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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ave César" : pour les amoureux du cinéma américain des années 50 !

Les frères Coen sont partis d'une bonne idée : écrire une parodie du cinéma hollywoodien des années 50 !

Ils ont fait appel à de très bons comédiens : Josh Brolin (Eddie Mannix "fixeur" du studio Capitole), George Clooney (Baird Whitlok, star de péplums et plus particulièrement du film Ave César), Scarlett Johansson (DeeAnna Moran, reine des ballets aquatiques), Tilda Swinton (Thora et Thessaly Thacker, sœurs jumelles chroniqueuses locales et ennemies), Alden Ehrenreich (Hobie Doyle, cowboy de western et virtuose du lasso propulsé dans un film psychologique sophistiqué), Ralph Fiennes (Laurence Laurentz réalisateur du film en question), Channing Tatum (Burt Gurney, prince des claquettes dans une comédie musicale mettant en scène des marins américains)....

Eddie Mannix travaille jour et nuit pour régler par tous les moyens, les problèmes causés par les frasques des stars sous contrat... jusqu'à en oublier épouse et enfants...

Ce long métrage constitue par ailleurs le dernier volet de la "Trilogie des idiots" après O'Brother et Intolérable cruauté !

A vouloir traiter trop de sujets avec leur brio habituel : les coulisses des tournages de films, la guerre froide et la chasse aux communistes, la place du religieux dans le cinéma américain... Joel et Ethan Cohen ont réalisé un film comique mais décousu, tout à la fois critique et louangeur qui aurait mérité d'être un peu plus court et surtout mieux construit !

Dommage, dommage !

A voir tout de même pour la superbe reconstitution de l'époque de l'âge d'or du cinéma dans une Amérique qui n'a sans doute pas tant changé que cela ?!

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Publié le par Pierre André
Publié dans : #cinéma
Deutschland 83 : plongez au coeur de la guerre froide !

Deutschland 83 nous plonge en 1983, au cœur de la Guerre froide à travers le récit initiatique de Martin, 24 ans, soldat d'Allemagne de l'est, envoyé contre son gré à l'Ouest comme espion pour le compte de la Stasi. Du jour au lendemain, Martin découvre une autre vie, imprégnée de la guerre des idéologies de part et d'autre du Mur.

Portée par les tubes new-wave de l'époque, Deutschland 83 apporte un regard nouveau et sensible sur la réalité politique complexe de l'Allemagne des années 80.

Porté par les créateurs de GENERATION WAR, Deutschland 83 est aussi un thriller d'espionnage passionnant, instructif et non dénué d'humour. Le tout soutenu par une bande son comme on les aime (Nena, Peter Schilling, Eurythmics, Ideal, etc.). Primée au festival Séries Mania 2015, DEUTSCHLAND 83 (Meilleure série monde) est la première série allemande diffusée sur une chaîne de télé américaine (Sundance TV).

Une série palpitante que toutes les personnes intéressées par l'Allemagne et l'histoire allemande doivent voir absolument.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les délices de Tokyo" : à déguster absolument !

Naomi Kawase adapte le livre "An" de Durain Sukegawa et nous offre un pur moment de poésie "sucrée" !

Elle nous conte l'histoire de trois personnages en "panne" : Tokue, une vieille dame délicieuse (émouvante Kirin Kiki), Sentaro, un vendeur de dorayakis (pancakes fourrés à la pâte de haricots rouges) interprété par Masatoshi Nagase et Wakana, lycéenne au bord de la rupture (douce Kyara Uchida) - qui vont se réinventer à travers leur improbable amitié !

Dans un quartier de Tokyo où la modernité s'efface derrière les fleurs de cerisiers, Tokue propose à Sentaro de préparer elle-même la pâte de haricots rouges...

Les haricots frémissent, les cerisiers murmurent, les ventes de dorayakis décollent et les visages s'éclairent jusqu'au jour où les mains tordues de Tokue font fuir les clients !

Tokue est-elle une sorcière ? ou a-t-elle la... lèpre ? La rumeur enfle...

Le film nous fait réfléchir en filigrane sur le sort que réserve le monde d'aujourd'hui aux personnes en marge... Et l'émotion nous saisit quand le scénario nous fait traverser une verte forêt bruissante pour pénétrer dans le sanatorium où sont enfermés et souvent depuis des dizaines d'années, des patients autrefois atteints de la lèpre qui ont su apprivoiser le temps et les plaisirs simples de la vie pour retrouver une raison de vivre !

Un film "leçon de vie" qui donne envie de goûter sans tarder les fameux dorayakis !

Thé des Verseaux et pâtisseries japonaises chez Walaku, 33 rue Rousselet Paris 7 avec Adeline !
Thé des Verseaux et pâtisseries japonaises chez Walaku, 33 rue Rousselet Paris 7 avec Adeline !
Thé des Verseaux et pâtisseries japonaises chez Walaku, 33 rue Rousselet Paris 7 avec Adeline !
Thé des Verseaux et pâtisseries japonaises chez Walaku, 33 rue Rousselet Paris 7 avec Adeline !

Thé des Verseaux et pâtisseries japonaises chez Walaku, 33 rue Rousselet Paris 7 avec Adeline !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Peur de rien" :  l'immigration vue par une libanaise intégrée !

La réalisatrice franco-libanaise Danielle Arbid remercie la France de lui avoir ouvert les bras au début des années 90 !

Le scénario nous replonge à cette époque où l'on parlait en francs, où il n'y avait pas de portable mais où la France était déjà terre d'accueil !

Le film nous conte les premiers pas de Lina (ravissante Manal Issa), une jeune libanaise de 18 ans venue faire ses études en France pour y trouver un espace de liberté loin de la guerre et loin de sa famille !

Elle y est accueillie par son oncle et sa tante mais doit très vite se débrouiller toute seule car son oncle tente un soir d'abuser d'elle !

Voici donc notre fraîche jeune fille à la recherche d'un lit pour dormir et de petits jobs pour survivre au quotidien...

Elle va croiser la route de jeunes de son âge qui vont l'aider à trouver sa place dans cette société française où personne ne vous regarde sauf si l'on est immigré !

Elle va également réaliser son initiation sentimentale auprès d'un homme marié (Paul Hamy), puis d'un guitariste rock qui gagne sa vie comme serveur puis d'un étudiant de son âge interprété par Vincent Lacoste !

En résumé un film sympathique, un peu fourre-tout, bourré de bons sentiments, gentiment longuet... qui nous donne l'occasion de retrouver la trop rare Dominique Blanc, délicieuse dans un rôle de professeur inspirante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Steve Jobs" : pour les fans d'Apple et les autres !

Danny Boyle nous raconte le destin inouï de cet homme hors du commun qui a passé sa vie a essayer d'oublier qu'il était un enfant abandonné à la naissance... C'est du moins le parti pris du scénario !

Ce génie au cortical droit hyper-développé s'est battu pour imposer ses idées révolutionnaires et son talent esthétique au risque d'être détesté, trahi, viré...

Protégé par sa directrice marketing qui lui sert de coach (Kate Winslet magnifique), il affronte et écarte tous les êtres pour lesquels il pourrait éprouver quelque sentiment : associé, collaborateurs, compagne, fille...

Le réalisateur a confié à Michael Fassbender le rôle de Steve Jobs et l'acteur au talent époustouflant nous fascine au point que l'on n'arrive plus à distinguer le rôle du vrai personnage...

Michael Fassbender est Steve Jobs, odieux, brillant, mufle, perfectionniste (limbique gauche), speedé, cinglant... et seule sa fille surdouée qui lui tient tête arrive à le rendre un tantinet plus "humain" !

Un très beau film qui salue la créativité et l'audace d'entreprendre ! Un film que je recommande tout particulièrement à Régis :)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Spotlight" : une investigation journalistique sur les prêtres pédophiles

Tom McCarthy s'est visiblement inspiré de l'excellent film "Les hommes du président" pour nous raconter l'enquête captivante réalisée en 2001 par le Boston Globe sur la complaisance de l'Eglise à l'égard des prêtres pédophiles...

Le scénario est très documenté, les acteurs incarnant les journalistes et l'appareil judiciaire sont très convaincants ... avec une mention particulière pour Mark Ruffalo, journaliste pugnace !

Le réalisateur a choisi de coller au terrain pour traiter sobrement et démonstrativement ce dossier brûlant !

Le début de l'enquête démarre sur un "fait divers" : l'évêque de Boston aurait couvert un prêtre pédophile qui depuis a été muté...

L'acharnement de l'équipe Spotlight - qui réussit à recueillir le témoignage de prêtres "retraités" mais surtout de victimes "encore vivantes" mais totalement ravagées par ce secret inavouable ou pas entendu si avoué, va révéler un immense scandale qui touche 90 prêtres et 1 000 victimes garçons et filles dans la seule ville de Boston...

Ce beau film "vérité" vient d'obtenir 6 nominations aux oscars et c'est tout à fait mérité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"45 ans" : l'anniversaire d'un mariage qui implose !

Andrew Haigh a adapté une nouvelle de David Constantine en changeant le contexte (époque, âge des personnages, introduction de la fête des 45 ans de mariage) et le point de vue narratif !

Je n'ai pas lu la nouvelle mais le scénario qui résulte de tous ces changements n'est pas très convaincant !

Le film nous raconte l'histoire de Kate et Geoff Mercer, visiblement heureux de vivre ensemble depuis 45 ans dans un village de campagne anglaise sillonnée par des canaux..... même s'ils n'ont pas d'enfant..

Kate (Charlotte Rampling toujours aussi belle mais un peu lasse) a décidé d'organiser une grande fête avec tous leurs amis...

Geoff (apathique Tom Courtenay) reçoit un courrier mystérieux où il apprend que le cadavre congelé de son premier amour Katya vient d'être retrouvé dans les Alpes !

Intriguée par l'émotion de son mari, Kate le bombarde de questions et va de découverte en découverte...

Son couple, dont elle était si fière, reposait sur un secret qui n'a pas été dit ou qu'elle n'a pas voulu entendre... mais qui remet tout en question...

Le sujet est intéressant mais le personnage de Geoff est trop auto-centré sur sa douleur a posteriori pour que l'alchimie de ce couple en décomposition nous tienne en haleine !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Danish girl" : un beau film sensible sur un sujet délicat

Tom Hooper (réalisateur du Discours d'un roi) choisit de nous raconter l'histoire de Einar Wegener, le premier homme à devenir femme sous le nom de Lili Elbe, après une opération que l'on appelle aujourd'hui "réassignation sexuelle"

Nous sommes en 1930 au Danemark...
Einar (fragile et émouvant Eddie Redmayne), peintre de paysages au talent reconnu coule des jours heureux avec sa femme Gerda (délicieuse Alice Vikander) qui, pour sa part est portraitiste mais peine à se faire reconnaître...

Le couple a une vie sexuelle harmonieuse mais n'a pas d'enfant alors qu'ils sont mariés depuis 6 ans...

Gerda demande par jeu à son mari d'enfiler des collants et des chaussons de danse et de porter devant lui une robe de mousseline blanche pour pouvoir finir son tableau puisque son modèle se fait attendre...

Einar se prête volontiers au travestissement pour faire plaisir à sa femme mais ce premier emprunt "féminin" du prénom de Lili va installer chez lui un abîme de doute et réveiller des souvenirs d'enfance douloureux qu'il a choisi d'enfouir...

En effet si Gerda connait enfin le succès avec son nouveau modèle à la sexualité ambiguë, Einar refuse peu à peu de rendosser ses vêtements et son identité masculine... Einar veut devenir Lili...

Le film accompagne avec une délicatesse un peu maniérée le parcours inouï de ce transgenre qui décide de devenir ce qu'il est, à une époque où la morale corsetait les mœurs !

Les deux acteurs sont excellents, les décors sont splendides (le port de Copenhague, la côte danoise et le musée Horta à Bruxelles même si la scène est censée se passer à Paris), le scénario est habile mais les personnages semblent un peu trop parfaits pour être vrais...

Un joli moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Janis" : un monument du rock !

Amy Berg nous raconte la courte histoire de Janis Joplin, icone du rock et de la Flower Power des années 60, morte à 27 ans d'une overdose...

Le documentaire fait la part belle aux enregistrements de la chanteuse dont la voix feule comme celle d'une noire..

La réalisatrice a recueilli les témoignages de sa famille, de ses amis et a fait lire les lettres qu'adressait Janis à ses parents par Cat Power...

Elle nous révèle la fragilité de cette jeune femme d'exception, son manque de confiance en elle, sa recherche perpétuelle de reconnaissance qui la laissait impuissante face à elle-même une fois les feux de la rampe éteints...

Janis était le reflet d'une époque où les jeunes ont pris le pouvoir sur l'establishment, mettant leur vie en risque pour défendre leur conception de la liberté...

Le scénario est intelligent, l'atmosphère sonne vraie et pourtant le film laisse le spectateur bizarrement comme indifférent, contrairement à l'émotion ressentie devant le récent hommage rendu à Amy Winehouse ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Carol" : un beau film dont l'esthétisme nuit à l'émotion

Todd Haynes avait réussi un sans faute dans "Loin du paradis" en 2002, film dans lequel l'héroïne interprétée par Julianne Moore s'éprenait d'un noir...

La reconstitution des années 50, le jeu des personnages.. tout était juste ! Et l'émotion était au rendez-vous ! Le spectateur impliqué dans l'histoire se retenait de souffler à l'actrice principale : n'y va pas, il est sincère, il est sensible, mais personne ne va te comprendre, tu vas souffrir...

Dans son dernier opus, le réalisateur adapte un roman de Patricia Highsmith et nous plonge à nouveau dans les années 50... mais dans les beaux quartiers de New York..

Carol, une grande bourgeoise en instance de divorce (hiératique Cate Blanchett) tombe éperdument amoureuse de Therese (délicieuse et diaphane Rooney Mara qui ressemble à Audrey Hepburn dans "Sabrina") ...

Les deux femmes résistent à leur attirance mutuelle mais ne se quittent plus, donnant au mari choqué et blessé dans sa vanité masculine, le prétexte pour demander la garde exclusive de leur petite fille...

Les actrices incarnent à merveille et chacune dans son registre les deux archétypes féminins de cette époque...

Les décors et les vêtements sont parfaits, l'image est léchée, les gestes et les sourires sont contraints.. tout est tiré à quatre épingles.. comme dans les belles images des magazines de mode sur papier glacé...

Quand la passion submerge enfin Carol et Therese, on aimerait ressentir quelque chose ???

Un montage plus rapide, un jeu moins univoque, des moments d'égarement auraient sans doute permis de donner une réelle force au film ?

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