de ne pas être rebutés par l'hémoglobine qui signe le début et la fin du film...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Retour chez ma mère" : une comédie plaisante

Eric Lavaine fait appel à trois actrices de talent pour interpréter cette allègre comédie familiale : Stéphanie, 40 ans (Audrey Lamy, très nature) est obligée de retourner vivre chez sa mère Jacqueline (Josiane Balasko, très à l'aise dans le rôle d'une sexagénaire) - car sa société a fait faillite...

Stéphanie est secrètement jalousée par sa sœur Carole (excellente Mathilde Seignier dans un rôle de femme blessée)...

Quant au frère Nicolas (Philippe Lefebvre), sa principale excuse pour sa faible participation à la vie de famille est son éloignement géographique...

Jacqueline décide de réunir ses trois enfants pour leur présenter Jean (délicieux Didier Flamand), l'homme qu'elle aime !

Bien évidemment le dîner ne se passera pas du tout comme prévu !

L'histoire est filmée avec une certaine tendresse pour les personnages qui se débattent dans des problèmes très actuels : la recherche d'emploi, les rapports entre frères et sœurs adultes, la difficile cohabitation des générations, les secrets de famille...

Mais rassurez-vous, nous sommes dans une comédie, tout est bien qui finit bien !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
"Paul Klee : l'ironie à l'oeuvre" au Centre Pompidou

Première grande rétrospective consacrée à Paul Klee en France depuis 1969, l'exposition rassemble près de 230 œuvres (dessins et peintures) de l'artiste allemand né en Suisse (1879-1940)...

Angela Lampe, commissaire de l'exposition, aborde l'oeuvre difficilement classifiable de Paul Klee à travers le prisme de l'ironie romantique qui permet de l'appréhender dans toute sa diversité...

L'ironie romantique définie au XIXe siècle par le philosophe allemand Friedrich Schlegel, désigne l'ensemble des procédés de renversement employés par un artiste pour tenter de dépasser sa situation limitée dans un monde fini (sic)...

Beaubourg nous dévoile, en 7 sections thématiques, la manière dont Klee est parvenu à dénoncer les normes et les dogmes établis par ses contemporains, depuis ses débuts satiriques jusqu'à son exil à Berne, en passant par ses années d'enseignement au Bauhaus...

Les débuts satiriques, Klee et le cubisme, théâtre mécanique, Klee et les constructivismes,regards en arrière, Klee et Picasso et années de crise...

Un parcours savant pour mieux tenter de comprendre un artiste qui a hésité entre 2 métiers ; musicien et peintre, qui peignait de la main gauche et écrivait de la main droite et déclarait "servir la beauté en dessinant ses ennemis (caricature et satire)" !

Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee

Paul Klee

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"De douces paroles" : une fratrie à la recherche de ses racines !

Le réalisateur Shemi Zahrini nous parle de religion, de famille, de deuil et de quête identitaire à travers l'histoire de Dorona (belle et impétueuse Rotem Zissman-Cohen) et de ses deux frères : Natanel, juif traditionaliste (Roy Assaf) et Shaï, le petit frère sensible à la sexualité complexe (Assaf Ben-Shimon)..

Nous faisons leur connaissance à Jérusalem où ils entourent leur mère (délicieuse Levana Finkelstein) qui doit se faire opérer d'une tumeur...

Le père (Sasson Gabaï), remarié à une jeune chanteuse, est tenu à l'écart par ses trois enfants...

Dorona, qui n'arrive pas à avoir d'enfant, est en perpétuelle révolte : elle rejette son mari, son père, rabroue ses frères...

Le décès de la mère et l'exhumation d'un secret de famille va rebattre les cartes entre tous les personnages...

C'est Shaï le timide qui prend les choses en main et les emmène en France, à Paris puis à Marseille sur les traces du passé de leur mère...

Le film est tendre, lumineux à l'image de Dorona, parfois cocasse, parfois inspiré...

Le film ressemble à une famille avec ses moments de joie, ses disputes et ses réconciliations...

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