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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après "La nuit du 12" réalisé en 2022,  film enquête sur un féminicide, qui a obtenu six César, dont celui du meilleur film et meilleur réalisateur, Dominik Moll s'attache dans son dernier opus à décortiquer le fonctionnement peu documenté de l'IGPN, au sein duquel il a réussi à s'immiscer.

Construit autour de Léa Drucker qui nous impressionne une fois de plus par son autorité naturelle et son empathie, le scénario nous plonge dans le dossier 137 dont elle hérite dans le cadre de la crise des Gilets Jaunes fin 2018.

Entrainés par leur mère qui a du mal à vivre avec son maigre salaire d'aide soignante, toute la famille Girard quitte un matin Saint-Dizier pour participer à une manifestation sur les Champs-Élysées... et visiter Paris par la même occasion...

Un hasard malheureux voudra que son fils adolescent, se retrouve isolé avec un ami face à des policiers en civil armés de LBD : ces derniers arguant de la légitime défense, n'hésiteront pas à tirer, blessant très grièvement le jeune homme qu'ils laisseront pour mort...

Sauvé par son ami qui appelle les pompiers, le jeune homme survivra avec d'importantes séquelles neurologiques, justifiant pour sa mère un dépôt de plainte...

Le scénario très documenté nous implique dans la recherche et l'analyse de preuves (notamment de vidéos de caméras et de téléphones portables) pour tenter d'identifier les responsables et de comprendre ce qui s'est passé...

Léa Drucker incarne Stéphanie, une inspectrice de l'IGPN  qui a quitté les "Stups" pour se retrouver dans ce nouveau rôle où elle doit juger ses anciens pairs, comme lui reproche son ex qui, lui, n'a pas quitté son Service...

Très professionnelle et très investie, elle consacre toute son énergie à faire  émerger la vérité mais est fragilisée par le fait que la plaignante est originaire de la même ville qu'elle et qu'elle a soigné sa mère il y a quelques années...

Moins implacable que "La nuit du 12", le "Dossier 137" nous fait partager la solitude de Stéphanie dont l'objectivité est mise en doute par une hiérarchie qui soutient les policiers qui ne peuvent être qu'admirables car ils appartiennent à la BRI qui a sauvé des vies au Bataclan...

Les personnages, à part Léa Drucker, que ce soient les victimes ou les policiers sont un peu trop caricaturaux et les 3 premiers quarts du film sont trop procéduriers pour que le spectateur puisse complètement adhérer à la démonstration du cinéaste qui s'attache à rester le plus neutre possible tout en nous faisant nous ranger du côté de Stéphanie...

Un film à voir pour son sujet qui est un vrai débat et surtout pour son actrice principale qui porte magnifiquement le film et dont l'argumentation finale est magistrale ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le projet a vu le jour grâce à la collaboration entre Charlotte Devillers (française) et Arnaud Dufeys (belge). 

Charlotte, professionnelle de santé engagée auprès des victimes de violences sexuelles, a voulu capturer "les aspects les plus intimes de la réalité du tribunal de protection de la jeunesse". Son vécu personnel et sa compréhension des dynamiques judiciaires ont été essentiels dans l’écriture du film. Arnaud Dufeys, déjà primé pour ses courts métrages, a apporté son expertise cinématographique pour donner vie à cette œuvre poignante.

Le film commence sur une scène bouleversante : Alice (formidable Myriem Akheddiou, actrice franco-belge dont c'est le premier grand rôle au cinéma), essaie de faire lever de son banc son fils Etienne pour prendre le tram qui doit les emmener au tribunal. Mais l'enfant se rebelle et Alice doit le trainer de force...

En effet depuis 2 ans, Etienne ne veut plus voir son père un weekend sur deux car il en a peur et a développé plusieurs symptômes somatiques inquiétants.

Quand la mère, le fils et la fille Lila se retrouvent enfin dans la salle d'attente, le trio part de nouveau en vrille car les enfants avaient demandé par courrier à ne pas voir leur père, or il est dans la même salle d'attente...

Le scénario nous met en condition pour entendre avec effroi la scène centrale du film : l'audience judiciaire qui a été tournée en une prise continue de 55 minutes, utilisant trois caméras pour capter chaque nuance.

Ce choix audacieux a permis de transmettre une intensité et une authenticité remarquables, plongeant les acteurs : le trio familial et la juge dans une tension palpable face à trois vrais avocats qui ont improvisé leur plaidoirie !

La juge (interprétée par la comédienne belge Natali Broods), incarne une figure féminine progressiste, qui voulant s'assurer que chaque voix soit entendue de manière égale et sans jugement, ne réagit pas face aux mensonges éhontés du père et aux conclusions aberrantes de l'avocat des enfants ?!

Elle renvoie les protagonistes aux conclusions qu'elle leur enverra dans les jours à venir et le spectateur s'interroge sur la justesse de cette approche qui ne privilégie pas la parole de l'enfant alors que de toute évidence, il est en grande souffrance - ni la parole de la mère, qui est bien évidemment cataloguée dans la famille des hystériques, alors qu'elle doit tout gérer (son mari ne paie pas la pension alimentaire, a refait sa vie et a un autre enfant) et veiller au bien-être de ses enfants : physique (le père refuse que son fils voit un médecin) et psychique (tous les deux sont déscolarisés) !

On s'interroge sur cette justice censé protéger les enfants soit si "froide" d'autant que les délais entre chaque démarche ne font qu'augmenter la détresse et la déconstruction des plaignants... car quoi qu'en dise le titre du film, l'impression qui en ressort est qu'on ne les croit pas... 

A voir pour mieux comprendre la réalité et les enjeux de tout drame familial !   

 

A

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pas très fan de Blanche Gardin, j'ai hésité à aller voir le film mais après avoir entendu son interview sur Arte, je me suis laissée convaincre et je ne le regrette pas...

L'actrice interprète avec sobriété et une sensibilité à fleur de peau, Coline Morel, une intrépide exploratrice du Pôle Nord, qui voit sa vie partir à la dérive.

Elle se fait licencier pour faute grave et son compagnon la quitte...

En pleine dépression, elle décide de retourner dans son village natal dans le Jura où elle retrouve ses deux frères qu'elle n'a pas vus depuis de longues années, Basile (Philippe Katerine très émouvant) et Lolo (Bastien Bouillon), ainsi que son amour de jeunesse.

Elle se fait très vite remarquer par ses comportements extrêmes qu'elle tente d'expliquer sans vraiment se confier : elle est comme son père qui s'est réfugié 2 ans dans une maison isolée dans la forêt, elle est perturbée par le traitement qu'elle prend pour soigner sa bipolarité, elle a besoin de calme pour écrire un témoignage sur sa carrière...

Le réalisateur Sébastien Betbeder et son équipe de tournage se sont fait accompagner par l'aventurier français Nicolas Dubreuil, spécialiste des milieux polaires pour les scènes tournées au Groenland, où l'équipe a dû faire face à des conditions climatiques extrêmes.

Malgré quelques scènes du début un peu exagérées, l'ensemble du scénario nous fait réfléchir à la quête de sens mais également à notre rapport à la fin de vie et à la mort, opposant les points de vue occidentaux à ceux riches de la sagesse ancestrale du peuple inuit...

Un film à voir pour ses acteurs, son questionnement existentiel et les magnifiques photos du Groenland !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Tarik Saleh a conçu son film comme une "lettre d'amour au cinéma égyptien" des années 50 à 70. Fasciné par cette période qu’il décrit comme l'âge d'or du cinéma en Égypte, le réalisateur a voulu explorer cette époque où le pays était le "troisième producteur mondial de films". 

Après le succès de ses films "Le Caire confidentiel" et "La conspiration du Caire", ce troisième opus avec son acteur fétiche Fares Fares est tout aussi glaçant sur la situation politique actuelle du régime égyptien mais est moins fort que les deux premiers du fait qu'il distille dans ce dernier un côté tragi-comédie intimement corrélé au scénario du film...

En effet le grand acteur Fares Fares incarne George Fahmy, une  star du cinéma égyptien, contraint à jouer le rôle du président al-Sissy qu'il déteste...

Supervisé par le Dr Manssour (Amr Waked inquiétant dans son interprétation de l'âme damnée du président), George Fahmy joue les vedettes, multiplie les conquêtes (jeunes) et les bons mots mais comprend vite qu'il va devoir obéir à la mise en scène qui lui est demandée à la virgule près s'il ne veut pas mettre en péril la vie de son fils, ouvertement menacé...

Malgré un casting impeccable avec Lyna Koudri dans le rôle de sa jeune maîtresse et la toujours aussi belle Zineb Triki qui interprète la dangereuse épouse du ministre de La Défense (et qui jouait un peu le même rôle dans "Le bureau des légendes"), le film est à la fois très convaincant mais un peu décalé en ce sens qu'il nous éloigne de l'Egypte et pourrait être le reflet de la situation d'un pays totalitaire, quel qu'il soit...

Un film tourné en Turquie, à voir pour Fares Fares (qui est libano suédois) et le courage du cinéaste (suédois et égyptien) qui est persona non grata en Egypte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le 4 décembre 1926, la voiture d’Agatha Christie est retrouvée accidentée près de l’étang de Silent Pool.  

Le superintendant Kenward (Drys Penthier) et sa coéquipière Hastings (Carla Girod) mènent l’enquête. Enlèvement ? Meurtre ? Disparition volontaire ? Les interrogatoires se succèdent : une fidèle gouvernante, un mari adultère (Axel Stein-Kurdzielewicz) , une amie fragile et un éditeur cupide forment une galerie de possibles suspects.

Ecrite par les trois comédiens cités plus haut et produite par la jeune et talentueuse troupe La Compagnie des Ballons Rouges, la pièce habilement mise en scène dans un décor ingénieux, nous révèle enfin la raison de la disparition de la romancière en nous proposant une hypothèse digne de s'inscrire dans la bibliographie de la célèbre conceptrice de polars ! 

Fine mouche, la jeune policière mène les interrogatoires et réunit les indices pour résoudre l'énigme jamais résolue de la disparition et de la réapparition 11 jours plus tard d'Agatha Christie qui, dans son autobiographie plaide l'amnésie sans expliquer son geste...

Basée sur des faits réels, la pièce introduit avec finesse une charge contre le "patriarcat" que l'on ne nommait pas, qui pesait et pèse toujours sur les femmes ! 

A voir jusqu'au 4 janvier au théâtre Le Funambule à Montmartre (uniquement les samedi et dimanche) 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rarement abordé si ce n'est à travers des documentaires ou des scènes contextuelles dans certains scénarios, le mouvement qui a embrasé et clivé la société française fin 2018 n'a jamais été le sujet principal d'un film...

Thomas Kruithof et son co-scénariste Jean-Baptiste Delafon ont voulu explorer l’engagement politique "ordinaire", celui de citoyens non-professionnels. Après Les "Promesses", centré sur des élus, ils ont choisi de raconter comment l’engagement militant des Gilets Jaunes a pu bouleverser l'équilibre des familles...

Virginie Efira et Arieh Worthalter (tous deux excellents), incarnent respectivement Karine et Jimmy, un couple heureux qui élève leurs deux adolescents en périphérie parisienne... 

Karine qui travaille comme opératrice dans une usine agro-alimentaire, se sent immédiatement concernée par ce mouvement, y participe d'abord en observatrice puis prise par cet élan de fraternisation, se découvre une conscience politique et devient rapidement une militante convaincue...  

Jimmy qui est patron d'une petite flotte de camions et se débat pour maintenir à flot sa TPE est moins réceptif...

Nous suivons la lente dégradation des relations entre ce couple amoureux et la répercussion de leur mésentente grandissante sur leurs enfants qui ne savent plus comment se situer...

Le biais du statut de "patron" de Jimmy vient renforcer les réactions divergentes du couple et quand Karine décide de monter à Paris, Jimmy tente de freiner l'engagement de son épouse... par crainte pour sa sécurité à elle mais également par la conscience de l'inutilité de ce combat perdu d'avance...

Une analyse très fine et très ancrée dans la réalité du mouvement puisqu'une trentaine de Gilets Jaunes et de sympathisants locaux ont participé régulièrement au tournage...

A voir pour mieux comprendre de l'intérieur l'émergence et la répression de ce mouvement sans précédent et surtout se poser la question de sa possible réapparition sous cette forme ou une autre, étant donné que les conditions de vie dénoncées n'ont pas du tout été prises en compte et encore moins améliorées depuis 7 ans...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Stéphane Demoustier qui a commencé sa carrière dans le domaine de l'architecture  en réalisant des films de commande (notamment pour la Cité de l'Architecture), a été séduit par le roman La Grande Arche écrit par Laurence Cossé (publié en 2016 chez Gallimard).

Contrairement aux différents protagonistes du récit (l'architecte concepteur Johan Otto von Spreckelsen, le président François Mitterrand commanditaire du projet et l'architecte réalisateur Paul Andreu,  le personnage de Liv, qui joue l'épouse de von Spreckelsen et est incarnée par Sidse Babett Knudsen a été totalement inventé pour les besoins du film.

Pour reconstituer le chantier impressionnant de la Grande Arche de La Défense, le cinéaste, en étroite collaboration avec son chef opérateur, a décidé d’animer les clichés d'archives, procédé rare qui donne un effet de réel assez bluffant.

Fasciné par les personnalités de cette incroyable aventure architecturale, le spectateur ne s'ennuie pas une seconde durant les 1h46 du film...

Servi par un formidable casting : Claes Bang dans le rôle de l'architecte danois génial et presque totalement inconnu dans la profession (il n'avait construit que sa propre maison et 4 églises avant que son projet de "Cube" ou d'"Arche" soit retenu par le comité de sélection),  Michel Fau très crédible dans la peau d'un Mitterrand "marmoréen" et le toujours aussi formidable Swann Arlaud dans le rôle de l'architecte français qui a dû ravaler son orgueil pour rendre le projet réalisable, le scénario très habilement bâti (sans jeu de mots) nous fait partager les affres des différents personnages...

Quant à  Sidse Babett Knudsen, elle incarne avec talent la figure féminine nécessaire à la dimension émotionnelle de cette histoire ! 

A voir absolument !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est né d’une nouvelle écrite en 1969 par Georgy Demidov, physicien arrêté en 1938 et envoyé au Goulag. Ses écrits furent saisis par le KGB en 1980 et ne purent être publiés qu’en 2009, après avoir dormi quarante ans dans l’ombre.

Fasciné par ce récit, le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa l'a adapté pour parler de la Grande Terreur Stalinienne où des dizaines de millions de personnes ont été déplacées ou sont passées par le Goulag  et où des millions sont mortes de faim ou dans des conditions de détention inhumaines...

Contre toute attente, parce qu'elles étaient toutes brûlées, la lettre d'un détenu, accusé à tort par le NKVD, arrive à destination, sur le bureau du procureur local Alexander Kornev (Aleksandr Kuznetsov impressionnant de sobriété, dont il faut lire le formidable portrait dans Télérama)

Nommé à ce poste depuis 3 mois, ce dernier, bolchévique intègre, va se démener pour rencontrer et recueillir le témoignage du prisonnier.

Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou...

Le film qui a été tourné dans une prison de Riga construite en 1905 nous fait toucher du doigt durant 2 heures le calvaire de ces hommes emprisonnés dans des cellules innommables où l'on ne pénètre, escorté par une multitude de gardes en uniforme, qu'après avoir franchi des dizaines de grilles fermées par des énormes cadenas...

Dans un décor où dominent les teintes sombres, nous parcourons avec Alexander Kornev les sombres couloirs qu'il emprunte en ne cessant de s'inquiéter pour son propre sort... et surtout en nous projetant dans la Russie actuelle en imaginant que la terreur Poutinienne ne doit pas être très différente de celle de Staline...

A voir pour garder les yeux ouverts sur les ravages du totalitarisme ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

François Ozon a "osé" adapté le roman culte de Camus, jugé difficile à adapter et très peu été porté à l’écran, contrairement à d’autres classiques littéraires.

Luchino Visconti en a proposé une version en 1967 avec Marcello Mastroianni et Anna Karina mais le film a été fraîchement reçu et a été considéré comme relativement mineur dans l’œuvre du cinéaste italien.

Au crédit du réalisateur, je soulignerais un casting 5 étoiles, un noir et blanc somptueux, une totale fidélité au livre à part sa fameuse phrase d'introduction : "aujourd'hui maman est morte", le ressenti de l'omniprésence du soleil éclatant de l'Algérie (même si le film a été tourné à Tanger), une plus grande place accordée aux femmes (à sa fiancée Marie et à la sœur de l'homme qu'il a tué), au contexte colonialiste de l'époque (l'action se passe en 1938 et le livre est sorti en 1942)...

Benjamin Voisin est extraordinaire de sobriété voire d'absence à lui même : la mort de sa mère, l'amour de Marie (délicieuse Rebecca Marder), le meurtre gratuit qu'il commet sur "l'arabe", le procès et sa condamnation à mort, tout semble l'indifférer...

A son débit, je porterais une allusion latente à l'homosexualité (avec son voisin de palier incarné par Pierre Lottin et face à l'arabe), une lenteur excessive qui nous éloigne du récit et de son héros (le film dure 2 heures) et un découpage trop chronologique : dans la première partie la vie de tous les jours de Meursault, dans la seconde le procès (Christophe Malavoy difficilement reconnaissable interprète le juge)...

La présence de l'exceptionnel Swann Arlaud (aumônier de prison) sauve la fin du film en lui conférant de l'émotion...

A voir pour la performance de Benjamin Voisin et la représentation de toute l'ambigüité de la présence française dans l'Algérie d'avant-guerre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Tiré d’une histoire vraie, la pièce nous raconte l'incroyable destin de Sylvin Rubinstein, danseur de flamenco devenu résistant pendant la seconde Guerre mondiale.

Avec sa sœur jumelle, Maria, il formait un duo flamboyant sous le nom de scène d'Imperio et Dolores dans les cabarets européens des années 30. Quand Maria est arrêtée par les nazis, Sylvin perd tout… sauf son art qu'il transforme en arme pour se venger.

Sous l'identité de « Dolores », il se réinvente, fuit d'un pays à l'autre et cachant sa judéité, mène des actions clandestines d’une audace folle avec l'aide d'un officier allemand lui même opposé au régime nazi. 

Adrien Melin incarne ce héros oublié avec une intensité rare, entouré d'une troupe de 4 comédiens qui interprètent une multitude de  rôles et d'un couple de danseurs de flamenco Sharon Sultan et Rubén Molina.

Les deux auteurs Yann Guillon et Stéphane Laporte ont découvert le destin de ce personnage hors du commun grâce à un épisode de la série documentaire Les oubliés de l'histoire sur Arte, qui lui était dédié.

 

 

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