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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a été récompensé du prix du scénario.

J'ai longtemps hésité à aller le voir car il est centré sur la figure d'Henri Marre, incarné par un Swann Arlaud à contre emploi.

Fascinée par cet acteur et ce dès sa participation magistrale dans le film "Petit paysan" de 2018 qui a eu trois César..., la perspective de le regarder pendant 2h39 interpréter un médiocre collaborateur pendant l'Occupation, me dérangeait beaucoup... mais je me suis quand même décidée et je ne sais pas si je le regrette ou non...

L'idée du film est née quand une tante du réalisateur Emmanuel Marre lui a transmis les lettres de ses arrière-grands-parents. Il y a découvert que son aïeul avait réellement servi le régime de Vichy et rédigé le traité Notre salut. 

Swann Arlaud est certes "parfait" dans ce rôle d'arriviste falot qui ne pense qu'à sa carrière, négligeant sa femme Paulette (fascinante Sandrine Blanche qui aurait dû avoir le premier rôle tant elle est vivante et moderne) et ses trois enfants...

Enchaînant les lâchetés successives, il perd peu à peu tout ce qui restait d'humain en lui et semble ne même pas s'en apercevoir...

C'est glaçant, écœurant... mais malheureusement très certainement fidèle aux parcours d'un certain nombre de français qui se sont jetés dans les bras du Maréchal Pétain, au nom de la France, mais surtout pour être sur le devant de la scène !

Les critiques ont encensé le film en disant que c'était une œuvre de salut public mais j'aurais aimé qu'Henri Marre soit entouré de plus de personnages divisés par le doute pour que la pilule soit moins amère...

Le cinéma français ne cesse de revisiter la période de la seconde guerre mondiale, ce qui traduit pour moi un malaise face à la situation historique actuelle de notre pays  et plus largement de l'Europe, mais j'avoue voter pour les deux monuments que constituent les volets de la "Bataille de Gaulle" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026, où il a obtenu le Grand Prix, marque le retour d'Andréi Zviaguintsev, neuf ans après "Faute d'amour". Durant cette période, le réalisateur a traversé une épreuve particulièrement grave : à l’été 2021, il a été hospitalisé en urgence en Allemagne après avoir été gravement atteint par le Covid-19. Plongé dans un coma artificiel, il a ensuite passé plusieurs mois en rééducation. C’est durant cette période qu’il a appris le déclenchement de la guerre en Ukraine et qu'il a décidé ne pas retourner en Russie.

Le scénario qui se déroule en 2022, date du début de l'opération militaire spéciale menée par le président russe, a pour ambition de nous montrer l'odieuse réalité de l'enrôlement autoritaire et brutal de la jeunesse russe - tout en s'inspirant du film réalisé par Claude Chabrol en 1969 : "La femme infidèle", dont il souhaitait transposer l’histoire dans la Russie contemporaine. 

Gleb (Dmitri Mazourov), chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina (ravissante Iris Lebedeva) et leur fils Serioja dans une belle maison entourée d'un parc dans une ville de province...

Le réalisateur dénonce dans "Minotaure" une Russie patriarcale bourgeoise profondément arriérée où les hommes, à l'image de Vladimir Poutine, se comportent en autocrates tant dans leur vie professionnelle que personnelle et jouissent d'une totale impunité dans une société gangrénée par la corruption...

Je ne sais pas si c'est la longueur du film (2h20) où le propos du cinéaste est noyé dans des scènes étirées à l'extrême qui enlèvent de la force à sa démonstration - ou bien le jeu insuffisamment puissant du principal acteur, censé incarner la figure du Minotaure, créature mythologique dominée par ses pulsions animales et instinctives, mais le résultat est décevant...

Encensé par la critique, le film doit représenter la France aux prochains Oscar !?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le projet est né de l'envie du réalisateur Marc Fitoussi de travailler à nouveau avec Isabelle Huppert, en lui faisant jouer un rôle à contre emploi. 

Dans ce film, l'actrice incarne Corinne Maclou, une figurante qui depuis des années peine à percer.

Dès les premières images, le ton est donné - Corinne qui arbore un look seventies avec une houppette dans les cheveux, se fait réprimander car elle se sert à boire au buffet des acteurs.

La mort dans l'âme, elle retourne avec les autres figurants mais se débrouille pour entrer en contact avec Sandrine Kiberlain qui incarne une vedette. Elle la flatte, lui remet un CV, lui parle de ses interprétations au théâtre...

Petit à petit, elle arrive à apprivoiser l'actrice adulée mais en réalité assez esseulée dans sa vie personnelle : un lien se crée entre les deux femmes, lien que critiquent tous les autres acteurs du film, ne comprenant pas l'attitude de Sandrine Kiberlain... 

Si Isabelle Huppert réussit plutôt bien à se glisser dans ce personnage très éloigné de sa réalité de grande figure du cinéma français, Sandrine Kiberlain, contrairement à son habitude, enchaîne les répliques attendues et n'est pas du tout crédible dans la relation à la fois méchante et ridicule qu'elle noue avec cette figurante sortie de nulle part...

Dommage ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après plusieurs courts-métrages remarqués, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri  signe son premier long-métrage où il ose enfin aborder son histoire personnelle....

"La frappe" commence sur des lents mouvements de caméra qui filme le grain d'une peau, non de deux peaux, celles d'un frère et d'une sœur qui dorment ensemble...

Enzo (Diego Murgia), 19 ans  a une gueule de gosse affamé de tendresse et Carla (Romane Fringeli), 20 ans regarde le monde avec une violence rentrée...

Quand leur père  Anthony (Bastien Bouillon impressionnant à contre-emploi), sort de 5 ans de prison pour fraude, les deux jeunes adultes réagissent de manière totalement opposée : Enzo, malgré la colère de sa sœur, l'accueille chez lui et se porte garant jusqu'à l'employer sur son stand de revente de petit électro-manager sur les marchés de la région Paca... Quant à Carla, elle coupe les ponts avec son frère...

Rien n'est dit et tout est dit...

Le film s'étire et nous englue dans le refus de Carla, l'apparent bonheur et la lente dérive mortifère de Diego et le mutisme d'Anthony...

La fin du scénario justifie le titre du film et finit de nous glacer devant les images des ravages causés par ce trauma que frère et sœur ont connu...

 

 

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Femme puissante, Léa Drucker assume ses 55 ans avec maestria !

Dans le dernier film de Charline Bourgeois-Tacquet, elle incarne Gabrielle, une chirurgienne maxillo-faciale, chef de service dans un hôpital public à Paris, au sommet de son art...

Fille et petite fille d'une lignée de médecin célèbre, Léa Drucker avoue avoir eu du se préparer pour ce rôle qui demande notamment une extrême agilité des mains, ce qu'elle ne possède pas dans la vie de tous les jours...

Elle a préparé cette interprétation avec la même exigence que celle qu'elle a développée pour son fabuleux précédent rôle d'enquêtrice de l'IGPN dans "Dossier 137" en 2025...

Ce qui m'a fascinée dans ce film, c'est que tout semble réussir au personnage de Léa Drucker : immense professionnelle, elle forme un couple durable et épanoui avec Henri (Charles Berling) et réussit à dépasser les vicissitudes endurées aujourd'hui par toute la profession hospitalière...

Mais sous  ces dehors parfaits, le spectateur saisit tout de suite les failles qui la traversent : ce n'est pas tant le fait qu'elle n'ait pas d'enfant mais les raisons pour lesquelles elle n'en a pas eu - car ce n'est pas uniquement faute de temps ou parce que sa carrière la comble, c'est beaucoup plus complexe...

L'habile scénario nous amène peu à peu au cœur de la vie de cette femme, sur les épaules de laquelle, l'équilibre de toute une famille repose...

Si je n'avais qu'un point à critiquer, ce n'est pas tant l'idylle qu'elle tisse avec Mélanie Thierry, jeune écrivaine venue la regarder opérer pour nourrir le livre qu'elle écrit, mais c'est la place donnée à cette histoire, certes révélatrice dans le portrait de Gabrielle mais qui, de mon point de vue,, aurait pu être traitée avec plus d'ellipses ! 

Un film à voir absolument pour Léa Drucker mais pas que ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Écrit par Fanny Herrero et Lison Daniel, réalisé par Emilie Noblet et diffusé sur Netflix, le film constitue une suite de l'excellente série télévisée "Dix pour cent" diffusée sur France 2 entre 2015 et 2020...

Après quatre saisons et six ans d'absence, nous retrouvons avec grand plaisir une large partie de sa distribution originale, complétée par des invités jouant leur propre rôle tels que George Clooney, Eva Longoria, Laetitia Casta, Vincent Macaigne et Laurent Lafitte... 

Après la fermeture de l'agence artistique ASK, Andréa Martel (Camille Cottin) s'est reconvertie dans la réalisation et s'apprête à tourner son premier long métrage...

Mais quelques jours avant le début du tournage, Laurent Lafitte son acteur principal se désiste, ce qui oblige Andréa à se rapprocher de Noémie Leclerc (Laure Calamy), devenue productrice de télévision et à reformer autour d'elle son ancienne équipe d'agents pour sauver son projet...

Peinant à retrouver le rythme et la forme d'humour de la série, le scénario empile les problèmes rencontrés par Andréa tant dans sa vie professionnelle que personnelle...

Le tournage se révèle catastrophique et contrairement à "Comédie française" dont le sujet était assez proche, on frôle ici la caricature : les acteurs sont toujours aussi bons chacun dans son rôle mais la durée trop courte du film le fait ressembler à une saison compactée, enchaînant crises sur crises et gags sur gags...

Je vous conseille, si vous ne l'avez pas encore fait de voir la série qui, elle, était brillamment construite !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficile de critiquer Arthur Harari depuis "Anatomie d'une chute" et pourtant...

Je suis allée voir son dernier opus malgré les critiques négatives et j'en suis ressortie complètement déprimée !

Toutes les images sont laides voire sales, les deux acteurs Léa Seydoux et Niels Schneider, l'une déformée par des rondeurs post-accouchement et l'autre décharné, ont le visage fermé du début à la fin du film, le sexe qui est à l'origine du transfert du corps de l'un dans l'autre est brutal et sans la moindre douceur, la succession des scènes est totalement déconnectée de la réalité qu'elle nous indiffère et la démonstration est tellement conceptuelle qu'un spectateur, même s'il reste éveillé, a du mal à suivre...

A part une belle idée : photographier la banlieue d'aujourd'hui pour essayer de mieux comprendre son évolution et retrouver les traces du passé... le scénario n'offre aucun moment d'émotion ni aucune logique dans laquelle on pourrait s'inscrire pour s'intéresser au destin des personnages...

Je ne recommande pas "L'inconnue" mais je laisse à chacun(e) l'espoir de trouver un moment de grâce dans ce long (très long métrage) qui n'est guère aimable ! 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Né et élevé en Oklahoma, le réalisateur Andrew Patterson n'a jamais quitté son État natal et a passé plusieurs années à travailler auprès de la Nation Choctaw. 

Il nous propose un film très original qui combine le western, une étrange histoire de vol de miel et la revanche d'une jeune femme autochtone...

Au cœur de ces terres reculées, le héros Amziah King (formidable Matthew McConaughey) est un personnage charismatique au talent musical inné qui veille sur une bande de marginaux passionnés de bluegrass, tout en supervisant la plus importante exploitation apicole de la région.

Lorsque sa fille adoptive Kateri (délicieuse Angelina LookingGlass qui fait ses débuts à l'écran), réapparaît soudainement après plusieurs années, Amziah y voit l’occasion de renouer les liens et de bâtir avec elle une entreprise familiale.

Mais il se heurte à des rivaux sans pitié qui n'hésitent pas à lui voler ses abeilles et son miel...

Alternant concerts improvisés, initiation à l'apiculture et road movies pour remonter la trame de l'histoire et trouver le responsable du drame qui frappe Amziah et Kateri,  le film nous fait pénétrer durant plus de deux heures dans un monde inconnu et fascinant dont tous les personnages crèvent l'écran par leur authenticité...

A voir pour ses interprètes mais pas que...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le dernier opus de Ryusuke Hamaguchi a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a été récompensé par un double prix d'interprétation féminine ex-æquo pour ses deux formidables interprètes : Virginie Efira dont la palette de jeu semble infinie et Tao Okamoto, une délicieuse et brillante liane japonaise qui a commencé sa carrière de comédienne comme mannequin.

Le réalisateur s'est inspiré d'un livre de correspondance entre deux femmes japonaises (une philosophe atteinte d'un cancer et une anthropologue) :  "Quand la vie prend un tournant inattendu"- et a choisi de transposer cette fiction en France afin de bénéficier de conditions financières et de travail plus adaptées qu'au Japon.

Durant 3 heures 15, le cinéaste nous fait partager le difficile quotidien de Marie-Lou (Virginie Efira), directrice d'un EHPAD  qui tente de mettre en œuvre une nouvelle méthodologie de soins, basée sur la bienveillance :  l'Humanitude, qui privilégie un contact privilégié avec les résidents sur la base du regard, de la parole, du toucher et de la verticalité, et ce malgré les réticences de l'équipe malheureusement pas assez nombreuse pour consacrer plus de temps à des personnes aux capacités cognitives diminuées et des fonctionnaires de l'ARS qui lui opposent un manque de moyens financiers...

Sa rencontre avec Mari (Tao Okamoto), une gracieuse metteuse en scène de théâtre japonaise dont elle a vu la pièce poignante, va complètement changer son rapport aux autres et sa compréhension des difficultés qu'elle rencontre...

En effet les deux femmes, qui parlent chacune la langue de l'autre, vont connaître un véritable coup de foudre amical qui s'inscrit d'autant plus dans l'urgence de la discussion et de l'échange que Mari est atteinte d'un cancer en phase terminale...

Le film mosaïque nous propose une réflexion sur des sujets aussi différents qu'une analyse sociopolitique d'un capitalisme qui se meurt en détruisant la nature, l'organisation du travail dans un EHPAD, les méthodes de soins et leurs conséquences, la complexe cohabitation avec un jeune autiste, la puissance de la création artistique, la naissance des vocations de soin, la complémentarité des cultures, la force de la curiosité et l'art de la conversation... 

Beaucoup de délicatesse, pas de pathos, des moments amusants comme lors de séances d'hyper-relaxation en plein air où tous les résidents âgés "affalés", s'accordent des moments de caresses et de massage des pieds, des personnages secondaires finement analysés dont l'infirmière en chef enfermée dans ses compétences techniques...

Un film à voir absolument pour ses deux interprètes mais également pour son atmosphère à nulle autre pareille ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de Cristian Mungiu a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026 où il a remporté la Palme d'or et le prix du Jury œcuménique.
C'est la deuxième Palme d'or du réalisateur roumain après "4 mois, 3 semaines, 2 jours" en 2007. 
 
L'histoire se se déroule en Norvège où les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village enclavé au bout d'un fjord surmonté de blocs rocheux froids et hostiles...
Cristian Mungiu ne nous donne pas la raison de l'exode roumain mais très vite la famille détonne dans une société très progressiste où la parole de l'enfant est reine...
Ils se lient d'amitié avec leurs voisins, les Halberg et les deux jeunes filles des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes.
Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
Le scénario nous confronte aux attitudes radicales des différents protagonistes..
Le service d'Aide à l'enfance, saisi par l'école, sans enquête préalable approfondie, dessaisit brutalement les parents Gheorghiu de leurs enfants y compris du petit dernier encore allaité par sa mère...
Face à cet arbitraire, le couple réagit chacun à sa façon : la mère Lisbet (toujours aussi formidable Renate Reinsve) tente de comprendre et cherche une alliée chez sa voisine Mia (passionnante Lisa Carlehed), tandis que le père Mihaï (Sebastien Stan très ambigu) se rapproche de sa communauté catholique et alerte les media...
Quant au mari de Mia, qui est également le supérieur hiérarchique de Mihaï, il tente de temporiser sans vraiment y réussir et perd pied face à la colère de sa fille en pleine crise d'adolescence...
Le spectateur français s'étonne de tant d'agressivité de la part de l'administration norvégienne y compris du corps judiciaire face à ce couple, certes extrémiste dans son éducation religieuse mais dont la culpabilité n'est pas concrètement prouvée... et surtout de la décision des parents dans les dernières scènes du film...
 
Le débat est intéressant mais personnellement, je suis ressortie mal à l'aise, ne comprenant pas pour qui le cinéaste prenait partie comme s'il nous livrait brutalement sa vision du monde sans analyse ; dans son message, j'ai compris : voici comment se comporte la société moderne, à vous d'observer et de juger si vous le souhaitez...
Vous me direz ce que vous en pensez mais pour ma part, avant même d'avoir vu les autres films primés à Cannes, je ne trouve pas que "Fjord" méritait une Palme d'or ! 

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