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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans ce film, la jeune réalisatrice iranienne Sou Abadi a décidé de se moquer du fondamentalisme, mais aussi du féminisme, de l'élite intellectuelle, du communisme, de l'engagement politique...

Elle nous raconte l'histoire de Leila (délicieuse Camélia Jordana) et d'Armand  (Félix Moati parfait), tous deux étudiants à Sciences Po et amoureux...

Les parents d'Armand (sa mère est brillamment interprétée par la toujours formidable Anne Alvaro), sont d'anciens opposants au régime de Khomeini exilés en France dans le XVIe arrondissement...

La vie de Leila et de son jeune frère est bouleversée lorsque leur grand frère Mahmoud (William Lebghil) revient radicalisé après un séjour au Yémen...

Mahmoud  enferme sa soeur dans l'appartement de la cité où ils vivent et brûle son passeport...

Pour réussir à voir sa belle, Armand décide d'enfiler un voile intégral : il devient Shéhérazade, une musulmane très pieuse qui, comble de l'ironie ne laisse pas Mahmoud indifférent...

S'ensuivent un certain nombre de gags dont une cavalcade dans l'aéroport d'Orly qui font penser à l'univers de Billy Wilder dans Certains l'aiment chaud !

Le film est léger dans la caricature, sérieux et optimiste dans le fond :  les poèmes de Victor Hugo et les plus beaux versets du Coran exercent une influence bénéfique auprès des oubliés de la République que sont les jeunes des cités !

Un bon moment de divertissement pour dépasser les extrémismes de tous poils !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'argentin Emiliano Torrres célèbre dans son premier long métrage une région aussi rude que belle : la Patagonie, principal personnage de l'histoire...

Le scénario oscille entre le documentaire type Connaissances du Monde, le film à charge contre l'exploitation des paysans et le fantastique... et le résultat ressemble à une carte postale grand angle où s'enfoncent des personnages quasi mutiques au destin brisé par l'indifférence des propriétaires fonciers...

Le film nous raconte le combat d'un vieux régisseur Evans (Alejandro Sieveking) qui décide de se venger de Jara (Christian Salguero), le nouveau régisseur qui a été nommé à sa place...

La vie d'Evans c'est l'estancia et rien d'autre...

Quant à Jara, il a caché l'existence de sa famille pour décrocher le job... 

Hommes et bêtes se battent pour survivre à l'hiver mais le danger est d'une autre nature...

 Un film lent, un peu ennuyeux mais si beau !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Cédric Klapisch quitte Barcelone, Paris et New York pour nous immerger dans les vignes d'un domaine familial en Bourgogne...

Le réalisateur voulait dès 2010 rendre hommage à son père grand amateur de vins de la région qui a initié ses soeurs et lui-même à la dégustation...

Désireux de parler vrai, Cédric Klapisch a passé de longs moments dans les vignes du viticulteur et acteur Jean Marc Boulot qui interprète le régisseur dans le film...

Il nous raconte l'histoire de Jean (Pio Marmaï) qui revient, après 10 ans de tour du monde, auprès de sa soeur Juliette (Ana Girardot) et de son frère Jérémie (François Civil) lorsqu'il apprend que le père qu'il avait fui est mourant...

Le film démarre par des vendanges et se finit par des vendanges...

Au fil des saisons, frères et soeur se querellent et se retrouvent, accueillent les vendangeurs, cherchent une solution pour garder le domaine menacé par les frais de succession, s'engagent pour la biodynamie...

Le scénario un peu convenu réserve toutefois au spectateur un beau trio d'acteurs et de jolies trouvailles de mise en scène qui font oublier le discours un peu boboïsant de cette saga familiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Succès du festival off d'Avignon en 2016, le texte d'Eric Emmanuel Schmitt mis en scène par MF et JC Broche fait entendre la vision du monde profondément humaniste de l'auteur...

Quoique...

"Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l'homme"

Mené comme une enquête policière, le texte à deux voix nous fait découvrir le secret de ce médecin qui s'est donné la mort lorsque son Beauceron Argos s'est fait écraser par une voiture...

L'ami écrivain finement interprété par Mathieu Barbier accompagne la fille du médecin dans sa quête de la vérité...

Le médecin Samuel Heymann en retrait ou de profil sur scène (excellent Patrice Dehent), nous livre peu à peu le secret de son apparente misanthropie...

Une belle histoire d'amour inconditionnel née dans les horreurs de la shoah  !

Le spectacle n'est plus à l'affiche mais guettez sa reprise !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Orlando, le frère de Dalida, a donné 200 pièces de la garde robe conservée par sa soeur au musée de la mode et du costume

Pour le 30ème anniversaire de sa mort, Galliera organise une vivante mise en scène de 110 robes et de quelques accessoires (chaussures, bijoux, bérets...) portés par l'artiste de son arrivée à Paris en 1956 jusqu'à sa disparition en 1987...

Consciente de sa plastique de mannequin, Dalida a su épouser tous les styles - du prêt à porter ethnique des années 70 aux modèles haute couture... 

L'exposition permet de redécouvrir les robes new look des années 50 griffées Carven, le fameux fourreau rouge façon Hollywood signé Jean Dessès, les tenues sobres et chic de Loris Azzaro, les robes chasubles des sixties signées Balmain, les costumes à paillettes et disco des années 70 dessinées par Michel Fresnay, le style classique et indémodable de Yves Saint Laurent, les modèles cuir avec Jean Claude Jitrois...

Dalida, née Yolanda Gigliotti, a tout osé porter, à la ville, à la scène comme au cinéma : quelques extraits de shows, d'interviews ou de films font écho aux modèles présentés...

Une exposition pour les amoureux de la mode ou les inconditionnels de Dalida à voir avant le 13 août

La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera
La garde robe de Dalida au musée Galliera

La garde robe de Dalida au musée Galliera

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

A l'occasion du centenaire de sa mort, les galeries du Grand Palais présentent les plus grands chefs d'oeuvre du génial sculpteur (1840-1917)

Rodin expressionniste, Rodin expérimentateur, Rodin l'onde de choc qui inspira Bourdelle, Brancusi, Picasso, Modigliani...

Une scénographie parfaite articulant pièces maîtresses, aquarelles et dessins permet de se replonger dans la création de cet artiste hors du commun qui fit scandale et révolutionna l'art de donner vie à la matière !

A voir avant le 31 juillet !

Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain
Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La  chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain

Rodin : Le penseur, Victor Hugo, Femme accroupie, Le baiser, La cathédrale, Balzac, Naïade, La chute d'un ange, Torse de l'âge d'airain

Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel
Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel
Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel
Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel
Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel
Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel

Picasso, Egon Schiele, Brancusi, Georg Kolbe, Picasso le verre d'absinthe, Rodin sculpté par Camille Claudel

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

La fondation Louis Vuitton consacre la totalité de ses galeries à la nouvelle exposition Art/Afrique, le nouvel atelier.

Aux côtés d'oeuvres permanentes de la Collection, deux thèmes sont à l'honneur :

- "Les initiés" : un choix d'oeuvres (1989-2009) de 15 artistes de la collection d'art contemporain africain de Jean Pigozzi,

- "Etre là" : Afrique du Sud une scène contemporaine - les artistes de la génération née dans les années 80 témoignent de leur engagement à jouer un rôle actif dans la jeune histoire de leur pays 

L'Afrique, berceau de l'humanité, apparaît sous nos yeux comme plus moderne que jamais quand elle excelle en créativité dans la récupération de matériaux, quand elle invente les villes des années 3000 et qu'elle nous renvoie en coup de poing la réalité de l'Afrique du Sud !

A voir absolument dans le magnifique écrin de la fondation !

Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures
Les masques et les coiffures

Les masques et les coiffures

Les villes du troisième millénaire
Les villes du troisième millénaire
Les villes du troisième millénaire
Les villes du troisième millénaire
Les villes du troisième millénaire
Les villes du troisième millénaire

Les villes du troisième millénaire

Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits
Les tableaux et les portraits

Les tableaux et les portraits

Le manifeste de Jane Alexander contre l'oppression et l'obsession sécuritaire
Le manifeste de Jane Alexander contre l'oppression et l'obsession sécuritaire
Le manifeste de Jane Alexander contre l'oppression et l'obsession sécuritaire

Le manifeste de Jane Alexander contre l'oppression et l'obsession sécuritaire

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fabrice Gobert, auteur à succès des deux saisons de la série Les Revenants signe ici son second long métrage après Simon Werner a disparu.

Dès les premières images, il nous plonge dans l'univers de la boxe...

Parmi les spectateurs, un homme de pouvoir ne quitte pas des yeux son poulain qui écrase son adversaire...

Le ton est donné... le parallèle entre le monde de la boxe et l'univers de la TV où tous les coups sont permis...

Laurent Lafitte incarne excellemment Antoine Lecomte, patron d'une chaîne de télévision qui, du haut de son succès, décide de la vie et de la mort de ses animateurs vedettes...

Brutalement écarté par Antoine, Edgar (Sylvain Dieuaide)  décide de se venger de la morgue de son patron en lui tirant dessus...

Quand Antoine sort du coma et s'enfuit clandestinement de l'hôpital, il perd pied face à son environnement personnel et professionnel qui l'a désinvesti pour mieux le réinventer... 

Solange sa femme (Chiara Mastroianni étonnante de fragilité), lui refuse l'accès de son domicile où elle vit désormais avec Sylvain...

Ses collègues l'accueillent chaleureusement  mais le poussent très vite devant la caméra pour qu'il reprenne son émission de présentation de la météo...

Antoine perd pied, dérive, atterrit au commissariat où il tente de raconter son histoire à un policier ahuri... Il décide de se battre au figuré comme au propre pour reprendre sa place de patron et de mari auprès de Solange...  

Mais la réalité est têtue, les cartes ont été redistribuées, les humiliés d'hier tels Ingrid (Clotilde Hesme), Boris (Pio Marmaï) et le syndicaliste Benezer (Jean François Sivadier) ont pris le pouvoir...

Les images somptueuses nous perdent dans l'inconscient de cet homme K.O. qui se bat pour se relever...

Un film fascinant de bout en bout que l'on a envie de revoir immédiatement pour être certain d'avoir saisi la morale complexe de cette fable moderne !

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