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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Patrick Imbert condense en 90 saisissantes minutes un manga à succès de Jirô Taniguchi de plus de mille six cent pages...

Dans les années 90, un reporter japonais Fukamachi croit apercevoir à Katmandou Habu Jôji, un célèbre alpiniste japonais prétendument disparu à la fin des années 80...

Ce dernier tient entre ses mains l'appareil photo que l'explorateur anglais George Mallory portait lors de sa dernière ascension de l'Everest en 1924, appareil dont la pellicule serait susceptible de prouver que ce dernier pourrait être le premier vainqueur du sommet des dieux...

A l'affût d'un scoop, Fukamachi plonge dans les archives et finit par retrouver la piste de Habu au Népal ; décidé à élucider ce mystère, il décide de suivre Habu dans une ultime ascension et de partager sa passion dévorante, obsessionnelle et quasiment délirante pour les cimes...

Le travail du décor himalayen réalisé par les peintres est remarquable de vérité, les scènes d'action sont à couper le souffle mais on a du mal à distinguer les différents protagonistes tant l'histoire est embrouillée et les héros quasiment interchangeables dans leur parka bibendum et leurs lunettes qui leur mange le visage !

A voir pour les amoureux de la montagne et pour le talent du réalisateur français !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film débute dans une ville de l'Oklahoma dévastée par une tornade : Matt Damon incarne Bill, un foreur ou roughneck (travailleur manuel) au chômage qui tente de gagner sa vie en faisant des petits boulots...

Ancien alcoolique, il a une relation compliquée avec sa fille Allison (Abigail Breslin), qui a décidé de partir faire ses études à Marseille et vient d'être inculpée pour le meurtre de sa colocataire...

Lorsque la grand-mère d'Allison lui fait part de la situation de cette dernière, Bill convaincu que sa fille est innocente, décide d'aller à Marseille pour sauver sa fille !

Après le brillant Spotlight, le réalisateur Tom MacCarthy, fasciné par l'affaire Amanda Knox, décide de s'emparer de l'histoire en la transposant en France...

Le film aurait pu être très intéressant mais le personnage de Bill est trop peu subtil pour vraiment attirer notre sympathie : taiseux, la casquette toujours vissée sur le front, il multiplie les bourdes liées à sa mauvaise compréhension du français et du contexte culturel et n'hésite pas à se montrer ouvertement raciste au grand dam de Virginie (Camille Cottin), une jeune intellectuelle rencontrée par le plus grand des hasards,  qui a décidé de le prendre sous son aile...

A mes yeux, le duo ne fonctionne pas et la relation père fille ne convainc pas non plus, tant la fille de Bill, au physique ingrat et à l'accoutrement baggy ne cesse de faire la gueule...

Les deux personnages les plus intéressants du film sont la ville de Marseille admirablement filmée et certainement plus véridique et surtout plus actuelle que celle de Guédiguian, et la lumineuse petite fille de Virginie, Maya, dont le sourire et les remarques sont craquantes...

La fin que je ne vous révélerai pas est paradoxalement plus intéressante que le film lui-même qui se traine durant 2 heures 20 !

A voir pour les aficionados de Matt Damon ?!

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son dernier film, François Ozon adapte le livre d'Emmanuèle Bernheim dans lequel elle raconte la fin de vie de son père André Bernheim qui a choisi de mourir dans la dignité...

André Dussolier prête sa voix et son visage métamorphosé pour les besoins du film, à ce personnage haut en couleurs, grand bourgeois et grand collectionneur d'art, homosexuel notoire qui n'a pas su aimer ni sa femme ni ses filles...

Le sujet n'est pas facile mais le réalisateur s'en empare avec gravité et humour...

Atteint par un AVC qui le laisse hémiplégique, André demande à sa fille aînée Emmanuelle (incarnée par Sophie Marceau) de l'aider à mourir, au grand dam de sa sœur Pascale (Géraldine Pailhas) qui se sent rejetée...

Habilement monté, le scénario nous attache au personnage manipulateur de ce vieil homme malade qui reprend peu à peu des forces mais persiste dans son projet et ignore férocement les réticences et la tristesse de ses proches...

Maintenant le suspens jusqu'à la fin, le film nous parle également des aspects légaux et moraux du suicide assisté, interdit en France...

Trois grands acteurs pour un grand moment de cinéma, malgré quelques scènes inutilement démonstratives !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour réaliser son premier film, Laurent Lafitte s'est inspiré d'une pièce de Sébastien Thiéry et a réuni autour de lui des acteurs prestigieux : Karin Viard (Valérie), Vincent Macaigne (Michel), Hélène Vincent (Brigitte), Nicole Garcia (gourou) et lui-même dans le rôle principal de Jean Louis...

Le résumé du film est le suivant : Jean Louis avocat de renom s'ennuie aux côtés de sa femme Valérie qu'il a épousé contre l'avis de sa mère - quand il découvre, grâce à son ami Michel qui est vétérinaire, que son cœur s'est arrêté de battre, il accepte de rencontrer la gourou de sa femme qui lui prescrit de photographier le sexe de sa mère (l'origine du monde) pour recouvrer les battements de son cœur ???

Jean Louis va non seulement accepter de le faire, en se déchargeant sur son "ami" Michel, mais il va s'acharner...

S'ensuit une série de scènes toutes plus graveleuses les unes que les autres qui, sous prétexte de dénoncer la beauté factice du luxe et la laideur crue de la jalousie sociale, n'en sont pas moins consternantes !

A fuir !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur russe Andrey Konchalovsky (84 ans) nous raconte à travers le magnifique portrait de Lioudmila (formidable Yuliya Vysotskaya),  la révolte d'ouvriers d'une usine de construction ferroviaire en juin 1962 dans une petite ville du Caucase...

Stalinienne pure et dure, Lioudmila, qui appartient au parti communiste, est fonctionnaire dans le comité municipal de Novotcherkassk...

Quand la grève éclate suite à une baisse des salaires, Lioudmila est le première à réclamer une riposte dure , en regrettant que Kroutchtchev ne soit pas Staline !

Mais quand elle apprend que sa fille étudiante Svetka s'est jointe à la révolte et surtout quand elle découvre que sa fille n'est pas rentrée à la maison alors que l'armée ou le KGB ? a fait tirer sur la foule, sa foi vacille...

Elle se lance alors à la recherche de Svetka, seule d'abord puis avec l'aide d'un membre dirigeant du KGB, secrètement amoureux de cette belle femme qui ne pense qu'à sa fille...

Dans un noir et blanc somptueux, le film nous fait vivre cette page d'histoire terrible (il y a eu 26 morts et 87 blessés) qui est un résumé à elle seule de toutes les dérives du communisme : violence du pouvoir, manipulation, propagande, corruption, goût du secret (le massacre ne sera révélé que dans les années 90)... avec un sommet du genre qui est le bal organisé par la municipalité pour que le peuple s'amuse et oublie très vite les corps dont le sang a imprégné les rues qui ont dû être ré asphaltées !

Les acteurs sont tous formidables, bien que pour la plupart non professionnels -  et on a vraiment l'impression de regarder un documentaire tant la fiction sonne vraie !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La caméra de la réalisatrice Charline Bourgeois Tacquet est visiblement amoureuse d'Anaïs (Anaïs Demoustier) !

Ce premier long métrage est un portrait d'une trentenaire d'aujourd'hui qui se cherche, ne veut pas choisir et refuse l'idée d'être mère, du moins dans l'immédiat...

Centrée sur elle-même, cette doctorante fauchée n'hésite pas à séduire un éditeur en âge d'être son père (Denis Podalydès dans un rôle trop convenu),   pour finalement tomber amoureuse de la compagne de ce dernier : Emilie (fascinante Valeria Bruni Tedeschi) qu'elle poursuit de ses assiduités !

A la première partie du film qui est une succession de saynètes virevoltantes, succède une seconde partie plus rohmérienne, resserrée sur la valse hésitation de ces deux femmes qui se piquent l'une et l'autre de littérature...

Les amours d'Anaïs se regardent sans déplaisir mais le personnage d'Anaïs en jeune femme pressée à la poursuite de son seul bonheur n'est pas suffisamment attachant pour complètement nous séduire...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Dans le Paris des années 30, dans le monde des petites fripouilles, nous faisons connaissance avec Loulou dont le mec Tintin est à l'ombre pour quelques années...

Pour sortir de la mouise et pour rembourser la bande à Pierrot à qui Tintin doit un paquet de pognon, Loulou fait croire à Paul qui travaille dans une bijouterie qu'elle a le béguin pour lui...

L'ancien comparse de Tintin Jo, un gaffeur qui n'a pas inventé la poudre et Madame Mercandieux, la propriétaire de la bijouterie secrètement puis ouvertement (depuis la mort de son père tyrannique) amoureuse de Paul - complètent ce quatuor improbable...

Le rythme est époustouflant, les acteurs sont formidables, on ne s'ennuie pas une seconde dans cette histoire de fric frac de pacotille dont les rebondissements nous amusent et nous surprennent !

Un vrai bon moment de théâtre pimenté par une langue savoureuse (pas de souci si vous ne vous souvenez pas de l'argot titi parisien, la salle vous remet en début de spectacle un mini dictionnaire des mots les plus couramment employés) !

A voir jusqu'au 31 décembre

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le comédien américain Justin Chong passe derrière la caméra pour rendre compte d'une réalité tragique qui concerne de nombreux enfants de Corée du Sud adoptés, qui une fois devenus adultes sont expulsés des États-Unis et doivent retourner vers leur pays natal qu’ils ne connaissent pas !

Le réalisateur incarne lui-même Antonio LeBlanc, un trentenaire d'origine coréenne, employé dans un salon de tatouage à la Nouvelle-Orléans, adopté très jeune par un couple d'américains qui risque l'expulsion après avoir été dénoncé par l'ex conjoint de sa femme Kathy (formidable Alicia Vikander) pour essayer de récupérer sa fille...

Le scénario nous fait partager le drame de cet homme qui tente de se battre contre l'injustice qui le frappe lui et sa famille mais le système administratif américain et la bêtise crasse de certains policiers semblent malheureusement être les plus forts dans ce bras de fer inégal...

Le sujet mérite qu'on en parle, le personnage d'Antonio est très attachant, la fiction nous offre de très jolies scènes entre Antonio et son adorable belle-fille Jessie dont il a choisi d'être le père... mais le film est trop long, trop démonstratif et plus particulièrement autour de la symbolique appuyée des bayous en Louisiane et en Corée (on a compris) , trop tire-larmes et perd en force de conviction lorsqu'il s'égare dans des histoires parallèles...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Quel plaisir de se retrouver au théâtre du Rond Point dans cette ruche du "non politiquement correct" !

La salle était comble ce soir pour rire de notre société, de ses travers, de ses outrances, de ses déraillements, de ses éléments de langage... pour rire de nous en réalité...

Dix acteurs de grand talent interprètent 50 personnages qui habitent dans un immeuble régenté par Madame Janine, la gardienne au grand coeur (formidable Annie Grégorio) qui conseille les uns, console les autres, questionne, écoute et fait sa pelote de toutes les confidences qu'elle rapporte à sa soeur qui s'ennuie dans le Jura... mais qui ne comprend rien aux références de la ville...

Un mention spéciale pour Alice de Lencquesaing qui est aussi talentueuse sur scène qu'au cinéma !

L'auteur se moque allégrement des fonctionnaires, des vegans, des élus, des bourgeois, des écolos, des beaufs, des racistes,  des policiers... et même d'une critique de théâtre (qui a besoin du bel alexandrin pour combattre son infection urinaire)...

La charge est tellement "hénaurme" que l'on applaudit avec plaisir les pitreries de ces énergumènes marqueurs de notre époque !

A voir avant le 17 octobre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Barbara, Mathieu Amalric nous invite dans la vie de Clarisse (lumineuse Vicky Krieps), dans la tête de cette femme bercée par la musique que joue sa fille et envahie par ses émotions, ses souvenirs, ses rêves, ses projections...

Dès les premières minutes du générique, les notes de piano hésitantes et précises nous enveloppent de douceur et de tendresse, échos de l'amour que cette épouse et mère voue à sa famille...

Et pourtant un matin comme tous les matins, Clarisse quitte les siens encore endormis, emprunte une curiosité américaine (l'AMC Pacer Break de 1979) et part au volant de sa voiture rouge (comme la Saab de Drive my car !) pour aller voir la mer...

Impossible de ne pas remarquer que Clarisse est à la dérive mais si la vie de sa famille continue sans elle, elle-même semble attendre quelque chose qui pourrait relancer sa vie...

L'habile scénario sème des petits cailloux pour que nous puissions rétablir l'histoire que le réalisateur se plait à distendre entre le présent, le passé et le futur qui s'invente pour supporter le présent...

Un très beau film habité par deux magnifiques interprètes : la luxembourgeoise Vicky Krieps qui crevait l'écran dans Bergman Island et le belge Arieh Worthalter (déjà admiré dans Girl), qui interprète son mari, nouveau père touchant de sollicitude envers sa fille et son fils !

A voir !

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