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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Mary Cassatt (1844-1926) est l'unique figure américaine du mouvement impressionniste

Repérée par Edgar Degas en 1874, elle exposera ensuite régulièrement aux côtés du groupe et incitera ses proches à acheter des toiles de ses amis 

Mary Cassatt qui a vécu 60 ans en France, est connue pour ses portraits de famille dans l'intimité et surtout pour son approche moderne du sujet traditionnel de la mère et de l'enfant...

L'exposition réunit une cinquantaine d'oeuvres, huiles, pastels, dessins et gravures...

Les photographies étant strictement interdites (tout contrevenant est raccompagné à la sortie du musée),  je n'ai donc pu voler que quelques photos !

Une jolie exposition qui donne envie d'aller au MET à New York qui a prêté les plus belles toiles de l'exposition !

Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt
Mary Cassatt

Mary Cassatt

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Luca Guadagnino a adapté le roman éponyme d'André Aciman pour nous raconter l'idylle entre deux jeunes gens au coeur de l'été italien dans la région des lacs...

Elio 17 ans (interprété par la nouvelle coqueluche franco-américaine Timothée Chalamet), passe un été paresseux dans la belle villa XVIIe de ses parents : il lit, compose de la musique et flirte avec Marzia...

Oliver (Armie Hammer), un jeune et séduisant doctorant américain vient s'installer à la villa pour travailler aux côtés de son père (professeur spécialiste de la culture gréco-romaine)

D'abord irrité par l'assurance d'Oliver, Elio tombe peu à peu sous le charme de cet homme déjà mûr et pourtant encore libre...

Discrètement encouragé par ses parents, intellectuels aux idées larges, le jeune homme s'initie au mystère de l'attirance sexuelle et à la souffrance d'une passion inégalement partagée...

Un très joli film dans un décor magique, deux acteurs inspirés pour une romance à la Rhomer (en un peu moins bavarde et beaucoup plus moderne !)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Philippe et Catherine fêtent en tête à tête leur 27ème anniversaire de mariage, sans leur fille ni le compagnon de celle-ci qui ne trouve pas grâce à leurs yeux... ainsi en a décidé Philippe...

Philippe, avocat de son état, a le verbe haut et la posture assurée : il se félicite qu'après toutes ces années, plus rien ne puisse les surprendre chez l'autre...

Mais Catherine n'est pas d'accord et piège Philippe à son propre jeu : deviner parmi trois affirmations celle qui est vraie !

Dans cette pièce habilement mise en scène par Jean Luc Moreau, les trois acteurs (la femme, le mari et le collègue, meilleur ami du mari) s'en donnent à coeur joie pour embrouiller les pistes...

Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié le jeu de Raphaëline Goupilleau dans son rôle de fine mouche...

Les deux hommes en font parfois malheureusement des tonnes, ce qui nuit au sympathique message du texte de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret : il faut que chacun dans le couple conserve une part de mystère pour qu'avec les années, la séduction perdure ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Ecrite par Petr Zelenka et mise en scène par Marcial di Fonzo Bo au théâtre de Paris, la pièce nous présente une caricature féroce de la société capitaliste à travers la réussite et la chute d'une directrice de casting tchèque...

Karin Viard interprète avec panache cette femme à la dent dure et au cynisme affirmé qui fait peu à peu le vide autour d'elle sans même s'en apercevoir... 

Très tentée par le thème, j'ai été déçue par l'univocité du message : gagnants ou perdants, tous les acteurs du système capitaliste sont méchants, mauvais, tordus, voire pourris...

Très attirée par l'interprète, j'ai également été déçue par le jeu de Karin Viard qui a du mal à trouver sa "voix" théâtrale et ajoute par un jeu que j'ai trouvé appuyé, une dimension satirique voire vulgaire à un rôle déjà bien chargé !

Sans doute faut-il voir cette critique du monde du travail dans la société libérale mondialisée avec plus de distance ? 

J'avoue ne pas y avoir réussi... au point de me désintéresser du sort de cette business woman au profil daté qui devient SDF...

Vous me direz !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sophie Fillières a eu une idée de scénario originale : faire se rencontrer Margaux 25 ans (interprétée par Agathe Bonitzer) et Margaux 45 ans (Sandrine Kiberlain)

Les deux jeunes femmes, qui ne se ressemblent pas tant que cela, sont en réalité une même et seule personne à deux âges de sa vie...

Le troisième personnage, Marc (Melvil Poupaud), l'amour de jeunesse de Margaux, croise la juvénile Margaux...

Les trois acteurs jouent avec beaucoup de sensibilité mais l'histoire est trop décousue et les scènes trop mineures pour véritablement susciter l'intérêt du spectateur...

Dans un genre comparable, le film Camille redouble de Noémie Lvovsky était beaucoup plus profond et plus féroce dans sa tentative de réponse à cette question impossible : si nous avions la possibilité de revivre notre vie, ferions-nous de meilleurs choix ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Nabil Ayouch nous donne à voir le Maroc à travers 2 lieux et 2 époques : dans les montagnes de l'Atlas au début des années 80 lorsque les autorités ont imposé l'arabe classique comme langue de l'enseignement  et à Casablanca en 2015, période post printemps arabe qui se caractérise par une certaine désinhibition des deux camps conservateurs et progressistes...

La caméra suit avec tendresse des personnages d'hommes et de femmes qui parlent des langues différentes (berbère, arabe classique, arabe dialectal, français), et dont les destins se croisent sans vraiment se rencontrer...

La co-scénariste Maryam Touzani incarne majestueusement Salima, une jeune femme qui veut choisir sa vie et tient tête à son compagnon qui voudrait régenter sa vie...

Emprisonnés par la violence des émeutes mais bercés par la musique et le souvenir des scènes du film Casablanca, Hakim, Joe, Inès, Yto, Ilyas et Abdellah tentent de dépasser les tensions de leur pays pour trouver leur propre chemin...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage réalisé par un jeune réalisateur né en 1991 à Naltchick, capitale de la république autonome  de Kabardino-Balkarie (Caucase Nord), Tesnota a été présenté dans la sélection Un certain regard à Cannes en 2017...

Téléréma crie au chef d'oeuvre !?!

Pour ma part, je dirais que ce film a des atouts par son côté "documentaire exotique" : il nous raconte en effet la vie d'une famille juive qui vit dans quelques mètres carrés, confrontée à une demande de rançon de la mafia russe pour l'enlèvement du fils de la famille et de sa fiancée ; la famille se tourne vers la communauté juive pour récolter la somme !

Les personnages sont bien campés : le père strict et taiseux, la mère "très mère juive", Ilana (intéressante Darya Zhovner), la fille "garçon manqué de 24 ans" qui va devoir épouser un riche voisin qu'elle n'aime pas pour sauver son frère, Nazim le chéri d'Ilana, un pompiste kabarde et musulman fasciné par les images de propagande islamiste où  des soldats russes sont torturés et égorgés...

Mais les images sont sombres, presque sales, les scènes sont détaillées à l'excès, la projection des insupportables images de propagande dure plus de 5 minutes (le film est interdit aux moins de 12 ans ???), le scénario n'est pas toujours très clair, le parti pris de cadrer chaque image dans un carré pour illustrer la vie à l'étroit est lassant...

Bref je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans le film et je me suis beaucoup ennuyée !

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Publié le par Régis
Publié dans : #cinéma

 

Critique de Régis

Après Une merveilleuse histoire du temps, James Marsh signe ici une profonde épopée, celle d'un homme vertueux qui précipite sa famille dans le déshonneur.

Colin Firth glisse comme de l'eau dans ce rôle de navigateur solitaire, à la recherche d'un rêve et d'une postérité dont il ne sondera la futilité qu'après avoir récolté les fruits de son périple du bout du monde, au plus près des éléments et de mère nature.

Marc Aurèle avait donc raison, peu importent les victoires, peu importent les défaites et la mort, seule compte la vertu.

Avec un Colin Firth en pleine crise de la quarantaine, sans le savoir, son épouse, la savoureuse Rachel Weisz, risque tout ; elle clouera au pilori la société toute entière, cette machine qui nous enchaîne et nous enterre dans les illusions de nos sombres vanités.

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Benoit Jacquot s'empare après Joseph Losey en 1962, du roman éponyme de James Hadley Chase...

Le réalisateur a transposé l'action du film à Annecy et a confié les deux rôles principaux d'Eva et de Bertrand à Isabelle Huppert et à Gaspard Ulliel...

Bertrand, ex gigolo et voleur de manuscrit, fiancée à Caroline, une jeune et riche éditrice (délicieuse Julia Roy) entame une liaison avec Eva, prostituée de luxe, pour alimenter l'écriture de la seconde pièce de théâtre que son agent Régis (Richard Berry) lui réclame depuis de nombreux mois...

Filmé en gros plan, le beau, vide et pleutre Bertrand passe sa vie entre Paris et Annecy, Caroline et Eva... le plus souvent dans le train...

Quant à Eva, perruquée, passive et indifférente, elle passe d'un client à un autre entre deux séances de casino...

On s'ennuie beaucoup durant le film dont l'inutile lenteur finit par nous lasser... et on regrette le jeu subtilement sexy de Jeanne Moreau !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Il faut absolument aller au théâtre des Mathurins entendre Lina Lamara nous raconter son histoire et celle de sa grand mère Mouima...

Les deux rôles sont interprétés avec beaucoup de justesse et de drôlerie par la jeune comédienne qui, au fil de sa narration, endosse d'autres rôles dont ceux de sa mère, de son grand père et de toute la flopée d'oncles et tantes qui viennent manger chez Mouima...

Lina que sa grand mère appelle Gaïa car c'est le premier petit enfant de la famille, grandit entourée de femmes...

Mouima parle à Gaïa de cuisine, d'amour et des hommes et de son histoire à elle lorsqu'elle était encore en Algérie...

Gaïa vit à Lyon et au grand dam de sa grand mère aime le blues et les chanteurs américains mais Gaïa ne renie pas sa culture et rêve à l'adolescence de devenir une chanteuse de soul !

Accompagnée par le guitariste Pierre Delaup, Lina chante avec une puissante voix chaude des textes écrits par elle-même et  par Matthieu Chedid...

Un spectacle complet, un texte habité par une actrice aux multiples talents qui chante et dévoile les souvenirs de sa jeunesse devant une salle subjuguée qui l'ovationne !

 

 

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