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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Anne Fontaine a fait appel à quatre excellents comédiens pour incarner deux anciens présidents et leurs compagnes...

Nicolas (Jean Dujardin) s'adonne aux tâches ménagères et s'occupe du petit chien ratier que lui a offert sa femme Natalie, cantatrice de renom (Doria Tillier) : la vie politique lui manque !

François (Grégory Gadebois) coule une retraite paisible dans un petit village de Corrèze, aux côtés d'Isabelle (Pascale Arbillot), une vétérinaire très appréciée dans la région...

Très énervé par les sondages favorables à Marine Le Pen, Nicolas rejoint François en Corrèze pour lui proposer de faire alliance contre le péril fasciste !

Farci de petits détails amusants, le récit se moque avec tendresse des travers des hommes politiques et de ces deux-là en particulier qui ne peuvent s'empêcher de s'envoyer des piques !

Sous le regard attentif de leurs très intelligentes compagnes, et encouragés par leurs gardes du corps respectifs, Nicolas et François vont se lancer dans une improbable campagne aux côtés de l'élu local qui n'est pas dupe !

A voir pour sourire et oublier les 66% d'abstentionnistes aux dernières élections !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'effervescence était palpable dans la salle : enfin nous pouvions retourner au théâtre... avec le masque !

La comédie écrite et mise en scène par Jean-Claude Idée nous plonge en plein été 42 dans la période new-yorkaise de Saint- Exupéry...

L'intrigue s'appuie sur une réalité historique : Saint-Exupéry qui poursuit l'objectif de faire entrer en guerre l'armée des États-Unis, arrive à New-York en décembre 1940. Considéré par certains comme pétainiste car non gaulliste, Saint-Exupéry a du mal à faire entendre sa voix.

En février 1942, il publie Pilote de guerre : son traducteur lui trouve un hébergement luxueux chez Sylvia Hamilton, journaliste qui ne parle pas un mot de français - c'est au cours de la relation amoureuse nouée avec celle-ci que Saint-Ex écrit son conte philosophique Le petit Prince

Pour pimenter la trame, Jean-Claude Idée réunit sur scène quatre personnages : Saint-Ex, son épouse Consuelo, le philosophe suisse Denis de Rougemont (l'amant de cette dernière) et Sylvia Hamilton...

Tout ce petit monde papote, se déchire, se réconcilie, joue aux échecs...

Saint-Ex se désole de son oisiveté forcée, Consuelo menace de le quitter pour mieux se l'attacher, Denis de Rougemont est écartelé entre son amour sincère pour Consuelo et son amitié naissante pour Saint-Ex, quant à Sylvia Hamilton elle tente de raisonner son amant pour le dissuader de reprendre le combat...

Mêlant contexte historique, débats philosophiques, réflexions sur le devenir du monde et scènes de ménage à géométrie variable, la pièce perd en profondeur et ne nous convainc guère malgré le jeu d'Adrien Melin qui excelle dans le rôle complexe de Denis de Rougemont ; Gaël Giraudeau qui interprète Saint-Ex avec nonchalance semble, pour sa part, très loin du personnage passionné qu'il est censé incarner !

Le décor est distrayant : jeu de chaises et vidéos illustratrices des propos échangés mais ne nous séduit pas au point de nous faire oublier l'absence de fil rouge de la mise en scène...

A voir pour le plaisir du spectacle vivant !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Paul Signac (1863-1935), maître du paysage et principal théoricien du divisionnisme, est à l’honneur au musée Jacquemart André, à travers un parcours composé d'une soixantaine d’œuvres issues d’une collection particulière.

C'est en 1880, après avoir visité la première exposition personnelle de Claude Monet, que Paul Signac décide de devenir peintre... Autodidacte, il débute sa carrière en s'appropriant la manière impressionniste...

En 1884, le peintre rencontre Georges Seurat et c'est ensemble qu'ils s'intéressent aux travaux du chimiste Eugène Chevreul sur la perception des couleurs...

En 85-86 Signac est le premier à appliquer le principe de la division des couleurs en juxtaposant de petites touches de couleur pure, laissant à l’œil du spectateur le soin d'accomplir le mélange optique des tons : le néo-impressionnisme est né !

Après avoir largement exploré le littoral breton et les bords de Seine, Signac découvre le port de Saint Tropez et consacre 5 années de sa vie aux paysages méditerranéens

L’exposition suit un parcours chronologique, depuis les premiers tableaux impressionnistes peints par Paul Signac sous l’influence de Claude Monet jusqu’aux œuvres vivement colorées réalisées au XXe siècle :  aux côtés d'une vingtaine de toiles et d’une douzaine d’aquarelles, le musée présente également plus de 20 œuvres d'artistes comme Camille Pissarro, Maximilen Luce ou encore Achille Laugé qui ont rallié la mouvance néo-impressionniste...

Le film documentaire qui complète l'exposition est très intéressant mais j'ai été très déçue par le trop faible  nombre d’œuvres de Paul Signac !

 

Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise
Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise

Signac : Antibes, Marseille, bords de Seine, Avignon, Saint Tropez, Mont Saint Michel, Marseille, Samois, Saint Tropez, Venise

Achille Laugé, Maximilen Luce (2), Camille Pissarro
Achille Laugé, Maximilen Luce (2), Camille Pissarro
Achille Laugé, Maximilen Luce (2), Camille Pissarro
Achille Laugé, Maximilen Luce (2), Camille Pissarro

Achille Laugé, Maximilen Luce (2), Camille Pissarro

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Dominic Cooke s'est inspiré de faits réels pour nous raconter l'histoire extraordinaire d'un espion ordinaire !

Le scénario nous replonge dans les années 60 au pic de la guerre froide : un homme d'affaires interprété par l'excellent Benedict Cumberbatch, est choisi pour servir de contact avec un colonel soviétique désireux de sauver le monde de la menace nucléaire que Krouchtchev poussa à son paroxysme...

Une belle amitié entre Monsieur Tout-le-monde et la taupe du Kremlin, la reconstitution fidèle d'une époque et la tension de la première moité du film ne suffisent pas à faire d'Un espion ordinaire un grand film d'espionnage...

Un bon téléfilm à la facture classique et un peu "datée" dans la description des relations entre les deux héros et leurs familles respectives !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film d'Elie Wajeman est noir, noire comme la nuit où se débat Mikaël (Vincent Macaigne parfait), un médecin de nuit toujours sur la corde raide : entre ses patients toxicomanes et les combines de Dimitri (Pio Marmaï), son cousin pharmacien, entre sa femme Sacha (Sarah Le Picard) et sa maîtresse Sofia (Sara Giraudeau) qui se trouve être de surcroît la femme de Dimitri...

L'action se déroule en une nuit d'hiver, dans les quartiers populaires de Paris où s'agite la faune multi raciale de la nuit...

Au volant de sa vieille Volvo, caparaçonné dans son épais blouson de cuir, lourde sacoche à la main, Mikaël tour à tour tendre et violent,  tente de se racheter une conscience en arrêtant le trafic de Subutex (substitut de l'héroïne) dans lequel son cousin l'a entraîné, en renouant avec sa femme pour ne pas perdre l'amour de ses filles...

Tout le monde compte sur Mikaël : le dispatcheur de SOS Médecins qui crépite dans sa radio, la vieille dame qui fait une crise d'angoisse à trois heures du matin, le cousin qui fête son anniversaire dans une boîte de nuit  psychédélique, sa maîtresse qui veut partir avec lui, sa femme qui le somme d'arrêter ce métier...

Mikaël fait face à toutes les situations, c'est un sauveur, mais arrivera-t-il à se soustraire au destin qu'il s'est lui-même fabriqué ?

Un témoignage poignant sur l'exercice de la médecine d'urgence à domicile et dans la rue, un polar fiévreux, un beau portrait d'homme... que demander de plus au cinéma ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #séries

Certes les cinémas sont enfin ouverts mais je ne résiste pas à l'envie de vous recommander quelques séries qui m'ont permis de traverser le dernier confinement

J'en ai sélectionné quatre

Ma préférée a été  "Les Shtisel", une famille à Jérusalem

Sur quatre saisons, la série nous invite à partager la vie quotidienne d'une famille ultra-orthodoxe du quartier de Geula à Jérusalem

La série créée et écrite par Ori Elon et Yehonatan Indursky qui viennent eux-mêmes de cette communauté, tend à casser l'image d'austérité qui leur est souvent associée sans pour autant en faire un portrait idéalisé. Au fil des saisons, on s'aperçoit qu'il s'agit de femmes et d'hommes animés des mêmes passions, envies, chagrins et travers que tout autre être humain.

Les Shtisel met en scène une partie restreinte de la communauté ultra-orthodoxe  : les Haredim, qui vivent entre eux dans des espaces ghettoïsés spatialement, socialement et culturellement

Les Haredim sont le sous-groupe orthodoxe le plus pauvre, qui dépend financièrement des subsides de l'Etat et d'aides de l'étranger. Tout repose sur les femmes qui, en général, ont des professions. Les hommes ne travaillent pas et passent leur vie dans des académies talmudiques !

Le mode de vie des Haredim est actuellement remis en question du fait de l'influence des ultra-orthodoxes venant de l'étranger et surtout suite au développement des réseaux sociaux...

On retrouve chaque soir avec plaisir les membres de la famille (avec une mention spéciale pour le fils), qui, au fil des saisons, deviennent des voisins proches qui nous émeuvent, nous font sourire, nous agacent et nous séduisent !

Sur le même sujet, Unorthodox (2 courtes saisons), une série allemande réalisée par Anna Winger nous raconte le parcours (inspiré d'une histoire vraie), d'une jeune femme de confession juive ultra-orthodoxe Esther Shapiro qui quitte New York pour vivre sa vie de femme libre à Berlin mais est rattrapée par son passé

Brillamment Interprétée par Shira Haas (qui joue également un rôle majeur dans Les Shtisel), la série nous parle du combat universel des femmes pour se libérer de la domination patriarcale !

 
Je me suis régalée avec la série Le jeu de la Dame, mini série US de 7 épisodes créée par Scott Frank et Alan Scott d'après le roman éponyme de Walter Tevis

La série nous fait le récit du parcours de huit à vingt-deux ans d'une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon interprétée magistralement par Anya Taylor Joy. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

Les personnages de Beth Harmon et du grand maître fictif russe Vasily Borgov sont le résultat de la synthèse de plusieurs joueurs historiques.

Une femme d'un niveau tel qu'elle affronte l'élite mondiale masculine évoque la joueuse hongroise Judit Polgar, et par exemple son match contre Garry Kasparov en 2002.

Enfin une personne de nationalité américaine qui défie la suprématie échiquéenne russe d'après-guerre peut évoquer Bobby Fischer affrontant Boris Spassky. Le match qui clôt la série faisant écho au "match du siècle" qui opposa les deux joueurs pour le titre de champion du monde d'échecs en 1972. De plus Bobby Fischer a lui aussi eu un père absent, et une mère qui est sortie très tôt de sa vie (à 17 ans)

Le personnage est fascinant et l'on se réjouit de voir une jeune et ravissante femme battre les austères champions d'échecs à plate couture et surtout en pleine guerre froide !

Enfin last but not least, je me suis laissée embarquée sur le conseil d'une amie, dans une série espagnole fleuve (6 saisons, 45 épisodes) : Les demoiselles du téléphone (Las Chicas del cable)

Créée par par Ramón Campos et Gema R. Neira, la série démarre dans les années 1920 à Madrid, couvre la guerre civile de 1936 à 1939 et se termine à l'arrivée au pouvoir de Franco.

L'intrigue mêle l'histoire de quatre femmes, qui se battent, chacune à leur manière pour le droit des femmes et pour leur indépendance.

Standardistes dans la compagnie de téléphone de la capitale, elles se voient confrontées à de nombreux problèmes, qu'elles gérent ensemble, en ayant toujours des choix compliqués à faire, à des moments où la vulnérabilité les affecte plus que tout.

Elle met en scène 4 actrices : Blanca Suarez (Alba Romero Méndez alias Lidia Aguilar Dàvila), Maggie Civantos (Angeles Vidal), Ana Fernadez (Carlota Rodriguez de Senillosa), et Nadia de Santiago (María « Marga » Suárez)

Lidia : fugitive depuis son enfance, Alba doit changer d'identité car elle est accusée de meurtre. Elle utilise ce pseudonyme pour obtenir un poste d’opératrice du téléphone dans la compagnie madrilène ; elle se fait donc passer pour Lidia Aguilar Dávila. C'est là qu'elle retrouve son amour de jeunesse : Francisco Gómez, désormais marié avec la fille du directeur de la compagnie de téléphone.

Angeles : mariée à un homme violent, elle représente le stéréotype de la femme soumise. Elle travaille à la compagnie du téléphone depuis des années et c'est là qu'elle va faire la rencontre des autres protagonistes qui vont changer sa vie, en l'aidant.

Marga : jeune femme très timide issue d'une famille campagnarde, elle quitte sa famille pour entrer dans la compagnie de téléphone de la capitale et change ainsi de vie, s'imposant petit à petit comme une femme de son époque, défendant ses droits, notamment dans l'ultime saison, où elle se révolte contre l'armée espagnole

Carlota : issue d'une famille aisée de Madrid, elle va se révolter contre son père. Femme indépendante et féministe, elle va se battre pour les droits des femmes et pour l'homosexualité

Les actrices sont toutes formidables et les acteurs qui jouent leurs maris, leurs amants... et interprètent les figures du pouvoir et de l'autorité (patrons et employés, forces de l'ordre, militaires...) sont très représentatifs des tempéraments masculins de l'époque mais pas que !

Vous avez le choix ! Tout comme celui d'aller au cinéma !

 

 

 
 
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le musée Carnavalet dont vous trouverez ci-dessous une courte biographie, a rouvert ses portes après 4 ans et demi de travaux et c'est une réussite !

L’idée d’un musée consacré à l’histoire de Paris s’impose sous le Second Empire (1852-1870) alors que la capitale s’agrandit. En 1866, à l’instigation du préfet de la Seine Haussmann, et peut-être comme instrument compensatoire des destructions parisiennes, la municipalité se porte acquéreur de l’hôtel Carnavalet pour y abriter la nouvelle institution qui doit documenter Paris

  • 1548-1560 : construction de l’hôtel particulier pour Jacques des Ligneris, président du Parlement de Paris.
  • 1660 : l’hôtel est complété par le célèbre architecte François Mansart qui surélève le porche de la façade sur l’actuelle rue de Sévigné.
  • 1677-1696 : Madame de Sévigné et sa famille résident dans l’hôtel.
  • 1688 : Pierre Bullet, architecte du Roi et de la Ville, construit l’hôtel Le Peletier Saint-Fargeau.
  • 1866 : l’hôtel Carnavalet est acquis par la Ville de Paris.
  • 1880 : le musée Carnavalet ouvre ses portes au public.
  • 1989 : l’hôtel Le Peletier Saint-Fargeau est annexé au musée.

La rénovation du musée a consisté notamment à restaurer ses façades, ses baies, ses cours et certains parquets, à créer des circulations verticales avec des grands escaliers et de nouveaux espaces :

  • deux salles d’introduction pour présenter Paris, ses symboles, ses données-clés et l’histoire de la création du musée et de ses donateurs,
  • en sous-sol, de nouvelles salles voûtées pour exposer les collections allant du mésolithique (9600-6000 avant notre ère) jusqu’au milieu du 16e siècle,
  • un café restaurant donnant sur les jardins (restauration très bobo !)

L'entrée est gratuite, il suffit de réserver un créneau et de suivre le plan disponible à l'entrée car le musée, composé de deux hôtels particuliers, est un vrai labyrinthe ! Et sa visite demande plusieurs visites !

A voir absolument : la galerie des enseignes et la boutique du bijoutier Fouquet décorée par Alfons Mucha en 1901, dont les décorations furent démontées, offertes au musée en 1941 et remontées en 1989 !

Pour compléter la visite (3800 œuvres dont 10% à hauteur d'enfant, 3900 m2 d'exposition, 1.5 km de parcours de visite, 46 entretiens filmés...) et ce jusqu'au 31 octobre, la fondation Henri Cartier Bresson et le musée Carnavalet nous proposent une exposition sur Paris vu par Cartier Bresson

Après des débuts marqués par l’influence du photographe Eugène Atget et des artistes surréalistes, Cartier Bresson se découvre voyageur au long cours, avec Paris comme port d’attache. Dans cette ville, qu’il ne cesse de redécouvrir, c’est d’abord l’être humain qui l’intéresse. Il le saisit dans la rue ou à l’occasion de rencontres. Il témoigne aussi de grands événements d’actualité comme la Libération en août 1944 et Mai 68. Il gagne, dès qu’il le peut, les lieux de manifestations. A Paris, comme ailleurs, son appareil photo ne le quitte pas.

Ses images parisiennes qui figurent en bonne place dans son œuvre, témoignent de ses errances mais sont également prises dans le cadre de reportages et commandes pour la presse internationale. Cette mosaïque définit un flâneur particulièrement attiré par les quais de la Seine et le Paris des marges.

L’exposition présente des photographies du Paris des années 1937 à 1969, des portraits de femmes et d'hommes célèbres ; un très intéressant audiovisuel présenté par l'artiste permet de mieux comprendre son œuvre !

Pour les amoureux de Paris mais pas que !

Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel
Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel

Carnavalet architecture - cour Henri IV - cour d'honneur - salle de bal Wendel

1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha
1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha

1901 Bijouterie Fouquet décorée par Alfons Mucha

Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)
Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)

Galerie des enseignes - devantures et beaux objets (dont vase commémoratif des JO de 1924)

Paris Montmartre - Belle époque - décor du café de Paris - chambre de Proust
Paris Montmartre - Belle époque - décor du café de Paris - chambre de Proust
Paris Montmartre - Belle époque - décor du café de Paris - chambre de Proust
Paris Montmartre - Belle époque - décor du café de Paris - chambre de Proust

Paris Montmartre - Belle époque - décor du café de Paris - chambre de Proust

Cartier Bresson : Paris 1937 et libération en août 1944
Cartier Bresson : Paris 1937 et libération en août 1944
Cartier Bresson : Paris 1937 et libération en août 1944
Cartier Bresson : Paris 1937 et libération en août 1944

Cartier Bresson : Paris 1937 et libération en août 1944

Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969
Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969

Cartier Bresson : Paris et bords de Seine années 50 - salon des arts ménagers 1969

Cartier Bresson : Paris mai 68
Cartier Bresson : Paris mai 68
Cartier Bresson : Paris mai 68
Cartier Bresson : Paris mai 68

Cartier Bresson : Paris mai 68

Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett
Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett

Cartier Bresson portraits : Camus, Mauriac, Giacometti (2), Huppert, Sartre, Le Clézio et son épouse, Beckett

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A sa façon et dans la veine de Effacer l'historique et Adieu les cons, Bruno dénonce avec humour et finesse notre société ultralibérale, ultra connectée, jargonnante : en un mot la start-up nation appelée de ses vœux par notre "jeune" Président !

Alexandre (Denis Podalydès prodigieux) est un chômeur déclassé qui a deux mois pour prouver à sa femme partie en mission dans un sous marin qu'il est capable de s'occuper de ses deux jeunes enfants et de devenir autonome financièrement...

A son grand étonnement, il décroche un entretien d'embauche pour un poste de "reacting process" (job dont il ignore tout et même sa définition) chez The Box... l'entretien est hilarant... et se fait recruter, après avoir juré ses grands dieux qu'il n'avait pas d'enfant ("No child" fait partie des injections de The Box... pour ses "contacts" dans sa ville de banlieue natale...  

Alexandre hérite d'une patronne autoritaire et cassante : Séverine alias Sandrine Kiberlain qui, comme à son habitude, crève l'écran dans un rôle à double face, super woman qui ne quitte pas sa voiture autonome (qui refuse de lui obéir la plupart du temps), et quinqua au bord de la crise de nerfs...

Troisième personnage et non des moindres en la personne de Bruno Podalydès qui pour une fois, partage l'affiche avec son frère : il interprète Arcimboldo surnommé ainsi "because le nez en aubergine", auto-entrepreneur de lui-même et "slasher" en multipliant les petits boulots sur applis...

Pour faire face à son mensonge, Alexandre demande à  Arcimboldo qu'il a rencontré à la crèche de s'occuper de ses enfants et se rend chez The box où les employés tous plus jeunes les uns que les autres, naviguent entre la table de ping pong, le trampoline, les transats et le potager ; mais ne vous y trompez pas le patron Aymeric qui partage son temps entre Londres et Paris exige une disponibilité H24 et les convoque pour fêter chaque succès commercial à une galette des kings à 21 heures !

Le réalisateur se régale pour nous démontrer l'absurde du monde d'aujourd'hui et de demain entre la montre connectée qui ne donne plus l'heure car elle ne reconnait plus le visage de son propriétaire, la voiture autonome qui décide d'aller toute seule à la station de lavage au lieu d'aller au rendez vous de prospection, les drones qui ont remplacé les trottinettes et qui tels des soucoupes s'écrasent sur les trottoirs dès qu'ils ne sont plus en charge, le "Weboot" ou robot baladeur du patron qui, par le truchement d'un écran sur pied, lui permet d'être présent et de déambuler virtuellement dans les bureaux... et le cycliste corseté dans sa combinaison moulante qui chancelle après une énième course...

Il y a longtemps que je n'avais pas autant ri devant un écran de cinéma et je souris encore en pensant aux deux peluches (les Alfred) restées malicieusement dans une mallette de travail , aux métiers loufoques exercés par Arcimboldo qui, par exemple, touche 15 euros de l'heure pour défiler à des manifs à la place de ses clients, arborant des tee shirts décorés de slogans qui font de lui un homme sandwich des temps modernes !

Je ne vous raconterai pas la fin car il faut absolument voir ce film qui à travers sa petite musique à lui, nous fait comprendre que les individus même quinquas ! sont plus malins que les machines !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur espagnol Fernando Trueba a décidé d'adapter le roman éponyme de l'écrivain Hector Abad Faciolince paru en 2006, best seller en Colombie et vendu à plus de 300 000 exemplaires dans le monde...

Le film comme le livre nous plonge dans l'atmosphère fiévreuse de Medellin dans les années 80...

Dans la ville gangrénée par la violence des politiques et des narco-trafiquants, le docteur Hector Abad Gomez se bat pour sortir ses concitoyens de la misère et de la maladie...

Adoré par sa femme Cécilia, son fils Hector et ses cinq filles, il ne supporte pas d'être réduit au silence quand il est licencié de l'université et continue à se battre en se présentant à la mairie... jusqu'à son assassinat en 1987 !

Fernando Trueba a confié le premier rôle à l'acteur espagnol Javier Camara (qui a joué dans de nombreux films de Pedro Almodovar et a tourné dans la série The new Pope) - et s'est entouré d'une formidable équipe d'acteurs colombiens qui, pour la plupart, connaissaient la famille Gomez...

C'est cette proximité entre les faits réels, le roman et le film qui donne toute sa profondeur et toute sa chaleur au film qui nous fait découvrir un personnage à l'engagement exceptionnel mais surtout un père de famille lumineux qui fascine ses enfants par sa gentillesse et son humanité...

Mais à ne pas vouloir choisir entre la chronique familiale et le récit d'un engagement social, le film perd de sa force politique...

A voir pour l'interprétation de Javier Camara et des autres acteurs : le fils (Nicolas Reyes Cano puis Juan Pablo Urrego), la mère (Patricia Tamayo) et les sœurs qui chacune dans son genre, sont très attachantes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les critiques sont partagés sur le dernier film de Céline Sciamma, soi-disant trop court (1h12) pour être un long métrage ?

Pour ma part, j'ai plongé tout de suite dans l'univers de Nelly qui, venant de perdre sa grand-mère, part avec ses parents vider la maison de cette dernière...

Ce qui intéresse Nelly c'est la forêt autour de la maison, retrouver l'endroit où sa mère enfant construisait sa cabane...

Quand elle se réveille le lendemain matin, elle découvre que sa mère est partie... elle était trop triste lui dit son père...

Nelly explore la forêt et découvre une petite fille Marion qui construit une cabane... elle l'aide à décorer la cabane et lui apprend que sa mère s'appelle Marion...

Les deux petites filles qui se ressemblent subtilement (les deux actrices Joséphine et Gabrielle Sanz sont jumelles), deviennent les meilleures amies du monde et jouent dans la maison de Marion qui doit se faire opérer... La mère de Marion boîte comme la grand-mère de Nelly et ne veut pas que sa fille souffre du même mal qu'elle...  

Comme dans un kaléidoscope, le puzzle de la vie de ces trois générations de femmes se dessine sous nos yeux d'adultes : les petites filles comprennent très vite ce qui est en jeu dans leur relation et la gravité s'invite dans les confidences et les jeux...

La réalisatrice nous parle avec talent de l'intelligence enfantine, de mémoire, de transmission... et habille ses propos sous les couleurs d'un conte moderne où il n'y a pas de loup mais juste une petite fille, sa mère et sa grand mère !

 

 

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