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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Cristian Mungiu dont le film a été couronné à Cannes par le prix de la mise en scène, nous raconte l'histoire d'un père : Romeo (Adrian Titieni) qui se mobilise pour que sa fille Eliza (Maria Victoria Dragus) puisse partir de Roumanie pour étudier en Angleterre...

Eliza est une brillante élève mais victime d'une agression la veille de passer son baccalauréat, elle n'est pas certaine de réussir les épreuves avec un poignet dans le plâtre...

Le réalisateur nous attache aux pas de ce père, médecin de son état, qui ne pense plus qu'à une chose : trouver un moyen pour que sa fille ait plus de 18 de moyenne pour pouvoir bénéficier d'une bourse...

Quitte à renier ses idéaux, quitte à subir le mépris de sa fille qui ne lui a rien demandé et de son épouse, qu'il trompe allègrement depuis des années...

Le film est long (2h08), lent, plombé par le décor sinistre des banlieues staliniennes où l'intrigue se joue et la veulerie des personnages qui ont voulu croire à l'ouverture de la Roumanie à la démocratie occidentale mais toujours plus englués dans les combines nécessaires à leur survie...

J'aurais voulu aimer ce film mais je préfère le ton d'un Ken Loach qui, tout en dénonçant un système, sait nous attacher à ses personnages qui crèvent l'écran...

Dans "Baccalauréat", la société roumaine telle qu'elle nous est montrée, est tout simplement triste ! Comme les héros de ce drame qui ne sourient jamais et marchent tête basse vers leur destin...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hugo Gélin réalise un remake d'une comédie mexicaine en faisant appel à deux comédiens français de talent Omar Sy et Clémence Poésy et en transposant l'intrigue dans le sud de la France et à Londres...

Le scénario est mince : c'est l'histoire de Samuel, gentil organisateur d'un club de vacances et fêtard de son état qui hérite un beau matin d'une petite fille de trois mois Gloria, dont Kristin lui assure qu'il est le père !

Samuel part immédiatement à la recherche de Kristin qui travaille à Londres... mais ne la trouve pas...

Il se transforme donc pour notre plus grand plaisir en papa poule d'une adorable gamine qui le fait devenir adulte...

Quand Kristin revient dans leurs vies huit ans après pour réclamer la garde de sa fille, les vraies difficultés commencent...

La paternité, un vrai et beau sujet qui aurait mérité une intrigue plus construite et plus serrée !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A 80 ans, Ken Loach est toujours en colère et continue à dénoncer cinquante ans après son premier brûlot Cathy come home, le système socio-économique anglais hérité des années Thatcher qui oppose les "petites gens" aux méandres administratifs de la recherche d'emploi, amplifiés par la nécessaire utilisation d'internet pour toute démarche !

Merci  Monsieur Loach pour ce film manifeste en faveur des démunis, des laissés pour compte, des pauvres généreux au grand coeur, qui dans leur plus profonde misère, prennent encore le temps d'écouter l'autre et de lui servir une assiette de spaghettis, quitte à se priver soi-même de repas chaud...

Les acteurs de ce film, tous amateurs, sont criants de vérité...

Daniel Blake (sensationnel Dave Johns), menuisier de son état et 42 ans d'expérience, est en arrêt maladie suite à une crise cardiaque... Son médecin lui interdit de retravailler mais Pole Emploi a rejeté sa demande de pension d'invalidité car il ne coche pas tous les critères dans le questionnaire de 52 pages qu'il a du remplir ... Que faire ? Se positionner en demandeur d'emploi mais le parcours du combattant est semé d'embûches...

 Au cours d'une séquence ubuesque dans une antenne pour l'emploi, il vole au secours d'une jeune femme Katie (formidable Hayley Squires), qui se fait littéralement jeter dehors avec ses deux jeunes enfants car elle a eu le malheur de se tromper de bus et donc d'arriver en retard...

Ces deux-là, au delà de leur détresse et de leurs différences, vont devenir amis et s'épauler pour tenir tête aux fonctionnaires, trouver des astuces pour se nourrir, amuser et réconforter les enfants ou continuer à payer leur abonnement au réseau électrique...

Quelques scènes poignantes dont l'épisode de la banque alimentaire ou la révolte de Daniel qui, ne réussissant pas à se faire entendre, atterrit au poste de police pour avoir tagué le mur de l'antenne emploi qui, à nouveau, rejette sa demande de prise en charge...

Mais surtout une formidable leçon d'humanité que nos chers politiques et futur président feraient bien de réviser avant de lancer leurs futures réformes !!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

 

Clint Eastwood signe un film maîtrisé et émouvant pour nous raconter le destin du pilote Chesley Sullenberger dit Sully qui sauva en 2009 les 155 passagers de son Airbus A320 en le faisant amerrir sur les eaux glacées du fleuve Hudson...

Tom Hanks qui décidément "vieillit" bien campe avec naturel cette figure de héros malgré lui qui a juste "fait le job" !

L'habile scénario démarre par les images cauchemardesques d'un avion qui prend feu en heurtant les tours de Manhattan...

Le "sauveur" Sully, qui doit affronter le questionnement intrusif des assureurs de l'Airbus qui considèrent qu'il a mis en danger la vie de ses passagers en ne faisant pas demi tour pour atterrir à La Guardia, passe de mauvaises nuits...

Il déambule seul ou avec son copilote Jeff Skyles (tout aussi excellent Aaron Eckhart) dans les rues de New York la nuit (clin d'oeil à Lost in translation) où les inconnus l'abordent pour le féliciter et lui offrir des verres pour se réchauffer !

Au cours de cet accident inédit dans l'histoire du transport aérien, Sully fort de ses 42 ans d'expérience,  a pris sa décision au feeling, ce que ne veulent pas comprendre ses détracteurs qui lui opposent des simulations sur ordinateur !

C'est ce combat que nous montre le cinéaste avec quelques flashbacks sur la catastrophe elle même et le passé de Sully...

Récit d'une expérience humaine collective hors du commun (le sauvetage a été possible grâce au sang froid du pilote mais également grâce au dévouement de l'équipage et au professionnalisme des secours qui sont intervenus par mer et par air...), plus que film catastrophe, "Sully" est une vraie réussite !

 

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