
Après plusieurs courts-métrages remarqués, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri signe son premier long-métrage où il ose enfin aborder son histoire personnelle....
"La frappe" commence sur des lents mouvements de caméra qui filme le grain d'une peau, non de deux peaux, celles d'un frère et d'une sœur qui dorment ensemble...
Enzo (Diego Murgia), 19 ans a une gueule de gosse affamé de tendresse et Carla (Romane Fringeli), 20 ans regarde le monde avec une violence rentrée...
Quand leur père Anthony (Bastien Bouillon impressionnant à contre-emploi), sort de 5 ans de prison pour fraude, les deux jeunes adultes réagissent de manière totalement opposée : Enzo, malgré la colère de sa sœur, l'accueille chez lui et se porte garant jusqu'à l'employer sur son stand de revente de petit électro-manager sur les marchés de la région Paca... Quant à Carla, elle coupe les ponts avec son frère...
Rien n'est dit et tout est dit...
Le film s'étire et nous englue dans le refus de Carla, l'apparent bonheur et la lente dérive mortifère de Diego et le mutisme d'Anthony...
La fin du scénario justifie le titre du film et finit de nous glacer devant les images des ravages causés par ce trauma que frère et sœur ont connu...