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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Par son travail de compositrice, Margherita Vicario a été confrontée à la question de la place des femmes dans la musique d'hier et d'aujourd’hui...

La réalisatrice s'est lancée dans des recherches : "En retraçant l’histoire des compositrices italiennes et européennes, la découverte qui m’a le plus intriguée a été le monde fascinant des quatre Ospedali de Venise et des Figlie di Choro, les filles de chœur."

"Les orphelinats étaient des institutions d’aide aux femmes qui leur dispensaient une formation musicale d'excellence et de ce fait, les seules personnes qui pouvaient se permettre d’étudier la musique au plus haut niveau, à l’apogée de la splendeur de la Venise baroque du XVIIIème siècle, étaient les nobles et les orphelins !"

"Mais, malgré leur excellente formation, les jeunes femmes des orphelinats vénitiens ne pouvaient aspirer qu’à un bon mariage ou à jouer toute leur vie pour la gloire de Dieu".

Poursuivant sa réflexion, Margherita Vicario s'est dit ; "qu'il devait sûrement y avoir des auteures et des compositrices extraordinaires" dont le talent est resté méconnu.

Elle a donc inventé l'histoire de Teresa, une jeune domestique silencieuse et solitaire, dotée d'une oreille absolue alors que tout son entourage la croyait muette, qui a su fédérer les instrumentistes et les chanteuses autour d'elle pour composer un concert digne de la venue du Pape annoncée dans l'humble Institut Sant'Ignazio, où régnait sans partage un maestro dont l'imagination créatrice s'était envolée depuis fort longtemps...

Film d'inspiration historique, film musical, film de femmes, film dénonçant le patriarcat des puissants avec humour... "Gloria" est un feel good movie dont on ressort avec le sourire aux lèvres...

Avec deux interprètes principales formidables : Teresa (Galatea Bellugi) et Lucia (Carlotta Gamba), le 1er violon - et de nombreux seconds rôles bien campés, le film vaut vraiment la peine d'être découvert !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le décevant "Waouh" (2023), les deux frères se sont à nouveau lancés dans une comédie légère avec leurs acteurs fétiches (eux-mêmes, Sandrine Kiberlain et Isabelle Candelier), auquel s'ajoute Daniel Auteuil dans le rôle d'un riche patron prêt à débourser 14 000 euros pour séduire une jeune femme lors d'un weekend insolite et mémorable...

Le dernier opus est un projet que le cinéaste a en tête depuis 2003, au moment où il a commencé à faire de petites croisières fluviales en famille qu'il a, dit-il, adorées...

Justine (Sandrine Kiberlain) à qui Franck (Daniel Auteuil) a fait appel pour son projet,  son mari Albin (Denis Podalydès) et toute leur bande d'amis fauchés décident donc d'organiser une fausse croisière romantique à bord d'une pénichette...

Bruno Podalydès en capitaine tout de blanc vêtu et son faux équipage vont s'engager sur les magnifiques canaux du sud de la France...

Je ne révèlerai pas le twist du départ qui fait basculer le film dans le vaudeville ni les différentes péripéties de la croisière émaillée par la traversée de nombreuses écluses, où toutes les animations prévues se heurtent à l'impréparation et à l'amateurisme des différents protagonistes...

Plein de petits clins d’œil drôles et facétieux nous font sourire mais le film est malheureusement alourdi par des scènes répétitives et/ou convenues qui nuisent à la fluidité de l'histoire...

On passe un bon moment mais j'avais nettement préféré "Les 2 Alfred" en 2021 et surtout "Comme un avion" en 2015 !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sylvia (formidable Jessica Chastain), une quadragénaire qui vit seule dans un modeste appartement de New York avec sa fille Anna d'une quinzaine d'années (délicieuse Brooke Timber), tente d'oublier son passé en travaillant dans un centre d'accueil pour personnes fragiles...

Ayant coupé les ponts avec sa mère, elle ne voit que rarement Olivia sa sœur cadette, qui incarne le modèle de la réussite bourgeoise...

Ayant visiblement renoncé à afficher tout signe extérieur de féminité, elle se rend fidèlement aux séances des AA depuis 15 ans, où elle se présente comme un modeste modèle de tempérance...

Très peu socialisée, elle accepte toutefois de se rendre à un anniversaire de promo dans son ancien collège où elle s'isole, fuyant les retrouvailles bruyantes et hypocrites...

Quand un quinquagénaire barbu et timide s'assoit à côté d'elle et tente d'entamer la conversation, elle s'enfuit et rentre chez elle, traversant des quartiers déserts et tentant de fuir l'homme en question qui la suit sans chercher à l'aborder...

Emue à son réveil de le voir recroquevillé dehors dans le froid, elle est très vite soulagée de voir apparaître un homme dont elle a trouvé les coordonnées dans le téléphone de cet étrange personnage, qui lui explique que son frère Saul (tout aussi formidable Peter Sarsgaard), est atteint de démence précoce...

Très habilement construit par le réalisateur mexicain Michel Franco, nous assistons au rapprochement improbable de ces deux êtres, et découvrons au fur et à mesure l'isolement, la fausse bienveillance de leur entourage et surtout la noirceur de l'engrenage qui les a condamnés à l'invisibilité...

Des comédiens excellents avec une mention spéciale pour Anna, la fille de Sylvia, qui joue un rôle moteur dans les rebondissements de l'histoire, un très bon film qui sonne vrai et nous fait réfléchir sur le regard à poser sur les personnes "différentes" !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le cinéaste danois Gustav Möller éprouve une véritable fascination pour le monde carcéral et nous le démontre avec brio dans son dernier opus !

Eva (Sidse Babett Knudsen quasiment méconnaissable versus son interprétation dans la série Borgen), gardienne de prison exemplaire, sollicite son transfert dans l'unité réputée comme la plus violente de la prison dans laquelle vient d'être incarcéré un jeune homme au regard inquiétant, dont on réalise très vite qu'il est lié à son passé...

Eva dont on ne connait ni le parcours, ni la vie privée, ne quitte quasiment jamais la prison, acceptant de remplacer ses collègues pour leur permettre de profiter de leurs weekends en famille...

Visage fermé, elle applique les procédures avec une rigueur professionnelle irréprochable et ne tisse de lien véritable avec aucun de ses collègues...

Immergée dans le "coeur du réacteur" de la prison, son attitude se modifie insensiblement, passant du professionnalisme au supplice mental et physique de Mikkel (Sebastian Bull Sarning glaçant), le  nouveau détenu qu'elle ne cesse de surveiller...

Scotché à son fauteuil, le spectateur assiste impuissant au jeu du chat et de la souris qui s'installe peu à peu entre les deux protagonistes, tout en découvrant scène après scène la raison de la fascination de Vera pour ce "monstre"...

Beaucoup plus intéressant que "Borgo", film également carcéral récemment sorti sur les écrans, "Sons" est filmé "à l'os" de la violence qui règne dans ce lieu d'enfermement des prisonniers et des gardiens !

Sortie programmée le 10 juillet !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Curieuse du "phénomène" puisque le film d'Artus (dont c'est la première réalisation) fait un carton au box office (5 millions d'entrées, 1 mois après sa sortie), je suis allée le voir...

Le pitch ne m'avait qu'en partie convaincue : "pour échapper à la police, un fils et son père en cavale sont contraints de se cacher dans une colonie de vacances pour jeunes adultes en situation de handicap, se faisant passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé".

Dans un "P'tit truc en plus", le réalisateur mélange tout : la comédie, le polar et les" bons sentiments" sur fond de simulation franchement embarrassante : en effet Artus (fils de Clovis Cornillac dans le film), se fait passer pour un adolescent trisomique pour s'intégrer dans la bande de comédiens amateurs handicapés (tous formidables) dont il partage les vacances dans un gîte...

Une happy end mais un film bancal, pas très convaincant : difficile de croire que Bérénice Bejo (éducatrice du centre) tombe amoureuse dudit Artus -  et pas très moral non plus (je ne vous en dirai pas plus)...

Mon conseil : revoyez "Hors Normes" de  Toledano et Nakache sorti en mai 2019,  qui traite avec beaucoup d'humanité le sujet délicat du handicap et plus particulièrement de l'autisme !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un scénario original, un réalisateur chevronné, une héroïne star et un casting de rêve...

Je suis donc allée voir Chiara Mastroianni qui interprète son propre rôle et décide d'endosser le costume de son père sous le regard déconcerté de son entourage...

Le film démarre sur une scène de tournage : Nicole Garcia dirige Fabrice Luchini et Chiara en demandant à cette dernière d'être moins "Catherine" et un peu plus "Marcelllo" !

Désarçonnée par cette injonction, Chiara rentre chez elle et découvre à sa grande stupeur le visage de son père dans le miroir de sa salle de bains...

Poursuivant cette vision et comme dans un rêve éveillé, Chiara accentue sa ressemblance avec son père, cache ses longs cheveux et revêt son costume...

Catherine Deneuve, tout d'abord perplexe, accepte le jeu, Benjamin Biolay (son ex dans la vie) s'en amuse, Melvil Poupaud se met en colère... quant à Luchini, il accepte le deal et coache Chiara dans la poursuite du tournage...

Très à l'aise au début du film, le réalisateur Christophe Honoré tourne avec délectation les premières scènes cocasses de cette situation improbable mais ne sait visiblement plus vers quoi ensuite mener sa création : hommage à Mastroianni, quête identitaire de Chiara, revisite des tournages mythiques de Marcello, déambulations de Chiara dans Paris où elle rencontre un jeune soldat anglais gay, retrouvailles de Chiara avec la ville de Rome et la langue italienne...

L'actrice est touchante dans son désarroi mais le film n'arrive pas à nous embarquer tant il flâne d'une anecdote à une autre...

Chiara joue très bien mais elle semble si triste et éperdue qu'on voudrait que ses deux monstres sacrés de parents (qui n'étaient pas mariés), lui donnent enfin le droit à une existence propre...

De jolies choses, de belles images mais le film aurait gagné, pour moi, à afficher moins de nostalgie, plus de gaieté et surtout plus d'humour !

Dommage !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emballée par le premier long métrage de la réalisatrice  mongole Zoljargal Purevdash "Si seulement je pouvais hiberner" (voir ma critique du 10/01/24) - et très intéressée par le chamanisme, je me suis précipitée pour voir ce second opus d'une autre réalisatrice mongole Lkhagvadulam Purev-Ochir...

Le pitch était séduisant : Zé, jeune chaman de 17 ans, prend ses études au sérieux pour réussir sa vie, tout en communiant avec l’esprit de ses ancêtres pour aider les membres de sa communauté à Oulan-Bator.

Mais lorsqu'il rencontre la jeune Maralaa dont il tombe amoureux, son pouvoir vacille...

J'ai personnellement trouvé que rien ne fonctionnait dans le scénario : les premières scènes de chamanisme m'ont paru "folkloriques" (et en tout cas pas du tout suivies d'effets par la suite), l'idylle est téléphonée, on ne comprend pas bien les figures du père et de la mère présents dans quelques séquences, on s'interroge sur le rôle de la sœur qui se tient à ses côtés dans les cérémonies, on est perplexe devant la définition de la figure chamanique développée dans le film censée "créer le chaos pour mieux retrouver l'harmonie ?",  et surtout on ne voit pas du tout l'évolution promise de la puissance chamanique de Zé qui devenu adulte à la fin du film, ne semble plus du tout être en phase avec les esprits.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Réalisateur prolifique, Quentin Dupieux, après "Yannick" et "Daaaaaali !" sortis en 2023, fait l'ouverture du festival de Cannes 2024 avec son dernier opus "Le deuxième acte" !

Le pitch est minimaliste : Florence (Léa Seydoux) veut présenter David (Louis Garrel), l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume (Vincent Lindon). Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy (Raphaël Quenard). Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part tenu par Stéphane (Manuel Guillot)...

Et il est très difficile d'en dire plus sans dévoiler l'originalité du scénario...

La première scène qui est un long travelling dans un décor campagnard d'une neutralité envoûtante, donne le ton de la suite du film : David essaie de convaincre Willy de séduire Florence et,très rapidement, le spectateur n'arrive plus à faire la différence entre le jeu des acteurs et le dialogue entre les deux protagonistes : "on reprend" disent-ils toutes les deux phrases...

La scène suivante se déroule entre Florence et Guillaume et le processus du film se dévoile peu à peu... pour éclore dans la salle de restaurant où les personnages pètent tour à tour les plombs, sous le regard désabusé des rares clients de l'établissement...

Comme dans ses précédents films, Quentin Dupieux étire presque à l'infini des moments qui mériteraient d'être raccourcis (même si le film ne dure qu'1 heure 20), mais, contrairement à ses dernières créations,  je me suis surprise à rire de vraies trouvailles humoristiques et à m'estomaquer de la vacherie de certains échanges (notamment de la part de la famille de Florence auprès de laquelle elle cherche du réconfort)...

Les acteurs ont du beaucoup s'amuser à tourner ce film expérimental et une fois de plus Raphaël Quenard crève l'écran avec son élocution si particulière et sa sensibilité hors du commun !

Je suis certaine que le film va rencontrer son public, ne serait-ce que pour saluer un cinéaste qui, film après film, crée un univers qui ne ressemble à aucun autre !

Dommage que la fin du film, même si on en comprend la symbolique, dure aussi longtemps...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Très intéressé par le fonctionnement de l'UE,  Antoine Raimbault a découvert l'histoire de John Dalli, commissaire à la Santé en 2012, contraint de démissionner à la suite de soupçons de corruption et de trafic d'influence liés à l'industrie du tabac...

A Bruxelles, la surprise a été  d'autant plus grande que cet homme politique maltais était personnellement engagé dans la lutte contre le tabac...

Des parlementaires écologistes dont José Bové flairent un coup monté et décident de monter leur contre-enquête...

C'est sur ce sujet ardu que le réalisateur parvient à nous passionner en démontant ce scandale autour du financement des institutions publiques par certains intérêts privés, en s'appuyant sur les deux formidables acteurs qui incarnent les principaux protagonistes de ce thriller : José Bové (épatant Bouli Lanners) et son fidèle compère Fabrice (Thomas VDB très crédible)...

En rajoutant un personnage fictif en la personne de Clémence (délicieuse Céleste Brunnquell), la stagiaire qui joue la mouche du coche, l'ambition d'Antoine Rimbault était de réussir à nous parler avec sérieux mais également avec humour, de l'état de droit et de nous faire réfléchir sur la notion de démocratie qu'il définit comme une recherche permanente d'équilibre pour éviter l'abus de pouvoir - en nous faisant participer durant 1h36 à l'aventure de cette bande de pieds nickelés qui n'hésitent pas à se mettre en danger pour dénoncer l'injustice...

Et c'est très réussi !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur  s'est inspiré pour son dernier opus, d'une histoire vraie : la découverte, au début des années 2000, d’un tableau d’Egon Schiele Les Tournesols dans le pavillon d’un jeune ouvrier chimiste de la banlieue de Mulhouse...

Dans un tout autre genre que   «La femme au tableau » réalisé en 2015 par Simon Curtis avec la formidable Helen Mirren autour d’une oeuvre spoliée de Gustav Klimt, le film de Pascal Bonitzer  réunit une formidable brochette de comédiens dont Alex Lutz en vedette, qui excelle dans son rôle de patron d'une grande société de ventes aux enchères...

Car non seulement tout le processus d'expertise du tableau est aussi passionnant qu'un thriller mais le scénario nous plonge dans le monde rarement exploré par le cinéma qui est celui des experts artistiques, galeristes et autres collectionneurs - et nous offre une palette de personnages rarement réunis dans une même histoire...

Tout semble en effet opposer le nanti André (Alex Lutz) qui s'impose dans ses costumes taillés sur mesure, ses montres de luxe et sa rutilante voiture et Martin Keller  (Arcadi Radeff), le jeune ouvrier "nuitard" qui découvre la logique financière du monde de l'art et refuse de bénéficier de la vente d'une œuvre spoliée... et pourtant le réalisateur nous laisse entrevoir un même questionnement chez les deux hommes quant au sens qu'ils cherchent à donner à leur vie : prendre sa revanche, rester soi-même ou prendre le risque de devenir un transfuge de classe ...

A cette confrontation, vient s'ajouter une galerie de portraits humains passionnants avec Bertina (Léa Drucker), l'ex compagne et toujours collègue d'André,  Aurore (Louise Chevillotte), stagiaire qui ne mâche pas ses mots et entretient une relation complexe avec son père (le sensible Alain Chamfort), Sine (Laurence Côte), la mère de Martin, l'avocate Maitre Egerman, (excellente Nora Hamzawi)...

En résumé, un très beau film, avec du rythme, de l'humour, une profondeur romanesque doublée d'une réalité tristement historique : la spoliation de milliers de juifs désireux de fuir la barbarie nazie...

A voir absolument !

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