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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Xavier Dolan a choisi le Québec pour tourner son 8ème long métrage...

Il nous parle d'amitié, d'une bande de copains qui se réunit pour boire, fumer et jouer à des jeux de mimes...

Les six trentenaires sont obligés de supporter la jeune sœur déjantée de l'un d'entre eux qui décide de tourner un court métrage amateur et leur demande de pallier l'absence de ses amis acteurs...

Matthias (Gabriel D'Almeida Freitas) et Maxime (Xavier Dolan) se voient contraints de tourner une scène de baiser qui va les plonger dans un trouble équivoque...

Hélas tout est tellement téléphoné que l'on n'arrive pas à s'intéresser à l'histoire de ces deux-là...

Matthias perd tout intérêt à son boulot et s'éloigne de sa femme...

Maxime se débat avec sa mère (incarnée par la fidèle Anne Dorval) qui est borderline et martyrise son fils... Il prépare son départ pour la Nouvelle Zélande où il a décidé de trouver un job de barman...

Rien ne nous est épargné, ni les disputes entre le fils et la mère, ni la coutumière scène de vomissement dans les toilettes, ni le pelotage dans une pièce fermée à clé où Matthias et Maxime succombent à leur attirance...

On ressort du film mal à l'aise, consternés une fois de plus par les éternels atermoiements de cette classe d'âge qui n'en finit plus de reculer devant l'âge adulte !

Les acteurs jouent bien mais ils ne sont ni sympathiques ni attendrissants...

Enfin heureusement qu'il y a des sous titres car le québécois mêlé d'anglais baragouiné est le plus souvent incompréhensible !

A voir si vous aimez Xavier Dolan ?

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Christophe Honoré s'interroge et nous interroge sur la vie conjugale et la fidélité après de nombreuses années  de mariage...

Avec ce rôle, Chiara Mastroianni qui a remporté le prix d'interprétation féminine dans la sélection Un certain regard au festival de Cannes 2019...

De tous les plans du film, elle interprète Maria, une femme mariée à Paul (Benjamin Biolay) depuis 20 ans...

Si Paul lui a été fidèle, Maria elle, a eu des dizaines d'amants parmi ses proches et ses élèves de la fac de Droit...

Quand Paul découvre sa dernière infidélité, elle fait ses valises et se réfugie dans la chambre 212 de l'hôtel en face de chez elle...

Tandis qu'elle observe son mari déprimer, Maria convoque ses ex dont Paul à 25 ans interprété par Vincent Lacoste et fait la connaissance d'Irène (Camille Cottin), la professeur de piano et amour de jeunesse de Paul...

Sur une excellente bande son, le réalisateur filme avec amusement et mélancolie les heurs et malheurs de Don Juanne qui se raconte et tente de comprendre ce qui arrive à leur couple...

Malheureusement et contrairement à la plupart des critiques, et malgré l'excellent jeu des acteurs, je ne suis pas entrée dans la fable, ce que je regrette mais un excès de futilité m'a empêchée d' y voir autre chose qu'un pur exercice de style sans réelle analyse en profondeur...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Ecrite par l'historien Jean Noël Jeanneney, la pièce qui se joue au Petit Montparnasse nous donne à entendre les échanges de Georges Mandel et Léon Blum dans le salon d'une petite maison située aux environs de Buchenwald à quelques kilomètres de la très culturelle Weimar, où les deux hommes politiques livrés par Pétain à Hitler sont prisonniers des allemands depuis de nombreux mois...

Emmanuel Dechartre, fils de Philippe Dechartre qui fut résistant et Ministre du Général de Gaulle et accueillit Léon Blum à Paris lors de son retour de déportation, prête son physique et sa voix à Léon Blum, fidèle de Jaurès, ancien président du Conseil  et chef du Front Populaire en 1936...

Christophe Barbier, ancien directeur de rédaction de l'Express campe pour sa part Georges Mandel, homme de droite et fidèle collaborateur de Clémenceau...

Nous sommes en juin 1944 : Blum et Mandel savent que la victoire est désormais acquise car les Alliés ont débarqué en Normandie...

Les deux protagonistes, dans l'attente terrible du sort qu'il leur est promis, revivent les débats politiques de la République entre 1870 et 1944 et se combattent à nouveau sur le terrain des idées, la gauche contre la droite, pas si éloignés que cela dans leurs engagements pour la paix à venir...

Le dialogue est brillant, chargé d'Histoire mais si tout semble réuni pour nous séduire, le spectateur reste toutefois à la porte du spectacle car les deux hommes n'en finissent pas de parler d'eux-mêmes et de leurs querelles qui paraissent si dérisoires face au destin que connaissent des millions de déportés sous leurs yeux...

Etrange aveuglement de ces soi-disant "grands hommes" impuissants face à la barbarie et plus préoccupés du destin des hommes politiques que de celui de leurs anonymes contemporains...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nicolas Pariser qui fut un élève de Rohmer, nous plonge dans les intrigues politiques d'une mairie tenue par un socialiste Paul Théraneau (Fabrice Luchini fabuleux)...

Usé, en panne d'inspiration, le maire s'adjoint les services d'une jeune normalienne Alice Heimann (Alice Demoustier parfaite dans le rôle), censée lui rédiger des notes sur des sujets de son choix pour lui donner des idées !

Intrigué puis peu à peu fasciné par les thèmes choisis par la jeune femme (1er  thème : la modestie), le maire va retrouver son appétit politique jusqu'à envisager de se représenter...

Le scénario s'attarde avec bonheur sur la personnalité des deux protagonistes et l'émergence de leur amitié mais musarde avec moins de succès dans la description des enjeux qui agitent tout le petit monde de la mairie, de la chef de cabinet aux communicants et aux experts...

Dommage qu'avec un si beau sujet et de si bons acteurs, le réalisateur n'ait pas osé aller jusqu'au bout de sa fiction en faisant prononcer par le maire le magnifique et courageux discours écrit par sa conseillère...

Un film audacieux mais qui tourne court !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son premier long métrage le réalisateur suisse Antoine Russbach a choisi de nous montrer la réalité du monde capitaliste sans fard et sans jugement...

Son film nous raconte l'histoire de Franck (incarné par Olivier Gourmet) qui travaille depuis des années dans une entreprise de transport suisse...

Quand totalement investi dans son rôle de décideur Franck commet une faute professionnelle, il est immédiatement lâché par sa hiérarchie qui en profite pour se débarrasser d'un cadre devenu trop cher et qui surtout manquait de rondeur dans ses prises de position...

Meurtri, Franck décide de mentir à sa femme et à ses 5 enfants et continue à se lever tous les matins pour faire illusion... car Franck qui s'est fait tout seul à la force du poignet n'existe à ses yeux qu'à travers son statut social et le confort de vie qu'il offre à sa famille...

Quand la vérité se fait jour, Franck se retrouve seul, lâché par le monde du travail dont l'hypocrisie éclate au grand jour et surtout lâché par sa famille qui ne voyait en lui qu'un portefeuille...

Seule sa dernière fille Mathilde (formidable Adèle Bochatay) le voit comme un père et le rattache à la vie...

Un film à voir absolument pour le jeu d'Olivier Gourmet mais également pour mieux comprendre le piège de la marchandisation des êtres au nom du travail !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Après Saul Dibb qui avait réalisé en 2014 l'adaptation cinématographique du roman best seller d'Irène Némirovsky (prix Renaudot 2004), Virginie Lemoine et Stéphane Laporte adaptent l'oeuvre au théâtre La Bruyère...

Grâce à un jeu subtil de transparences qui nous font quitter la maison oppressante où vivent Madame Angellier (Béatrice Agenin impressionnante de froideur) et sa belle fille Lucie (formidable Florence Pernel), la mise en scène astucieuse permet de transposer l'atmosphère propre à la Résistance dans une unité de lieu !

Samuel Glaumé est parfait dans le rôle du séduisant officier allemand Bruno von Falk que la maîtresse de maison est obligée d'accueillir chez elle...

Quant à Emmanuelle Bougerol qui interprète la bonne, son jeu riche et multi-facettes est si subtil qu'elle en devient la principale héroïne de la pièce, celle par laquelle l'extérieur s'invite et fait bouger les personnages !

Une pièce à voir pour ses acteurs mais aussi pour prolonger le souvenir de l'histoire poignante d'Irène Némirovsky !

 

 

Bruno von Falk, la bonne et Lucile

Bruno von Falk, la bonne et Lucile

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Dédiant la totalité de ses galeries à Charlotte Perriand (1903-1999) , la fondation Louis Vuitton rend hommage à cette femme engagée et libre, longtemps dans l'ombre de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, qui réinventa l'habitation et eut à cœur de faire la synthèse des Arts.... 

Connue pour son apport dans le domaine du design, la créatrice a une vision large de sa pratique. En articulation avec l'architecture et l'urbanisme, elle propose un art de vivre dont l'imaginaire est nourri par la mécanique, les automobiles et le cinéma mais également la nature et se combine avec d'autres arts (peinture, sculpture, photographie...)

L'exposition retrace le parcours chronologique de Charlotte Perriand en adoptant ce point de vue et mêle ses travaux avec ceux de ses amis dont Fernand Léger, Picasso, Calder, Hartung, Delaunay, Soulages... jusqu'à plonger le visiteur dans des reconstitutions grandeur nature...

Fondamental, son séjour au Japon de 1940 à 1941 renforce sa compréhension des liens entre création et tradition et amorce le dialogue des cultures...

Quelques réalisations majeures...

Associée de Le Corbusier et Pierre Jeanneret en 1927, Charlotte Perriand se spécialise dans l'équipement mobilier et dessine le mobilier en tube dont la fameuse chaise longue basculante ; en 1934 elle se lance dans l'architecture préfabriquée pour les loisirs (maison au bord de l'eau, hôtels et refuges en montagne), conçoit en 1935 la salle d'étude de la maison du jeune homme à l'exposition universelle de Bruxelles puis en 1935 le pavillon du ministère de l'agriculture lors de l'exposition internationale des arts et techniques à Paris...

De 1947 à 1952 elle participe à de nombreux chantiers de la reconstruction : hôpital de Saint Lô, unités d'habitation à Marseille, Maisons du Mexique et de la Tunisie à la cité universitaire, bâtiments en Afrique...

En 1963/1965  elle réalise l'équipement des salles du Musée d'Art Moderne à Paris et de 1967 à 1989, elle dirige la conception urbanistique et architecturale des stations de sport d'hiver des Arcs en Savoie...

En 1993, à 90 ans, elle réalise la maison de thé de l'UNESCO dans le cadre du festival culturel du Japon à Paris...

Une exposition foisonnante pour nous faire entrer dans l'univers esthétique de cette femme moderne dans tous les sens du terme !

 

Mobilier
Mobilier
Mobilier
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Mobilier
Mobilier

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L'art d'habiter
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Synthèse des Arts
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Se ressourcer dans la nature et maison de thé de l'UNESCO
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Fernand Léger : Composition au parapluie et la danseuse au cheval
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