
Déjà déçue par Les carnets d'Albert Camus en ce même théâtre du Lucernaire, je me suis quand même laissée tenter par l'adaptation du chef d'oeuvre orientaliste de Pierre Loti Aziyadé suivi de Fantôme d'Orient...
L'écrivain nous raconte son retour à Istambul dix ans après avoir tenté d'oublier son histoire d'amour secrète avec Aziyadé, une jeune femme enfermée dans un harem...
Se lançant sur ses traces, le jeune officier de marine retrouve les témoins de son passé, les odeurs de l'orient fantasmé et les ruelles tortueuses qu'il peine à reconnaître...
L'idée était bonne mais la réalisation n'est malheureusement pas du tout à la hauteur de l'enjeu...
En effet le récitant Xavier Gallais adopte un phrasé doucereux et une gestuelle aussi précieuse qu'exaspérante qui cassent la puissance évocatrice du texte, desservi de surcroît par la bande son dissonante d'Olivier Innocenti !
Un invitation à se replonger dans l'oeuvre de Loti !









