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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Caméra d'or à Cannes, "Ilo Ilo" passe à côté de l'émotion promise

Premier long métrage d'Anthony Chen, "Ilo Ilo" est le récit d'une tranche de vie d'une famille aisée de Singapour

Le papa, cadre commercial, traverse une période noire sur le plan professionnel : humilié puis licencié, il cache son état à sa famille et essaie de garder la tête haute en jouant en bourse (il perd toutes ses économies) et en se faisant engager comme vigile dans un entrepôt, duquel il se fait également remercier !

La maman qui n'arrive pas à "gérer" son petit garçon de 10 ans embauche une nounou philippine pour s'occuper du garnement (vraie tête à claques, le jeune acteur qui incarne le rôle n'est même pas craquant ?!)... et de sa maison, d'autant plus qu'elle attend un autre enfant

Le petit garçon surnommé Jiale fait tourner sa nounou en bourrique pour ensuite la préférer à sa maman qui bien évidemment le vit très mal, d'autant qu'elle a accueilli ladite nounou comme une esclave moderne (elle lui prend son passeport, la fait coucher dans la chambre de son fils, surveille ses faits et gestes et fouille dans ses maigres bagages...)

Aucune émotion entre ses êtres qui essaient de survivre :

- la maman secrétaire de direction enchaîne, à la demande de son patron qui aboie, les lettres de licenciement tout en se sentant elle-même à l'abri du fait de son ancienneté !

- on apprend vite que la nounou de 28 ans travaille pour faire vivre son fils qu'elle a laissé au pays chez sa sœur...

Les relations entre la nounou et Jiale sont convenues, aucun geste tendre dans le couple, l'environnement de l'appartement est glauque...

Seule la fin du film ouvre une fenêtre sur des relations normalisées entre père et fils... une amorce de complicité masculine dans le couloir de l'hôpital où la mère est en train d'accoucher...

Si la vie en 2013 dans le continent asiatique ressemble à cela, autant rester dans la vieille Europe !

Si la caméra d'or est un reflet de notre époque, vive le divertissement au sens pascalien du terme !

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