Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Victoria, Justine Triet donne à nouveau à Virginie Efira l'occasion de nous dévoiler les nombreuses facettes de son talent d'actrice !

Sibyl déjeune avec son éditeur pour lui annoncer qu'elle se remet à l'écriture après l'avoir abandonnée pour devenir psychanalyste...

Malgré la réaction décourageante de son interlocuteur, Sibyl quitte un à un ses patients mais accepte de rencontrer une nouvelle patiente qui la supplie de la recevoir...

Margot, une jeune actrice en détresse incarnée par Adèle Exarchopoulos, lui confie qu'elle attend un enfant de Gaspard Ulliel qui interprète un acteur marié à Sandra Hüller, la réalisatrice du film qu'elle est en train de tourner - et qu'elle hésite à le garder...

Rattrapée par son douloureux passé d'alcoolique et par ses souvenirs d'amante passionnée, Sibyl va peu à peu perdre pied et outrepasser toutes les règles déontologiques de sa profession... allant jusqu'à enregistrer sa patiente pour nourrir le livre qu'elle n'arrive pas à écrire !

Se livrant à une critique acerbe du monde du cinéma dans la seconde partie du film tournée dans le décor naturel sublime de Stromboli, la réalisatrice multiplie les sujets dans un scénario dédaléen mêlant passé et présent : relations mère/fille,  relations entre sœurs (Laure Calamy excellente dans un rôle ambigu), relations de couple... au risque de se disperser...

Virginie Efira aurait largement mérité le prix de meilleure interprète féminine au festival de Cannes ! 

 

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos


L'exposition célèbre le centenaire de la découverte du tombeau royal en présentant 150 objets originaux, dont 50 pièces de collection qui ne sont jamais sortis d'Egypte !

Cinquante après "l'exposition du siècle" qui avait réuni plus de 1.2 million de visiteurs en 1967 à Paris, c'est l'occasion de redécouvrir l'histoire du plus célèbre des pharaons avant l'installation permanente des œuvres au sein du Grand Musée Egyptien en cours de construction

La foule se presse devant les nombreux objets personnels du jeune souverain, chefs d'oeuvre qui l'ont accompagné dans les deux mondes que sont la vie et la mort...

"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette
"Toutankhamon, le trésor du pharaon" : une superbe exposition à La Villette

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur retrouve son acteur fétiche Antonio Banderas pour lui confier son propre rôle !

Mêlant autobiographie et auto fiction, Pedro Almodovar se raconte de façon troublante : c'est dans un savant désordre qu'il nous parle à travers le personnage de Salvador enfant puis d'homme vieillissant, de ses premières années auprès d'une mère lumineuse interprétée magistralement par Penelope Cruz, de son passé de soliste scolarisé chez les religieux, de sa découverte de la sexualité face à un maçon venu aider la famille pour transformer la caverne où ils habitent en foyer, de ses premières amours madrilènes avec Federico (Leonardo Sbaraglia), de ses premiers succès de cinéma et ses premiers échecs comme directeur d'acteurs auprès d'Alberto (Asier Etxeandia), de son amour pour sa mère âgée (formidable Julieta Serrano) et enfin et surtout de ses années récentes de réalisateur en panne, reclus dans la pénombre de son splendide appartement madrilène et relié au monde par son agent Mercedes (Nora Novas)...

Le film est lent et envoûtant à l'image de la dépression traversée par un Pedro Almodovar terrassé par les souffrances physiques (migraines, arthrose, asthme et acouphènes)...

Ouvrant des fenêtres sur son passé, le réalisateur tente de renouer avec l'innocence et la lumière de son enfance et de ses premiers émois...

Traversé de moments forts : les retrouvailles avec son amour de jeunesse, les derniers moments de sa mère, le film dévoile une personnalité fragile et secrète qu'interprète avec maestria Antonio Banderas, véritable alter ego d'Almodovar puisqu'il porte ses vêtements, se coiffe comme lui et habite son appartement reconstitué jusque dans les détails...

Un très beau film que l'on a envie de revoir dès le générique de fin tant la trame en est subtile et nostalgique !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Victimes du syndrome du nid vide après le départ de leur fils unique, Marcos (merveilleux Ricardo Darin) et Ana (séduisante Mercedes Moran) s'interrogent sur leur couple et décident de se séparer alors qu'ils s'entendent encore merveilleusement bien...

Le réalisateur argentin Juan Vera nous parle avec humour de l'amour après 50 ans, des sirènes de la liberté amoureuse, de l'obsession actuelle de toujours vibrer au contact de l'autre...

Aucun suspense puisque le titre dévoile la fin mais le scénario est suffisamment inventif pour que le spectateur se pique au jeu des rencontres que vont vivre ces deux personnages au caractère bien trempé avec des partenaires plus ou moins exotiques...

 A voir pour le sourire enjôleur de Ricardo Darin mais surtout pour les échanges "à égalité" entre  les deux acteurs !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'équipe du studio Hébertot nous offre décidément une excellente programmation en faisant la part belle aux destinées particulières...

Dans ce spectacle adapté par Bérengère Dautun  d'après le roman de Claude Alain Planchon, deux grands acteurs nous font partager la passion de deux êtres d'exception...

Un jeune médecin de 34 ans interprété par Alexis Néret rencontre lors d'une soirée de gala à l'Opéra Garnier une figure incontournable du monde de la danse en la personne de Gilberte Cournant âgée de 70 ans...

Leurs mains se frôlent, lui la raccompagne et ils ne se quitteront plus !

Bérengère Dautun (80 ans) - ex sociétaire de la Comédie Française de 1972 à 1997 et veuve à la ville du professeur Cabrol, est une magnifique et hiératique Gilberte qui mène la danse de ce couple délicieusement improbable...

Un spectacle délicat et gracieux tant dans la mise en scène que dans les dialogues ciselés qu'échangent ces deux âmes sœurs, défiant la mort et recréant la vie à deux au-delà de la différence d'âge !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gabriela Muskala, l'actrice principale de ce film qui mêle le film noir, le thriller psychologique, et le film fantastique, s'est inspirée d'une émission de télévision consacrée aux avis de recherche pour écrire le scénario de Fugue...

La réalisatrice polonaise Agnieszka Smoczinska a rajouté une dimension féministe pour dénoncer la place assignée aux femmes en Pologne qui n'existent que par la maternité...

Le film démarre sur une scène très forte où l'on voit une femme élégante arriver par les voies dans une gare de Varsovie où son apparence défaite laisse parfaitement indifférents les usagers qui s'écartent sur son passage...

On retrouve l'héroïne 2 ans après dans un hôpital où l'équipe de psychiatres qui n'arrive pas à la sortir de son trouble de fugue dissociative, décide de la faire participer à une émission de télévision...

Immédiatement reconnue par son père, Alicja que son entourage appelle Kinga, se retrouve malgré elle, fille, épouse et mère dans une famille et un environnement qu'elle a totalement oubliés... ou qu'elle feint de ?

L'idée était bonne et le scénario ambitieux, mais la lenteur du film, les paysages gris de cette fin d'hiver polonais et les personnages tous autant antipathiques  donnent envie de fuir ce glauque enfer quotidien...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice danoise Pernille Fischer Christensen nous raconte la vie d'Astrid Lindgren, 4ème auteur de livres pour enfants au monde après Enid Blyton (Club des cinq...), Andersen et les frères Grimm...

L'action démarre en 1920 dans une petite ville suédoise confite de dévotion...

Astrid est la fille aînée d'un couple de fermiers qui ont 4 enfants...

Espiègle, Astrid a du mal à se glisser dans le rôle qui lui est dévolu et c'est avec soulagement qu'elle accepte à 16 ans un poste de secrétaire stagiaire dans un journal local aux côtés d'un patron qui est en train de se séparer de son épouse...

La complicité intellectuelle va vite se transformer en complicité physique mais quand Astrid tombe enceinte, ses parents lui battent froid et son amant lui promet de l'épouser quand il sera divorcé...

Eternelle histoire de la jeune femme qui se retrouve piégée dans une société corsetée mais à la différence des autres tragédies, Astrid va prendre son destin en mains et sublimer son drame personnel en écrivant des livres pour enfants et en militant inlassablement pour le droit des enfants !

Décédée à 94 ans et universellement connue, elle a publié 165 millions de livres traduits dans des centaines de langues dont Fifi Brindacier en France et recevra le Right Livelihood Award en 1994... 

Dommage que le film soit trop long (2 heures), trop sage et pas assez anticonformiste pour nous emballer ! 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Anne-Laure Thiéblemont nous laisse en testament  son dernier roman,  qui nous plonge dans l'abîme du sombre trafic d’œuvres d'art orchestré à grande échelle par les nazis (voir également le film Monuments Men)...

Suite à un mystérieux vol de tableaux au domicile des sœurs Lambert, Audrey la benjamine soupçonne très vite que l'origine de certaines œuvres de la collection familiale amassée par son père est douteuse et que sa sœur aînée Catherine est mêlée de près ou de loin à ce scandale puisqu'elle refuse d'alerter la police et ce d'autant plus que Jean Darrieux, l'ami de la famille  revient s'installer dans la demeure familiale à la demande de cette dernière... 

Audrey qui avait toujours laissé la première place à sa sœur,  s'empare de son destin et décide, à partir d'un curieux numéro d'inventaire au dos d'un tableau de Seurat que les voleurs ont laissé derrière eux, de s'interroger sur le vrai rôle joué par son père dans le trafic d’œuvres d'art spoliées par les nazis...

Cette douloureuse enquête dans le milieu du marché de l'art d'aujourd'hui et de la période de l'occupation, l'emmènera chez les galeristes, à Montcalm près de Nîmes, à Genève puis  à Drouot et lui permettra de faire la lumière sur l'origine des biens familiaux, de questionner ses relations avec sa sœur, de comprendre le lien trouble entretenu par Jean Darrieux, l'ancien secrétaire de son père, avec les femmes de la famille... jusqu'à la révélation finale...

Véritable page turner, le roman délié et très documenté de cette journaliste spécialisée en art nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne !

--/--

Anne-Laure Thiéblemont est née en 1963 en Algérie, elle a grandi successivement à Madagascar, Lyon, Paris et Bogota. Après une maîtrise en Histoire de l'Art à la Sorbonne en 1986, elle sera diplômée de l'Institut national de gemmologie (2003). Journaliste - elle a notamment collaboré avec Le Monde, Géo, Grands Reportages, Aladin - spécialisée en art et en gemmologue de formation, elle a mené des enquêtes sur le trafic d'objets et de pierres précieuses. Elle a publié Le Collectionneur (2006) et La Mouche d'Alexandrie (2008). Elle était rédactrice en chef de Pays de Provence, Ateliers d'art et Méditerranée Magazine et également créatrice de bijoux. Elle est décédée soudainement en 2015

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Après 16 ans de succès dans Duel Opus 1 et 2 avec Laurent Cirade - violoncelle (plus de 1300 représentations dans 38 pays), le pianiste, compositeur et arrangeur roumain Paul Staïcu revient pour un savoureux seul en scène autobiographique...

Véritable prolongement de l'artiste, le piano accompagne le récit de Paul Staïcu depuis son enfance en Roumanie où il apprend le piano dès l'âge de 5 ans jusqu'à son entrée au conservatoire de musique de Paris,  en passant par la fuite du régime de Ceaucescu et la chute du mur de Berlin intervenue trois mois après son départ...

Virevoltant entre le classique, le jazz, le piano bar, les jingles et même le rap, les doigts de ce magicien nous transportent dans l'univers de la musique à travers les siècles, mêlant l'histoire de sa famille à la grande Histoire !

A voir absolument avant le 18 juin  (le spectacle ne se donne que le lundi et le mardi) !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur chilien Sebastian Lelio a fait le remake US de son propre film Gloria (2013) avec Paulina Garcia qui avait remporté l'Ours d'argent de la meilleure actrice à Berlin !

Quelle drôle d'idée ???

Julianne Moore est sa nouvelle héroïne : comme Paulina, elle est seule, divorcée et rencontre un homme lâche qu'elle finit par quitter !

Rien à redire de Julianne Moore qui est parfaite comme à son habitude... Rien à redire non plus de John Turturro parfait dans ce rôle d'homme dévoré de culpabilité...

Mais la mayonnaise ne prend pas...

Les deux actrices crèvent toutes les deux l'écran, mais Julianne est de passage dans ce rôle alors que Paulina l'incarnait...

On vivait avec elle, on était heureux ou triste avec elle... Quant à Julianne, on la regarde, on admire la maîtrise de son jeu mais l'émotion n'est pas là -d'autant que le scénario ne présente aucun suspens puisqu'il est la fidèle copie de celui de Gloria !

Dommage !

Voir les commentaires

1 2 > >>