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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Passionné par la puissance des histoires de justice que racontait l'avocat Jean-Yves Moyart dans son blog, Daniel Auteuil a décidé de se remettre derrière et devant la caméra pour nous offrir ce film au suspens implacable...

Emu par le désarroi de Nicolas Milik (toujours aussi formidable Grégory Gadebois), accusé d'avoir tué sa femme, Me Jean Monier qui ne plaidait plus au pénal à la suite d'une affaire malheureuse, repique à l'adrénaline d'un procès d'assises où il affronte une impitoyable avocate générale interprétée avec maestria par Alice Belaïdi...

Un face à face passionnant entre un avocat vieillissant et fragilisé par l'échec et un accusé père modèle, victime d'un manque de considération de la part de son entourage...

De révélation en révélation, et ce jusqu'aux dernières minutes du film, le spectateur, scotché à son fauteuil par l'ambiguïté des personnages, perd le fil de l'accusation pour ne plus s'attacher qu'aux récits habilement tricotés...

A voir sans attendre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son second long métrage, le réalisateur Morgan Simon nous parle avec finesse d'une relation mère / fils explosive dans un contexte à la Ken Loach...

Peu encouragée par le pitch : "Nicole a une vie de rêve. À 52 ans, elle vit dans une cité HLM de banlieue avec son fils de 19 ans, Serge, qui ne la supporte plus. Endettée et sans emploi, elle se voit retirer chéquier et carte bleue à l'approche de Noël" et pas réconfortée par la bande annonce qui insiste lourdement sur la loufoquerie de Valeria Bruni Tedeschi, je suis quand même allée voir ce film qui nous offre quelques très jolies scènes et plus globalement une vision optimiste de la société d'aujourd'hui qui ne peut que nous faire du bien...

Entourée de deux formidables acteurs : Félix Lefebvre qui interprète son fils Simon et Lubna Azabal, propriétaire d'un bar à chicha qui saura trouver les mots et les gestes pour lui redonner confiance, Valeria Bruni Tedeschi  arrive à être convaincante malgré le côté improbable de sa situation... au regard de ses interprétations habituelles dans des rôles de grande bourgeoise ...

Le réalisateur explique s'être inspiré de sa mère pour écrire ce personnage et son amour pour cette dernière enrichit tout le scénario de ce feel good movie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jacques Audiard se renouvelle de film au film et tutoie avec son dernier opus une combinaison si hardie qu'elle touche à l'inédit...

Osant mélanger la comédie musicale au thriller, emprunter les codes de la telenovela pour dénoncer un crime d'Etat (disparitions et féminicides au Mexique), il nous entraîne dans ce film qui nous dérange et nous bouleverse tout à la fois...

Sur la base d'un personnage de narco trans désirant se faire opérer (découvert dans le roman de Boris Razon), il arrive à nous faire adhérer à cette histoire improbable à l'issue prévisible...

Un casting haute couture composé de quatre femmes d'exception - qui ont remporté un prix d'interprétation féminine commun à Cannes, lui a permis de décrocher le prix du jury !

Zoe Saldana interprète avec brio Rita, une avocate black engagée par Manitas, un chef de cartel narcotraficant pour l'aider à devenir une femme..., en la personne d'Emilia Perez, rôle confié à l'actrice espagnole Karla Sofia Gascon (52 ans), elle-même passée du "il" au "elle" en 2018 !

A leurs côtés, Selena Gomez joue la femme de Manitas et Adriana Paz la femme dont Emilia va tomber amoureuse !!!

Un scénario ébouriffant, une bande-son slamée envoûtante, une déclaration d'amour au courage des femmes... en un mot un film d'exception ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Thierry de Peretti (qui est né à Ajaccio), adapte dans son dernier film, le roman éponyme de Jérôme Ferrari publié en 2018.

Passionné par l'histoire politique du nationalisme insulaire, il choisit Antonia, une jeune et lumineuse photographe amateur ,interprétée par Claria Maria Laredo, pour nous offrir un récit contrasté de son héritage clanique et familial...

Baigné de lumière, le film dévoile peu à peu la noirceur de la lutte armée clandestine qui défait les destins et détruit les histoires d'amour...

Antonia est folle amoureuse de Pascal (Louis Starace), membre actif du FLNC mais s'interroge sur la fuite suicidaire de la société patriarcale corse...

Mêlant fiction et documentaire, s'incarnant lui-même en prêtre, parrain de l'héroïne, le cinéaste, de mon point de vue, ne trouve pas le bon rythme pour nous faire partager son questionnement légitime...

Dommage !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur espagnol Jonas Trueba continue à tricoter sa petite musique sur l'amour, le mariage, le désamour, le remariage...

Entouré par son fidèle duo de comédiens : Itsaso Arana et Vito Sanz qui ont co-écrit le scénario, le cinéaste nous fait partager les états de cœur de Ale et Alex qui, après 14 ans de vie commune, décident d'organiser une grande fête pour "célébrer" leur séparation... à la grande surprise de leur entourage...

Mêlant fantaisie et mélancolie, mise en abîme et plongée dans le passé, le film ne prend vraiment son envol que dans la seconde partie quand le père d'Ale (qui est le propre père du réalisateur), décide d'accompagner sa fille dans sa décision (qu'il lui aurait inspirée), en lui proposant de lire ou de relire des textes philosophiques de référence...

Le charme de l'actrice principale constitue le principal atout de ce film qui souffre de quelques répétitions et aurait mérité d'être plus court !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un générique prometteur, une fin prévisible et énigmatique pour le dernier long métrage de Patricia Mazuy qui nous raconte l'amitié improbable entre deux femmes dont les maris sont incarcérés dans la même prison...

Des milieux sociaux aux antipodes : le mari de Mina (Hafsia Herzi un peu figée) a braqué une bijouterie, quant à celui d'Alma (Isabelle Hubert étonnante de naturel), éminent chirurgien, il a fauché deux vies après une soirée trop arrosée...

Quand Alma propose à Mina de s'installer dans sa grande maison bourgeoise de Bordeaux avec ses deux enfants pour éviter les longs trajets entre Narbonne et la capitale aquitaine, on a un peu de mal à comprendre sa motivation, qui se devine toutefois à travers ses échanges tendus avec son mari...

Durant près de deux heures, le scénario se précise et se complexifie avec de nombreuses répétitions qui nous empêchent de totalement adhérer à cette histoire un peu tirée par les cheveux...   et ce d'autant plus que l'on reste marqué par "Les gens d'à côté", film d'André Téchiné, sorti en juillet, qui réunissait les deux actrices dans une relation tout aussi ambigüe...

Les critiques parlent d'un film chabrolien, personnellement, je n'ai pas été conquise !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ce film qui est le tout premier long-métrage de la réalisatrice indienne Shuchi Talati (après deux premiers courts-métrages qui ont reçu des prix internationaux), a reçu le prix du public au festival Sundance 2024 et s’est également vu décerner le Grand Prix lors de la deuxième édition du Biarritz Film Festival 2024.

La cinéaste de 39 ans nous raconte l'histoire de Mira (formidable Preeti Panigrahi), une lycéenne modèle qui vient d'être promue "préfète" dans un pensionnat d'élite dans le nord de l'Inde, dans lequel les jeunes femmes sont constamment surveillées pour "protéger leur vertu".

Le scénario subtil et nuancé nous fait partager les injonctions contradictoires auxquelles doit faire face Mira qui se doit d'être "parfaite", alors qu'elle tombe profondément amoureuse de Sri (séduisant Kesav Binoy Kiron), un nouvel élève, fils de diplomate récemment arrivé de Hong Kong, qui joue de son pouvoir de séduction auprès de la gente féminine...

Chaperonnée par sa mère Anila (brillante Kani Kusruti) qui adopte spontanément Sri, l'adolescente découvre "cérébralement"  la force de son désir, tandis que sa mère qui, elle-même, n'a pas renoncé à sa féminité lui impose jalousement une chasteté qui la déstabilise...

Une vision passionnante de la quête de liberté des femmes indiennes contemporaines face à la masculinité séculaire du pays !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est le second long métrage du cinéaste Takuya Katô, qui est principalement dramaturge et metteur en scène de théâtre.

A partir d'une trame minimaliste, le scénario déroule autour du personnage principal Watako, (touchante Mugi Kadowaki), une photographie mélancolique des effets de la bienséance dans la société japonaise...

De retour d'un weekend dans un camping de luxe avec son amant, la jeune femme assiste en direct et sans pouvoir réagir à la mort de ce dernier, écrasé par un chauffard...

La caméra observe de manière feutrée, les réactions de Watako qui continue à avancer dans la vie comme une somnambule,  toujours habitée par le souvenir de son amant qu'elle ne peut pas pleurer mais éteinte par la cohabitation avec son mari qu'elle n'aime plus depuis longtemps...

Un film délicat, tout en retenue, un peu trop sans doute, à voir pour les amateurs de cinéma japonais !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur espagnol Victor Iriarte a choisi pour son premier long métrage un sujet sombre et douloureux : l'enlèvement à grande échelle (de 1936 à 1975), de 300 000 enfants de militants républicains pour les confier à de "bons catholiques" acquis au régime franquiste...

Vera (formidable Lola Duena révélée par Pedro Almodovar), à qui on a arraché son fils il y a 20 ans a consacré toute se vie à le chercher...

Le début du film est un un peu long, voire inutilement complexe mais il nous fait partager le quotidien de cette femme et de cette mère courage qui ne veut rien lâcher...

La seconde partie est par contre une pure merveille de délicatesse, où les regards et les gestes parlent de ces retrouvailles "improbables", dont la sensibilité sophistiquée transcende les épreuves et les doutes éprouvés et invente un futur possible...

Cora (formidable Ana Torrent), la mère adoptive, pianiste de grand talent est bouleversante de retenue et Egoz, le fils (Manuel Egozhue) trouve par petites touches et avec une discrète élégance la bonne distance face à ses deux mères !

A voir pour ces trois acteurs exceptionnels et pour l'inventivité encore démontrée du cinéma espagnol !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kevin Costner a misé 50 millions de ses propres dollars pour financer ce western de trois heures qui est le premier volet d'une saga de trois...

J'ai longtemps hésité avant d'aller voir ce film qui nous raconte la conquête de l'Ouest avec ses grands espaces, ses pionniers, ses indiens...

L'appétence du réalisateur pour cette période n’est pas un hasard, puisque son grand-père, natif de Noble Country dans l’Indiana était à moitié Cherokee...

Mais de là à nous infliger la progression interminable d'un convoi de roulottes sur la piste de Santé Fé avec leurs arrêts bivouacs sous la tente, émaillés d'anecdotes sans queue ni tête avec une kyrielle de personnages dont on ne comprend pas vraiment les motivations... si ce n'est pour nous montrer qu'il y a des méchants chez les blancs et des méchants chez les indiens...

Kevin Costner se dépeint en lonesome cowboy amoureux d'une jolie femme sans quasiment prononcer une seule parole ?

J'avoue m'être copieusement ennuyée tant le film est confus, long et convenu - et ce jusqu'à la fin qui est un véritable kaléidoscope de scènes annonçant, j'imagine, les deux prochains volets ?

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