
La promotion du film nous promettait un western féministe ?!
L'acteur Viggo Mortensen, passé derrière la caméra pour ce nouvel opus, souhaitait (dixit la critique) corriger son image de mâle alpha et incarner un homme "sensible" à l'écoute des femmes ???
Pour nous mettre dans le bain, le film démarre sur le décès de Vivienne Le Coudy (Vicky Krieps) dont Holger Olsen (Viggo avec moustache et stetson de rigueur), recueille le dernier souffle... en promettant de s'occuper de son fils (dont il n'est pas le père) !
De flash back en flash forward, nous découvrons sans bien réussir à rétablir la chronologie de l'histoire, la rencontre amoureuse improbable d'un immigrant danois (Viggo donc) et d'une luxembourgeoise (Vicky) vaguement fiancée à un bellâtre, qu'elle abandonne pour suivre son lonesome cowboy dans une fermette perdue au fin fond d'un aride canyon du Nevada...
Découragée par le travail de Titan qui l'attend pour faire de cette bicoque un home sweet home, Vivienne doit également rapidement accepter de laisser partir son "homme" pris du désir irrépressible de participer à la guerre de Sécession - alors qu'il lui avait promis de la protéger contre les nombreux dangers du Far West... que cette jeune femme solitaire et courageuse devra affronter jusqu'au retour hypothétique de son valeureux chevalier (en armure qui peuplait ses rêves d'enfant sage) ???
Vicky Krieps s'essaie visiblement à ce rôle très différent de ceux qu'elle interprétait dans ses précédents films comme "Les trois mousquetaires" ou "Le Corsage", en ayant l'air de se poser la question à chaque prise de vue : qu'attend-t-on de mon personnage ?
Quant à Viggo Mortensen, il tente de déconstruire son image "virile", ne sachant pas non plus, de mon point de vue, quelle attitude adopter pour chacun de ses dialogues ?
J'oubliais : il y a également des méchants, un violeur, un patron de saloon où l'on rencontre des prostituées, des buveurs, des joueurs de cartes et un malheureux pianiste qui se fait tabasser s'il joue certains morceaux qui ne plaisent pas au fils dégénéré du potentat local...
A l'arrivée un boulgi boulga qui dure plus de deux heures et n'apporte aucune réflexion ni historique (puisque ce ne sont que des clichés), ni prospective (puisque tout sonne faux) !
Vous me direz !
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