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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Saint Jean de Luz accueille Tito et Mulk et nous fait partager leur univers sur les cimaises de la galerie Portal, en version street art au Garage et dans une jolie salle de l'hôtel de la Poste !

Tito & Mulk est la rencontre entre deux passionnés de dessin, deux individualités en phase. Issus tous deux d’une formation en design graphique, ils se sont rencontrés sur les bancs d’une agence de publicité parisienne, où ils parsemaient l’open space de gribouillages impertinents.

Depuis, ils ne se sont plus quittés : passés rapidement de la feuille à la toile, ils s’attaquent désormais à des supports de plus en plus variés, comme des murs, des meubles et des sculptures, mais aussi à la réalisation d’installations et à la customisation d’objets issus de la pop et street culture.

Ils présentent désormais leur travail en galerie, et collaborent avec des marques prestigieuses comme Adidas, BMW et le Paris Saint Germain. Se réclamant du courant figuratif / narratif, ils plaisent également à se produire en live painting à différentes occasions

Ce duo explosif, dans sa première version tranchée noir/blanc, comme les deux artistes, s’accorde dans un jeu de « cadavres-exquis » où les mots s’emmêlent, véhiculent des idées fortes et sont partie prenante du dessin. Les références idéologiques pleuvent dans cet univers de BD, mangas, super-héros et monstres.

Une évolution vers la couleur voit apparaître des fonds parfois flashy dont l’effet en aplat met en valeur le graphisme et ajoute un impact émotionnel

Une version 3.0 voit naître de fines nuances de dégradés qui donnent de la profondeur au dessin

Leurs créations sont ainsi des visions de chaos, entretenue par la profusion des détails, dans une société vide de repères. Dans cette folie exacerbée, métaphore de la vie, Tito et Mulk dénoncent un ordre mondial chaotique ainsi que ses dérives sociales et tentent une voie de sortie, un chemin à suivre en créant une note d’harmonie et d’espoir face à la dureté de la vie.

A voir jusqu'au 7 août à la Galerie Portal

La fresque du garage sera quant à elle détruite fin août

 

 

Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk
Toiles de Tito et Mulk

Toiles de Tito et Mulk

Objet détourné et street art au Garage
Objet détourné et street art au Garage

Objet détourné et street art au Garage

Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition
Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition
Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition

Les deux artistes dédicacent l'affiche de l'exposition

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier long métrage Noémie Merlant a improvisé !

Invitée par Gimi Covaci, un gitan qu'elle avait fait jouer dans son deuxième court métrage Shakira, à passer l'été en Roumanie dans sa famille, l'actrice/réalisatrice décide d'en faire un film avec les moyens du bord...

Elle incarne Jeanne, une jeune femme qui décide avec trois amies d'aller enterrer sa vie de jeune fille en Roumanie...

Le film démarre par un road movie où les quatre jeunes femmes, amies pour de vrai dans la vie, papotent et se chamaillent... Quand elles s'arrêtent au milieu de nulle part en Roumanie, pour une pause pique nique, elles sont accostées par deux frères qui leur demandent des cigarettes... Profitant de leur inattention, une bande de roms leur vole la voiture avec toutes leurs possessions...

Bons princes les deux frères vont leur proposer de les héberger à la dure, au grand dam de leur mère qui n'a pas du tout envie de les accueillir ni surtout de les nourrir...

Fasciné par Jeanne, Nino l'aîné des deux frères qui finit par avouer qu'il n'a que 17 ans, joue les go between entre sa famille et les quatre voyageuses...

Nino qui a vraiment vécu dans la rue place de la République en France durant son enfance, se révèle un compagnon gai et attentionné...

Après une trop longue première partie, le film prend vraiment toute sa dimension lors d'une échappée au bord de la mer où les cinq héros redeviennent de grands enfants joyeux et insouciants...

Construit à la va-vite (le tournage s'est effectué en 2 semaines), le film malgré quelques longueurs et maladresses, interroge la tolérance inter-raciale et redonne toute sa place à la culture tzigane au-delà des clichés...

A voir pour son originalité et pour Noémie Merlant, pierre angulaire du film, devant et derrière la caméra !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Deuxième volet d'une trilogie entamée avec Unidentified relégué en VOD fin 2021, le nouveau polar du réalisateur roumain Bogdan George Apetri nous entraîne dans son univers où les femmes sont victimes des hommes, qu'ils les abandonnent, les trahissent, les violent ou les tuent...

Composé en deux chapitres, le film se déroule en grande partie à bord de voitures : taxis ou véhicules de police qui sillonnent les routes de campagne ensoleillées qui relient le monastère où Cristina (Ioana Bugarin) s'est réfugiée depuis deux mois et l'hôpital de la ville voisine...

L'habile scénario nous révèle peu à peu les secrets de cette jolie et jeune novice qui pleure et tente vainement d'appeler un numéro qui sonne dans le vide... et de Marius (Emanuel Parvu), un flic obsessionnel et borderline chargé de l'enquête après le viol et le meurtre de cette dernière...

Le réalisateur dénonce la toxicité de tous les hommes, flics et assassins et nous perd jusqu'à la scène finale dans ses dédales personnels...

Un peu long (1h58), le film aurait mérité d'être plus resserré dans son intrigue, moins explicite dans la scène de l'agression et surtout moins manichéen !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rodrigo Sorogoyen, réalisateur talentueux de El Reino et Que Dios nos perdone, nous fait émigrer dans les montagnes de Galice à l'instar d'Antoine (formidable Denis Ménochet) et d'Olga (Marina Foïs tout aussi formidable), un couple d'intellectuels français qui ont décidé de se reconvertir dans la culture maraîchère écoresponsable et  retapent gratuitement des maisons du coin pour favoriser le repeuplement du village où ne vivent plus que des hommes seuls et de vieilles femmes dures à l'ouvrage...

Les premières images du film montrent des "aloitadores" qui luttent et immobilisent les chevaux pour couper leur crinière et les marquer : le combat primitif entre les hommes et les bêtes donne le ton au scénario et annonce l'opposition entre les ruraux espagnols et le "français" Antoine...

Dans cette région reculée du nord ouest de l'Espagne, dans ce village en déclin, les habitants travaillent la terre et élèvent des troupeaux mais s'épuisent à survivre...

Quand Antoine et Olga commencent à bien gagner leur vie avec leurs tomates bio et refusent l'implantation d'éoliennes pour des raisons environnementales, les frères Anta et leur mère leur déclarent la guerre : larvée d'abord puis ouvertement hostile...

Déstabilisé par la violence, Antoine utilise les armes qu'il connait : les mots et les images... mais aveuglé par son sentiment de supériorité, il ne sait pas réagir à la haine qu'il suscite par ses positions rationnelles...

Terrifiant et étouffant le film semble reprendre sa respiration quand Olga et sa fille reprennent le combat à leur façon...

Le réalisateur nous propose un thriller très original et hyperréaliste mais sans doute, à mon goût, moins universel que ses réalisations précédentes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Dominik Moll est adapté du livre de Pauline Guéna :  18.3 - une année à la PJ, lui-même inspiré d'un dramatique fait divers : le meurtre d'une jeune fille brûlée vive..

A la PJ de Grenoble, l'équipe fête le départ en retraite de son patron et se réjouit de la nomination de Yohann (Bastien Bouillon extraordinaire dans ce rôle de flic rigoureux et taiseux) qui se retrouve confronté à un crime qui va le hanter durant des années puisque le coupable ne sera jamais retrouvé...

Dans cet univers masculin, où les hommes sont à la fois les prédateurs et les justiciers des femmes sur lesquels s'exercent la toxicité masculine, le réalisateur nous interpelle sur cette question éternelle : pourquoi les hommes brûlent-ils les femmes, depuis Jeanne d'Arc jusqu'à Clara, l'héroïne du film, en passant par les sorcières...

Yohann et son coéquipier Marceau (Bouli Lanners très émouvant) vont interroger tous les amants de passage de Clara : tous auraient pu la tuer mais aucun ne l'a fait...

Ils vont surtout s'interroger sur eux-mêmes, ébranlés par les témoignages de la meilleure amie de Clara et l'approche résolument féministe de la juge (excellemment interprétée par Anouk Grinberg)... puis plusieurs années après de sa nouvelle et jeune collègue...

Yohann et Marceau vont peu à peu perdre leurs repères : si Yohann retrouve un semblant d'équilibre en enchaînant les tours de piste dans le vélodrome local, Marceau quant à lui en pleine rupture sentimentale, va se laisser déborder par ses émotions et sa colère...

Film féministe qui fait la part belle aux portraits d'hommes, film noir encastré dans la montagne, film hanté par la violence masculine, La nuit du 12 révèle le talent de Dominik Moll qui s'empare avec réalisme et distance de ce thème très actuel et nous livre les clés de son univers personnel !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pourquoi confier le rôle principal à Wallace Shawn, un comédien intello ? dixit Woody Allen et comique ? dixit le même Woody ?

Je l'ai personnellement trouvé "mauvais" en soi-disant alter ego dans le 50e film de notre cher réalisateur : pas du tout intéressant ni convaincant dans le rôle de ce Mort Rifkin, romancier new-yorkais septuagénaire qui accompagne son épouse (de 20 ans plus jeune que lui), attachée de presse au festival de cinéma de San Sebastian.

Cette comédie sentimentale a une trame si mince que la présence de Woody aurait peut-être pimenté les triangles amoureux entre Sue, la femme de Rifkin (Gina Gherson au physique ingrat et au jeu très banal) et un jeune réalisateur français interprété par Louis Garrel, bellâtre contre lequel il ne peut plus rivaliser... et entre Rifkin et une jeune doctoresse (ravissante Elena Anaya), dont il tombe si amoureux qu'il s'invente des maux imaginaires pour pouvoir la revoir...

Le seul mérite de ce film est de donner envie de se perdre dans les rues vivantes de San Sebastian, ville qui se prête admirablement à la caméra du cinéaste !

Pour ma part Woody, j'attends ton prochain film avec impatience en espérant que tu sauras retrouver l'inspiration qui t'avais guidé pour Un jour de pluie à New York !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans des paysages oniriques où le brouillard et la neige se disputent la mer, le réalisateur coréen Park Chan- Wook nous fait partager l'envoûtement du policier Jang Hae-joon (excellent Park Hae-Il) pour Song Sore (fascinante Tang Wei), suspectée d'avoir tué son mari qui s'est prétendument jeté du sommet d'une montagne qu'il avait l'habitude d'escalader...

Loin de sa femme, scientifique au tempérament directif qui occupe de hautes fonctions au sein d'une entreprise étatique installée en bord de la mer, le flic citadin suit et espionne la belle et jeune veuve Song Sore dont il découvre le passé mystérieux...

Tel James Stewart attaché aux pas de Kim Novak chez Hitchcock, le héros oscille entre le professionnalisme qui le caractérise et le vertige que fait naître chez lui cette femme aux multiples visages...

Fragilisé par sa quête et les nuits sans sommeil, Jang Hae-joon éprouve de plus en plus de difficultés à garder sa lucidité face aux rebondissements de l'enquête et sombre dans la dépression, persuadé d'avoir échoué dans sa mission...

Dans la seconde partie du film, le policier, qui a rejoint sa compagne, se trouve à nouveau confronté à cette femme dont le souvenir l'a poursuivi durant toutes ces années : elle est désormais l'épouse d'un richissime et douteux homme d'affaires qui meurt à son tour...

Habité par le thème du suicide, le film récompensé par le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2022 est résolument original et esthétiquement parfait...

Une belle histoire d'amour impossible dont les dernières images n'ont pas fini de nous hanter pour notre plus grand plaisir de cinéphile !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur chilien Giordano Gederlini nous plonge dans les friches industrielles de Bruxelles, où une bande de braqueurs échangent balles et grenades pour récupérer un butin qui remplit le coffre d'une voiture...

Leo Castaneda (Antonio de la Torre fiévreux) a quitté Madrid pour Bruxelles où il conduit le métro de la ligne n°6 : quand il aperçoit une silhouette sur le bord du quai, il n'a pas le temps de freiner pour empêcher la fatale collision...

Le scénario haletant nous livre peu à peu des éléments de l'histoire qui lient cet homme dur et douloureux à son fils qu'il n'a pas vu depuis deux ans...

Leo Castaneda va donner du fil à retordre au commissaire incarné par Olivier Gourmet) et à sa fille Virginie (Marine Vacth) chargée de l'enquête : les précédant à chaque étape de l'investigation, il va dévoiler la complexité de son personnage au fil des échanges qui vont violemment l'opposer aux différents protagonistes...

Un rythme soutenu pour ce polar à la mise en scène efficace où flics et voyous semblent englués dans leurs questionnements existentiels...

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