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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Michel Hazanavicius a choisi d'adapter le livre Un an après dont l'auteur est Anne Wiazemsky, l'ex femme de Jean Luc Godard...

L'action se situe en 1967, année au cours de laquelle Godard tourne La Chinoise avec dans le rôle titre Anne Wiazemsky de 20 ans sa cadette, qu'il va bientôt épouser...

Le couple s'aime sincèrement... mais l'échec du film La Chinoise va profondément perturber le cinéaste en vue de la Nouvelle Vague...

Hazanavicius a choisi le décalage et la parodie pour tenter de démonter le personnage d'un Godard qui se ridiculise en s'impliquant dans les débats de 1968 et se fait détester de tous, proches et inconnus en reniant la première partie de son oeuvre... 

Les deux acteurs Louis Garrel et Stacy Martin sont excellents mais l'amertume que diffuse le film nous détache des personnages et de leur quête existentielle...

Le film "Le Redoutable" n'est ni un biopic, ni un film sur le cinéma, ni un film sur Mai 68... Le réalisateur s'est sûrement fait plaisir mais son film est pompeusement ennuyeux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Marc Webb met en scène un oncle et une grand mère qui se battent pour obtenir la garde de Mary, enfant de 7 ans surdouée en mathématiques...

Lui c'est Franck (Chris Evans), ancien prof de faculté reconverti dans la réparation de bateaux...

Elle c'est Evelyn (Lindsay Duncan), mère de Franck et grand mère de Mary...

Le film traite sur un ton léger de la difficile éducation des enfants surdoués : doit-on les élever avec les autres ou les faire profiter d'un enseignement  à la hauteur de leurs aptitudes hors du commun...

Franck, à qui la mère de Mary a confié l'enfant après son tragique décès, est partisan de la première méthode...

Mais c'est sans compter sur l'opiniâtreté d'Evelyn qui n'a toujours pas accepté le suicide de sa fille, mère de Mary et génie mathématique non reconnue... 

Quelques jolies scènes entre l'oncle et la nièce, entre la petite fille et sa nounou Roberta (excellente Octavia Spencer) et entre Franck et l'institutrice de Mary agrémentent ce film un peu convenu...

La jeune actrice McKenna Grace, qui a en réalité 11 ans, est tout à fait convaincante dans le rôle de Mary !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

André Téchiné, visiblement fasciné par l'histoire véridique de Paul et Louise Grappe, tente de nous intéresser au destin de ce déserteur de la grande guerre devenu travesti pour échapper aux recherches de l'armée...

C'est Louise, étonnante Céline Sallette en amoureuse transie, qui a eu cette étrange idée !

Paul qui étouffe dans sa cachette, refuse dans un premier temps puis se prend au jeu, allant jusqu'à se prostituer pour assurer les revenus du ménage...

Pierre Deladonchamps excelle dans ce rôle "d'homme faible" qui se révèle à lui-même dans sa peau de femme, mais le personnage de Suzanne est exaspérant et l'on a du mal à comprendre comment Louise le supporte voire l'encourage...

Quelques années plus tard, après avoir été amnistié, Paul / Suzanne joue son propre rôle dans un spectacle de cabaret monté par Michel Fau et tente, dans le même temps, de redevenir Paul !

Quoiqu'en disent les critiques louangeuses, je n'ai pas aimé ce film que j'ai trouvé démonstratif, et très "cliché" sur les travestis et les années folles ! Le film Danish girl sur un sujet assez proche était beaucoup plus réussi !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Olivier Ayache Vidal signe ici son premier long métrage...

Il s'est immergé pendant 2 ans dans le collège Barbara de Stains pour nous raconter l'histoire de François Foucault, professeur de lettres à Henri IV muté pendant 1 an dans le dit collège !

Le film a été tourné dans les locaux mêmes de l'établissement avec un casting parfait choisi parmi les élèves...

Denis Podalydès semble avoir pris beaucoup de plaisir à jouer dans ce rôle qui lui va à merveille : excellent en expert latiniste écrasé par la figure du père, il réussit, après quelques premiers jours mouvementés dans sa nouvelle classe de 4ème, à inventer une nouvelle pédagogie bienveillante pour réveiller l'envie d'apprendre à son public turbulent... 

La justesse des situations et le minois de Abdoulaye Diallo permettent au scénario de trouver son rythme même si le propos reste un peu convenu !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Grand Prix au dernier festival de Cannes, le film de Robin Campillo est une vraie réussite...

Il nous raconte le début des années 90 avec la création de l'association Act Up Paris pour rompre le silence qui, depuis 10 ans caractérisait l'indifférence de l'opinion et des pouvoirs français face à l'épidémie du sida...

Le réalisateur qui a lui-même rejoint Act Up Paris en 1992, s'est inspiré de son expérience pour nous plonger dans les AG de l'association au plus près des victimes et de leurs familles... avec un casting parfait réunissant des "vrais" gays, acteurs professionnels ou profils identifiés sur les réseaux sociaux...

Entremêlant l'histoire d'amour entre Sean, membre d'Act Up depuis sa création et Nathan une recrue récente fasciné par l'engagement du jeune homme, le scénario impose son rythme à l'unisson de la house music propre à l'époque (d'où le titre du film) ! 

Les deux acteurs Nahuel Perez Biscayart et Arnaud Valois sont époustouflants de vérité, tout comme les responsables de l'association : Sophie (Adèle Haenel) et Thibault (Antoine Reinartz)...

Enfin la durée du film (2h20) permet au spectateur d'aujourd'hui de revivre pleinement le combat de cette époque et les avancées qui en ont résulté... et peut-être de rester vigilant face aux luttes à venir...

Un grand moment de cinéma à ne pas manquer d'autant que les scènes qui pourraient "choquer" sont traitées avec beaucoup de retenue et de sensibilité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tarik Salem s'est inspiré d'un fait divers sordide survenu en 2008 pour écrire le scénario de son film...

Transposé au Caire en 2011 à la veille de son printemps arabe, l'assassinat d'une célèbre chanteuse va mettre en cause un proche de la famille d'Housni Moubarak...

Nourredine (excellent Fares Fares) est chargé de l'enquête...

A l'image de la société corrompue de son époque, Nourredine est un flic ripou mais pas plus que les autres...

Solitaire immergé dans cette ville secouée par les manifestations de la place Tarir, il va peu à peu sortir de sa complaisance pour le régime et partir à la quête de la vérité au risque de mettre sa vie en péril, allant jusqu'à rejeter la protection de son oncle chef de la police...

Un coup de foudre amoureux mais aussi le sort réservé à une immigrée soudanaise vont révéler la vraie nature de cet homme qui s'était oublié lui-même !

Le réalisateur, suédois d'origine égyptienne, contraint de tourner au Maroc, donne à voir une ville torride et poussiéreuse, magnifique et désolée qui nous envoûte immédiatement, comme Le Caire pourrait nous réveiller de notre suffisance occidentale...

Un grand film habité par un acteur magnifique qui réussit le pari de nous séduire alors qu'il n'a rien de sympathique : un vrai personnage aux accents marlowiens !

Difficile de faire une critique de ce film deux mois après l'avoir vu mais l'émotion demeure et l'envie de le revoir pour mieux en saisir toute la palette de nuances !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de Du vent dans mes mollets, la réalisatrice Carine Tardieu s'est inspirée de l'histoire d'un de ses amis pour écrire le scénario de son troisième long métrage...

Erwan (toujours aussi fabuleux François Damiens) perd pied quand il apprend par le plus grand des hasards que Bastien son père (Guy Marchand très juste) qu'il aime tendrement, n'est pas son père biologique...

Une rapide enquête lui permet de se rapprocher de ce dernier en la personne de Joseph (excellent André Wilms), malicieux vieil homme riche d'un passé militant...

Erwan qui s'est consacré à l'éducation de sa fille Juliette (toujours aussi délicieuse Alice de Lencquesaing) à la mort de son épouse, doit faire face à un triple défi : faire cohabiter l'amour pour ses deux pères, accompagner sa fille enceinte d'un inconnu (en réalité pas si inconnu que cela puisque sa fille lui a demandé de l'embaucher sur ses chantiers en tant que travailleur protégé) et trouver une place dans sa vie pour Anna (merveilleuse Cécile de France), une jeune médecin qui consacre sa vie à son métier et à son père vieillissant...

Quand Erwan comprend qu'Anna est la fille de Joseph, tout se bouscule dans sa tête...

De page en page, dans le décor magique de la région d'Etel en Bretagne, le film traite avec délicatesse et émotion de sujets éternels : l'amour filial, l'engagement parental et l'abandon amoureux...

A voir de toute urgence !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Hervé Bentégeat, grand reporter (Point, Figaro...) et essayiste historien, se livre pour la première fois à l'exercice de l'écriture théâtrale pour nous plonger au coeur de l'Histoire et avec quel brio !

Il a fait appel à deux talentueux acteurs belges Pascal Racan et Michel de Warzée pour incarner les deux monstres sacrés protagonistes des jours clés qui ont précédé le débarquement des troupes alliées en Normandie...

Immédiatement crédibles dans leurs rôles respectifs de de Gaulle et de Churchill, les deux hommes s'affrontent dans un dialogue savoureux qui reflète les sentiments ambivalents qui les animent : estime et agacement, fascination et exaspération...

En effet quand de Gaulle apprend de la bouche de Churchill le 4 juin 1944 l'imminence du jour J, il est furieux que la France libre soit écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps...

L'intelligente mise en scène du belge Jean Claude Idée nous permet de mieux comprendre à quel point l'Histoire de la France et sa place dans le monde occidental d'après-guerre se sont jouées ces jours-là !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficile de ne pas participer complètement à la pluie d'éloges qui a salué la sortie du dernier film de Mathieu Amalric !

Autant je suis d'accord sur le jeu de Jeanne Balibar, proprement éblouissante comme actrice, chanteuse et pianiste, autant je suis restée sur la réserve quant au parti pris adopté par le réalisateur... 

Certes, je peux admettre que ce ne soit pas un biopic, que ce soit un anti-biopic...

Mais à vouloir faire de la musique la seule ligne force de la trame du film, le scénario aussi virtuose soit-il perd en lisibilité et plus encore en émotion...

Et pourtant que les mélodies sont belles, évocatrices de l'infini talent de Barbara dès les premières notes...

Et pourtant l'idée était bonne : filmer une actrice cherchant ses repères dans l'interprétation du rôle titre, dont le réalisateur tombe amoureux, ne sachant plus démêler son admiration pour l'interprète de celle qui'il éprouve pour l'artiste...

Une mise en abîme vertigineuse, un peu trop complexe à mon goût pour nous faire entrer dans le mystère de la création artistique, immense ambition affichée par Amalric qu'il frôle ici mais ne réussit pas parfaitement du fait du trop grand nombre de miroirs successifs  qu'il nous tend...

A voir absolument bien évidemment pour plonger dans la magie de la longue dame brune incarnée jusqu'au trouble par une Jeanne Balibar habitée par son rôle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hubert Charel, lui-même fils d'éleveur nous raconte l'histoire de Pierre (formidable Swann Arlaud), la trentaine qui a repris l'exploitation de ses parents...

La vie de Pierre, c'est son troupeau de vaches... Il passe ses journées à les bichonner et à les traire, il en rêve la nuit... 

Quand l'une de ses vaches tombe malade et que l'on parle  d'un début d'épidémie en France, Pierre n'hésite pas à faire disparaître Topaze, ignorant ainsi les conseils de sa soeur vétérinaire (Sara Giraudeau excellente) 

La suite du scénario se regarde comme un polar et la tension monte entre le petit paysan, ses parents, ses amis et les autorités...

Quelques jolies scènes d'anthologie finissent par totalement nous séduire : un tracteur dans la nuit enfouit la première carcasse, un jeune veau écarté du troupeau, lavé par Pierre dans sa baignoire comme pour le vacciner contre l'épidémie...

Parfaitement documentée, la fiction de ce jeune réalisateur nous plonge dans l'univers cruel de l'élevage qui broie les acteurs de cette France éternelle et pourtant si exotique pour les citadins que nous sommes devenus...

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