Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Antoine Rault nous raconte la difficulté qu'éprouve Helen Cox face à la vraie vie...

Helen décide de refaire sa vie avec Paul qu'elle rencontre à une exposition d'art contemporain...

Helen s'enthousiasme  devant les toiles d'autant qu'elle a servi de modèle au peintre... Paul est séduit par Helen mais beaucoup moins par les oeuvres exposées...

Cette première rencontre qui en réalité est une retrouvaille, mais seule Helen s'en souvient, augure de leur vie future... 

Paul est dentiste et pragmatique, Helen est une rêveuse éternellement insatisfaite...

Face à la banalité de vie qu'elle mène avec Paul, elle va s'inventer une vie plus glamour avec un acteur renommé...

Jean Pierre Michael interprète avec talent les deux personnages, tandis que Christelle Reboul prend de l'épaisseur au fil des épreuves qu'elle traverse...

Quelques jolis moments dans cette pièce et notamment vers la fin font oublier la misogynie appuyée du scénario !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nadine Labaki a réalisé un film documentaire sur l'extrême pauvreté des enfants des rues à Beyrouth...

S'inspirant de personnages réels, le tournage a duré 6 mois... et nous raconte la vie de Zaïn (12 ans) au sein de sa famille dysfonctionnelle et sa rencontre avec Rahil, une émigrée éthiopienne sans papiers qui essaie de faire vivre Yonas sa petite fille de 1 an...

Les enfants sont craquants, presque trop paradoxalement par rapport au thème misérabiliste du film, mais le scénario orienté et linéaire nous laisse désorientés d'autant que la première scène du procès nous fait savoir dès le départ que tout finira bien pour eux...

Et le message sous-jacent, mais développé par Zaïn lors du procès qu'il intente à ses parents pour l'avoir mis au monde, est extrêmement dérangeant puisqu'il laisse entendre qu'une famille pauvre ne devrait pas avoir autant d'enfants... 

Dans ce film, la réalisatrice a voulu dénoncer l'enfance maltraitée, le sort des travailleurs immigrés et des immigrés clandestins et son engagement lui a valu le prix du jury au dernier festival de Cannes mais le ton qu'elle adopte est trop univoque voire complaisant au regard d'une réalité libanaise certainement plus complexe...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Lukas Dhont jeune réalisateur flamand de 27 ans s'est inspiré de l'histoire vraie d'une ballerine transgenre pour réaliser son premier film qui a été couronné par la Caméra d'Or...

Il a confié le rôle titre du film à Victor Polster, un jeune danseur qui a décroché un prix d'interprétation pour Lara...

Car cette jeune fille de 15 ans qui veut devenir ballerine dans la plus grande école de danse de Bruxelles, est née dans un corps de garçon...

Elle vit avec son père Mathias (Arieh Worthalter très sensible) et son petit frère qu'elle adore...

Elle contraint doublement son corps : Lara enchaîne les répétitions pour exceller dans l'art exigeant de la danse classique et prend un traitement hormonal pour vivre la puberté d'une fille...

Nous la suivons pas à pas et sommes aussi perplexes que son père que son sempiternel optimisme feint ne convainc pas...

Car Lara ne se confie qu'à son miroir... car Lara n'est pas aussi patiente que sa beauté le laisserait supposer...

La question du transgenre est traitée avec délicatesse et réalisme mais le film est long, trop long pour nous émouvoir et nous faire vraiment partager les questionnements de Laura qui n'hésite pas à maltraiter son corps pour qu'il serve ses rêves...

Un film étonnant, un interprète saisissant... mais une impression de malaise subsiste malgré un dernier plan solaire !

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les critiques du Masque et la plume ont complètement raison !

Le film de Philippe Faucon est à la fois formidable dans la fine description de la vie de ces travailleurs africains et maghrébins qui viennent travailler en France pour faire vivre leurs familles restées au pays - et en même temps étrangement faible dans le récit de l'idylle qui se noue entre Gabrielle (Emmanuelle Devos), infirmière divorcée et Amin (Moustapha Mbengue), travailleur sénégalais...

Les acteurs français et africains sont tous excellents mais le scénario pêche par trop d'effets attendus et de scènes déjà vues dans d'autres films dénonçant l'exploitation de la main d'oeuvre étrangère... 

Les scènes les plus intéressantes d'Amin se passent au Sénégal quand le réalisateur nous décrit la vie d'Aïcha (lumineuse Marème N'Diaye), l'épouse d'Amin et de ses trois enfants dans leur environnement familial qui tous rêvent de venir en France !

J'avoue avoir nettement préféré Fatima dont le scénario était beaucoup plus construit !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Guillaume Senez s'est inspiré de son expérience personnelle pour écrire son deuxième long métrage...

Il nous raconte l'histoire d'Olivier (Romain Duris formidable de naturel), un père de famille, contremaître dans un entrepôt style Amazon, que sa femme abandonne du jour au lendemain sans explication...

Très engagé sur le plan syndical, Olivier peine à concilier l'éducation de ses deux jeunes enfants et son activité professionnelle où le moindre écart ou la faiblesse physique sont immédiatement sanctionnés par les ressources humaines à la botte des patrons...

Cette jolie fable sociale montre l'importance des liens familiaux et de la solidarité professionnelle pour faire face aux accidents de la vie...

Quelques très beaux personnages tels Claire la syndicaliste (Laure Calamy excellente), Betty (sensible Laetitia Dosch) la soeur d'Olivier ou encore Elliot le fils d'Olivier finement interprété par Basile Grunberger un jeune garçon de 9 ans dont c'est le premier rôle au cinéma, des dialogues très "vrais"... autant d'ingrédients pour faire de Nos batailles  un film à la fois actuel et intemporel !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Impossible de ne pas penser au beau film Captain Fantastic dont le thème était très proche...

Debra Granik nous raconte l'histoire d'une relation fusionnelle entre Tom, une fille de 15 ans (merveilleuse Thomasin Harcourt McKenzie) et  son père Will (Ben Foster univoque) qui vivent en marge de la société dans un parc national proche de la ville de Portland, Oregon...

Will qui veut échapper au stress post-traumatique de son passé de soldat engagé  au Vietnam, a entraîné sa fille dans son rêve un peu fou de vie clandestine au contact de la nature...

Mais un jour ils sont repérés et chassés de leur Eden.. Les service sociaux leur proposent un toit, une vie normale...

La seconde partie du film est assez fascinante et se vit dans le regard de Tom qui découvre une communauté humaine qui lui permet de s'épanouir autrement que dans la relation exclusive qu'elle a connu jusqu'alors...

Adapté d'un roman qui fut tiré d'une histoire vraie, le film est émouvant mais un peu trop long et démonstratif dans sa première partie...

J'ai nettement préféré Captain Fantastic qui offrait toute une palette de réactions face au retour à la civilisation !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Benoit Delépine et Gustave Kervern dénoncent dans ce film les excès du rêve individuel capitaliste face à la permanence de la solidarité des cabossés de la vie...

La dimension politique du film est soulignée par le choix de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau dans lequel le film trouve sa justification...

Dans ce village alternatif, les objets sont recyclés et les femmes et les hommes qui y travaillent retrouvent leur dignité...

Quand Jacques (Jean Dujardin méconnaissable) vient chercher refuge auprès de sa soeur Monique (Yolande Moreau toujours aussi magique), il met en péril le fragile équilibre de la communauté en tentant d'y implanter son rêve entrepreneurial...

L'ironie est grinçante, les personnages plus vrais que nature, Jean Dujardin excelle dans son rôle de composition...

Tous les ingrédients sont réunis pour cette fable sociale qui malheureusement s'étire un peu en longueur et perd de sa force !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche du film de David Oelhoffen était prometteuse... 

Reda Kateb le flic et Matthias  Schoenaerts le dealer sont formidables (surtout le premier) mais le scénario  est inutilement compliqué et surtout guère original

Driss et Manuel ont  grandi ensemble dans la même cité... Quand Imrane, l'indic de Driss, se fait tuer, leurs routes se croisent à nouveau...

Beaucoup de méchants, des femmes amoureuses de leurs hommes, des durs au coeur tendre avec leurs enfants, des aînés taiseux qui tiennent le business de la drogue...

Des figures déjà vues, beaucoup de longueurs, de la violence gratuite, une fin prévisible... on peut faire l'impasse même si le personnage de flic interprété par Reda Kateb est particulièrement subtil dans son questionnement identitaire...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur singapourien Eric Khoo célèbre à travers ce film les 50 ans de relations diplomatiques entre le Japon et Singapour, pour faire oublier les souffrances endurées par les singapouriens pendant l'occupation japonaise durant la seconde guerre mondiale..

A la mort de son père, un grand chef japonais de ramen (bouillon de porc ou de poisson avec des nouilles), le jeune cuisinier Masato (formidable Takumi Saitoh) part à Singapour sur les traces de sa mère disparue dont il garde en mémoire la saveur des plats qu'elle lui confectionnait... 

Le film est une magnifique ode à la nourriture que l'on découvre, que l'on partage et qui permet la réconciliation entre les peuples et les différentes générations..

Articulé entre le passé de ses parents et le présent de Masato, le scénario habilement cuisiné nous attache aux personnages que rencontre le jeune homme grâce à une jeune blogueuse spécialiste du bak kut teh...

Un très beau film subtil et sensuel qui fait écho aux Délices de Tokyo et à L'odeur de la papaye verte !

Voir les commentaires