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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Indian palace, Suite royale" : hélas !

J'avais adoré le premier opus de John Madden, sorti en mai 2012, qui racontait les aventures d'une bande de jeunes retraités britanniques qui partent s'établir à Jaïpur dans l'hôtel Marigold, palace délabré au charme fou...

La suite n'est malheureusement pas à la hauteur du premier film même si le spectateur est ravi de retrouver ses héros en les personnes de Judi Dench, Maggie Smith, Bill Nighy et Dev Patel le jeune gérant de l'établissement...

Le récit s'étire un peu en longueur et les difficultés rencontrées par chacun peinent à retenir notre attention...

Quant à Richard Gere, nouveau protagoniste qui remplace Tom Wilkinson décédé à la fin du premier épisode, il est tout bonnement ridicule dans le rôle d'un soi-disant écrivain sexagénaire... identité qui cache celle d'un inspecteur style Guide Michelin...

Dommage, dommage car l'Inde est belle, les couleurs safranées sont magnifiques, les acteurs sont excellents mais le scénario est trop faible ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La maison au toit rouge" : un bijou de cinéphile

Il faut absolument aller voir le film de Yoji Yamada, réalisateur de 83 ans qui nous raconte l'histoire du Japon des années 30 à nos jours à travers les yeux d'une petite paysanne montée à la ville...

Taki (diaphane Haru Kuroki) arrive émerveillée à Tokyo où elle trouve à s'employer comme bonne dans une famille bourgeoise qui habite une ravissante et moderne maison au toit rouge...

Taki s'épanouit au contact bienveillant de sa ravissante patronne Tokiko (délicieuse Takako Matsu) de son mari Masaki et de leur fils de 6 ans...

La vie des habitants de la maison est discrètement mais sûrement bouleversée quand Ikatura (délicat Hidetaka Yoshioka), le nouveau collègue de Masaki, entre dans leur vie...

En effet Ikatura, peintre et illustrateur de talent, se démarque des autres hommes qui parlent de la guerre, boivent et mangent beaucoup... Il s'intéresse à la vie des femmes, lit des histoires au petit garçon et séduit Tokiko et Taki par sa douceur et son empathie...

Taki assiste impuissante de par sa condition de bonne, au délicat amour naissant entre Ikatura et Tokiko...

Le film nous est raconté par Takeshi, le petit neveu de Taki qui a encouragé sa grand tante à écrire son autobiographie, document qu'il retrouve dans ses affaires lorsque, 60 ans après les faits, il vide sa maison après son décès...

Difficile de décrire l'atmosphère du récit - tout en élégance bien que traversé par la grande Histoire qui bouleverse le Japon de 1936 à 1945 (guerre sino-japonaise, sac de Nankin, déclaration de guerre aux Etats-Unis, bombardements de Tokyo, bombe nucléaire à Hiroshima, reddition du Japon...)

Chaque scène est un tableau où la pointe du pinceau nous fait entrer dans l'intimité de la maison et de ses occupants... Un conte ordinaire enchanté par un regard d'artiste !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"A trois on y va" : une bluette dans l'air du temps

Jérôme Bonnell s'intéresse aux histoires de coeur et de sexe des trentenaires...

Après "Temps de l'aventure" avec une Emmanuelle Devos flottante (voir critique), le réalisateur installe sa caméra près de Lille et suit le marivaudage de Charlotte (intéressante Sophie Verbeeck), Micha (enfantin Félix Moati) et de la meilleure amie Mélodie (faussement candide Anaïs Demoustier)...

Le jeune couple hésite à s'engager (ils viennent quand même de signer l'achat d'une maison...), Charlotte trompe Micha avec Mélodie et Micha craque pour Mélodie...

Ils se bécotent, s'envoient des SMS, se cachent...

Ils se disent amoureux, pleurent pour un rien, changent d'avis à chaque rencontre...

Un couple de cousins qui se marie est décrit comme ringard ?

Les trois finissent d'ailleurs par y aller ensemble en s'offrant une échappée en bord de mer...

Le film est joli et totalement gratuit...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Big eyes" : Tim Burton aurait pu faire mieux !

Tim Burton signe ici un film classique et lisse à l'image des années 60...

Big eyes est l'histoire vraie de Margaret Keane, aujourd'hui toujours vivante, qui peint des enfants aux grands yeux tristes...

Margaret (Amy Adams) quitte un premier mari avec sa fille sous le bras...

Installée à San Francisco, elle peine à vendre ses œuvres... et gagne sa vie en croquant des enfants sur le vif pour un dollar...

Elle rencontre Walter Keane (Christoph Waltz), un artiste qui s'est spécialisé dans les rues de Montmartre...

Walter la félicite sur ses créations.. lui fait la cour puis l'épouse...

Virtuose de la mise en scène publicitaire, il expose ses toiles et celles de son épouse dans le couloir d'une boîte de nuit...menant aux toilettes...

Une rixe avec le gérant de la boîte de nuit fait venir la presse en la personne d'un journaliste qui découvre les enfants aux grands yeux tristes signés du nom de Keane (que Margaret a adopté le lendemain de son mariage !)... et en parle...

Les curieux affluent dans la boîte de nuit et sous la pluie des compliments, Walter s'attribue tout naturellement les tableaux de Margaret...

Commence alors l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art...

Margaret se résoud à s'effacer devant l'aplomb de son mari qui lui affirme que les tableaux des femmes peintres ne se vendent pas... et qu'ils ont besoin d'argent...

Les Big eyes vont connaître un effet de mode phénoménal qui va révolutionner le commerce de l'art avec notamment la vente de posters et de cartes postales...

Le couple devient richissime, Walter se révèle menaçant tandis que Margaret, enfermée dans son atelier, peint à la chaîne dans le secret le plus total...

Elle finit tout de même par se révolter le jour où elle découvre que les tableaux montmartrois de Walter ont été "empruntés" à un autre... et le quitte avec sa fille sous le bras...

Le côté léché de l'image retrace bien l'ambiance de l'époque mais l'alchimie entre les deux comédiens ne prend pas...

Amy Adams est trop soumise pour être vraie et Christopher Waltz en fait des tonnes au risque de passer pour le comique de service...

Le spectateur passe un bon moment mais le cinéphile aurait aimé plus d'audace et une meilleure direction d'acteurs de la part du grand Tim Burton ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Tu dors Nicole" : un navet encensé par la critique

Le réalisateur québécois Stéphane Lafleur nous fait vivre l'été des 22 ans de son héroïne Nicole (Julianne Côté)...

Profitant de la maison familiale en l'absence de ses parents, Nicole partage son temps entre les virées chez le glacier avec sa meilleure amie Véronique et son boulot chez Emmaüs...

Le film en noir et blanc s'étire comme l'ennui de Nicole et comme celui du spectateur...

Au secours, il ne se passe rien !!!

Stéphane Lafleur n'est pas Antonioni et la jeune Nicole n'a pas la classe de Monica Vitti...

Les personnages secondaires comme son frère aîné qui vient squatter la maison avec son groupe de musique pour enregistrer un album sont totalement sans intérêt...

Le pire étant un jeune garçon de 10 ans dont Nicole est la baby sitter : Martin qui a mué très tôt, lui déclare sa flamme ???...

Télérama parle d'un récit initiatique, d'une grande enfant enfermée dans un corps d'adulte, d'une "Frances Ha" québécoise ???

Ce film est mortellement ridicule...

Courez voir ou revoir "Frances Ha" !!!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le faussaire" : un documentaire fascinant

Sam Cullman et Jennifer Grausman ont filmé au plus près Mark Landis, faussaire de génie qui a dupé près de 50 conservateurs de petits musées aux Etats Unis et à la personnalité duquel l'on ne peut s'empêcher de s'attacher...

Mark Landis a aujourd'hui 60 ans ; il a été diagnostiqué schizophrène à 17 ans à la mort de son père, en fait il serait bi-polaire...

Mark Landis vit dans l'appartement de sa mère décédée en 2012, appartement qu'il a transformé en caverne d'Ali Baba...

La TV toujours allumée, il se nourrit de feuilletons et de barquettes alu qu'il réchauffe au micro-ondes...

Du matin au soir, Mark Landis peint en "recopiant" les tableaux des plus fameux impressionnistes ou les fusains de Watteau... Mark Landis est un génie, il peut imiter tous les styles avec une facilité bluffante...

Mark Landis n'est pas un escroc ordinaire puisqu'il ne tire aucun avantage financier à sa pratique de faussaire : c'est un donateur "philanthrope" qui dupe des professionnels...

La caméra suit l'homme voûté aux oreilles de chou du magasin de bricolage où il achète son matériel à ses divers rendez-vous avec ses "clients", en passant par la case hôpital puisque Mark Landis observe strictement son traitement...

L'homme au regard doux et au parler hésitant nous séduit tel "Rainman"...

Mark Landis a du mal à sortir de l'enfance, à vivre sans ses parents... " C'est rassurant de copier" dit-il, "ça me rappelle l'enfance"

Le documentaire nous fait revivre toute l'enquête qui permettra de le confondre...

En 2007 Mark Landis propose au musée d'Oklahoma City plusieurs œuvres dont une toile de Paul Signac, un autoportrait de Marie Laurencin et un dessin de Daumier

Matthew Leininger fait faire des recherches à son équipe et découvre que la scène de port de Signac ressemble à celle offerte au musée de Savannah College...

Le conservateur devient obsessionnel de Mark Landis : il consacre tout son temps à poursuivre ses recherches et découvre que Landis a trompé plus de 45 musées dans 19 villes différentes... au point de se faire remercier...

Le plus dérangé n'est peut-être pas celui qu'on croit !

L'enquête se poursuit et les différentes identités sous lesquelles Mark Landis opérait sont tour à tour découvertes...

Aucun musée n'a souhaité toutefois le poursuivre... et le documentaire prend fin sur une exposition des œuvres connues de Mark Landis à Cincinnati du 1er avril au 20 mai 2012....

Mark Landis, bien que très nerveux à l'idée de se rendre sur place, conquiert les organisateurs et les visiteurs de l'exposition avec une désarmante assurance !!!

"Le faussaire " un documentaire dans la veine de "A la recherche de Vivian Maier" à voir de toute urgence d'autant qu'il n'est programmé que dans deux salles à Paris dont le studio Galande !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Un homme idéal" pour Pierre Niney

Le film de Yann Gozlan nous raconte la vie de Mathieu (excellent Pierre Niney) qui aspire à devenir un auteur reconnu.. .En attendant il gagne sa vie comme déménageur...

Son destin bascule le jour où il découvre dans la chambre d'un vieil homme solitaire récemment décédé, un manuscrit recouvert de poussière...

Il s'en empare et le dévore : l'homme y raconte sa guerre d'Algérie dans un style sec et efficace...

Mathieu hésite puis finit par s'en emparer en signant le texte de son nom...

La réaction de l'éditeur ne se fait pas attendre... le succès est là, immédiat, immense... Le livre "Sable noir" décroche le prix Renaudot...

La critique s'étonne un peu que ce jeune homme de 26 ans ait été capable d'écrire avec autant de force et d'authenticité le journal de guerre d'un appelé en Algérie... mais la fièvre médiatique s'emballe, Mathieu court les cocktails, multiplie les signatures et séduit Alice (belle Ana Girardot), fille de grands bourgeois qui l'emmène dans la somptueuse villa de ses parents (André Marcon et Valena Cavalli) au bord de la Méditerranée...

La référence à "Plein soleil" est évidente : le héros fiévreux nous fait penser à Alain Delon...

Comme dans le film de René Clément, le temps va se gâter car l'éditeur attend le second livre promis par Mathieu mais dont Mathieu n'arrive pas à écrire la première ligne...

Le piège se resserre quand le fils d'un ami du vieil homme le fait chanter et quand l'ami d'enfance d'Alice s'étonne que Mathieu ne connaisse pas mieux l'Algérie...

Le scénario jusqu'ici crédible tombe très vite dans l'excès et Mathieu va plonger dans une spirale mensongère qui l'amène au meurtre...

Encore "Plein soleil" mais Yann Gozlan n'est pas René Clément et les personnages secondaires du film n'arrivent pas à la cheville de Marie Laforêt ni de Maurice Ronet...

Pierre Niney nous émeut par sa fragilité de faon mais il lui manque un partenaire à la hauteur de Guillaume Gallienne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Crosswind - la croisée des vents" : un film manifeste

Le jeune réalisateur estonien de 27 ans Martti Helde se sert de l'esthétisme comme d'une arme pour dénoncer l'épuration ethnique des pays baltes en 1941...

Sur ordre de Staline, 10 000 estoniens furent arrachés à leurs foyers, à leur famille, à leur pays et condamnés à la déportation en Sibérie... Plus de la moitié de ces prisonniers ne revinrent jamais...

Parmi eux, nous suivons Erna, une jeune mère envoyée avec sa fille en pleine forêt aux alentours de Novossibirsk... Durant des années, elle écrit à son mari, déporté dans un autre camp de travail... Elle lit à haute voix les lettres qui racontent son quotidien... à celui qu'elle ne désespère pas de retrouver...

L'actrice Laura Peterson qui incarne Erna crève littéralement l'écran...

La caméra tourne autour des personnages figés comme dans des cartes postales de l'horreur ordinaire et nous happe de scène en scène, ne nous épargnant rien... La caméra nous donne le temps de rentrer littéralement dans le décor pour mieux nous solidariser avec ces femmes et ces hommes qui connurent la faim, la peur, le froid, la torture et la mort... Et c'est très efficace...

Seuls les flash backs de la vie d'avant joyeuse mais comme déjà marquée par la mélancolie, où les acteurs bougent, nous permettent de reprendre notre respiration avant de replonger dans la sidération des 30 tableaux fixes en noir et blanc.. qui dénoncent une page de l'histoire de ce peuple dont l'indépendance proclamée le 24 février 1918 fut si longtemps confisquée par son trop puissant voisin... et dont l'avenir proche pourrait ressembler à celui de l'Ukraine...

A voir absolument par devoir de mémoire et pour garder les yeux ouverts !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'art de la fugue' : à voir absolument !

Brice Cauvin serait-il le Sautet des années 2010 ?

Le réalisateur, qui a connu beaucoup de déboires pour financer son film, signe ici une très jolie comédie dans l'air du temps !

C'est l'histoire de trois frères : Antoine (excellent Laurent Lafitte), Gérard (formidable Benjamin Biolay), et Louis (Guy Bedos meilleur que d'habitude), de leurs amours Adar (Laurent Putzulu), Hélène (Judith El Zein) et Julie (Elodie Frégé) et de leurs parents : Marie-Christine Barrault et Guy Marchand très nature !

Antoine, Gérard et Louis sont en couple depuis 10 ans mais se posent beaucoup de questions...Antoine n'est plus vraiment amoureux de son fidèle et "trop" gentil compagnon, Gérard aime toujours la femme dont il a un enfant et dont il divorce et Louis hésite à s'engager auprès de la bru parfaite pour ses parents...

Antoine a quitté son boulot de prof pour bosser dans le secteur culturel avec Ariel (attachante Agnès Jaoui), Gérard est retourné vivre chez ses parents et les aide dans la gestion de leur magasin de prêt à porter à Saint Denis, Louis est un brillant homme d'affaires à la "city" de Bruxelles...

Le scénario nous associe à la vie de tous les jours, aux petits bonheurs et aux malaises de tous les personnages principaux et secondaires qui habitent le film !

Les grandes questions d'aujourd'hui sont abordées avec l'air de ne pas s'y attarder mais elles parlent à nos sensibilités : l'engagement, le désamour, la solitude, le chômage, le désir, la fin de vie...

Comme dans une série, nous vivons les différents épisodes en attendant la suite... et l'on est un peu triste de quitter ces personnages complices qui nous ressemblent...

De très bons acteurs, de vraies tranches de vie, une bonne musique, des dialogues ciselés... ce film a un charme fou ! Vivement "L'art de la fugue 2" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"American sniper" : un film coup de poing !

Clint Eastwood signe un film de guerre qui fait débat !

Est-ce un film anti-militariste ou belliciste à la gloire de l'Amérique en guerre contre l'Irak ?

Rarement un film nous aura autant embarqué sur le champ de bataille !

Nous sommes dans la jeep de Chrys Kyle (impressionnant Bradley Cooper), tireur d'élite envoyé sur le terrain pour protéger ses camarades GI... sur le toit où il s'installe pour viser... dans les maisons dévastées où il traque les insurgés...

Clint Eastwood nous raconte l'histoire vraie de ce sniper, surnommée "La légende" qui au nom de l'Amérique a tué au moins cent soixante personnes...

Chrys Kyle dans le film nous est présenté de façon plutôt sympathique... alors que dans la vraie vie c'était un redneck tout à fait infréquentable ?!

Initié par son père à la chasse dès son plus jeune âge, il fait partie de ces adolescents et jeunes adultes qui ne vivent que pour leur plaisir immédiat : bières, matchs à la TV, filles faciles et petites combines...

La vision de l'explosion des deux tours jumelles le 11 septembre 2001 va agir sur lui comme un révélateur : il décide de s'engager dans les Navy Seal, en bave durant toute l'instruction (scènes déjà vues du sous off qui mate les durs à cuire) et se retrouve parachuté en Irak...

Les premières images de combat sont très fortes : dans son viseur apparaissent une femme et son enfant... sont-ils innocents ou des meurtriers en puissance ?

La scène se déroule comme au ralenti : le spectateur vit son dilemme de bleu... Le sniper nous est présenté comme un élément sensible et responsable ?

Il rentre au pays, rencontre une charmante demoiselle, l'épouse puis repart au combat... puis rentre de nouveau chez lui pour découvrir son 1er enfant, puis repart au combat... puis 2ème enfant...

Le tireur s'endurcit et développe peu à peu un sentiment de surpuissance : il est le sauveur de l'Amérique... Il n'arrive plus à communiquer avec sa femme et repart à chaque fois se battre comme en apnée !

Son dernier engagement, bien que victorieux, ayant failli lui être fatal, il semble enfin prendre conscience qu'il flirte avec la mort et décide de rentrer chez lui... mais une fois rapatrié, il n'arrive pas à se réadapter à la vie civile...

Le film est captivant de bout en bout mais ne considère le conflit que du côté américain : à aucun moment, le réalisateur ne se et ne nous pose la question de la cause irakienne ?!

L'Amérique a raison sur toute la ligne même si au final, les soldats de l'oncle Sam rentrent tout cassés dans leur tête ?!

En conclusion un film à voir pour se forger sa propre opinion !

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