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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour sa première réalisation, le comédien Paul Dano adapte le roman Une saison ardente de Richard Ford qui se déroule dans le Montana durant l'été 60...

Nous suivons peu à peu le naufrage d'un couple à travers le regard de Joe leur fils de 14 ans (formidable Ed Oxenbould) !

Paul Dano reconstitue à merveille le contexte de l'époque et nous plonge dans les immensités du Montana alors menacé par d'immenses feus de forêt (déjà !)

Il confie les deux principaux rôles à deux grands acteurs : Carey Mulligan est touchante de fragilité dans le rôle de Jeanette qui a abandonné ses rêves de reine de beauté et son métier d'enseignante pour s'occuper de son mari et de son fils - quant à Jake Gyllenhaal (Jerry), il incarne en tout point le mâle américain de cette époque, macho, primaire et incapable de trouver sa place dans la société après ses premières gloires footballistiques...

Quand Jerry se fait renvoyer par le président du golf parce qu'il est trop proche de ses clients, il refuse tout d'abord d'envisager tout job alimentaire et finit par s'engager sur un coup de tête comme pompier volontaire à un dollar l'heure...

Dès cet instant, Joe assiste impuissant à la dérive post-adolescente de ses parents qui n'arrivent plus à communiquer et s'éloignent l'un de l'autre irrémédiablement...

Le film est à la fois fascinant mais trop "mou" et trop lent pour pleinement nous convaincre et nous faire adhérer à ce drame familial qui parait très daté !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Créée à Bristol en 2015, jouée à Londres puis à New York en 2016, la pièce britannique écrite par Philip Ridley est présentée pour la première fois à Paris au Petit Montparnasse...

Joséphine Berry (Fleur)  et Louis Bernard (Olive) incarnent avec brio un jeune couple désargenté qui attend un enfant...

Ils se voient offrir par une étrange agente immobilière (Floriane Andersen), une maison de rêve à rénover, sans eau ni électricité...

Après quelques hésitations, Fleur et Olive acceptent l'étrange proposition pour le "bonheur de leur futur enfant" !

Volontairement provoquant, le propos "exagéré" de l'auteur nous fait toucher du doigt les "compromis" criminels dans lesquels nos contemporains sont prêts à s'engager au nom de la sacro-sainte réussite matérielle !

De jeunes acteurs formidablement toniques, une mise en scène inventive, un décor volontairement blanc et neutre pour mieux nous plonger dans cette farce outrancière...

Attention humour anglais carabiné !!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

La compagnie des Inspirés créée en 2016 regroupe cinq comédiens talentueux...

Présentée à Avignon en 2018, la pièce qui est leur première création théâtrale se donne aujourd'hui au Lucernaire...

Les deux auteurs Emmanuel Gaury et Mathieu Rannou nous racontent l'amitié de cinq stars de la Belle Epoque : Jules Renard (Maxence Gaillard), Alphonse Allais (Mathieu Rannou), Tristan Bernard (Guillaume d'Harcourt), Lucien Guitry (Emmanuel Gaury) et Alfred Capus (Nicolas Poli)...

Au cours de déjeuners mémorables chez Lucien au 26 place Vendôme (voir caricature ci-dessous réalisée par Sacha Guitry), les cinq mousquetaires rivalisaient d'esprit autour d'un repas largement arrosé de vin, de cognac et d'absinthe...

Pourtant, en octobre 1901 leur amitié se fissure sous les coups des egos exacerbés de ces auteurs/interprètes et le mensonge s'installe...

La pièce démarre sous des auspices très plaisants, les acteurs visiblement s'amusent beaucoup mais très vite les échanges tournent en rond et la vacuité des propos n'est plus sauvée que rarement par les mots d'esprit...

La fin très réussie sauve heureusement un texte un peu faible et une histoire un peu vaine !

Les Mousquetaires attablés, dessin de Sacha Guitry

Les Mousquetaires attablés, dessin de Sacha Guitry

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Tel père tel fils qui avait eu le prix du jury à Cannes en 2013, Hirokazu Kore-Eda a reçu la palme d'or en mai dernier pour Une affaire de famille...

Le réalisateur japonais poursuit avec bonheur son questionnement sur la famille et les liens du sang,  en y ajoutant une dimension socio-économique qui semble agacer le gouvernement japonais qui ne s'est pas réjoui de cette récompense...

La famille Shibata (la grand mère, la mère, le père, la tante et le fils) vivent de petits délits qui viennent compléter les maigres revenus de la famille qui profite surtout de la retraite de la grand mère !

Devenus des experts du vol à l'étalage, le père et le fils croisent un soir Juri, une petite fille de 5 ans que ses parents maltraitent...

N'écoutant que leur cœur, Osamu (formidable Lily Franky) et son fils Shota recueillent l'enfant qui se laisse peu à peu apprivoiser par cette étrange famille...

Le scénario habile et réaliste nous fait partager le quotidien de cette tribu qui cohabite dans une petite maison perdue au milieu d'une banale cité moderne : des repas chaleureux pris en commun, des discussions animées, le plaisir d'entendre un feu d'artifice lointain, une virée exceptionnelle à la mer...

Quand Shota finit par se faire arrêter, la vie de la famille bascule révélant la construction et les moyens de subsistance de cette famille recomposée qui résiste à sa façon à l'uniformisation moderne...

Les acteurs adultes et enfants sont tous merveilleux de naturel et plus particulièrement la grand mère Hatsue incarnée par Kirin Kiki, une formidable actrice décédée peu après le tournage du film... 

Un film à la fois poignant et gai, un film à voir assurément !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Anne Bouvier met en scène un texte de Jeffrey Hatcher, auteur et scénariste de Columbo, Coco Chanel, The mentalist...

L'histoire se situe en 1941, dans un Paris occupé où les juifs sont spoliés par les dirigeants de l'état nazi des œuvres d'art qu'ils possèdent...

Pablo Picasso est convoqué par Mademoiselle Fischer, attachée culturelle allemande, dans un dépôt où sont entreposées les toiles volées...

Il doit authentifier parmi elles trois de ses tableaux afin d'organiser une exposition d'"Art dégénéré" dont le point d'orgue sera un autodafé...

Jean Pierre Bouvier est un Picasso plus vrai que nature : corps puissant, esprit de répartie brillant, séduction et orgueil, face à une Sylvia Roux excellente dans un rôle ingrat où elle dévoile peu à peu son dessein personnel face au génie qui lui tient tête...

Pleine de rebondissements plus astucieux les uns que les autres, la pièce nous tient en haleine en nous faisant nous interroger sur la propriété intellectuelle, la beauté et la puissance d'une oeuvre d'art, le rayonnement culturel et universel d'un peintre qui savait peindre comme un artiste à 14 ans et qui toute sa vie a cherché à peindre comme un enfant...

Passionnant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Guillaume Nicloux nous transporte dans une époque méconnue de notre histoire : l'immédiat après-guerre dans l'Indochine française...

Le 9 mars 1945, les troupes japonaises attaquent par surprise l'administration coloniale française : trois mille français seront tués en 48 heures... 

Robert Tassen, un jeune militaire (Gaspard Ulliel)  voit son frère et sa belle soeur se faire massacrer sous ses yeux... Rescapé par miracle, il jure de se venger de Vo Binh, un lieutenant sanguinaire de Ho Chi Minh,  qu'il tient pour responsable de la tuerie...

Le réalisateur nous entraîne sur les pas de ce survivant qui poursuit la guerre face à des ennemis invisibles qui se terrent dans la jungle poisseuse et s'affirme peu à peu comme meneur d'une petite unité qui tente d'oublier l'absurdité de ce combat insensé en se perdant dans l'alcool, l'opium et le sexe...

La violence cède le pas de brefs instants pour raconter l'illusion d'une histoire d'amour avec Meï, une jeune prostituée ou celle aussi peu probable d'une amitié filiale entre Robert et Saintonge, un écrivain français (Gérard Depardieu) qui noie son chagrin d'avoir perdu son fils sur les champs de bataille français en buvant du cognac...

Un film étrange, à la fois hyperréaliste et fantasmagorique, au découpage un peu mal fichu, des personnages fous... une atmosphère unique ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jeanne Herry (fille de Miou Miou et de Julien Clerc) a choisi de nous plonger dans les coulisses de l'adoption pour sa seconde réalisation après Elle l'adore...

La jeune réalisatrice s'est largement inspirée de l'expérience vécue par une de ses amies et a rencontré des travailleurs sociaux pour camper ses différents personnages...

Membres des services de l'aide sociale à l'enfance et de l'adoption, assistants familiaux, le film nous plonge dans la réalité du parcours vécu par Alice (formidable Elodie Bouchez), candidate à l'adoption depuis 10 ans... De courts flash backs nous permettent de bien comprendre le parcours préalable de cette femme lorsque enfin la possibilité d'adopter le petit Théo né sous X se présente...

Gilles Lellouche est bouleversant d'humanité dans le rôle de Jean un assistant familial qui craque pour le petit Théo alors qu'il était usé par ce métier...

Autour de lui, Sandrine Kiberlain est tout aussi magnifique dans le rôle de Karine éducatrice du service adoption, en pleine crise personnelle, Miou Miou fait son retour dans le rôle d'Irène une responsable chargée de trouver le meilleur environnement pour l'enfant sans oublier la tonique Olivia Côte qui accompagne les futurs parents ou Mathilde Collet qui écoute les jeunes parturientes qui souhaitent confier leurs enfants à l'adoption...

Sages femmes, aides soignants, assistants familiaux et personnels du service d'aide sociale à l'enfance parlent aux enfants comme à des personnes et toute cette chaîne humaine a le souci du bien être physique et psychologique des petits qui passent entre leurs mains... 

Des acteurs formidables, un montage astucieux, un bébé craquant... que demander de plus au cinéma en cette période troublée !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean-Paul Rouve fait appel à Ludivine Sagnier et José Garcia pour son 4ème long métrage qui nous parle des heurs et malheurs d'une fratrie...

La petite musique du film nous parle de relations familiales, d'amour au sein du(des) couple(s), de chômage, de deuil et de solitude...

Lola, Benoît et Pierre qui ont perdu leurs parents, se retrouvent tous les jeudis pour déjeuner après avoir fait un petit tour dans le cimetière où ces derniers reposent...

Lola tombe amoureuse de Zoher (Ramzy Bedia) qu'elle a défendu dans son divorce, Benoît opticien un peu lunaire de son état, se marie pour la troisième fois, Pierre se fait licencier parce que les tours qu'il a démolies ont entraîné des fissures dans un immeuble d'habitation... 

Lola veut un enfant mais ne peut pas en avoir, Benoît attend un enfant avec sa nouvelle femme alors qu'il n'est pas prêt, Pierre veut encore croire à l'amour de son ex compagne et tente de dialoguer avec son fils surdoué...

Autant de petites vignettes qui font tout le charme de ce film sans prétention, joué par un trio d'acteurs au jeu naturel...

A voir pour Ludivine Sagnier qui se fait rare au cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

La foule se presse pour admirer l'oeuvre de cette figure de la Belle Epoque....

De l'artiste tchèque (1860-1939), le public connait surtout les jeunes femmes, lianes rêveuses posant parmi les fleurs pour les affiches publicitaires de l'époque...

Alphonse Mucha accède à la célébrité en 1895 à Paris avec Gismonda, sa première affiche pour Sarah Bernhardt...

Son style incarnera bientôt le mouvement émergeant dans les arts décoratifs, l'Art nouveau !

Si ses affiches font sa renommée et sont régulièrement copiées, Mucha est en réalité un artiste polyvalent : peintre, sculpteur, photographe, décorateur et professeur...

Mais ses convictions politiques et humanistes vont l'amener à renoncer progressivement à cette veine décorative pour s'initier à l'occultisme, puis de retour dans son pays en 1910, pour se consacrer à son grand oeuvre L'épopée slave....

Mucha est persuadé que l'art peut rapprocher les peuples et favoriser la paix...

Ainsi lorsque le 15 mars 1939 les allemands font leur entrée dans Prague, la Tchécoslovaquie perd son indépendance et l'artiste personnalité en vue et franc maçon est l'un des premiers à être arrêté par la Gestapo. Découragé et malade, Mucha décède le 14 juillet 1939...

Une exposition à voir malgré l'affluence qui ne favorise pas la prise de photos !

"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Steve McQueen a adapté une série TV britannique écrite par Lynda La Plante en transposant le récit du Londres des années 80 au Chicago d'aujourd'hui...

Quatre veuves d'origine ethnique et sociale différente, se voient dans l'obligation de poursuivre "l'oeuvre" de leurs bandits de maris puisqu'ils viennent de  perdre la vie dans un braquage...

Ayant hérité de leurs dettes, confrontées aux magouilles politiques dans lesquelles ils ont trempé, Veronica la black "riche"  (Viola Davis), Linda la latino (Michelle Rodriguez), Alice la "blonde"  (Elisabeth Debicki) et Belle la black "pauvre" (Cynthia Erivo) décident de monter à leur tour un casse pour "se refaire"...

Le début du film brillant nous fait pénétrer dans la vie de ces femmes avant le drame, lorsque Veronica était heureuse dans les bras de Liam Neeson (braqueur en chef) et que les trois autres se débattaient pour garder la tête haute malgré la violence ou l'addiction au jeu de leur compagnon...

Le scénario se fait ensuite plus confus en mêlant les tractations politiques entre les gangs et les partis politiques et en donnant la part belle aux hommes...

Les veuves est bien le premier thriller 100% "féminin" mais les quatre femmes apparaissent plus comme des victimes qui se rebiffent que de véritables combattantes... sauf à la toute fin du film lorsqu'après de nombreuses péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres, elles finissent par gagner...

Un peu trop long, le film aurait mérité d'être plus resserré sur l'intrigue principale et surtout sur les quatre héroïnes !

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