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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le 28 avril 1925, un vent de modernité souffle sur Paris. L'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes est inaugurée par le président de la République Gaston Doumergue, en présence de 4000 privilégiés.

Installée entre le Grand Palais et les Invalides, l’exposition reflète le bouillonnement créatif d’une société d’après-guerre en pleine transformation et va réunir 16 millions de visiteurs.

Véritable tremplin pour le style Art déco, elle met en avant des personnalités visionnaires tels qu' Auguste Perret, Henri Sauvage, Le Corbusier et Robert Mallet-Stevens.

Sous la direction de Charles Plumet, les pavillons audacieux construits pour l’occasion explorent de nouvelles approches architecturales, urbaines et décoratives, tout en s'efforçant de rester fidèles aux caractéristiques de chaque région.

L'exposition de 1925 est la première exposition internationale à se doter d'une sélection dédiée aux parcs et jardins : une vingtaine de jardins éphémères sont conçus d'après les caractéristiques des années 20 : carrés, rectangles et motifs épurés dessinent des espaces sobres et géométriques. A l'issue de l'exposition, plusieurs créateurs recevront des commandes comme Gabriel Guevrekian à la villa Noailles à Hyères.

Le parcours proposé offre une reconstitution immersive de l’exposition, notamment grâce à des maquettes virtuelles. Les visiteurs pourront redécouvrir les édifices emblématiques et les parcours créatifs des grands noms de l’architecture moderne, tout en explorant les liens entre leurs œuvres et le concept émergent de modernité.

Que reste-t-il de l’Exposition de 1925 ? Peu de choses hélas ! Les pavillons avaient une vocation éphémère, ils ont donc été démontés. Quant à leur contenu, il a été dispersé au gré des opportunités. Le bureau aménagé par Chareau à l’Ambassade française se trouve ainsi au musée des Arts décoratifs de Paris, quand l’immense toile représentant Les Sports d’Henri Marret pour la Cour des métiers orne un lycée de Saint-Brieuc. Le seul élément architectural conservé, c’est la Pergola de la France qui ornait ce même pavillon. Sur le thème des légendes celtiques, un aréopage de sculpteurs, parmi lesquels Pompon, les frères Martel ou Ossip Zadkine, a réalisé seize plaques décoratives. Cette pergola se trouve aujourd’hui dans le square de la Douce France à Étampes.

A voir à la Cité de l'Architecture jusqu'au 29 mars 2026 !

A voir en complément jusqu'au 26 avril au musée des Arts décoratifs, "Cent ans d'Art Déco", voyage au cœur de la création des Années folles et de ses chefs d’œuvre patrimoniaux !

"Paris 1925, L'art déco et ses architectes" : pour les amoureux de L'Art déco !
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