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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Kingsman" : un divertissement haut de gamme

Le réalisateur du film Matthew Vaughn s'est visiblement fait plaisir en détournant avec talent les codes du film d'espionnage !

Impossible de s'ennuyer durant les 2h09 du film tant les rebondissements, les clins d’œil aux cinéphiles et les trouvailles d'effets spéciaux nous réjouissent !

L'élite des services secrets britannique est à la recherche de sang neuf pour remplacer un de leurs agents tué dans l'exercice de ses fonctions !

Les poulains amenés par les membres les plus éminents de Kingsman doivent subir un entraînement de haut vol pour décrocher le job rêvé !

La plupart des postulants appartiennent à la gentry à l'exception d'un jeune voyou Gary, surnommé Eggsy (excellent Taron Egerton) - parrainé par l'aristocratique Harry Hart (époustouflant Colin Firth) !

Autre bon point du film : la présente pétillante d'une jeune femme Roxy (ravissante Sophie Cookson) parmi les candidats !

Enfin comme dans tous les James Bond, il y a bien évidemment un méchant Richmond Valentine incarné par un épatant Samuel L Jackson à la prononciation zozotante ! Assisté par une créature brune chaussée de prothèses ultra-coupantes !

A voir sans plus attendre pour passer un joli moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Bons à rien" : une comédie italienne comme on les aime !

Télérama fait la fine bouche mais on s'en fout un peu !

Gianni Di Gregorio, à la fois réalisateur, scénariste et acteur se met en scène dans les aventures d'un sexagénaire dans une Rome ocrée !

Je n'ai pas vu les deux premiers opus ("Le déjeuner du 15 août" et "Gianni et les femmes") mais j'ai bien aimé cette histoire qui met en scène la vie quotidienne des "petites gens" !

Gianni occupe un emploi cool dans une administration italienne : il va au bureau en musardant au hasard des rues et des ruines et commence sa journée de travail par la lecture des journaux et le petit café du matin !

Gianni se réjouit de bientôt partir en retraite mais son patron le convoque pour lui expliquer que les règles ont changé et qu'il va devoir travailler trois ans de plus - et qui plus est au siège en grande banlieue !

Dès lors sa vie bascule : il doit faire face à une vraie organisation du travail, son ex femme et ses enfants se liguent pour récupérer son appartement en centre ville...

Heureusement il sait saisir les mains tendues : Marco (Marco Marzocca), un collègue au grand cœur l'aide à faire des tableaux excel et surtout son médecin traitant le met en garde contre les méfaits de l'excès de gentillesse : il doit apprendre à dire non !

Le spectateur suit avec amusement les tribulations de ces pieds nickelés italiens qui vont reprendre le contrôle de leur vie par de petits actes fondateurs et bien évidemment trouver l'amour !

Un film à voir pour sa petite musique à part !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Papa ou maman" : une bonne idée de départ !

Dans les divorces d'aujourd'hui, le papa et la maman se déchirent pour avoir la garde des enfants !

Dans le film de Martin Bourboulon, les parents rivalisent en scénarios improbables pour ne pas avoir la garde des enfants !

Florence (Marina Foïs) et Vincent (Laurent Lafitte) sont le symbole même de la réussite : elle est ingénieur en chef sur des chantiers éoliens, lui est obstétricien - Ils ont trois enfants et habitent une belle maison moderne et confortable ! Ils font l'admiration de tous leurs amis et quand au détour d'une conversation, Florence annonce qu'ils vont se séparer, leur entourage a du mal à les croire et continue à les admirer dans leur gestion de crise !

Mais cette indiscrétion les oblige à annoncer leur décision à leurs enfants et la belle image sur papier glacée se lézarde... d'autant que le sort s'en mêle en leur offrant à tous les deux une promotion pour elle, un vieux projet humanitaire pour lui !

Dès lors, ils vont retrouver leurs comportements de jeunes adultes, le début du film ayant donné le ton !

Florence et Vincent vont tenter de se faire détester par leurs enfants, allant jusqu'à les mettre en danger physiquement ?!

Les personnages secondaires : la jeune maîtresse de Vincent et le patron de Florence servent de faire valoir dans ce duel qui les laissent souvent échevelés et/ou assommés !

Le film ne manque pas de rebondissements et si l'on se surprend à rire tant les situations sont "énaurmes", on ne manque pas de s'interroger sur ce qu'aurait donné cette bonne idée de départ entre les mains d'un réalisateur tel que Francis Veber ???

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'enquête" :  un excellent film !

Vincent Garenq se saisit de l'affaire Clearstream qui a défrayé la chronique judiciaro-policière de 2001 à 2006 !

Tous les acteurs de l'histoire sont présents : le journaliste et essayiste Denis Robert (Gilles Lellouche excellent), le juge van Ruymbeke (Charles Berling formidable), le financier Imah Lahoud (Laurent Capelluto très crédible), le grand patron d'industrie Jean Louis Gergorin (Eric Naggar torturé à souhait), le général Rondot (Gilles Arbona très secret défense), l'auditeur d'Arthur Andersen licencié Florian Bourges (Antoine Gouy plus vrai que nature)...

L'affaire des frégates de Taïwan fait rage... Un contrat d'armement signé en août 1991 prévoyait la vente par des industries françaises (menées par Thomson CSF) de six frégates devant servir à la marine taïwanaise. A cette occasion, plus de 500 millions de dollars furent versés sous la forme de commissions aux autorités chinoises et taïwanaises alors qu'elles étaient explicitement interdites dans le contrat de vente... Parmi celles-ci une partie est revenue à la France sous forme de rétrocommissions où une enquête fut ouverte puisqu'elles sont interdites par la loi... mais les juges se sont vus opposer le secret défense...

Chirac est président de la République, deux candidats se déchirent en vue de la prochaine échéance électorale ; Sarkozy et de Villepin...

Clearstream, chambre de compensation internationale située au Luxembourg, spécialisée dans l'échange de titres et doublée d'une banque est au cœur des premières grandes révélations d'opacité financière de la fin du XXe siècle...

Le film est passionnant de bout en bout, les acteurs sont excellents...

L'enquête n'aboutit pas, Clearstream ne fut pas condamnée et les dérives financières et les techniques de blanchiment d'argent continuent à prospérer au bénéfice de quelques pourris du système économico-politico-financier !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Snow therapy" : quel ennui !

Encouragée par Mariana, je suis allée voir le film de Ruben Östlund que je n'ai pas aimé du tout...

Les personnages : un couple et leurs deux enfants sont tout sauf attachants...

Les paysages sont glaçants au sens propre et au sens figuré...

Les situations sont téléphonées, appuyées, diluées...

Le temps s'arrête sur les images de portes de chambres d'hôtel, de coursives où veille un étrange homme de ménage...

Quel ennui ! Le ciel est tout cotonneux de neige poisseuse, les tire fesses et les cabines de téléphérique n'en finissent pas de monter...

"Snow therapy" est l'histoire d'un jeune couple suédois bobo qui passe ses vacances dans un hôtel de luxe d'une station des Alpes françaises...

Comme le dit Ebba (intéressante Lisa Loven) à une compatriote, ils sont là pour que Tomas (médiocre Johannes Bah Kuhnke) passe des vacances reposantes avec ses enfants...

Quand une vraie avalanche survient et menace de submerger la terrasse où ils déjeunent, l'image parfaite de la petite famille se lézarde, révélant les failles de chacun...

Dommage qu'un scénario paresseux traite si mal d'un sujet très actuel : la place du père dans la cellule familiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Imitation Game" : un film passionnant à la gloire des Mathématiques !

Morten Tyldum nous raconte l'histoire vraie du génie britannique Alan Turing, qui décrypta les codes nazis et sauva ainsi des millions de personnes d'une guerre qui aurait pu durer deux ans de plus...

Interprété par un Benedict Cumberbatch habité par le rôle (il vient d'être nommé à l'oscar pour sa composition), le jeune mathématicien réussit à concevoir la machine ancêtre de nos ordinateurs pour lutter contre Enigma et donc briser le code des transmissions allemandes !

Comme beaucoup de génies, Alan Turing a beaucoup de mal à nouer de vraies relations avec son entourage et les responsables de l'armée britannique et du MI6 aimeraient bien se débarrasser de cet odieux personnage mais...

Et c'est le mais qui est intéressant car l'équipe avec laquelle Alan travaille va finir par l'adopter, plus ou moins..., Joan, une jeune femme aussi ravissante qu'intelligente (délicieuse Keira Knightley) va réussir à faire baisser le système de défense de l'homosexuel torturé façonné par les collèges britanniques, plus ou moins...

Le film pêche un peu par ses flash backs un peu laborieux sur l'adolescence douloureuse d'Alan tant le propos est clair et le jeu de l'acteur fascinant !

Les personnages secondaires sont également extrêmement bien campés... Les décors sont british à souhait.. Une immersion totale saupoudrée d'humour britannique...

Alan Turing fut condamné en 1952 à la camisole chimique et se donna la mort un un plus tard !

En 2009 Gordon Brown présenta des excuses au nom du gouvernement britannique pour la manière dont Alan Turing fut traité !

En 2013, la reine lui exprima un pardon posthume !

Les archives de la seconde guerre mondiale enfin accessibles nous font revivre l'épopée de ces héros de l'ombre pas si ordinaires !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Phoenix" quand l'Allemagne s'empare de ses démons !

Le réalisateur Christian Petzold signe ici un film exigeant en adaptant à l'écran le livre de Harun Farocki : "Le retour des cendres"

Nous sommes à Berlin dans les ruines de l'année zéro...

Une jeune femme Nelly Lenz (formidable Nina Ross), accompagnée par Nele (sombre Nina Kunzendorf), son ange gardien de l'Agence juive, revient d'Auschwitz où toute sa riche famille a péri...

Nous comprenons dès les premières images poignantes dans leur cruauté, que le retour de Nelly va se révéler douloureux, d'autant qu'en ces années-là les rares survivants des camps de la mort sont accueillis avec une indifférence gênée ...

Gravement brûlée au visage, Nelly doit accepter que les médecins lui redonnent des traits qui ne sont pas les siens...

Ex chanteuse berlinoise de renom, elle est toujours amoureuse de Johnny, son pianiste de mari (excellent Ronald Zehrfeld)

A peine sortie des bandelettes de la chirurgie esthétique, elle n'a de cesse que de le retrouver quitte à se mettre en danger aux abords des cabarets aux néons rouges de la zone d'occupation américaine...

Johnny, redevenu Johannes en même temps que garçon de salle au Phoenix, ne reconnait pas Nelly...

Toutefois devant l'insistance de cette dernière qui le boit des yeux et profitant de ce qu'il perçoit comme une vague ressemblance, Johannes propose à Nelly de se faire passer pour son ex femme et de partager l'héritage de cette dernière...

Le jeu des deux acteurs est assez fascinant : face à cet homme visiblement plus du tout amoureux, facilement brutal, et potentiellement traître (Lene tente de faire comprendre à Nelly qu'l y a de fortes chances pour que ce soit lui qui l'ait dénoncée), la rescapée tente de se reconstruire entre fol espoir et crainte de la vérité, tour à tour énamourée, blessée ou en tout cas sur le qui vive...

Johannes poursuit son oeuvre de Pygmalion, vaguement troublé par la facilité avec laquelle "sa créature" adopte l'écriture et les attitudes d'une femme qu'il croit morte...

Le film avance sur le fil de la mémoire jusqu'à la scène finale, formidable de sobriété !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Rendez-vous à Atlit" : à voir à la télévision comme dit Adeline !

Shirel Amitaï nous emmène à Atlit en Israël aux côtés de trois sœurs revenues de France pour vendre la maison familiale !

Nous sommes à l'automne 1995, Yitzhak Rabin doit prononcer à Tel Aviv un discours lors d'une manifestation de la paix, l'espoir d'une trêve possible dans le conflit israélo-palestinien se fait jour...

Les trois sœurs Cali, Asia et Darel incarnées respectivement par Géraldine Nakache, Judith Chemla et Yaël Abecassis ne sont évidemment pas tout à fait d'accord sur la vente de la maison laissée à l'abandon depuis la mort de leurs parents...

Les sœurs aux personnalités contrastées se souviennent, se chamaillent, partagent des repas, échangent des fous rires, partent, reviennent...

Le sujet est éternel et aurait pu constituer un joli moment si ce n'est que le scénario introduit inutilement ou en tout cas maladroitement les fantômes des parents (Pippo Delbon et Arsinee Khanjian) et un gamin palestinien fantasmé...

Quelques personnages secondaires traversent également le film... tout comme le contexte politique... puisque la fin est reliée à l'assassinat de Yitzhak Rabin intervenu le 5 novembre 1995...

Bref un film mal foutu malgré quelques scènes d'émotion entre les trois actrices...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Queen and country" : so british !

John Boorman a attendu d'avoir 81 ans pour donner une suite à "Hope and Glory" où il retraçait ses jeunes années dans un Londres frappé par le Blitz !

"Queen and country" raconte les amours naissantes de Bill (18 ans), double du cinéaste incarné par un charmant Callum Turner, au moment où la reine Elisabeth II accède au trône

Nous sommes en 1952 et le jeune homme accomplit son service militaire en tant qu'instructeur dans un camp d'entrainement pour jeunes soldats anglais en partance pour la Corée

Il se lie d'amitié avec un fauteur de troubles Percy (étonnant Caleb Landry Jones) et les deux complices n'ont de cesse que de jouer les pires tours au psychorigide sergent major Bradley...

Classique dans sa forme, le film est fragile et émouvant dans sa trame même si tous les personnages sont un peu caricaturaux : les sous officiers et les officiers sont tous confits dans leur patriotisme étroit, les infirmières ont la cuisse légère mais le cœur généreux; les héroïnes sont neurasthéniques, les sœurs aînées sont vaguement incestueuses, les conscrits ont de l'humour (british of course)...

Dommage, dommage..

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Les souvenirs" et passer un joli moment

Jean-Paul Rouve adapte le roman de David Foenkinos dans un film modeste où les personnages nous parlent des choses simples de la vie !

Évoquer des souvenirs, partager un repas de fête, prendre la route, voir la mer...

Le casting est à la hauteur de la complicité intergénérationnelle que prône le scénario !

Annie Cordy incarne avec talent une grand mère de 86 ans qui trouve dans la gentillesse de son petit fils Romain (excellent Mathieu Spinosi) des raisons pour continuer de sourire à la vie même si ses trois grands balourds de fils l'ont installée dans une maison de retraite à la mort de son mari !

Les personnages secondaires sont brossés à touches légères : le patron de l'hôtel (Jean Paul Rouve) qui emploie Romain parce que son fils est loin, le colocataire (William Lebghil) obsédé par ses conquêtes féminines, la gérante de la maison de retraite (Audrey Lamy) qui virevolte sur ses hauts talons, le caissier d'une station service (Daniel Morin) qui délivre ses oracles à ses clients de passage tel une pythie qui s'ignorerait...

Il est également question dans ce film de la dépression post retraite (Michel Blanc joue les grognons), de la fatigue des couples qui abordent la soixantaine (délicieuse Chantal Lauby)...

A voir pour le duo craquant grand mère / petit fils !

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