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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nicolas Bedos prend la suite de Michel Hazanavicius pour ce troisième film de la série qui a cartonné à plus de 2 millions d'entrées...

Nous sommes en 1981, OSS 117 a vieilli, sa hiérarchie est sous le charme du jeune OSS 1001 en la personne de Pierre Niney...

Hubert Bonisseur de la Bath est prié de numériser les archives tandis que son jeune collègue est envoyé en Afrique pour une dangereuse mission... dont il ne revient pas...

OSS 117 reprend du service pour sauver OSS 1001 et boucler la mission...

Le scénario est mince, l'humour est facile, l'opposition entre les deux générations d'agents fonctionne bien "dans la caricature"... mais j'avoue n'avoir pas beaucoup ri tant le machisme et le racisme d'Hubert Bonisseur de la Bath, pourtant dénoncés, sont "énaurmes"...

Jean Dujardin est très bon comme à son habitude mais Pierre Niney ne convainc pas...

Dommage, dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Réalisateur de Asako I et II (voir ma critique sur le blog en janvier 2019), l'auteur japonais Ryusuke Hamaguchi a remporté le prix du scénario du festival de Cannes 2021 avec son dernier opus Drive my car, adapté d'une nouvelle de Haruki Murakami dans le recueil Des hommes sans femmes...

Long de trois heures, le film nous fait voyager au volant de la vieille Saab rouge de Yusuku Kafuku (Hidetoshi Nishijima), acteur et metteur en scène de théâtre... 

Assis dans la voiture, nous faisons les trajets domicile, lieux de travail  de cet artiste quadragénaire très amoureux de sa femme Oto (Reika Kirishima), elle-même scénariste de talent qui travaille pour la télévision...

Le film commence sur une scène d'amour filmée au plus près des visages durant laquelle le spectateur est appelé à faire partie de l'intimité de ce couple qui semble très lié : elle parle, lui écoute, elle lui raconte une histoire teintée d'érotisme, lui sourit et approuve...

Et pourtant Yusuku va bientôt surprendre sa femme dans les bras de Koji (Masaki Okada), un jeune et bel acteur qu'elle lui a présenté... Abasourdi, il ne dit rien et n'écoute plus sa femme tant il redoute d'entendre ce qu'elle souhaite lui confier...

Le déni va se doubler d'un drame qui se conjugue à l'impossible deuil d'un enfant qui paradoxalement cimente encore plus le couple...

Quand Yusuku accepte de monter Oncle Vania dans le cadre d'un festival à Hiroshima, nous le suivons au volant de sa Saab puis sur place conduit par une chauffeure imposée par les organisateurs...

Tout oppose Yusuku à la maussade Misaki (Toko Muira) qui le conduit d'Hiroshima à la résidence où il loge face à un paysage magnifique...

Pourtant au fil des jours, de répétition en répétition, de trajet en trajet, un fil va se tisser entre ces deux êtres marqués par un drame intime, leur permettant de briser le silence, de se confier, de réparer leurs blessures du passé pour s'ouvrir à nouveau au présent...

Le film est beau, le film est lent, le film est cérébral comme le cheminement des personnages...

La troisième heure permet de ramasser tous les petits cailloux semés par le réalisateur pour entrer pleinement dans l'histoire  et partager l'intimité de ce nouveau "couple" !

A voir assurément !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Milla est le premier long métrage de la réalisatrice australienne Shannon Murphy qui nous raconte l'histoire du premier amour d'une lycéenne pas comme les autres...

Adapté de la pièce Babyteeth de Rita Kalnejais, le film nous fait partager sans pathos les dernières semaines de Milla (formidable Eliza Scanlen) qui, souffrant d'un cancer, est surprotégée par ses parents Anna (Essie Davis) et Henry (Ben Mendelsohn)...

Quand Milla rencontre Moses (Toby Wallace), un junkie en cavale que sa mère éleveuse de griffons a mis à la porte, elle en tombe éperdument amoureuse (le coup de foudre ressemble à un coup de poing dans l'estomac) et s'arrange pour que ses parents accueillent chez eux ce jeune chien fou qui va bousculer les habitudes de la petite famille, pas si bien sous tous rapports...

Henry, psychiatre de son état maintient sous tranquillisants Anna qui a dû renoncer à sa carrière de pianiste ; de son côté il n'est pas clair non plus, flirtant avec une voisine enceinte jusqu'aux yeux...

A sa façon burlesque et tendre à la fois, la réalisatrice nous plonge dans les premiers et derniers émois de Milla qui incarne dans cette famille dysfonctionnelle l'adulte qui a la tête sur les épaules, même si elle a encore une dent de lait (d'où le titre Babyteeth)...

Une alternance entre de très jolis moments et une violence sourde qui illustre la perte de repères des différents personnages...

Une jeune femme lumineuse aux perruques sans cesse changeantes vit son dernier été comme un feu d'artifice !

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