Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La promotion du film nous promettait un western féministe ?!

L'acteur Viggo Mortensen, passé derrière la caméra pour ce nouvel opus, souhaitait (dixit la critique) corriger son image de mâle alpha et incarner un homme "sensible" à l'écoute des femmes ???

Pour nous mettre dans le bain, le film démarre sur le décès de Vivienne Le Coudy (Vicky Krieps) dont Holger Olsen (Viggo avec moustache et stetson de rigueur), recueille le dernier souffle... en promettant de s'occuper de son fils (dont il n'est pas le père) !

De flash back en flash forward, nous découvrons sans bien réussir à rétablir la chronologie de l'histoire, la rencontre amoureuse improbable d'un immigrant danois (Viggo donc) et d'une luxembourgeoise (Vicky) vaguement fiancée à un bellâtre, qu'elle abandonne pour suivre son lonesome cowboy dans une fermette perdue au fin fond d'un aride canyon du Nevada...

Découragée par le travail de Titan qui l'attend pour faire de cette bicoque un home sweet home, Vivienne doit également rapidement accepter de laisser partir son "homme" pris du  désir irrépressible de participer à la guerre de Sécession - alors qu'il lui avait promis de la protéger contre les nombreux dangers du Far West... que cette jeune femme solitaire et courageuse devra affronter jusqu'au retour hypothétique de son valeureux chevalier (en armure qui peuplait ses rêves d'enfant sage) ???

Vicky Krieps s'essaie visiblement à ce rôle très différent de ceux qu'elle interprétait dans ses précédents films comme "Les trois mousquetaires" ou "Le Corsage", en ayant l'air de se poser la question à chaque prise de vue : qu'attend-t-on de mon personnage ?

Quant à Viggo Mortensen, il tente de déconstruire son image "virile", ne sachant pas non plus, de mon point de vue, quelle attitude adopter pour chacun de ses dialogues ?

J'oubliais : il y a également des méchants, un violeur, un patron de saloon où l'on rencontre des prostituées, des buveurs, des joueurs de cartes et un malheureux pianiste qui se fait tabasser s'il joue certains morceaux qui ne plaisent pas au fils dégénéré du potentat local...

A l'arrivée un boulgi boulga qui dure plus de deux heures et n'apporte aucune réflexion ni historique (puisque ce ne sont que des clichés), ni prospective (puisque tout sonne faux) !

Vous me direz !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film a été tourné bien avant le 7 octobre et la guerre à Gaza.

Le réalisateur israélien Dani Rosenberg a voulu témoigner de l'énergie vitale de de la jeunesse israélienne, désireuse de profiter des plaisirs de la vie (les relations amoureuses, les discussions amicales autour d'un café, un plongeon dans la mer toute proche...) - contrariée par la nécessité de faire un service militaire obligatoire et l'exigence induite de s'inscrire dans la réalité refoulée de l’occupation et celle du fanatisme religieux qui ne cesse de gagner du terrain en Israël et en Palestine...

Quand Shlomi (charismatique Ido Tako) décide de déserter son unité sur un coup de tête pour retrouver sa fiancée à Tel Aviv, sa cavale s'enferre dans une histoire tragi-comique où les épisodes tendres et joyeusement burlesques sont rapidement effacés par la menace permanente qui plane sur la région : sirènes d'alertes, maisons désertées, paranoïa d'une prise en otage par un commando palestinien...

Un film politique pour dénoncer la guerre !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A l'origine du film, il y a la volonté de Claus Drexel d’écouter ces personnes âgées que la société occidentale, centrée sur le productivisme et le jeunisme : "la start-up nation", ne considèrent souvent plus que comme un problème, voire un "boulet" comme ose l'exprimer la doyenne des personnes interrogées (décédée après le tournage) !

Être vieux en 2024, c'est avoir quel âge ?

Parti de l'idée d'interroger les centenaires (plus de 20 000 en France), le réalisateur allemand a préféré élargir son panel sur les français nés avant la seconde guerre mondiale et qui ont aujourd'hui entre 80 et 102 ans...

Documentaire pluriel car les personnes rencontrées sont de milieu social très différent, sont ruraux ou citadins, se revendiquent tous français qu'ils soient bretons, béarnais ou corses ou encore marocains, antillais ou fils de déportés juifs, parlent de l'impact de la guerre et de la libération sur leur destin, vivent encore chez eux ou combattent l'isolement dans des EHPAD, ont peur de la mort ou l'attendent avec résignation ou même avec impatience, parlent de leur jeunesse et de transmission, de leur couple quand ils ont encore la chance d'être l'un auprès de l'autre après soixante et plus de vie commune... et c'est passionnant...

Le plus souvent drôles, parfois amers, encore rebelles... ils nous émeuvent chacun à leur façon et on a envie de leur dire : oui vous êtes encore utiles, oui la société a toujours besoin de vous, de votre expérience et de vos mémoires plurielles !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après les Grandes espérances de Sylvain Desclous et La voie royale de Frédéric Mermoud, Victoria Musiedlak s'attaque à son tour à un thème très actuel : l'histoire d'une étudiante/future diplômée , transfuge de classe, qui pleine de naïveté, découvre la lâcheté des hommes et les chausse trappes de la vie professionnelle...

Ce premier long métrage très maîtrisé, nous propulse dans le quotidien de Noa, une jeune avocate parisienne de 25 ans, vivant encore chez sa mère, confrontée bien malgré elle à une sordide affaire de meurtre dans une ville de province où elle ne connait personne...  et que personne ne prend au sérieux, ni son patron parisien (François Morel machiavélique), ni le flic local (excellent Anders Danielsen Lie), ni son client (Alexis Neises)...

Mais la frêle Nora (formidable Noée Abita découverte dans Les passagers de la nuit), dont les yeux immenses trahissent son intelligence et sa sensibilité, va réussir à trouver son style et à s'affirmer face au cynisme ambiant !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ivan Calbérac, réalisateur de La dégustation et de L'étudiante et Monsieur Henri, nous offre une comédie amusante, enchantée par un casting 5 étoiles...

Mariés depuis 50 ans, François Marsault (André Dussollier légèrement ridicule dans le rôle d'un général en retraite coincé dans ses principes) est toujours fou amoureux de sa femme Annie (délicieuse Sabine Azéma)...

Lorsque François décide de ranger le grenier afin d'en faire une salle de jeu pour les 4 filles de son fils aîné (militaire comme lui, qu'il admire beaucoup), qu'elle n'est pas sa surprise de trouver des lettres d'amour cachées dans un livre...

Mise devant le fait accompli, Annie finit par reconnaître une courte infidélité (François était souvent absent) et avoue le nom de son amant qui faisait partie de leur groupe d'amis...

Bouleversé par "cette atteinte à son honneur", François décide de se venger trente ans après les faits... et se retrouve face à un fringant sexagénaire (Thierry Lhermitte), professeur de judo bénévole, qui ne semble pas du tout affecté par ces "retrouvailles"...

Présentée comme cela, la comédie pourrait paraitre légère et surtout convenue... mais le scénario habile nous permet de recomposer peu à peu, sous les dehors d'une famille parfaite, les failles, les non-dits et les faiblesses des parents et des trois enfants Marsault, qui se sont construits tant bien que mal en se protégeant de la "dictature" de leur père...

Si l'on y ajoute quelques très jolies scènes (dont celles de la fin) et le décor enchanteur de la ville de Nice, pourquoi bouder son plaisir !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur italien Luca Guadagnino qui s'était fait remarquer en 2017 dans Call me by your name avec Thimothée Chalamet dans le rôle star (oscar du meilleur acteur), continue à explorer le passage de l'adolescence à l'âge adulte en nous racontant l'histoire de 2 collégiens, rivaux sur les courts de tennis et amoureux de la même jeune joueuse Zendaya (merveilleuse Tashi Duncan, star féminine de Dune)...

Aucun doute, la jeune championne est exceptionnelle : un physique parfait, une maturité précoce mais encore teintée de l'insensibilité féroce à l'enfance et surtout un jeu de raquette ravageur...

Le scénario nous fait voyager habilement à coups de flash backs entre la première rencontre, le duel amoureux entre l’exubérant Patrick (fiévreux Josh O'Connor révélé dans le rôle du jeune prince Charles dans The Crown) et l'introverti Art (Mike Faist touchant) - et le nouveau face à face dix années plus tard, des deux hommes dans un match de finale, sous les yeux de la même femme, devenue entretemps l'épouse et le coach de Art...

Filmés comme des conflits où chaque échange est un enjeu personnel, les matchs nous scotchent à nos fauteuils de spectateurs tant la tension physique mais également sensuelle entre les trois protagonistes fait durer le suspens jusqu'aux toutes dernières images !

A voir pour les fans de tennis mais pas que !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 
Le film de Shane Atkinson (dont c'est un premier long métrage), a obtenu trois prix au Festival de Deauville 2023 : le Grand Prix, le Prix du Public et le Prix de la Critique.
 
Comment qualifier cet objet de cinéma non identifié : un western ? (oui le "détective" Skip porte un chapeau de cowboy), une histoire de chantage ? (oui il y a beaucoup d'argent qui circule dans une mallette), un thriller ? (oui, il y plusieurs meurtres tous plus absurdes les uns que les autres), une histoire d'amitié ? (oui, celle de Skip et du héros Ray qui ne lui a pas demandé de l'aider), une histoire d'amour ? (oui celle de Ray pour sa femme volage, ancienne reine de beauté)...
 
Inutile de chercher à comprendre ce film au-delà du pitch en lui-même assez savoureux : le réalisateur nous raconte la vie de Ray (formidable John Magaro), la trentaine fatiguée, trompé par sa femme, méprisé par son frère avec qui il partage la gérance d'un magasin d'outillage au milieu de nulle part,  qui,  après une tentative de suicide raté, se transforme en tueur pour trouver l'argent dont sa femme a besoin pour monter son magasin...
 
Il faut se laisser porter par la musique country, embarquer dans des voitures déglinguées qui traversent des no mans' lands, rire des gags nuls des policiers qui se croient plus malins, réconforter Ray qui passe de déconvenues en désenchantements...
 
 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un magnifique portrait d'Apolonia Sokol, une figure montante de la peinture figurative...

Filmé durant 13 années par la réalisatrice danoise Lea Glob, le documentaire qui ne devait être qu'un exercice d'école s'est transformé en une biographie intime, vibrante et engagée d'une jeune femme artiste, aujourd'hui âgée de 36 ans...

Nous la découvrons en 2013 au cœur du théâtre du Lavoir Moderne (18e arrondissement de Paris) que dirigent ses parents (son père est français, sa mère polonaise) - et nous la suivons jusqu’à son ascension dans le milieu de l’art contemporain, en passant par ses études aux Beaux-Arts de Paris.

Traversée par les doutes mais véritable combattante, elle avance sans se perdre, avec la fièvre qui la caractérise pour imposer son talent libre dans un marché où la création artistique est une marchandise comme une autre...

Durant deux heures passionnantes, nous suivons cette jeune femme dont le look et le destin n'est pas sans rappeler celui de Frida Kahlo, mais qui choisit la vie en acceptant sa féminité tout en refusant la maternité...

Le portrait d'Apolonia est d'autant plus passionnant qu'il s'inscrit dans une sororité de fertilisation croisée : avec son âme sœur Oksana, militante des Femen, apatride réfugiée en France à qui Apolonia tente d'offrir une terre d'accueil - et surtout avec la cinéaste Lea dont le désir d'enfant se mue en drame alors qu'Apolonia ne souhaite accoucher que de peinture...

Un documentaire à voir absolument pour mieux tenter de comprendre les règles arbitraires d'un monde artistique encore fortement régi par un mécénat masculin, dans lequel cette femme puissante et sans concession réussit à trouver sa place !

Apolonia Sokol
Apolonia Sokol
Apolonia Sokol
Apolonia Sokol
Apolonia Sokol
Apolonia Sokol

Apolonia Sokol

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier long métrage, le réalisateur Florent Bernard s'est inspiré de sa douloureuse expérience personnelle lors de la séparation de ses parents,  pour écrire son film en donnant la part belle au point de vue des enfants...

C'était une bonne idée et c'est dommage que le scénario n'insiste pas plus sur le ressenti de Lorelei et Bastien, les deux enfants du couple Sandrine (Charlotte Gainbourg) et  Christophe (José Garcia)...

Car ce qu'il nous donne à voir, c'est la profonde tristesse de Sandrine qui se sent invisibilisée dans son couple et les émotions éruptives de Christophe qui essaie maladroitement de recoller les morceaux de leur histoire...

Le spectateur ressent bien le mal-être des deux adolescents face à la crise que traversent leurs parents mais il doit supporter des scènes ridicules à la limite de la vulgarité et des dialogues simplistes voire souvent exagérément conflictuels, pour arriver enfin au cœur du sujet...

Charlotte Gainsbourg est excellente comme à son habitude (quoiqu'un peu toujours sur le même registre), mais José Garcia occupe trop de place, comme à son habitude également - et on voudrait qu'il arrête de s'agiter, de proposer des plans foireux, de s'emporter pour un oui, pour un non...

Un vrai sujet trahi par une mauvaise mise en scène !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je comprends mieux que ce film ait pu recueillir de nombreuses louanges et ait été multi-récompensé...

N'ayant pas eu envie d'aller le voir en salle, je l'ai découvert hier soir sur Canal...

"Le règne animal" juxtapose en effet plusieurs thèmes :

- majeurs : le fantastique à travers la transformation de certains humains en animaux (une future forme de Covid ?), la relation entre un père et son ado de fils, les transformations du corps chez les adolescents, la découverte de la nature à la fois mystérieuse pour les humains et protectrice pour les "aliens"...

et mineurs : le conflit de pouvoir entre la gendarmerie et l'armée, les traditions folkloriques de la région des Landes, la place de la mère dans la relation père/fils, une réflexion sociétale à peine amorcée sur la possible cohabitation avec des êtres différents...

Et propose de magnifiques portraits de mutants fascinants : l'homme oiseau, la fillette grenouille, la femme poulpe, l'homme morse, le loup garou : un grand bravo à Ariane Daurat pour son César des meilleurs costumes amplement mérité...

Les acteurs sont tous excellents : François, le père (Romain Duris), Emile, le fils 16 ans (Paul Kircher), Julia, la gendarme (Adèle Exarchopoulos)...

Avec ce scénario "attrape-tout", le réalisateur Thomas Cailley a réussi à faire du film "de genre" un film tout public !

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog