Présenté en compétition au Festival de Cannes 2025, le dernier opus d'Ari Aster présente un tournant dans sa filmographie...
Après Beau is afraid (2023) qui lorgnait plus du côté de la comédie noire, le cinéaste revisite le western en l'ancrant dans la réalité américaine, à travers l'affrontement de deux hommes dans une petite ville du Nouveau Mexique...
Bien qu’il dise présenter deux visions opposées de l’Amérique contemporaine (les progressistes contre les conservateurs), et ne pas souhaiter faire un film à charge, le réalisateur dresse un portrait paranoïaque d'une Amérique en pleine pandémie, dans une atmosphère empoisonnée par l'influence des réseaux sociaux qui alimentent la peur et la suspicion - à laquelle s'ajoute l'émergence incontrôlable de l'IA !
Face à un Joachin Phoenix, méconnaissable mais omniprésent, qui interprète un shérif ultraviolent n'hésitant pas à tuer tous ceux qui entravent sa route vers le pouvoir, Pedro Pascal a du mal à exister dans le rôle du maire falot qui voudrait quand même se représenter !
En résulte un film chaotique, une satire confuse du système, des scènes exagérément violentes et une envie de fermer les yeux et les oreilles devant le pitoyable spectacle de l'Amérique d'aujourd'hui qui nous est présenté !
Le film s’inspire du vécu du scénariste, réalisateur et acteur Johann Dionnet, et plus précisément de toutes les pièces jouées lors de plusieurs Festivals d’Avignon épiques où il a eu l’impression de vivre mille vies pendant un mois
Il nous raconte l'histoire de Stéphane (Baptiste Lecaplain), comédien en perte de vitesse, qui débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !
Un scénario un peu léger qui s'inscrit toutefois dans une réalité palpable grâce au parti pris du réalisateur de tourner certaines séquences du film pendant le Festival d’Avignon lui-même, avec une caméra discrète qui lui a permis de capter l’ambiance réelle des rues animées, des spectacles de rue et du rythme effréné du Off.
Un bon moment sous le soleil d'Avignon pour célébrer le spectacle vivant !
L'exposition du musée d'Hyères, installé dans l'ancienne succursale de la Banque de France rend hommage à Raoul Dufy (1877-1953), créateur aux mille facettes : peintre, dessinateur, graveur et
décorateur, reconnu pour son style unique,
caractérisé par des couleurs vives et des motifs dynamiques.
Le parcours de l'exposition révèle un aspect essentiel mais souvent méconnu de son oeuvre : l'aventure du textile et de la mode.
Grâce aux prêts exceptionnels de la maison Brochier Soieries à Lyon, le visiteur découvre près de 55 motifs originaux de Dufy, imprimés sur soie, coton ou velours, encadrés tels des variations infinies sur le thème du bonheur ornemental, explorant les thématiques chères à l’artiste : les animaux, la mythologie, les fleurs, l’abstraction et les scènes de vie...
Un temps installé à Hyères dans les années 1920, Dufy s'inspira de la lumière méditerranéenne féconde et joyeuse dont l'exposition nous fait partager la richesse...
En 2002, Elodie Kulik, une jeune banquière de 24 ans, est retrouvée morte dans la Somme, après avoir été violée et brûlée vive. Une séquence glaçante de son appel aux secours sur le 17 est enregistrée. L’enquête durera plus de dix ans !
Le réalisateur Peter Dourountzis s'est inspiré de cette affaire emblématique pour écrire le scénario de son 3ème long métrage...
Il nous raconte l'enquête de Samuel (formidable Sami Bouajila), journaliste du magazine Détective, et Ava : Mallory Wanecque très juste dans le rôle de sa fille et stagiaire...
Ayant découvert des similitudes troublantes avec le meurtre d’une autre jeune femme agressée par un tueur qui s'est pendu en prison, Samuel se lance en franc tireur dans une plongée effarante au coeur des groupes masculinistes...
Un tempo rapide nous fait entrer dans le suspens haletant du film qui fait la part belle à l'évolution passionnante de la relation entre le père et la fille qui semblent se découvrir mutuellement...
Jean-Pierre Darroussin et Valérie Donzelli viennent compléter le beau casting d'un film qui illustre la prise de conscience par nos sociétés actuelles de la peur des femmes dans l'espace public...