
Très intéressée par la démarche de la réalisatrice tunisienne Manele Labidi qui a souhaité utiliser le registre comique pour témoigner de son pays tiraillé, au lendemain de la Révolution, entre traditions religieuses et besoin de parler pour se reconstruire... je suis allée voir son film avec beaucoup d'attentes...
Elle nous raconte l'histoire de Selma (formidable Golshifteh Farahani) qui revient à Tunis pour ouvrir un cabinet de psychanalyste sur le toit d'une maison...
S'ensuivent toute une série de déconvenues où la jeune femme prend conscience de la difficulté à exercer son métier dans un pays régi par des règles et des interdits arabo-musulmans....
Cela aurait pu être drôle et les premières images le sont mais la cohorte de ses patients tous plus foutraques les uns que les autres et les représentants des autorités administratives sont tellement caricaturaux que le film dégage, de scène en scène, un ressenti légèrement raciste à l'encontre du peuple tunisien... ou du moins c'est ainsi que je l'ai perçu...
Dommage !