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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Licorice Pizza est le nom d’un magasin de disques situé dans la San Fernando Valley, à Los Angeles.

Le cinéaste américain Paul Thomas Anderson (Magnolia, Phantom thread) a décidé de poser sa caméra dans sa ville natale à Encino (près de Los Angeles), pour nous replonger dans l'Amérique des années 70...

Inspiré par une anecdote qu'il a personnellement vécue, il nous raconte l'idylle improbable entre Alana Kane (Alana Haim), une jeune femme de 25 ans qui se cherche et Gary Valentine (Cooper Hoffman), un collégien de 15 ans doté d'un toupet hors du commun...

De rencontre en anecdote, le scénario se construit comme un film amateur, souligné par une excellente bande son très seventies...

Trop long (2h13), le film qui flirte avec American Graffiti, n'en est pas moins très original bien que décousu...

Les deux acteurs principaux dont c'est le premier rôle (Alana Haim est une musicienne professionnelle, Cooper Hoffman est le fils de Philip Seymour Hoffman), sont touchants de naturel... mais le contexte de leur histoire est trop décalé pour que l'on puisse totalement y adhérer...

Dommage !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Régis Roinsard adapte le roman éponyme d'Olivier Bourdeau, en se plaçant du côté du père et non de l'enfant, comme dans le livre...

Georges (Romain Duris) est un séducteur qui sévit sur la Riviera dans les années cinquante...

Quand il rencontre Camille (Virginie Efira) qui danse avec sa grande étole de soie blanche, il en tombe immédiatement et irrémédiablement éperdument amoureux...

Camille et Georges font de leur vie une fête à laquelle s'invitent leur fils Gary et l'ancien protecteur de Camille, un sénateur rondouillard et généreux en la personne de Grégory Gadebois...

Tout semble sourire au jeune couple qui s'étourdit dans la danse... mais les premières fêlures apparaissent chez Camille qui s'ennuie en attendant que Georges revienne du garage où il travaille...

Virginie Efira est éblouissante : amante insatiable, mère complice, femme enfant au regard perdu face à la banalité du quotidien, esprit malade qui, peu à peu, sombre dans la folie malgré le soutien inconditionnel de ses proches...

Malgré un excellent casting, des décors somptueux, le film nous échappe : trop long, trop excentrique, témoin d'une époque révolue qui ne nous parle plus ?

A voir pour Virginie Efira !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Au cours de cette seconde année à classer sous le signe du Covid, le prolifique cru 2021 a répondu aux attentes des cinéphiles dès le réouverture des salles le 19 mai !

Je ne suis pas allée voir tous les films récompensés à Cannes  mais parmi les 7 primés, j'en ai vu 3 dont 2 (Compartiment n°6 et Drive my car) font partie de mes préférés !

Dans mon classement 2021, j'ai retenu 3 films français et 7 films étrangers (1 iranien, 2 japonais, 1 espagnol, 1 finlandais, 1 italien et 1 américain)

En effet j'ai été plutôt déçue par la production française qui semble avoir misé cette année sur les sujets sociétaux (consentement dans Choses humaines, fin de vie et soins palliatifs dans De son vivant, avortement dans Événement, Alzheimer dans The father, suicide assisté dans Tout s'est bien passé, garde partagée dans My Zoé...), plutôt que nous embarquer dans des fictions à dimension universelle...

Quelques bluettes, des comédies témoins de notre époque, mais très peu de vraies créations au service d'une pensée originale...

Sur la base des 63 films visionnés, je vous propose donc le classement suivant, reflet de ma propre subjectivité

1. La loi de Téhéran : film magistral, l'oeuvre du libanais Saeed Roustayi nous immerge dans la réalité glaçante des ravages de la consommation de crack dans son pays

2. Boîte noire : Yann Gozlan nous séduit avec un thriller économique fascinant dans le monde de l'aviation civile, brillamment interprété par un Pierre Niney inquiétant et inspiré

3. Compartiment n°6 : le réalisateur finlandais Juho Kuosmanen nous convie à partager un voyage initiatique dans le transsibérien, aux côtés de Laura une jeune femme qui, confrontée à l'altérité, finit par s'accepter telle qu'elle est

4. Drive my car : le japonais Ryusuke Hamaguchi nous invite dans un délicat road movie aux confins du théâtre et du conte

5. Les amants sacrifiés : le thriller historique du japonais Kiyoshi Kurosawa nous séduit par la maîtrise et l'originalité diabolique de son scénario, formidablement interprété

6. Médecin de nuit : Vincent Macaigne est époustouflant de vérité dans le film de Elie Wajeman : un médecin urgentiste confronté à son destin dans un voyage au bout de la nuit des quartiers défavorisés de Paris

7. Madres parelas : Pedro Almodovar et sa muse Penelope Cruz nous parlent avec talent d'un thème universel et pourtant si complexe : la maternité

8. Nomadland : la réalisatrice Chloé Zhao dénonce et célèbre par le truchement de cette inclassable et merveilleuse actrice qu'est Frances McNormand, les laissés pour compte du développement économique américain

9. Tre Piani : Nanni Moretti nous livre un film sombre sur l'état actuel du monde entre dépression post partum et difficulté à vivre ensemble... mais c'est du Nanni Moretti

10. Aline : je retiens ce film qui est une vraie performance de réalisation et d'interprétation tant il incarne le génie de Valérie Lemercier qui réussit à nous rendre émouvante et attachante la chanteuse populaire qu'est Céline Dion

Et aussi : Les 2 Alfred, réflexion très originale des frères Podalydès sur le monde du travail d'aujourd'hui - Les amants de Nicole Garcia, une vraie fiction - First cow, un western "féminin" - Chers camarades, un film russe poignant - L'oubli que nous serons, une émouvante chronique familiale dans la Colombie des années 80 marquée par la violence...

Et encore : Petite maman, A l'abordage, Serre moi fort, Un triomphe...

Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021
Cinéma : classement 2021

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Paul Shrader, le réalisateur de Taxi Driver nous parle de culpabilité et d'une impossible rédemption...

Son héros William Tell (impressionnant Oscar Isaac dans un rôle presque mutique), a fait de la prison pour un crime qu'il ne se pardonne pas...

Écumant seul les casinos, William Tell joue au poker, compte les cartes et se réfugie dans des chambres de motel dont il emmaillote de blanc tout le mobilier... reconstruisant ainsi l'univers carcéral qui lui a étonnamment très bien convenu...

Le solitaire au cheveu soigneusement gominé va tout de même accepter les services d'un agent en la personne de La Linda (Tiffany Haddish), une séduisante et sculpturale femme noire et prendre sous son aile Cirk (Tye Sheridan), un jeune homme impulsif dont le père militaire en Irak s'est suicidé à son retour des geôles d'Abou Ghraib...

En effet la torture perpétrée par les hauts gradés américains habite et hante tout le scénario : présente en flash backs dans les cauchemars de William Tell, elle finira par se matérialiser à nouveau dans une chasse à l'homme entamée par Cirk pour retrouver l'ignoble commandant Gordo (Willem Defoe), instructeur de son père...

Un film à la fois lent et haletant qui nous plonge tour à tour dans l'univers factice des casinos où rien ne distingue le jour de la nuit et dans les sinistres geôles où s'exerce la fureur americana...

Un scénario original pour une démonstration implacable mais qui aurait mérité de suggérer les scènes de violence plutôt que de nous les montrer !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Arnaud Desplechin s'est entouré d'une brochette d'acteurs stars pour réaliser, en langue française, l'adaptation du roman de Philip Roth Deception...

Denis Podalydès interprète avec brio l'écrivain américain, réfugié à Londres à la fin des années 80 et amoureux fasciné par sa belle et jeune amante anglaise (lumineuse Léa Seydoux)... 

Anouk Grinberg dans le rôle de l'épouse, Emmanuelle Devos dans le rôle d'une ex bien aimée et Rebecca Marder dans le rôle d'une de ses brillantes étudiantes complètent élégamment le casting...

Le réalisateur nous plonge avec talent dans l'univers de Roth où reviennent de façon obsessionnelle la question de la judéité, le pouvoir des mots, le mystère du désir et la pulsion de mort...

Découpé en 11 chapitres, le film nous fait partager cette jolie histoire d'amour entre un écrivain et sa muse, où les mots font naître le désir et nourrissent l’œuvre de fiction qui s'écrit sous nos yeux...

Un film brillant, complexe et très cérébral, sans doute un peu trop long (1h45), pour complètement nous séduire...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Comment mener une double vie quand elle se conjugue au féminin ?

Traductrice de haut vol, Judith vit entre Paris et Genève...

En France, elle est Judith aux côtés de son mari Melvil (Bruno Salomone), chef d'orchestre renommé et de ses deux fils...

En Suisse, elle est Margot et mène une vie plus modeste aux côtés d'Abdel (Quim Gutierrez) et d'une fillette...

Dès les premières images, le réalisateur Antoine Barraud nous perd savamment dans un thriller hitchcockien aux multiples rebondissements...

Tout semble bien se passer pour Judith/Margot (Virginie Efira) mais la fragile mécanique se grippe rapidement sous les reproches conjugués des deux hommes et des trois enfants...

L'actrice nous entraîne dans sa fuite en avant et nous envoûte en passant subtilement d'un rôle à l'autre, femme fatale ou mère fragile, femme blessée ou mère dénaturée...

Comme l'héroïne, le spectateur ne sait plus qui est cette femme qui trébuche et se réinvente avec élégance jusqu'aux toutes dernières images !

Un très beau film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après avoir posé sa caméra en Espagne dans Everybody knows, Asghar Farhadi revient dans son pays dans la ville de Shiraz, connue pour ses nombreux et glorieux vestiges historiques...

Le réalisateur iranien qui a été récompensé par le Grand Prix du Festival de Cannes 2021, nous parle d'un héros ordinaire qui fait la une des media durant un court laps de temps pour un acte altruiste puis est rattrapé par la vindicte des réseaux sociaux...

Rahim (Amir Jadidi) est en prison pour une dette qu'il n'a pas pu rembourser à son beau frère Braham (Mohsen Tanabandeh) ; lors d'une permission de deux jours il tente par tous les moyens de convaincre son créancier de retirer sa plainte contre le versement d'une partie de la somme qu'il lui doit...

Aidé par sa compagne Farkhondeh (intéressante Sahar Goldoost), qui a miraculeusement trouvé un sac contenant un grand nombre de pièces d'or, notre héros sourire aux lèvres va triompher puis se faire piéger au nom de la vérité, en essayant de réconcilier les déclarations des différentes parties prenantes : sa famille, la presse, le directeur de la prison, une association caritative et le grand public via les réseaux sociaux...

Malgré la présence des enfants de la famille qui regardent sans comprendre le drame qui se joue sous leurs yeux, le film reste étonnamment désincarné tant la personnalité de Rahim nous étonne puis nous lasse : qui est véritablement cet homme qui n'hésite pas à utiliser son fils bègue pour convaincre de sa bonne foi et louvoie face aux différentes injonctions de son entourage...

Sans doute Un héros aurait-il mérité d'être un peu moins long, moins descriptif et plus resserré sur les ressorts psychologiques de son personnage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jérôme Bonnell nous fait partager une journée de Jonas (Grégory Montel),  un quadra immature qui n'arrive pas à se faire à l'idée que Léa (Anaïs Demoustier) ne l'aime plus...

Réfugié dans le café en face de chez elle, il tente de lui écrire une lettre d'amour/de rupture tout en guettant sa fenêtre...

Paterné par Mathieu le propriétaire du café (formidable Grégory Gadebois), Jonas passe par toutes les émotions : jalousie, désir, amertume, regret, incompréhension sans jamais véritablement se remettre en question : il est tout entier dans chacune de ses micro-décisions...

De jolis échanges entre Jonas et Mathieu, une parenthèse très intense entre Jonas et son ex femme (formidable Léa Drucker) entretiennent la petite musique des amours post adolescentes...

Anaïs Demoustier fait de l'Anaïs Demoustier : vive, primesautière, pas vraiment engagée si ce n'est dans son métier et dans son rôle de mère...

Un film plaisant que l'on traverse en souriant devant tant de maladresses relationnelles...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Steven Spielberg a eu l'idée folle de tourner à nouveau l'opposition des Jets et des Sharks, en l'ancrant dans l'Upper West Side, territoire voué à la démolition pour lequel les deux gangs se battent...

Le réalisateur a déplacé plusieurs scènes en extérieur dans les rues de New York, donnant ainsi aux chorégraphies un ancrage réaliste...

Les décors reflètent bien la pauvreté et l'exclusion des portoricains mais également des "petits blancs"...

La musique de  Leonard Bernstein est toujours aussi géniale, les acteurs ont bien l'âge de leur rôle... mais ils semblent s'excuser de ne pas être à la hauteur de leurs célèbres prédécesseurs...

Seule Ariana DeBose qui interprète Anita la femme de Bernardo, chef des Sharks crève l'écran !

Le film est long, trop long et nous donne envie de revoir la version de 1961

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son premier long métrage, Aurélie Saada nous immerge dans une famille juive aux côtés de Rose, une mère, grand-mère et très vite veuve d'un mari billant qu'elle adorait...

Le film débute sur les images joyeuses d'une fête traditionnelle puis plonge dans la tristesse quand Rose se retrouve désemparée face à sa nouvelle solitude...

Entouré de ses trois enfants dont le dernier vit encore chez elle, Rose va petit à petit reprendre goût à la vie et oser enfin être femme avant d'être mère...

Malgré quelques maladresses et scènes un peu trop appuyées, le film nous offre un magnifique personnage incarné par la toujours très belle Françoise Fabian !

Sans oublier Aure Atika et Grégory Montel qui interprètent les deux aînés de la fratrie et Pascal Elbé dans un rôle de tendre confident...

Une ode à l'émancipation féminine saupoudrée de moments joyeux !

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