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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le faussaire" : un documentaire fascinant

Sam Cullman et Jennifer Grausman ont filmé au plus près Mark Landis, faussaire de génie qui a dupé près de 50 conservateurs de petits musées aux Etats Unis et à la personnalité duquel l'on ne peut s'empêcher de s'attacher...

Mark Landis a aujourd'hui 60 ans ; il a été diagnostiqué schizophrène à 17 ans à la mort de son père, en fait il serait bi-polaire...

Mark Landis vit dans l'appartement de sa mère décédée en 2012, appartement qu'il a transformé en caverne d'Ali Baba...

La TV toujours allumée, il se nourrit de feuilletons et de barquettes alu qu'il réchauffe au micro-ondes...

Du matin au soir, Mark Landis peint en "recopiant" les tableaux des plus fameux impressionnistes ou les fusains de Watteau... Mark Landis est un génie, il peut imiter tous les styles avec une facilité bluffante...

Mark Landis n'est pas un escroc ordinaire puisqu'il ne tire aucun avantage financier à sa pratique de faussaire : c'est un donateur "philanthrope" qui dupe des professionnels...

La caméra suit l'homme voûté aux oreilles de chou du magasin de bricolage où il achète son matériel à ses divers rendez-vous avec ses "clients", en passant par la case hôpital puisque Mark Landis observe strictement son traitement...

L'homme au regard doux et au parler hésitant nous séduit tel "Rainman"...

Mark Landis a du mal à sortir de l'enfance, à vivre sans ses parents... " C'est rassurant de copier" dit-il, "ça me rappelle l'enfance"

Le documentaire nous fait revivre toute l'enquête qui permettra de le confondre...

En 2007 Mark Landis propose au musée d'Oklahoma City plusieurs œuvres dont une toile de Paul Signac, un autoportrait de Marie Laurencin et un dessin de Daumier

Matthew Leininger fait faire des recherches à son équipe et découvre que la scène de port de Signac ressemble à celle offerte au musée de Savannah College...

Le conservateur devient obsessionnel de Mark Landis : il consacre tout son temps à poursuivre ses recherches et découvre que Landis a trompé plus de 45 musées dans 19 villes différentes... au point de se faire remercier...

Le plus dérangé n'est peut-être pas celui qu'on croit !

L'enquête se poursuit et les différentes identités sous lesquelles Mark Landis opérait sont tour à tour découvertes...

Aucun musée n'a souhaité toutefois le poursuivre... et le documentaire prend fin sur une exposition des œuvres connues de Mark Landis à Cincinnati du 1er avril au 20 mai 2012....

Mark Landis, bien que très nerveux à l'idée de se rendre sur place, conquiert les organisateurs et les visiteurs de l'exposition avec une désarmante assurance !!!

"Le faussaire " un documentaire dans la veine de "A la recherche de Vivian Maier" à voir de toute urgence d'autant qu'il n'est programmé que dans deux salles à Paris dont le studio Galande !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Un homme idéal" pour Pierre Niney

Le film de Yann Gozlan nous raconte la vie de Mathieu (excellent Pierre Niney) qui aspire à devenir un auteur reconnu.. .En attendant il gagne sa vie comme déménageur...

Son destin bascule le jour où il découvre dans la chambre d'un vieil homme solitaire récemment décédé, un manuscrit recouvert de poussière...

Il s'en empare et le dévore : l'homme y raconte sa guerre d'Algérie dans un style sec et efficace...

Mathieu hésite puis finit par s'en emparer en signant le texte de son nom...

La réaction de l'éditeur ne se fait pas attendre... le succès est là, immédiat, immense... Le livre "Sable noir" décroche le prix Renaudot...

La critique s'étonne un peu que ce jeune homme de 26 ans ait été capable d'écrire avec autant de force et d'authenticité le journal de guerre d'un appelé en Algérie... mais la fièvre médiatique s'emballe, Mathieu court les cocktails, multiplie les signatures et séduit Alice (belle Ana Girardot), fille de grands bourgeois qui l'emmène dans la somptueuse villa de ses parents (André Marcon et Valena Cavalli) au bord de la Méditerranée...

La référence à "Plein soleil" est évidente : le héros fiévreux nous fait penser à Alain Delon...

Comme dans le film de René Clément, le temps va se gâter car l'éditeur attend le second livre promis par Mathieu mais dont Mathieu n'arrive pas à écrire la première ligne...

Le piège se resserre quand le fils d'un ami du vieil homme le fait chanter et quand l'ami d'enfance d'Alice s'étonne que Mathieu ne connaisse pas mieux l'Algérie...

Le scénario jusqu'ici crédible tombe très vite dans l'excès et Mathieu va plonger dans une spirale mensongère qui l'amène au meurtre...

Encore "Plein soleil" mais Yann Gozlan n'est pas René Clément et les personnages secondaires du film n'arrivent pas à la cheville de Marie Laforêt ni de Maurice Ronet...

Pierre Niney nous émeut par sa fragilité de faon mais il lui manque un partenaire à la hauteur de Guillaume Gallienne !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Crosswind - la croisée des vents" : un film manifeste

Le jeune réalisateur estonien de 27 ans Martti Helde se sert de l'esthétisme comme d'une arme pour dénoncer l'épuration ethnique des pays baltes en 1941...

Sur ordre de Staline, 10 000 estoniens furent arrachés à leurs foyers, à leur famille, à leur pays et condamnés à la déportation en Sibérie... Plus de la moitié de ces prisonniers ne revinrent jamais...

Parmi eux, nous suivons Erna, une jeune mère envoyée avec sa fille en pleine forêt aux alentours de Novossibirsk... Durant des années, elle écrit à son mari, déporté dans un autre camp de travail... Elle lit à haute voix les lettres qui racontent son quotidien... à celui qu'elle ne désespère pas de retrouver...

L'actrice Laura Peterson qui incarne Erna crève littéralement l'écran...

La caméra tourne autour des personnages figés comme dans des cartes postales de l'horreur ordinaire et nous happe de scène en scène, ne nous épargnant rien... La caméra nous donne le temps de rentrer littéralement dans le décor pour mieux nous solidariser avec ces femmes et ces hommes qui connurent la faim, la peur, le froid, la torture et la mort... Et c'est très efficace...

Seuls les flash backs de la vie d'avant joyeuse mais comme déjà marquée par la mélancolie, où les acteurs bougent, nous permettent de reprendre notre respiration avant de replonger dans la sidération des 30 tableaux fixes en noir et blanc.. qui dénoncent une page de l'histoire de ce peuple dont l'indépendance proclamée le 24 février 1918 fut si longtemps confisquée par son trop puissant voisin... et dont l'avenir proche pourrait ressembler à celui de l'Ukraine...

A voir absolument par devoir de mémoire et pour garder les yeux ouverts !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'art de la fugue' : à voir absolument !

Brice Cauvin serait-il le Sautet des années 2010 ?

Le réalisateur, qui a connu beaucoup de déboires pour financer son film, signe ici une très jolie comédie dans l'air du temps !

C'est l'histoire de trois frères : Antoine (excellent Laurent Lafitte), Gérard (formidable Benjamin Biolay), et Louis (Guy Bedos meilleur que d'habitude), de leurs amours Adar (Laurent Putzulu), Hélène (Judith El Zein) et Julie (Elodie Frégé) et de leurs parents : Marie-Christine Barrault et Guy Marchand très nature !

Antoine, Gérard et Louis sont en couple depuis 10 ans mais se posent beaucoup de questions...Antoine n'est plus vraiment amoureux de son fidèle et "trop" gentil compagnon, Gérard aime toujours la femme dont il a un enfant et dont il divorce et Louis hésite à s'engager auprès de la bru parfaite pour ses parents...

Antoine a quitté son boulot de prof pour bosser dans le secteur culturel avec Ariel (attachante Agnès Jaoui), Gérard est retourné vivre chez ses parents et les aide dans la gestion de leur magasin de prêt à porter à Saint Denis, Louis est un brillant homme d'affaires à la "city" de Bruxelles...

Le scénario nous associe à la vie de tous les jours, aux petits bonheurs et aux malaises de tous les personnages principaux et secondaires qui habitent le film !

Les grandes questions d'aujourd'hui sont abordées avec l'air de ne pas s'y attarder mais elles parlent à nos sensibilités : l'engagement, le désamour, la solitude, le chômage, le désir, la fin de vie...

Comme dans une série, nous vivons les différents épisodes en attendant la suite... et l'on est un peu triste de quitter ces personnages complices qui nous ressemblent...

De très bons acteurs, de vraies tranches de vie, une bonne musique, des dialogues ciselés... ce film a un charme fou ! Vivement "L'art de la fugue 2" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"American sniper" : un film coup de poing !

Clint Eastwood signe un film de guerre qui fait débat !

Est-ce un film anti-militariste ou belliciste à la gloire de l'Amérique en guerre contre l'Irak ?

Rarement un film nous aura autant embarqué sur le champ de bataille !

Nous sommes dans la jeep de Chrys Kyle (impressionnant Bradley Cooper), tireur d'élite envoyé sur le terrain pour protéger ses camarades GI... sur le toit où il s'installe pour viser... dans les maisons dévastées où il traque les insurgés...

Clint Eastwood nous raconte l'histoire vraie de ce sniper, surnommée "La légende" qui au nom de l'Amérique a tué au moins cent soixante personnes...

Chrys Kyle dans le film nous est présenté de façon plutôt sympathique... alors que dans la vraie vie c'était un redneck tout à fait infréquentable ?!

Initié par son père à la chasse dès son plus jeune âge, il fait partie de ces adolescents et jeunes adultes qui ne vivent que pour leur plaisir immédiat : bières, matchs à la TV, filles faciles et petites combines...

La vision de l'explosion des deux tours jumelles le 11 septembre 2001 va agir sur lui comme un révélateur : il décide de s'engager dans les Navy Seal, en bave durant toute l'instruction (scènes déjà vues du sous off qui mate les durs à cuire) et se retrouve parachuté en Irak...

Les premières images de combat sont très fortes : dans son viseur apparaissent une femme et son enfant... sont-ils innocents ou des meurtriers en puissance ?

La scène se déroule comme au ralenti : le spectateur vit son dilemme de bleu... Le sniper nous est présenté comme un élément sensible et responsable ?

Il rentre au pays, rencontre une charmante demoiselle, l'épouse puis repart au combat... puis rentre de nouveau chez lui pour découvrir son 1er enfant, puis repart au combat... puis 2ème enfant...

Le tireur s'endurcit et développe peu à peu un sentiment de surpuissance : il est le sauveur de l'Amérique... Il n'arrive plus à communiquer avec sa femme et repart à chaque fois se battre comme en apnée !

Son dernier engagement, bien que victorieux, ayant failli lui être fatal, il semble enfin prendre conscience qu'il flirte avec la mort et décide de rentrer chez lui... mais une fois rapatrié, il n'arrive pas à se réadapter à la vie civile...

Le film est captivant de bout en bout mais ne considère le conflit que du côté américain : à aucun moment, le réalisateur ne se et ne nous pose la question de la cause irakienne ?!

L'Amérique a raison sur toute la ligne même si au final, les soldats de l'oncle Sam rentrent tout cassés dans leur tête ?!

En conclusion un film à voir pour se forger sa propre opinion !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Kingsman" : un divertissement haut de gamme

Le réalisateur du film Matthew Vaughn s'est visiblement fait plaisir en détournant avec talent les codes du film d'espionnage !

Impossible de s'ennuyer durant les 2h09 du film tant les rebondissements, les clins d’œil aux cinéphiles et les trouvailles d'effets spéciaux nous réjouissent !

L'élite des services secrets britannique est à la recherche de sang neuf pour remplacer un de leurs agents tué dans l'exercice de ses fonctions !

Les poulains amenés par les membres les plus éminents de Kingsman doivent subir un entraînement de haut vol pour décrocher le job rêvé !

La plupart des postulants appartiennent à la gentry à l'exception d'un jeune voyou Gary, surnommé Eggsy (excellent Taron Egerton) - parrainé par l'aristocratique Harry Hart (époustouflant Colin Firth) !

Autre bon point du film : la présente pétillante d'une jeune femme Roxy (ravissante Sophie Cookson) parmi les candidats !

Enfin comme dans tous les James Bond, il y a bien évidemment un méchant Richmond Valentine incarné par un épatant Samuel L Jackson à la prononciation zozotante ! Assisté par une créature brune chaussée de prothèses ultra-coupantes !

A voir sans plus attendre pour passer un joli moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Bons à rien" : une comédie italienne comme on les aime !

Télérama fait la fine bouche mais on s'en fout un peu !

Gianni Di Gregorio, à la fois réalisateur, scénariste et acteur se met en scène dans les aventures d'un sexagénaire dans une Rome ocrée !

Je n'ai pas vu les deux premiers opus ("Le déjeuner du 15 août" et "Gianni et les femmes") mais j'ai bien aimé cette histoire qui met en scène la vie quotidienne des "petites gens" !

Gianni occupe un emploi cool dans une administration italienne : il va au bureau en musardant au hasard des rues et des ruines et commence sa journée de travail par la lecture des journaux et le petit café du matin !

Gianni se réjouit de bientôt partir en retraite mais son patron le convoque pour lui expliquer que les règles ont changé et qu'il va devoir travailler trois ans de plus - et qui plus est au siège en grande banlieue !

Dès lors sa vie bascule : il doit faire face à une vraie organisation du travail, son ex femme et ses enfants se liguent pour récupérer son appartement en centre ville...

Heureusement il sait saisir les mains tendues : Marco (Marco Marzocca), un collègue au grand cœur l'aide à faire des tableaux excel et surtout son médecin traitant le met en garde contre les méfaits de l'excès de gentillesse : il doit apprendre à dire non !

Le spectateur suit avec amusement les tribulations de ces pieds nickelés italiens qui vont reprendre le contrôle de leur vie par de petits actes fondateurs et bien évidemment trouver l'amour !

Un film à voir pour sa petite musique à part !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Papa ou maman" : une bonne idée de départ !

Dans les divorces d'aujourd'hui, le papa et la maman se déchirent pour avoir la garde des enfants !

Dans le film de Martin Bourboulon, les parents rivalisent en scénarios improbables pour ne pas avoir la garde des enfants !

Florence (Marina Foïs) et Vincent (Laurent Lafitte) sont le symbole même de la réussite : elle est ingénieur en chef sur des chantiers éoliens, lui est obstétricien - Ils ont trois enfants et habitent une belle maison moderne et confortable ! Ils font l'admiration de tous leurs amis et quand au détour d'une conversation, Florence annonce qu'ils vont se séparer, leur entourage a du mal à les croire et continue à les admirer dans leur gestion de crise !

Mais cette indiscrétion les oblige à annoncer leur décision à leurs enfants et la belle image sur papier glacée se lézarde... d'autant que le sort s'en mêle en leur offrant à tous les deux une promotion pour elle, un vieux projet humanitaire pour lui !

Dès lors, ils vont retrouver leurs comportements de jeunes adultes, le début du film ayant donné le ton !

Florence et Vincent vont tenter de se faire détester par leurs enfants, allant jusqu'à les mettre en danger physiquement ?!

Les personnages secondaires : la jeune maîtresse de Vincent et le patron de Florence servent de faire valoir dans ce duel qui les laissent souvent échevelés et/ou assommés !

Le film ne manque pas de rebondissements et si l'on se surprend à rire tant les situations sont "énaurmes", on ne manque pas de s'interroger sur ce qu'aurait donné cette bonne idée de départ entre les mains d'un réalisateur tel que Francis Veber ???

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'enquête" :  un excellent film !

Vincent Garenq se saisit de l'affaire Clearstream qui a défrayé la chronique judiciaro-policière de 2001 à 2006 !

Tous les acteurs de l'histoire sont présents : le journaliste et essayiste Denis Robert (Gilles Lellouche excellent), le juge van Ruymbeke (Charles Berling formidable), le financier Imah Lahoud (Laurent Capelluto très crédible), le grand patron d'industrie Jean Louis Gergorin (Eric Naggar torturé à souhait), le général Rondot (Gilles Arbona très secret défense), l'auditeur d'Arthur Andersen licencié Florian Bourges (Antoine Gouy plus vrai que nature)...

L'affaire des frégates de Taïwan fait rage... Un contrat d'armement signé en août 1991 prévoyait la vente par des industries françaises (menées par Thomson CSF) de six frégates devant servir à la marine taïwanaise. A cette occasion, plus de 500 millions de dollars furent versés sous la forme de commissions aux autorités chinoises et taïwanaises alors qu'elles étaient explicitement interdites dans le contrat de vente... Parmi celles-ci une partie est revenue à la France sous forme de rétrocommissions où une enquête fut ouverte puisqu'elles sont interdites par la loi... mais les juges se sont vus opposer le secret défense...

Chirac est président de la République, deux candidats se déchirent en vue de la prochaine échéance électorale ; Sarkozy et de Villepin...

Clearstream, chambre de compensation internationale située au Luxembourg, spécialisée dans l'échange de titres et doublée d'une banque est au cœur des premières grandes révélations d'opacité financière de la fin du XXe siècle...

Le film est passionnant de bout en bout, les acteurs sont excellents...

L'enquête n'aboutit pas, Clearstream ne fut pas condamnée et les dérives financières et les techniques de blanchiment d'argent continuent à prospérer au bénéfice de quelques pourris du système économico-politico-financier !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Snow therapy" : quel ennui !

Encouragée par Mariana, je suis allée voir le film de Ruben Östlund que je n'ai pas aimé du tout...

Les personnages : un couple et leurs deux enfants sont tout sauf attachants...

Les paysages sont glaçants au sens propre et au sens figuré...

Les situations sont téléphonées, appuyées, diluées...

Le temps s'arrête sur les images de portes de chambres d'hôtel, de coursives où veille un étrange homme de ménage...

Quel ennui ! Le ciel est tout cotonneux de neige poisseuse, les tire fesses et les cabines de téléphérique n'en finissent pas de monter...

"Snow therapy" est l'histoire d'un jeune couple suédois bobo qui passe ses vacances dans un hôtel de luxe d'une station des Alpes françaises...

Comme le dit Ebba (intéressante Lisa Loven) à une compatriote, ils sont là pour que Tomas (médiocre Johannes Bah Kuhnke) passe des vacances reposantes avec ses enfants...

Quand une vraie avalanche survient et menace de submerger la terrasse où ils déjeunent, l'image parfaite de la petite famille se lézarde, révélant les failles de chacun...

Dommage qu'un scénario paresseux traite si mal d'un sujet très actuel : la place du père dans la cellule familiale !

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