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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les critiques sont partagés sur le dernier film d'Albert Dupontel...

Bijou de fantaisie tendre ou prétexte au cabotinage de l'auteur dixit Télérama qui ne prend pas position...

Personnellement, j'ai totalement adhéré à l'aventure loufoque qui réunit trois paumés de la vie...

Quand Suze Trappert (Virginie Efira toujours excellente), coiffeuse de son métier, apprend qu'elle n'a plus beaucoup de jours à vivre, car trop de laque ont empoisonné ses poumons, elle décide de tout faire pour retrouver l'enfant dont elle a accouché à l'âge de 15 ans et que ses parents l'ont contrainte à abandonner sous X...

Lors d'une séquence de fusillade complètement improbable, elle croise la route de Jean Baptiste Cuchas dit JB (Albert Dupontel très convaincant dans le rôle), un cadre supérieur hacker de génie lâché par ses supérieurs qui lui préfèrent un petit jeune sorti d'une grande école...

Les deux désespérés ne vont plus se quitter, bientôt rejoints par Monsieur Blin (Nicolas Marié excellent), un archiviste aveugle victime de violence policière qui va les aider à mener leur enquête...

Mêlant adroitement l'absurde et les scènes plus intimistes, le réalisateur dénonce à sa façon la dérive jeuniste des organisations, l'hystérie outrancière de la police, l'abandon des petites maternités devenues des rond-points, l'urbanisme qui a défiguré nos villes et plus globalement la terrible solitude des individus face à la toute puissance du système sécuritaire qui envahit jusqu'à notre sphère personnelle...

De très jolis moments avec Jackie Berroyer, un médecin atteint par la maladie d'Alzheimer complètent avec tendresse le portrait d'une époque envahie par la technologie mais sauvée par la complicité des rencontres affinitaires !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le peintre Magi Puig né en 1966, s'expose à la galerie Portal à Saint Jean de Luz...

Le peintre ne se contente pas d'une représentation formelle, il triture la matière, ose des grands aplats colorés et des compositions décalées parfois empruntées à la bande dessinée. Sa facture est tout sauf conventionnelle et son regard sur la lumière d'une extrême sensibilité...

Après Venise qu'il affectionne tout particulièrement, le Maroc est la dernière source d'inspiration de l'artiste : Chaouen, Fez, Tanger, les souks, les arcades, les rues et les façades bleues...

L'exposition ne présente que quelques œuvres mais elles sont représentatives de la singularité artistique de cet artiste à la riche palette chromatique !

Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc
Le peintre catalan Magi Puig célèbre les couleurs du Maroc

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice italienne Maura Delpero dont c'est le premier long métrage, nous interroge sur l'instinct maternel... Elle nous plonge dans un foyer pour filles mères tenu par des religieuses en Argentine où l'avortement est toujours interdit...

Trois actrices formidables de vérité dont les deux premières sont des non professionnelles, nous présentent les différentes figures du sentiment maternel : d'un côté, Lu(ciana) (Agustina Malale) et (Fa)tima (Denise Carrizo) deux adolescentes de 17 ans qui vivent leur maternité précoce de façon très différente ; de l'autre côté Paola (Lidiya Liberman), une jeune religieuse italienne qui vient terminer son noviciat dans le foyer argentin...

Lu qui refuse de ne plus être qu'une mère, s'habille de façon provocante et saisit toutes les occasions d'aller retrouver son mec même si celui-ci a déjà pu se révéler violent... Tima quant à elle, mère d'un petit garçon et enceinte de sa future fille, semble se résigner à son sort : dolente, elle admire et redoute la vitalité agressive de Luciana, à laquelle elle passe tous ses caprices !

Quand Lu fugue en abandonnant sa petite Nina (délicieuse Isabelle Cilia), Tima accueille la fillette avec fatalité mais se voit voler l'affection de celle-ci par la sœur Paola sur le point de prononcer ses voeux, qui s'investit au-delà du rôle d'éducatrice qui lui est dévolu...

Passionnant jeu de regards et de gestes tendres entre cette enfant déjà femme qui regarde sa mère avec amour et reporte son besoin d'affection sur Paola... Paola, qui à la différence de la mère supérieure et de son équipe, n'a semble-t-il pas complètement renoncé à la maternité ou du moins semble être aspirée presque malgré elle dans le désir charnel d'enfant...

Une belle réflexion sur la réalité de ce que c'est d'être mère, que l'on soit adolescente ou jeune adulte, que l'enfant soit désiré ou non, que l'enfant soit possible ou interdit...

Un film à voir avant qu'il ne disparaisse des écrans !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Suite aux trois années de guerre civile espagnole (1936-1939), opposant les nationalistes aux républicains, Franco finit par s'emparer de l'ensemble de l'Espagne. En janvier 1939, les troupes franquistes entrent dans Barcelone, dernier territoire insoumis. Dans les jours qui suivent, plus de 450 000 personnes cherchent à trouver refuge en France, c'est la Retirada (Retraite en français). S'y mêlent civils, militaires, officiels de la République espagnole se pressant sur les routes de Catalogne, par la frontière encore ouverte entre Andorre et Port-Bou.

Le 29 janvier, le gouvernement français applique son plan de barrage le long des Pyrénées et ouvre dans la nuit la frontière aux civils (femmes et enfants) et aux blessés qui sont majoritairement dirigés en train dans les centres d'hébergement répartis dans 70 départements. Dès la fin du mois de janvier, des camps sont mis en place vers lesquels les hommes valides sont dirigés dans un dénouement total. Josep Bartoli fait partie de ces hommes. Les principaux camps de la Retirada fonctionneront jusqu'en juin 1940 et seront repris par le gouvernement de Vichy qui renforcera le réseau et ouvrira de nouveaux camps comme celui de Rivesaltes en 1941.

Le dessinateur de presse Aurel,  dont c'est le premier long métrage, a découvert le travail de Josep Bartoli grâce au livre que lui a consacré son neveu Georges Bartoli. Fasciné par la première de couverture qui représente un républicain espagnol mi-homme, mi-squelette qui se tient sur ses béquilles, il a voulu nous faire revivre l'histoire du génial dessinateur et caricaturiste catalan dans ce film dessiné !

L'univers graphique du film évolue en fonction des étapes de la vie de Josep : au trait de crayon qui évoque le quotidien et l'enfer des camps, succède peu à peu la couleur au contact de Frida Kahlo et de son compagnon Diego Rivera dont il fait la connaissance au Mexique, où il parvient en 1943 après un long périple.

Josep qui dessine pour survivre est sauvé par un gendarme français qui l'aide à s'évader au risque de sa vie... C'est auprès de cet homme mourant, qu'il a remercié en lui donnant des dessins, que son petit fils Valentin va découvrir à son tour la vie et l’œuvre de Josep Bartoli !

Sergi Lopez (Josep), Gérard Hernandez (grand-père), Bruno Solo (gendarme) et quelques autres prêtent leurs voix aux personnages du film...

A voir sans modération !

"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada
"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada
"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada
"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada
"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada
"Josep" : un témoignage poignant sur la Retirada

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

A la faveur de sa réouverture après plus de deux ans de travaux qui lui ont permis de doubler ses surfaces d'exposition grâce à la réhabilitation de ses caves voûtées en sous-sol, le musée Galliera présente la première rétrospective en France d’une couturière hors normes : Gabrielle Chanel (1883-1971).

Sur un parcours jalonné de plus de 350 pièces issues des collections de Galliera, du Patrimoine de Chanel, de musées internationaux – le Victoria & Albert Museum de Londres, le De Young Museum de San Francisco, le Museo de la Moda de Santiago du Chili, le MoMu d’Anvers... - et de collections particulières, cette exposition est une invitation à découvrir un univers et un style intemporels.

Dans ces années où Paul Poiret domine la mode féminine, Gabrielle Chanel, va dès 1912, à Deauville, puis à Biarritz et Paris, révolutionner le monde de la couture, imprimer sur le corps de ses contemporaines un véritable manifeste de mode.

Chronologique, la première partie évoque ses débuts avec les petites robes noires et les modèles sport des Années folles jusqu’aux robes sophistiquées des années 30.

Thématique, la seconde partie de l’exposition invite à décrypter ses codes vestimentaires : tailleur en tweed gansé, escarpin bicolore, sac matelassé 2.55, couleurs noir et beige bien sûr, mais aussi rouge, blanc et or... sans oublier les bijoux fantaisie et de haute joaillerie indispensables à la silhouette de Chanel.

Dix portraits photographiques de Gabrielle Chanel viennent confirmer combien la couturière a incarné sa marque. Quelques très courts métrages nous font découvrir les défilés dont le dernier en 1971...

Quelques photos des égéries de la couturière : Liz Taylor, Romy Schneider, Anouk Aimée et Delphine Seyrig dans L'année dernière à Marienbad... viennent donner de la vie aux vêtements...

L'exposition nous permet de (re)découvrir avec intérêt le style Chanel mais la mise en scène des vêtements aurait certainement été sublimée par l'adoption d'autres couleurs que le noir qui est l'unique écrin de la première partie chronologique... Heureusement que la partie thématique bénéficie des éclairages savants des magnifiques caves voûtées du palais... Un petit film sur la vie de Gabrielle Chanel aurait été également le bienvenu !

A voir jusqu'au 14 mars 2021 !

Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée
Modèles et cave voûtée

Modèles et cave voûtée

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