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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Edouard Bergeon a voulu rendre hommage à son père agriculteur qui s'est suicidé en 1999 criblé de dettes...

Pour nous raconter l'évolution du monde paysan durant ces 40 dernières années, le réalisateur a choisi de nous faire vivre avec une famille composée du grand père (Rufus excellent en vieil autoritaire), du père Pierre incarné par Guillaume Canet, de la mère et de leurs deux enfants...

L'histoire commence en 1970 quand Pierre rentre tout fringant d'une expérience aux USA, rachète l'exploitation à son père, épouse sa fiancée Claire (formidable Veerle Baetens) qui l'a attendu et se lance dans une grande politique intensive pour s'inscrire dans la modernité...

20 ans plus tard Pierre est surendetté et l'incendie d'une grange le fait sombrer dans une dépression dont personne n'arrive à le sortir : ni sa femme qui travaille au dehors pour remplir le frigo et assure toute l'exploitation du domaine, ni Thomas son fils (excellent Anthony Bajon) prêt à interrompre ses études d'ingénieur agricole pour reprendre la direction des Grands Bois...

Je suis allée voir ce film car je suis certaine que notre agriculture est en danger et qu'il faut parler des suicides des agriculteurs qui ont "investi" comme leur recommandait la FNSEA mais se retrouvent seuls face à d'immenses difficultés liées à la politique de croissance à tout prix et à l'usage intensif des pesticides...

Le sujet est passionnant mais Guillaume Canet sensé incarner le père du réalisateur jusqu'à cette ridicule calvitie que la caméra n'arrête pas de souligner, ne m'a pas du tout émue :  il est incapable de demander de l'aide à son père et ne saisit pas la main tendue par sa femme mère courage et ses enfants... Il s'enferme pour boire, fumer et absorber des médicaments qui finissent par le rendre violent...

Dommage qu'Edouard Bergeon dont c'est le premier long métrage, n'ait pas réussi à prendre plus de distance par rapport à son histoire personnelle pour délivrer un message plus universel et donc plus fort !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Woody Allen retrouve pour notre grand plaisir Manhattan : ses villages, ses rues, ses appartements, ses hôtels, son atmosphère...

Sa caméra filme avec amusement Gatsby (Timothée Chalamet) et Ashleigh (Elle Fanning) ses deux jeunes héros venus passer un weekend en amoureux à New York...

En effet, venue interroger pour le magazine de son lycée le célèbre réalisateur Roland Pollard (Liev Schreiber), Ashleigh est ravie à l'idée de découvrir la vie natale de Gatsby...

Mais rien ne se déroule comme prévu...

Le réalisateur en pleine crise créatrice propose à la jeune journaliste en herbe de découvrir son dernier film avant qu'il ne le détruise... il l'entraîne avec lui et la présente à tous ceux qui gravitent autour de lui...

Fascinée la jeune femme se laisse happer par la vie factice des gens de cinéma tandis que Timothée laissé à lui-même, renoue avec ses anciens amis et accepte de participer à la soirée organisée par sa puissante et tyrannique mère...

Le dernier film de Woody Allen est une vraie réussite : deux acteurs qui crèvent l'écran, de belles images, un scénario intelligent, des dialogues brillants le tout servi par une bande son jazzy à souhait... 

Enfin contrairement à ses précédents films où le réalisateur laissait transparaître  une certaine amertume, celui-ci est enlevé et optimiste et offre de très belles scènes comme celle de l'échange en tête à tête entre la mère et le fils !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hafsia Herzi, l'envoûtante  danseuse du ventre de La Graine et le Mulet est passée derrière la caméra avec ce premier long métrage visiblement autobiographique...

Elle se raconte en Lila jeune femme très amoureuse de Rémi (Jérémie Laheurte) qui, plaquée par ce dernier, tente de retrouver un équilibre de vie...

Plus heureuse en amitié qu'en amour, la jeune femme multiplie les rencontres et cède au plaisir des autres sans réel consentement...

S'essayant à la manière "kechichienne", la réalisatrice filme les visages, les fessiers et les baisers en gros plans mais les gros plans ne font pas un film...

Un scénario poussif, des dialogues consternants de banalité, des acteurs ingrats sans réel talent...

Heureusement que l'actrice est belle et que la réalisatrice fouille un peu les personnages secondaires tels Ali son ami gay (Djanis Bouzyani très drôle) et Charly (touchant Anthony Bajon) qui la photographie (cf l'affiche)

On attend son second film ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gurinder Chadha s'est inspirée du récit biographique du journaliste  Sarfraz Manzoor pour nous replonger dans les années Thatcher marquées par  la croissance du chômage et la montée de l'intolérance...

Nous sommes en 1987 à Luton, petite ville anglaise où s'est installée une diaspora pakistanaise...

Le jeune Javed 17 ans (formidable Viveik Kalra) s'est réfugié dans l'écriture pour échapper au racisme ordinaire et à l'autorité farouche de son père...

Supporté (au sens anglais) par son professeur de littérature, le jeune Javed prend petit à petit confiance en son talent, grandement aidé par les textes de Bruce Springsteen qui font écho à sa difficulté de trouver son propre chemin sans renier les idéaux de sa communauté...

Littéralement porté par le jeune comédien au minois craquant, le film alterne avec un peu de systématisme les scènes familiales, les épisodes de la vie scolaire et la description de la réalité sociale de l'époque...

Les personnages de parents de Javed et de sa petite amie sont malheureusement si caricaturaux qu'ils affaiblissent le propos de cette comédie qui surfe sur les tubes du Boss...

Dommage, dommage...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son 13e long métrage, Cédric Klapisch revient à Paris pour nous parler de la solitude des trentenaires à l'heure des réseaux sociaux...

Sur cette trame très convenue, le réalisateur nous raconte l'histoire de Mélanie (Ana Girardot) et de Rémy (François Civil) qui habitent le quartier de Stalingrad, dans deux immeubles mitoyens, mais ne se connaissent pas... ils vont se rencontrer dans les toutes dernières images du film qui dure 1h50...

Mélanie est une laborantine timide mais douée qui travaille sur des traitements expérimentaux contre le cancer... Elle vient de rompre et n'arrive pas à trouver une nouvelle âme sœur sur les sites de rencontres...

Rémy travaille dans un immense entrepôt où les employés comme lui vont être remplacés par des robots... Quand on lui propose une promotion, il n'arrive pas à croire à sa chance car, pense-t-il il porte la poisse... 

Nos deux héros fréquentent bien évidement un psy, chacun le sien...

Mélanie voit Camille Cottin (excellente dans ce rôle) qui la reçoit dans un cabinet très cosy... tandis que Rémy est suivi par François Berléand (tout aussi excellent) qui exerce ses talents dans un centre impersonnel avant de prendre sa retraite...

Nous les voyons donc chez leurs psys, dans le métro, au boulot, avec leurs familles, jouer avec un chaton recueilli tour à tour par l'un puis par l'autre... Nous voyons passer les trains de la gare du Nord...

Bref nous nous ennuyons copieusement en attendant qu'ils établissent le contact, enfin !!!

Klapisch ne voulait pas faire Chacun cherche son chat 2.0... alors mon conseil revoyez avec délice et un brin de nostalgie Chacun cherche son chat l'original 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, animatrice pour Ernest et Célestine et Le chat du rabbin, ont adapté le livre de Yasmina Khadra pour écrire et réaliser ce film bijou...

Nous sommes en 1998 à Kaboul : la ville en ruine est occupée par les talibans qui font régner la charia...

Les hommes sont pendus, les femmes sont lapidées et les enfants regardent en jouant au ballon...

Les délicates aquarelles d'Eléa Gobbé-Mévellec magnifient le décor pour mieux faire ressortir les pierres et les rares silhouettes qui osent s'aventurer dehors... entre deux passages de 4x4 fous et de leurs sinistres occupants armés...

C'est l'histoire de deux couples que le destin va rapprocher : Atiq, ex-moudjahid devenu chef d'une prison pour femmes et Mussarat son épouse qui se meurt d'un cancer, Mohsen (qui a la voix et ressemble à Swann Arlaud) et Zunaira deux enseignants qui n'ont plus le droit d'enseigner...

Un événement tragique va amener Zunaira dans la prison d'Atiq - lequel, fasciné par la beauté de la jeune femme qui a osé enlever sa burqa, décide de résister à la dictature islamiste...

Une combinaison harmonieuse de très jolis moments, un dessin tout à la fois délicat et réaliste, une fin émouvante et les superbes voix de plusieurs comédiens de la comédie française font de ce film d'animation engagé une vraie réussite !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Il faut absolument aller cette exposition avant le 20 septembre !

La galerie nous propose dans les 850 m2 de cet ancien atelier industriel éclairé par une verrière de 12 mètres rénové avec goût, 200 photos et documents (dont des extraits de films) qui retracent la vie de la star dans l’œil des viseurs de 4 photographes !

André de Dienes immortalise la jeune starlette

Sam Shaw photographie  de 1952 à 1962 la célèbre actrice durant ses années de bonheur avec Arthur Miller et révèle ses jambes dans la célèbre robe blanche au-dessus de la bouche de métro !

Milton Greene est le photographe de l'apogée de Marylin et la photographie en tenue de ballerine ou sans fard !

Quant à Bert Stern, il capture les dernières images de la star en 1962 six mois avant sa mort ! 

Des photos connues, des photos moins connues dont celles de Marylin sans aucun maquillage, des photos superbes comme son modèle !

Marylin enfant
Marylin enfant

Marylin enfant

Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes

Marylin et André de Dienes

Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw

Marylin et Sam Shaw

Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene

Marylin et Milton Greene

Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern

Marylin et Bert Stern

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le jeune réalisateur russe Kantemir Balagov (30 ans), dont Tesnota le premier long métrage avait été sélectionné en 2017 à Cannes dans la section Un certain regard, a remporté avec ce film le prix de la mise en scène dans la même section en 2019...  et ce n'est que justice !

Il s'est inspiré du livre La guerre n'a pas un visage de femme de Svetlana Aleksievitch pour nous raconter le quotidien de Iya et Mascha, deux jeunes femmes russes qui ont survécu à l'enfer de Stalingrad...

A la manière d'un peintre qui nous ferait entrer dans le tableau, le réalisateur tente par touches de couleur de saisir dans le dialogue des deux jeunes femmes le passé indicible et le présent douloureux...

Iya (formidable Viktoria Miroshnichenko), est infirmière dans un hôpital qui tente de soigner les survivants de la bataille de Stalingrad : grande silhouette blonde comme absente à elle-même, elle ne vit que dans le regard de Mascha (tout aussi formidable Vasilisa Perelygina), "fille à soldats" revenue du front marquée dans son corps  et désormais stérile...

Ces deux-là sont liées par leur passé commun, par un fils confié par l'une à l'autre, par leur quotidien dans le service d'Andrey (Nikolay Ivanovich intense et fragile)... puis par le futur qu'elles tentent d'inventer, abandonnant la couleur sépia des uniformes pour oser les couleurs vives du rouge et du vert...

Un film lent (2h17) et beau où les sourires d'Iya et Mascha nous parlent des grandes oubliées de l'Histoire ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Scénariste et actrice dans le film, Mindy Kaling s'est inspirée de son propre parcours dans l'audiovisuel pour nous raconter l'histoire de Katherine (formidable Emma Thompson) animatrice d'un late night show en perte de vitesse qui se voit contrainte de faire appel à de nouveaux talents...

La réalisatrice indo-américaine Nisha Ganatra nous entraîne dans les coulisses de l'industrie du divertissement où les femmes et encore plus plus les femmes de couleur peinent à garder ou à trouver leur place face à leurs homologues masculins...

Le scénario assez convenu développe l'opposition puis l'entente entre ces deux femmes à première vue si différentes : Emma joue avec dérision la méchante, Mindy joue avec entrain la gentille naïve qui réussit peu à peu à s'imposer...

Dans le même registre, j'ai nettement préféré Le diable s'habille en Prada !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Arnaud Desplechin s'est inspiré d'un fait divers intervenu à Roubaix en 2002, qui a fait l'objet d'un documentaire tourné en 2008, pour nous raconter le tragique destin de deux jeunes femmes déshéritées, à la fois victimes et bourreaux d'une plus déshéritée qu'elles...

Un soir de Noël, le commissariat de Roubaix ne désemplit pas : la caméra nous fait partager le quotidien de l'équipe puis nous plonge dans le meurtre d'une femme âgée perpétré dans une cité ouvrière par Claude (Léa Seydoux à visage nu) et Marie (Sara Forestier complètement dévastée), amantes toxicomanes et alcooliques ...

Daoud (magnifique Roschdy Zem) chef de la police locale est sur tous les fronts : au contact sur le terrain où son intuition lui permet d'identifier très rapidement la culpabilité présumée des témoins et dans les bureaux où il interroge avec humanité et bienveillance le quotidien des laissés pour compte du système capitaliste...

A ses côtés, Louis (Antoine Reinartz très bon dans le rôle), un policier récemment nommé, tenté dans un premier temps par la prêtrise, fait ses classes, tentant de trouver son style entre la posture humaniste de Daoud et les vociférations des flics ordinaires...

Un beau sujet gâté par une impression d'irréalité : comment un flic peut-il réussir dans son métier en passant autant de temps sur chaque interrogatoire ? et plombé par le sentiment de fatalité qui pèse sur la ville : impossible de ne pas tomber dans la délinquance ?

Arnaud Desplechin n'est pas le nouveau maître du polar mais Roschdy Zem confirme l'excellence de son talent d'acteur !

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