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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Saeed Roustaee nous avait bluffé avec son dernier film "La loi de Téhéran"...

Rien de semblable dans celui-ci qui s'étire sur 2h45 pour nous raconter l'histoire d'une famille qui tente par tous les moyens de relever la tête, dans un contexte de crise économique qui déclasse sans pitié les catégories moyennes...

Pour aider ses frères au chômage à sortir de la précarité, des sales petits boulots précaires et des combines foireuses, Leila tente de les convaincre d'investir leurs maigres économies pour acheter les toilettes d'un centre commercial qui vont être transformées en une boutique supplémentaire...

De son côté, leur père Esmail promet à sa communauté une importante somme d'argent qu'il leur avait cachée, afin d’en devenir le nouveau parrain, la plus haute distinction de la tradition persane.

Vivant les uns sur les autres dans un minuscule appartement où la mère organise leur survie, tout ce petit monde s'engueule puis se réconcilie, le père obnubilé par sa cupidité et les enfants adultes enfermés dans l'avidité du gain...

Aucun personnage sympathique ni même positif ne se dégage de cette invraisemblable histoire à multiples rebondissements où le spectateur s'ennuie ferme !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'artiste né à Versailles et père de 7 enfants, a trouvé son style depuis quelques années : il peint ses enfants et surtout ses 6 filles dans des écrins de grandes pièces vides, lovés sur des canapés ou des fauteuils, allongés par terre avec un livre, ou plein cadre de dos ou de face sur de subtils fonds ocres ou gris...

Enfants sages, enfants intemporels, enfants calmes, enfants figés dans des peintures léchées, enfants des années 50 bien peignés, jolies têtes blondes nattées, jeunes filles aux robes d'ange...

Un univers très personnel que nous fait partager ce peintre de l'intime !

A voir jusqu'au 11 septembre à Saint Jean de Luz !

Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal
Gérald Engelvin expose : portraits d'enfants à la galerie Catherine et Frédéric Portal

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean Becker adapte le roman éponyme de Georges Simenon paru en 1950, en resituant l'action dans les années 70 et en confiant le rôle principal à Depardieu !

Qui interprète le Jules Mangin du roman, vieil acteur en fin de vie, ravagé par l'alcool et le mal de vivre, exigeant du temps des autres : son habilleuse, son chauffeur, son meilleur ami, sa souffleuse... et s'étourdissant entre répétitions et représentations théâtrales pour ne pas se retrouver seul chez lui...

Difficile de ne pas reconnaître ce grand acteur que fut et que demeure par instants fugaces Gérard Depardieu, dans le portrait sans fard du héros du roman !

Entouré de trois acteurs talentueux : Fanny Ardant, Benoit Poelvoorde et Stéfi Celma (révélée dans la série 10%), le monstre sacré qu'est devenu Depardieu occupe tout l'écran et nous inquiète dans sa course éperdue vers sa propre perte...

La massive silhouette s'effondre plus qu'elle ne se pose, jamais désaltérée, jamais rassasiée, maladroite et touchante dans sa relation aux autres, orgueilleuse et égoïste, en un mot terriblement humaine !

Un film à voir à partir du 24 août pour Depardieu, pour la nostalgie qu'il nous inspire, pour le regret que son regard noyé nous renvoie...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #livres

Pour écrire sa première fiction sur le pouvoir en Russie, le politologue Giuliano da Empoli s’est inspiré de Vladislav Sourkov, longtemps conseiller de Poutine.

C’est en effectuant des recherches pour Les ingénieurs du chaos (JC Lattès, 2019), un essai – traduit en douze langues – consacré aux conseillers des leaders populistes, qu’il s’est familiarisé avec la figure de Vladislav Sourkov, dont son protagoniste est librement inspiré.

Vladislav Sourkov n’est pas un inconnu sur la scène internationale. Cet idéologue ayant conceptualisé les notions de « verticale du pouvoir » et de « démocratie souveraine » a occupé plusieurs fonctions dans l’administration présidentielle russe depuis le début des années 2000.

Dans Le Mage du Kremlin, Giuliano da Empoli retrace fidèlement les grandes lignes de sa carrière politique, jusqu’au dossier ukrainien, dont il fut chargé quelques mois avant l'annexion de la Crimée par les Russes en mars 2014 et l'intervention militaire dans le Donbass...

Giuliano da Empoli, lui-même ancien conseiller de Matteo Renzi et excellent connaisseur de la Russie, mène une enquête imaginaire. Et « retrouve » l’ex-conseiller au fin fond de la campagne moscovite, dans une villa à la Tchekhov, pour une nuit de confession. Son Vadim Baranov est-il proche du modèle ? Qu’importe, la culture et l’intelligence du personnage séduisent. Giuliano da Empoli lui invente un grand-père fasciné par Custine, l’écrivain français qui avait écrit en 1839 un portrait à charge de la Russie...

Pour Baranov, le destin des Russes est d’être gouverné par les descendants d’Ivan le Terrible. Grâce à l’oligarque Boris Berezovsky, qui a pris, sous Eltsine, le contrôle de la télévision d’État, il a rencontré à Saint-Pétersbourg « un blond pâle aux traits décolorés, portant un costume en acrylique beige » : le chef du FSB (ex-KGB). Baranov le convainc que les Russes ont « un désir de verticalité ».

"Coaché" par Baranov, Poutine se métamorphose et enfle jusqu'à devenir «le Tsar», écarte les oligarques pour reprendre le contrôle des richesses du pays, galvanise le peuple en promettant de mettre fin à la désintégration de la Russie.

Peu à peu, le récit, aussi passionnant qu'un roman policier, nous dévoile les dessous de l'ère Poutine en nous faisant entrer dans la tête du Tsar, exaspéré par la condescendance américaine, la perte de la Crimée, siège de la flotte militaire russe, et la «révolution orange» qui menace, par contagion, son propre pouvoir…

Écrit avant l’invasion russe en Ukraine en février dernier, Le mage du Kremlin est tristement prémonitoire, énonçant que « la première règle du pouvoir est de persévérer dans les erreurs, de ne pas montrer la plus petite fissure dans le mur de l’autorité ». La fascination pour le chaos est omniprésente !

A lire pour mieux comprendre que les Russes ne sont pas gouvernés par l'esprit de raison occidental !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur australien Baz Luhrmann s'est emparé de la légende d'Elvis Presley par le biais de la relation contrastée qu'il a entretenue avec celui qui l'a découvert et propulsé au niveau national et international : le colonel Tom Parker, que Tom Hanks interprète avec gourmandise !

Le film nous fait revivre l'ascension d'Elvis depuis son enfance pauvre à Memphis jusqu'à sa mort à 42 ans...

Austin Butler qui incarne Elvis n'a certes pas son épaisseur et son charisme mais il est néanmoins très convaincant lorsque son célèbre déhanchement déchaîne les passions de ses jeunes admiratrices !

L'acteur très talentueux interprète lui-même les premières chansons du King alors que les titres plus récents sont des enregistrements d'Elvis lors des concerts gigantesques qu'il a donné à l'International Hotel de Las Vegas...

Le contexte historique et musical du film qui traite du combat pour l'égalité des noirs donne toute sa profondeur à cette super production où le cinéaste n'a pas lésiné sur les décors (l'extérieur et l'intérieur de la maison d'Elvis Grace Land a été entièrement reconstituée), ni sur les costumes (Austin Butler porte à lui seul plus de 90 costumes différents ; la chef décoratrice a retrouvé les descendants des propriétaires du magasin Lansky Bros où dans les années 50, Elvis achetait la plupart de ses vêtements de scène). 

Mais c'est la relation quasi filiale entre le chanteur et son imprésario, qui s'est révélé être une belle crapule, qui donne sa véritable colonne vertébrale au film qui aurait mérité d'être un peu moins long (2h39) pour être encore plus passionnant !

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