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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un scénario original, un réalisateur chevronné, une héroïne star et un casting de rêve...

Je suis donc allée voir Chiara Mastroianni qui interprète son propre rôle et décide d'endosser le costume de son père sous le regard déconcerté de son entourage...

Le film démarre sur une scène de tournage : Nicole Garcia dirige Fabrice Luchini et Chiara en demandant à cette dernière d'être moins "Catherine" et un peu plus "Marcelllo" !

Désarçonnée par cette injonction, Chiara rentre chez elle et découvre à sa grande stupeur le visage de son père dans le miroir de sa salle de bains...

Poursuivant cette vision et comme dans un rêve éveillé, Chiara accentue sa ressemblance avec son père, cache ses longs cheveux et revêt son costume...

Catherine Deneuve, tout d'abord perplexe, accepte le jeu, Benjamin Biolay (son ex dans la vie) s'en amuse, Melvil Poupaud se met en colère... quant à Luchini, il accepte le deal et coache Chiara dans la poursuite du tournage...

Très à l'aise au début du film, le réalisateur Christophe Honoré tourne avec délectation les premières scènes cocasses de cette situation improbable mais ne sait visiblement plus vers quoi ensuite mener sa création : hommage à Mastroianni, quête identitaire de Chiara, revisite des tournages mythiques de Marcello, déambulations de Chiara dans Paris où elle rencontre un jeune soldat anglais gay, retrouvailles de Chiara avec la ville de Rome et la langue italienne...

L'actrice est touchante dans son désarroi mais le film n'arrive pas à nous embarquer tant il flâne d'une anecdote à une autre...

Chiara joue très bien mais elle semble si triste et éperdue qu'on voudrait que ses deux monstres sacrés de parents (qui n'étaient pas mariés), lui donnent enfin le droit à une existence propre...

De jolies choses, de belles images mais le film aurait gagné, pour moi, à afficher moins de nostalgie, plus de gaieté et surtout plus d'humour !

Dommage !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emballée par le premier long métrage de la réalisatrice  mongole Zoljargal Purevdash "Si seulement je pouvais hiberner" (voir ma critique du 10/01/24) - et très intéressée par le chamanisme, je me suis précipitée pour voir ce second opus d'une autre réalisatrice mongole Lkhagvadulam Purev-Ochir...

Le pitch était séduisant : Zé, jeune chaman de 17 ans, prend ses études au sérieux pour réussir sa vie, tout en communiant avec l’esprit de ses ancêtres pour aider les membres de sa communauté à Oulan-Bator.

Mais lorsqu'il rencontre la jeune Maralaa dont il tombe amoureux, son pouvoir vacille...

J'ai personnellement trouvé que rien ne fonctionnait dans le scénario : les premières scènes de chamanisme m'ont paru "folkloriques" (et en tout cas pas du tout suivies d'effets par la suite), l'idylle est téléphonée, on ne comprend pas bien les figures du père et de la mère présents dans quelques séquences, on s'interroge sur le rôle de la sœur qui se tient à ses côtés dans les cérémonies, on est perplexe devant la définition de la figure chamanique développée dans le film censée "créer le chaos pour mieux retrouver l'harmonie ?",  et surtout on ne voit pas du tout l'évolution promise de la puissance chamanique de Zé qui devenu adulte à la fin du film, ne semble plus du tout être en phase avec les esprits.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

A l’origine de cette exposition, un ouvrage du même nom : «  Vivre la pente  », paru en 2023 aux éditions Cairn.

Dans ce recueil de photographies représentant en noir et blanc les paysages pentus du Pays basque (français et espagnol), le photographe se confronte à la dualité inhérente à l’Homme :  «  Il y a deux pentes dans la vie de l’homme, celles qui se font face et celles qui regardent la plaine à l’infini  », Zigor.

Le premier volet de cette exposition itinérante s'ouvre au Didam qui accueille près de 70 œuvres, photographies encadrées et tirages monumentaux... entraînant le visiteur à flanc de montagne ou au bord de falaises puissantes.

Un savant travail sur la lumière par l’exploitation du noir et blanc exacerbe les émotions et la sensibilité visuelle du visiteur face à la puissance de la nature.

J'ai été particulièrement frappée par 2 photographies (dernières de la collection présentée ci-après) : celle des fameux rochers familièrement appelés "les deux jumeaux" à Hendaye qui semblent accessibles à pied à marée basse (par forts coefficients de marée) -  et les non moins fameuses falaises dénommées "piles d'assiettes"  particulièrement photogéniques à Zumaïa !

Exposition gratuite à voir jusqu'au 16 juin !

 

 

 

"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
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"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
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"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
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"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne
"Zigor Vivre la pente" : une magnifique expo photos au DIDAM à Bayonne

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Réalisateur prolifique, Quentin Dupieux, après "Yannick" et "Daaaaaali !" sortis en 2023, fait l'ouverture du festival de Cannes 2024 avec son dernier opus "Le deuxième acte" !

Le pitch est minimaliste : Florence (Léa Seydoux) veut présenter David (Louis Garrel), l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume (Vincent Lindon). Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy (Raphaël Quenard). Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part tenu par Stéphane (Manuel Guillot)...

Et il est très difficile d'en dire plus sans dévoiler l'originalité du scénario...

La première scène qui est un long travelling dans un décor campagnard d'une neutralité envoûtante, donne le ton de la suite du film : David essaie de convaincre Willy de séduire Florence et,très rapidement, le spectateur n'arrive plus à faire la différence entre le jeu des acteurs et le dialogue entre les deux protagonistes : "on reprend" disent-ils toutes les deux phrases...

La scène suivante se déroule entre Florence et Guillaume et le processus du film se dévoile peu à peu... pour éclore dans la salle de restaurant où les personnages pètent tour à tour les plombs, sous le regard désabusé des rares clients de l'établissement...

Comme dans ses précédents films, Quentin Dupieux étire presque à l'infini des moments qui mériteraient d'être raccourcis (même si le film ne dure qu'1 heure 20), mais, contrairement à ses dernières créations,  je me suis surprise à rire de vraies trouvailles humoristiques et à m'estomaquer de la vacherie de certains échanges (notamment de la part de la famille de Florence auprès de laquelle elle cherche du réconfort)...

Les acteurs ont du beaucoup s'amuser à tourner ce film expérimental et une fois de plus Raphaël Quenard crève l'écran avec son élocution si particulière et sa sensibilité hors du commun !

Je suis certaine que le film va rencontrer son public, ne serait-ce que pour saluer un cinéaste qui, film après film, crée un univers qui ne ressemble à aucun autre !

Dommage que la fin du film, même si on en comprend la symbolique, dure aussi longtemps...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Né en 1972 à Versailles, Gérald Engelvin est un habitué de la Galerie Portal de Saint-Jean de Luz...

Peintre français autodidacte dont le travail se caractérise par une palette de couleurs délicates, mises en valeur par une facture sobre et épurée, son thème de prédilection est l'enfance, et plus particulièrement celle de ses filles !

Sa peinture nous offre de douces images intemporelles d’enfants sages, espiègles ou boudeurs, de dos ou de profils, allongés sur un canapé, occupés avec un livre, ou jouant ensemble… se prêtant au pinceau du peintre comme à un photographe... qu'ils ne regarderaient pas...

Son œuvre s'enrichit aujourd'hui d'une série de charmants "Pierrot" aux visages enfouis dans leurs pensées...

Et pour les amoureux de la Côte Basque, d'une production toute récente de toiles magnifiant l’architecture si particulière de la ville de Biarritz !

A voir jusqu'au 8 juin 2024 !

 

Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants
Enfants

Enfants

Pierrot
Pierrot
Pierrot
Pierrot
Pierrot

Pierrot

Biarritz
Biarritz
Biarritz
Biarritz
Biarritz
Biarritz
Biarritz

Biarritz

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Très intéressé par le fonctionnement de l'UE,  Antoine Raimbault a découvert l'histoire de John Dalli, commissaire à la Santé en 2012, contraint de démissionner à la suite de soupçons de corruption et de trafic d'influence liés à l'industrie du tabac...

A Bruxelles, la surprise a été  d'autant plus grande que cet homme politique maltais était personnellement engagé dans la lutte contre le tabac...

Des parlementaires écologistes dont José Bové flairent un coup monté et décident de monter leur contre-enquête...

C'est sur ce sujet ardu que le réalisateur parvient à nous passionner en démontant ce scandale autour du financement des institutions publiques par certains intérêts privés, en s'appuyant sur les deux formidables acteurs qui incarnent les principaux protagonistes de ce thriller : José Bové (épatant Bouli Lanners) et son fidèle compère Fabrice (Thomas VDB très crédible)...

En rajoutant un personnage fictif en la personne de Clémence (délicieuse Céleste Brunnquell), la stagiaire qui joue la mouche du coche, l'ambition d'Antoine Rimbault était de réussir à nous parler avec sérieux mais également avec humour, de l'état de droit et de nous faire réfléchir sur la notion de démocratie qu'il définit comme une recherche permanente d'équilibre pour éviter l'abus de pouvoir - en nous faisant participer durant 1h36 à l'aventure de cette bande de pieds nickelés qui n'hésitent pas à se mettre en danger pour dénoncer l'injustice...

Et c'est très réussi !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur  s'est inspiré pour son dernier opus, d'une histoire vraie : la découverte, au début des années 2000, d’un tableau d’Egon Schiele Les Tournesols dans le pavillon d’un jeune ouvrier chimiste de la banlieue de Mulhouse...

Dans un tout autre genre que   «La femme au tableau » réalisé en 2015 par Simon Curtis avec la formidable Helen Mirren autour d’une oeuvre spoliée de Gustav Klimt, le film de Pascal Bonitzer  réunit une formidable brochette de comédiens dont Alex Lutz en vedette, qui excelle dans son rôle de patron d'une grande société de ventes aux enchères...

Car non seulement tout le processus d'expertise du tableau est aussi passionnant qu'un thriller mais le scénario nous plonge dans le monde rarement exploré par le cinéma qui est celui des experts artistiques, galeristes et autres collectionneurs - et nous offre une palette de personnages rarement réunis dans une même histoire...

Tout semble en effet opposer le nanti André (Alex Lutz) qui s'impose dans ses costumes taillés sur mesure, ses montres de luxe et sa rutilante voiture et Martin Keller  (Arcadi Radeff), le jeune ouvrier "nuitard" qui découvre la logique financière du monde de l'art et refuse de bénéficier de la vente d'une œuvre spoliée... et pourtant le réalisateur nous laisse entrevoir un même questionnement chez les deux hommes quant au sens qu'ils cherchent à donner à leur vie : prendre sa revanche, rester soi-même ou prendre le risque de devenir un transfuge de classe ...

A cette confrontation, vient s'ajouter une galerie de portraits humains passionnants avec Bertina (Léa Drucker), l'ex compagne et toujours collègue d'André,  Aurore (Louise Chevillotte), stagiaire qui ne mâche pas ses mots et entretient une relation complexe avec son père (le sensible Alain Chamfort), Sine (Laurence Côte), la mère de Martin, l'avocate Maitre Egerman, (excellente Nora Hamzawi)...

En résumé, un très beau film, avec du rythme, de l'humour, une profondeur romanesque doublée d'une réalité tristement historique : la spoliation de milliers de juifs désireux de fuir la barbarie nazie...

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La promotion du film nous promettait un western féministe ?!

L'acteur Viggo Mortensen, passé derrière la caméra pour ce nouvel opus, souhaitait (dixit la critique) corriger son image de mâle alpha et incarner un homme "sensible" à l'écoute des femmes ???

Pour nous mettre dans le bain, le film démarre sur le décès de Vivienne Le Coudy (Vicky Krieps) dont Holger Olsen (Viggo avec moustache et stetson de rigueur), recueille le dernier souffle... en promettant de s'occuper de son fils (dont il n'est pas le père) !

De flash back en flash forward, nous découvrons sans bien réussir à rétablir la chronologie de l'histoire, la rencontre amoureuse improbable d'un immigrant danois (Viggo donc) et d'une luxembourgeoise (Vicky) vaguement fiancée à un bellâtre, qu'elle abandonne pour suivre son lonesome cowboy dans une fermette perdue au fin fond d'un aride canyon du Nevada...

Découragée par le travail de Titan qui l'attend pour faire de cette bicoque un home sweet home, Vivienne doit également rapidement accepter de laisser partir son "homme" pris du  désir irrépressible de participer à la guerre de Sécession - alors qu'il lui avait promis de la protéger contre les nombreux dangers du Far West... que cette jeune femme solitaire et courageuse devra affronter jusqu'au retour hypothétique de son valeureux chevalier (en armure qui peuplait ses rêves d'enfant sage) ???

Vicky Krieps s'essaie visiblement à ce rôle très différent de ceux qu'elle interprétait dans ses précédents films comme "Les trois mousquetaires" ou "Le Corsage", en ayant l'air de se poser la question à chaque prise de vue : qu'attend-t-on de mon personnage ?

Quant à Viggo Mortensen, il tente de déconstruire son image "virile", ne sachant pas non plus, de mon point de vue, quelle attitude adopter pour chacun de ses dialogues ?

J'oubliais : il y a également des méchants, un violeur, un patron de saloon où l'on rencontre des prostituées, des buveurs, des joueurs de cartes et un malheureux pianiste qui se fait tabasser s'il joue certains morceaux qui ne plaisent pas au fils dégénéré du potentat local...

A l'arrivée un boulgi boulga qui dure plus de deux heures et n'apporte aucune réflexion ni historique (puisque ce ne sont que des clichés), ni prospective (puisque tout sonne faux) !

Vous me direz !

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