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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une forte pression sociale s'exerce encore aujourd'hui au Japon, sur les jeunes filles qui ne sont pas mariées avant leurs 27-30 ans...

Yukiko Sode (36 ans), une des très rares réalisatrices japonaises, s'empare du sujet et nous fait partager l'"errance" d'Hanako (Mugi Kadowaki), toujours célibataire à 37 ans au grand dam de sa riche famille tokyoïte...

Après la rupture de ses fiançailles, elle se soumet à la tradition et accepte de se rendre à des rendez-vous arrangés...

Quand elle croit avoir enfin trouvé l'homme de sa vie en la personne de Koichiro (Kengo Kora), un avocat aristocrate promis à un bel avenir politique, elle réalise qu'il entretient une relation ambigüe avec Miki (Kiko Mizuhara), une ravissante jeune femme récemment installée à Tokyo pour tenter de gagner son indépendance...

Autour de ce trio, deux personnages "secondaires" de femmes "fortes" : la seule amie célibataire d'Hanako, violoniste de talent et l'amie de Miki qui vient de créer une petite entreprise,  rebattent les cartes du déterminisme social auquel sont confrontés riches et moins riches dans le Japon du XXIe siècle...

Un film un peu trop long (2h05), mais élégant et délicat qui fait l'éloge de la sororité comme source de réalisation de soi !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

« Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer », chante en chœur la ­troupe au Théâtre La Pépinière.

La comédie de William Shakespeare, dans cette nouvelle traduction pétillante à souhait, a tout pour séduire tous les publics, et même les jeunes trentenaires qui riaient franchement dans la salle bondée un soir de semaine !

Je ne vous résumerai pas l'histoire improbable que vous pouvez lire sur tous les sites mais je vous recommande chaudement cette pièce où se mêlent aventure, amour, désir, amitié, passion, jalousie dans la nature sauvage…
L'exceptionnelle Barbara Schulz, dirigée par Léna Bréban, talentueuse metteuse en scène,  embarque avec elle une troupe de neuf jeunes et moins jeunes acteurs/chanteurs/musiciens dans un spectacle festif, inventif et joyeux.
Le spectateur sort de cette comédie joliment troussée avec une soudaine envie de chanter... et pourquoi pas de relire Shakespeare !



 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"De nos frères blessés" est d'abord un livre qui, en 2016, a reçu le prix Goncourt du premier roman que son auteur Joseph Andras a refusé !

C'est la compagne du réalisateur Hélier Cisterne, Katell Quillévéré, à qui l'on doit "Suzanne" et "Réparer les vivants", qui lui a parlé du livre en 2016...

Le film, co-produit avec l'Algérie,  a été tourné avant le Hirak de 2019 (manifestations anti-Bouteflika)...

Fernand Iveton, 30 ans, ouvrier et communiste comme son père, anticolonialiste, a été guillotiné à Alger le 11 février 1957 ; le garde des Sceaux François Mitterrand suivi par René Coty ont refusé de le gracier !

Comme a dit Jean-Paul Sartre : "Cet homme a déclaré et prouvé qu'il ne voulait la mort de personne, mais nous nous avons voulu la sienne et nous l'avons obtenue sans défaillance"...

Le film démarre sur les décapitations de deux militants nationalistes algériens Zabana et Ferradj en 1956... puis nous fait partager la rencontre de Fernand (Vincent Lacoste) et d'Hélène (Vicky Krieps) qui accepte de quitter sa famille en France, pour le suivre à Alger...

De très jolis moments d'intimité très vite occultés par la montée des tensions entre le FLN et les ultras de l'Algérie française...

Fernand, pied noir mais anticolonialiste convaincu, veut montrer sa solidarité avec les Algériens indépendantistes, mais il ne veut pas tuer ; il propose donc de déposer une bombe dans le vestiaire de son usine pour provoquer une panne d'électricité...  Repéré par son contremaître, il est arrêté et emprisonné et la bombe qui ne devait éclater qu'après le départ des ouvriers, est désamorcée...

Le scénario, tendu comme celui d'un polar, nous fait vivre les heures sombres de Fernand : torturé pendant 3 jours, lâché par le Parti Communiste, il sera jugé devant un tribunal militaire qui le condamnera à mort, pour l'exemple ? "Pour prouver à l'opinion arabe que la guillotine était aussi faite pour les Français ?" s'interroge Camus...

Pierre Vidal-Vaquet a lui aussi résumé ce destin tragique : "Fernand Iveton ne fut pas, à beaucoup près, le seul guillotiné de la guerre d'Algérie. Ils furent 222. Mais il fut le seul européen à mourir du fait d'une décision de justice, rendue au nom du peuple français" !

Un film remarquable de bout en bout, servi par deux acteurs magnifiques qui forment un couple soudé par l'amour face aux événements tragiques dont ils seront les héros presque malgré eux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Pourquoi les femmes de l'île de Lewis portent-elles un chapeau pour aller à la messe le dimanche, alors qu'il y a du vent ?" demande Phil (Bouli Lanners) à son employeur, tout en enfonçant le pieu d'une clôture dans l'immensité de la lande écossaise...

Le ton est donné dès les premières images...

Le spectateur est immergé dans une communauté presbytérienne où les hommes travaillent dur et se délassent au pub le soir...

Quand Phil victime d'un accident cérébral rentre chez lui, il est pris en charge par Millie (Michelle Fairley), la fille de son employeur, célibataire endurcie, qui lui avoue très vite qu'ils étaient amants avant son AVC...

Pour son cinquième long métrage, l'acteur réalisateur Bouli Lanners s'est autorisé à filmer sa première histoire d'amour...

Et pas n'importe quelle histoire : une romance improbable entre un homme tatoué venu d'ailleurs et cette femme au visage dur, qui saisit sa chance pour échapper à l'austère pression sociale qui régit la vie de ces familles...

Un film lent battu par les vents, où le sourire de l'actrice se dessine au gré des rares éclaircies de la météo marine...

De l'éloge du mensonge comme catalyseur d'une histoire d'amour...

Pour les amoureux des landes écossaises et des personnages taiseux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L’exposition propose une redécouverte de l'œuvre de Charles Camoin (Marseille 1879 - Paris 1965), figure méconnue du fauvisme et réunit une centaine de peintures et dessins, dont certains inédits ou rarement montrés, et ce à l’emplacement même de l’un de ses ateliers, le 12 rue Cortot qu’il occupa en 1908.

Suivant un parcours chronologique : découverte de Paris et de la bohème montmartroise, inspiration de son Sud natal, période expressionniste, destruction d'une grande partie de ses toiles en 1914, mobilisation durant la première guerre mondiale... l'accrochage retrace l'évolution du geste pictural fondé sur la sensation colorée de l'artiste, grand admirateur des impressionnistes...

Bien que le peintre ait toujours revendiqué son indépendance artistique et une approche personnelle de son art, son œuvre partage avec celle de ses camarades Matisse, Marquet ou Manguin des spécificités communes : l’affranchissement de l’imitation du réel, la recherche d’une expression intuitive, la simplification des formes ou encore l’apparence d’improvisation rapide...

Un avant goût d'été dans un très charmant musée dont le jardin surplombe les vignes de Montmartre !

 

Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte
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Charles Camoin : Paris Montmartre et la Seine, Portraits (autoportrait, blle endormie, indochinoise, créole, liseuse, Lola, la mère de l'artiste, Madame Matisse, Le Sud (Piana, Saint Tropez, Ramatuelle, Cassis, Marseille, Naples), Nature morte

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son troisième long métrage, Frédéric Tellier s'attaque au genre "thriller environnemental" où les réalisateurs américains excellent...

Il s'est entouré d'un casting impeccable : Pierre Niney, lobbyiste d'un géant de l'agrochimie, Gilles Lellouche avocat spécialisé en droit environnemental, Emmanuelle Bercot, activiste écologique... pour dénoncer l'effet cancérigène des pesticides et la collusion entre les lobbies et les décideurs politiques...

Les acteurs sont tous excellents avec une mention TB pour Gilles Lellouche et Pierre Niney mais le scénario démonstratif, manichéen et brouillon nuit à la force de persuasion du film...

Trop de scènes qui ne servent à rien, trop de discours creux, trop de personnages annexes, trop de scènes "sentimentales"... cassent le rythme du film (2 heures), qui ne réussit pas à s'inscrire dans la tension d'un véritable thriller à charge...

Mon conseil : voir ou revoir Dark Waters de Todd Haynes (2020) avec Mark Ruffalo et/ou Erin Brockovich, seule contre tous de Steven Soderbergh (2000) avec Julia Roberts !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
La Frick Collection, ouverte au public en 1935 dans la « mansion » new-yorkaise du magnat de l’industrie et grand collectionneur Henry Clay Frick (1849-1919), est l’un des plus importants musées d’art européen des États-Unis. À la faveur de la fermeture de l’institution pour travaux et de la présentation temporaire des collections au « Frick Madison » entre 2021 et 2023, un important ensemble d’œuvres du peintre américain James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) quitte New York pour la première fois depuis plus d’un siècle pour être présenté au musée d’Orsay.

Né en 1834 dans le Massachussetts, Whistler fait son apprentissage et ses débuts à Paris entre 1855 et 1859. Après son installation à Londres, l’artiste garde un lien privilégié avec la scène artistique parisienne, exposant aux côtés des refusés en 1863 et devenant dans les années 1890 l’un des « phares » de la nouvelle génération symboliste.

En 1891, l’État français achète son chef-d’œuvre : Arrangement en gris et noir : portrait de la mère de l’artiste. À la même date, Henry Clay Frick bâtit sa collection, et au début des années 1910, l’ouvre à l’art de la fin du XIXe siècle. Il achète dix-huit œuvres de Whistler, faisant ainsi de cet artiste l‘un des mieux représentés de sa collection.

On peut admirer à Orsay 22 œuvres de l'artiste dont 4 peintures, 3 pastels et 12 eaux-fortes de la Frick Collection et notamment : l’étonnant paysage L’Océan, peint par Whistler lors d’un voyage au Chili, trois pastels et douze estampes à sujets vénitiens et outre le portrait de sa mère, trois grands portraits représentatifs de ses célèbres « symphonies en blanc » et « arrangements en noir » : le portrait de Mrs Frederick Leyland , le portrait de Rosa Corder, et enfin celui de l’extravagant esthète Robert de Montesquiou-Fezensac.

L'exposition qui est intéressante bien qu'un peu brève est installée dans la salle 9 du musée jusqu'au 8 mai

 

L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou
L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou

L'Océan, Canal vénitien, Portraits de la mère de l'artiste, de Mrs Leyland, de Rosa Corder, de Robert de Montesquiou

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Note en dernière page du dernier ouvrage d'Eric Vuillard

"Du côté de la France et des Etats-Unis, il y eut en tout quatre cent mille morts, si l'on compte les tirailleurs, les supplétifs indochinois, troupes coloniales qui formaient l'essentiel de notre armée. Du côté vietnamien, la guerre fit au moins trois millions six cent mille morts. Dix fois plus. Cela fait autant que de Français et d'Allemands pendant la Première Guerre mondiale"

Quatre millions de morts en trente années de guerre, est-ce une sortie honorable ?

L'auteur nous fait revivre la séance du 19 octobre 1950 à l'Assemblée, au lendemain du désastre de Cao Bang,  où Pierre Mendès-France osa, à la stupeur de ses chenus collègues en pleine digestion, évoquer la possibilité de recherche d'"un accord politique, un accord, évidemment, avec ceux qui nous combattent"...

Nous invite à partager les dernières heures de la bataille de Dien Bien Phu (), où les combats sous le commandement du Général Christian de la Croix de Castries (photo de couverture), continuent au gré des revirements stratégiques du Général Henri Navarre commandant en chef des forces françaises en Indochine...

Nous fait pénétrer dans l'état d'esprit des protagonistes de l'époque, qu'il croque avec férocité, pour dénoncer avec brio les dessous nauséabonds de l'Histoire et plus particulièrement l'alliance délétère des pouvoirs économiques et politiques durant la guerre du Vietnam en France et aux Etats-Unis...

Sait-on par exemple que la guerre du Vietnam a considérablement enrichi la Banque d'Indochine qui s'était discrètement retirée du Vietnam dès 1949, bien avant la défaite de la France - et surtout ses puissants et consanguins actionnaires ?

Le texte entre en résonance avec l'extrême financiarisation actuelle du monde occidental et nous fait nous interroger sur le possible contre pouvoir des mots dans la littérature et dans la presse écrite, à une époque où les réseaux sociaux et leur déversement verbal en continu tiennent lieu d'informations et de vérités pour de nombreux citoyens ?

L'écrivain apporte sa pierre au débat qui fait rage sur le récit national du colonialisme et sa plume alerte et théâtrale nous séduit pour son engagement sans concession !

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Marre et Julie Lecoustre ont co-réalisé ce film sur la vie de Cassandre, hôtesse de l’air dans une compagnie à bas coût, incarnée avec réalisme par Adèle Exarchopoulos, qui exprime dans ce rôle sa spontanéité, sa joie de vivre, sa jeunesse sans retenue, mais aussi une mélancolie dans la fuite en avant d’une vie « en transit » permanent. 

J’ai souhaité voir ce film, je crois, pour découvrir un monde dont, comme voyageur, on ne peut percevoir que des aspects limités à des apparences et aux avantages supposés d’un métier de liberté permettant de passer d’un endroit paradisiaque à un autre.

Tout cela existe bien, mais l’envers du décor est moins reluisant : colocation où l’on partage ses rêves, fréquentation des boîtes de nuit où l’on boit beaucoup et, surtout, description de conditions de travail pénibles en raison de la pression exercée sur la nécessité de facturer en cabine un maximum de consommations, parfums et autres articles, destinée à compenser le tarif « low cost ».

Ce film ne prétend pas être un documentaire, en se limitant à suivre Cassandre, mais il est une bonne introduction à la connaissance de l’envers de cet univers, présenté sans en rajouter, constituant une plongée dans une certaine réalité qui pourrait modifier notre regard d’utilisateur.

Pour ce qui me concerne, je suis sorti de la salle avec le sentiment que la liberté débridée ne suffit pas à remplir une vie et se traduit au final par une solitude, où l’on se retrouve face à un véritable vide existentiel et une difficulté à assumer les problèmes personnels, ici un deuil familial.

A voir pour ceux qui prennent souvent l'avion mais pas que !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Après un mois de succès au théâtre du Rond Point, le spectacle de et avec Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, est à l'affiche du théâtre Tristan Bernard où il fait salle pleine !

Le scénario endiablé mène un "gros", maudit par une sirène pêchée par accident, des plaines du Grand Nord à l’Écosse puis à l'Espagne en passant par la Bretagne... en patins à glace, à dos de baudet, en moto... pour le plus grand plaisir des spectateurs qui rient de ses mésaventureuses rencontres avec toutes sortes de bêtes ailées ou féroces...

Le "gros" en costume trois pièces reste assis tandis que son comparse en maillot de bain noir s'agite autour de lui en brandissant des pages et des pages de carton qui tiennent lieu de légendes, de commentaires farfelus ou de répliques dans le dialogue délirant qui s'instaure entre les deux protagonistes...

Le "gros" baragouine un anglais incompréhensible émaillé de remarques bien senties tandis que son acolyte s'exprime par sa gestuelle et ses réparties de carton, s'oubliant de temps en temps en reprenant la langue française pour se plaindre du traitement que le "gros" lui fait subir...

Un spectacle à l'inventivité contagieuse qui enchaine les gags et flirte avec la folie consumériste, protectionniste et anti-écologique de notre monde actuel pour mieux la dénoncer...

Après "Bigre", Molière de la Comédie 2017, les deux compères nous invitent dans leur monde imaginaire où les sirènes ne sont plus ce qu'elles étaient !

A voir absolument (jusqu'au 30 avril) !

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