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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'avenir" : pour les inconditionnels d'Isabelle Huppert !

Mia Hansen Love fait le portrait d'une professeur de philo quinquagénaire qui perd peu à peu tous ses repères...

Son mari lui annonce qu'il en aime une autre, ses enfants quittent le nid et son enquiquineuse de mère décède brusquement !

Nathalie (isabelle Huppert) se retrouve donc seule et libre d'un temps qu'elle ne sait comment employer !

Elle décide de se rapprocher d'un de ses anciens étudiants interprété par Roman Polinka (fils dans la vraie vie de Marie Trintignant) pour poursuivre leur dialogue intellectuel mais va de déception en déception....

On aimerait s'apitoyer des malheurs de Nathalie mais la posture froide et distanciée de l'actrice nous retient de toute émotion !

Dommage car le sujet de la solitude à cet âge de la vie est rarement traité au cinéma et mériterait qu'on s'y intéresse avec tendresse et humour !

L'avenir s'écrit ici dans le registre du vide !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Démolition" : trois fois hélas :(((

Le réalisateur québécois Jean Marc Vallée nous avaient séduits avec Mud !

Ici il fait appel à Jake Gyllenhaal, Naomi Watts et Chris Cooper pour nous raconter une histoire débile d'un homme qui perd les pédales à la mort accidentelle de sa femme au point de démolir tout ce qui l'entoure...

J'ai quitté la salle quand après avoir démonté son frigo et son ordinateur puis fracassé ses meubles, il s'est attaqué au bulldozer à sa magnifique maison...

La métaphore est tellement énorme qu'elle laisse sans voix !

A fuir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Soleil de plomb" : que la Yougoslavie est belle !

Dalibor Matanic nous raconte des histoires d'amour interdites entre serbes et croates de la plus jolie manière qu'il soit !

Trois étés, trois époques (1991, 2001, 2011), trois histoires d'amour impossibles dans deux villages voisins des Balkans entre trois jeunes couples, interprétés tour à tour par les mêmes et excellents acteurs débutants : Tihana Lazovic et Goran Markovic !

Elle est serbe, lui est croate, ils vivent à la campagne dans un paysage idyllique au bord d'un lac serein où l'été invite à la paresse...

Quand la guerre s'installe (premier segment), la tendresse est assassinée par la violence aveugle, quand les ruines de la guerre sont encore fumantes (second segment), le désir est plus fort que la haine, quand la guerre s'éloigne mais que la mémoire est tenace (troisième segment), le pardon frappe à la porte du souvenir !

Un film à voir pour ces deux jeunes acteurs dont le jeu est d'un naturel confondant et pour les seconds rôles tout aussi bien campés : la mère, le père, l'ami d'enfance...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Five" : un film léger dans l'air du temps de la démerde !

Igor Gotesman invite dans sa comédie des acteurs de grand talent : Pierre Niney, délicieux Samuel dont le riche papa paie sans le savoir la colocation des five trentenaires et François Civil, ami malicieux et fumiste régressif total !

Les tribulations de ce quintuor de célibataires colocataires sont par moment franchement désopilantes même si leur inconscience les jette dans les pattes d'un vrai dealer qui, lui ne plaisante pas !

A voir pour Pierre Niney et pour la bonne humeur qui se dégage de la cohabitation de ces potes "depuis la maternelle" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Kaili Blues" : un film étrange aux accents poétiques !

Bi Gan, jeune réalisateur de 27 ans qui signe ici son premier film, nous immerge dans la Chine d'aujourd'hui - entre paysages désolés et habitations déglinguées, comme suspendue entre la terre immuable et la montagne au loin qui signe les paysages, en compagnie de personnages quasiment mutiques qui continuent à vivre malgré tout...

Il nous raconte l'histoire d'un médecin prénommé Chen qui sort de 9 ans d'emprisonnement pour avoir servi dans les triades afin de trouver l'argent nécessaire pour soigner sa jeune épouse malade...

Il exerce son métier dans la brumeuse ville de Kaili dans la province de Guizhou aux côtés d'une vieille doctoresse et s'occupe de son neveu Weiwei qu'il aimerait adopter...

Quand Weiwei est vendu par son bon à rien de père, il décide de partir à sa recherche...

Sur la route, il traverse un étrange village Dangmai où tentent de survivre quelques jeunes femmes courage...

Le temps s'étire sans début ni fin, comme une immense journée que le manque de sommeil rendrait onirique... et ouvrirait sur une fenêtre d'espoir comme un joli paysage de rizière qui s'éloigne...

Un film pour mieux comprendre la Chine ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Médecin de campagne" : un film plein de tendresse !

Thomas Lilti est décidément très doué !

Poursuivant une double carrière de médecin et de réalisateur, il nous propose ici, après le succès d'Hippocrate, une immersion très réussie dans le quotidien d'un médecin dans la campagne du Val d'Oise aux portes de la Normandie !

Jean-Pierre (formidablement crédible François Cluzet) est un médecin généraliste qui se dévoue à sa clientèle depuis des années au point de laisser partir sa femme et son fils à Paris...

Jour et nuit, 7 jours sur 7, il se déplace au chevet des blessés, des malades et des vieillards qui le voient arriver comme le messie...

Mais Jean-Pierre apprend qu'il souffre d'une tumeur au cerveau et qu'il doit lever le pied pour avoir une chance de guérir...

Le médecin ami qui a diagnostiqué la tumeur lui envoie une jeune médecin fraîchement diplômée Nathalie (excellente et déterminée Marianne Denicourt) pour l'aider...

Mais Jean-Pierre qui n'a pas du tout envie de déléguer, l'accueille froidement et la bizute jusqu'au chevet des malades...

Le scénario très habile mêle adroitement la relation qui s'installe entre les deux médecins, le contexte de leur sacerdoce, la convivialité dans ce trou du cul du monde où le maire (interprété par Patrick Descamps) se bat pour maintenir une présence médicale et une vie de village (la scène du festival country est un grand moment !)

Le propos du film est certes un peu bisounours mais la tendresse humaine que les médecins éprouvent pour leurs patients et leurs bobos de l'âme et du corps est tout à fait réconfortante en cette époque où tout semble foutre le camp !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Midnight special" : très spécial !

Encensé par Télérama, le nouveau film de Jeff Nichols a divisé les critiques du Masque et la Plume !

Pour ma part ayant adoré Mud, son avant dernier film, je me suis précipitée pour voir "Midnight Special" dès sa sortie même si je ne suis pas fan de science fiction...

J'ai attendu aujourd'hui pour faire la critique car je souhaitais prendre un peu de recul par souci d'objectivité...

Tout comme dans Mud, le sujet de la paternité est le thème central !

Le réalisateur sait encore une fois magnifiquement traduire ce sentiment d'amour total mêlé d'effroi face à la nécessité de choisir ce qui est le mieux pour son enfant !

Les parents du petit Alton, doté de pouvoirs ô combien spéciaux, sont excellemment interprétés par Michael Shannon et Kirsten Dunst, les personnages secondaires : Lucas le flic ami du père (Joel Edgerton) et l'agent du FBI Sevier (Adam Driver) sont également très convaincants...

Jeff Nichols a choisi le titre de son film en faisant référence à un train qui symbolisait la liberté (voir ci-dessous) !

Le contexte du film fait d'un mélange de kitsch et d'exaltation religieuse nuit malheureusement à sa lisibilité et à la force de sa démonstration !

NB The Midnight Special était le nom donné au train partant de Houston au Texas, à minuit. Il se dirigeait vers l'ouest et traversait notamment des villes comme San Antonio ou El Paso. Sa légende vient du fait que le train passait devant l'ancienne prison de Sugar Land ; la lampe à l'avant du train est devenue au fil du temps un symbole de liberté pour les prisonniers noirs de l'est du Texas. Les détenus espéraient que la lumière passe à travers les barreaux de leurs cellules, ce qui était, selon la croyance populaire, le signe d'une libération prochaine.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The assassin" : une fable mystérieuse toute de soie vêtue !

Hou Hsiao-hsien s'est inspiré de la littérature populaire de la dynastie Tang (618-907) pour nous conter l'histoire de Nie Yinniang, une princesse "assassin" !

Véritable symphonie en rouge : soie des vêtements somptueux - noir qui habille la princesse interprétée par Shu Qui - blanc qui habille la nonne taoïste, maître de l'assassin - vert sombre des forêts et vert tendre et doré des herbes courbées par le vent, chaque scène évoque un tableau de la peinture chinoise classique...

Le film a demandé des années de travail de préparation : lecture d'annales et de contes anciens réédités, recherche de décors réels (à Taïwan pour la plupart des scènes d'intérieur et pour la jungle - en Mongolie intérieure et dans la province de Hubei en Chine pour les forêts, les montagnes et la brume sublime), réalisation des costumes, des voilages et des rideaux en soie artisanale approvisionnée en Corée et en Inde... et un an de tournage !

L'histoire est complexe, le scénario mêle étroitement le contexte politique : Nie Yinniang est chargée de tuer Tian Ji'an le gouverneur de la région militaire de Weibo qui essaie de se soustraire à l'autorité de l'empereur, - et la romance puisque Nie Yinniang qui a été fiancée à son cousin Tian Ji'an décide de protéger l'homme qu'elle a aimé...

Le sabre qui sort des fourreaux déchire la soie, les pulsations de la musique étirent les scènes, le spectateur occidental se perd dans la narration et ne sait plus trop qui est qui dans les personnages qui habitent l'écran... mais le film fascine par son esthétisme léché au pinceau...

A voir pour se replonger dans les contes et légendes de la Chine ancienne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Je ne suis pas un salaud " : de très bons acteurs au service d'une réalité démoralisante !

Nous sommes à Roubaix dans un paysage sinistre de tours de banlieue et de grandes surfaces faussement gaies !

Emmanuel Finkiel nous raconte le destin "ordinaire" de deux paumés de la vie Eddie et Karine, excellemment interprétés par Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry !

Eddie, entre deux boulots, noie son mal être dans l'alcool...

Agressé à la sortie d'une boîte de nuit, il dénonce à tort un maghrébin qu'il a rencontré lors d'un stage Pole Emploi...

Karine décide de redonner une chance à son homme et lui trouve un boulot de magasinier...

Humilié par cette situation, Eddie s'enferre dans son mensonge, oublie ses bonnes résolutions...et poursuit sa descente aux enfers...

Si l'objet de ce film est de nous parler du chômage et de ses effets dévastateurs, alors il est réussi !

Mais que notre société est "laide" malgré les femmes "courage" qui tentent de recoudre ceux qui sont déchirés...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Brooklyn" : un beau film, un peu trop joli ?

John Crowley nous raconte l'histoire d'une jeune irlandaise Eilis Lacey (pudique et sensible Saoirse Ronan) partagée entre deux pays et deux hommes !

Nous sommes dans les années 50, Eilis débarque à Brooklyn avec sa petite valise !

Brooklyn, la seconde patrie des irlandais outre Atlantique, où l'attend, grâce au prêtre qui la chaperonne, une vie de jeune fille sage entre pension de famille, boulot de vendeuse et cours du soir...

Eilis a le cœur gros en pensant à sa mère et à sa sœur restées en Irlande... mais elle reprend goût à la vie quand elle rencontre Tony Fiorello, un très gentil garçon, plombier de son état (excellent Emory Cohen), qui la présente à sa famille italienne...

De retour en Irlande, suite au décès de sa sœur, elle fait la connaissance de Jim Farrell (tout aussi excellent Domhnall Gleeson), beau parti dont elle tombe amoureuse !

La reconstitution est parfaite, le contraste entre New York, ville libre et moderne et la petite station balnéaire d'Irlande ouverte sur la mer mais confite dans ses ragots bien pensants est très bien décrit, l'émotion est à fleur de peau mais l'ensemble reste un peu sage, un peu trop joli pour être totalement convaincant...

Les personnages auraient mérités d'être un peu plus complexes à l'image de l'héroïne du film qui sous ses airs de "communiante bien élevée" n'hésite pas à mentir pour se laisser le choix !

Film à voir et notamment pour l'actrice principale qui, comme son nom l'indique, est également biculturelle !

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