Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Jean Louis
Publié dans : #cinéma

Ce nouvel opus du grand Clint, qui se trouve des deux côtés de la caméra, a mis plusieurs décennies avant de se concrétiser.

Tourné en pleine période Covid, le film a pour cadre le Nouveau-Mexique et ses paysages arides.

L'intrigue est courte : un ancien champion de rodéo, dont la carrière s'est interrompue en raison d'un accident, végète depuis lors en dressant des chevaux dans un ranch, avant de se faire renvoyer pour cause de désintérêt pour son travail et, en fait, pour tout.

Il accepte néanmoins la demande de son ancien patron de retrouver au Mexique voisin son fils adolescent, demeurant chez sa mère, et de le ramener de l'autre côté de la frontière, au Texas.

Macho est le nom du coq de combat que l'enfant entraîne et qui va jouer un rôle crucial dans le dénouement.

Le retour va s'avérer difficile et placé sous la menace permanente des contrôles policiers et celle d'autres "brutes". Il occupe la plus grande partie du film et raconte une histoire que l'on peut trouver mince, invraisemblable et pleine de clichés ?

Pour ma part, je me suis attaché à cette aventure simple, aussi dépouillée que le paysage, mais tenue par le fil d'une sensibilité sans fard et de l'expression d'une solidarité, aussi inattendue que désintéressée, pratiquée par une famille rencontrée au plus fort des difficultés.

La fin, que vous découvrirez, illustre le thème de la rédemption que l'on retrouve dans toute l’œuvre de Clint Eastwood.

A voir pour les amoureux de Clint, et les autres.

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Née à la fin des années 60, Aline Dieu, alias Céline Dion est le 14e enfant d'un couple québécois : Sylvette et Anglemard...

Très vite repérée pour sa voix d'or,  la fillette fait la conquête de Guy-Claude (alias René), un producteur sur le point d'abandonner sa carrière : "Il la révèle et elle le sauve. Il a hypothéqué sa maison pour produire son premier disque."

Valérie Lemercier qui a été touchée par l'attitude de Céline au moment de la mort de René, s'est documentée pendant un an sur la vie et l’œuvre de la chanteuse... Elle s'est inspirée du réel mais n'a pas hésité à rajouter quelques anecdotes savoureuses ...

Elle a décidé d'interpréter elle-même le rôle titre et a eu recours à des contreplongées pour incarner Aline depuis l'âge de 12 ans... C'est Victoria Sio, une chanteuse professionnelle qui chante le répertoire de Céline...

Valérie Lemercier s'est entourée d'un casting à 90% québécois : "Sylvain Marcel qui incarne Guy-Claude, lui je l’ai longtemps cherché, parmi tous les acteurs/chanteurs/animateurs Québécois et l’ai finalement trouvé sur internet à la rubrique "comiques". Quand je l’ai rencontré et lui ai proposé le rôle, il a cru que c’était "Surprise sur prise !"."

"C’est drôle : dans la vie, il est même un chouïa plus jeune que moi. Pour incarner Sylvette, la mère, il me fallait une grande dame. Quand j’ai rencontré Danielle Fichaud, actrice et professeur de théâtre, pour ses essais à Montréal, j’étais par terre au bout de cinq secondes. Quel tempérament ! Jean-Bobin, le frère aîné d’Aline, était un petit rôle au départ mais, quand j’ai vu la force de propositions d'Antoine Vézina, je n’ai cessé de lui rajouter des scènes."

Le film nous raconte avec sensibilité le parcours de cette jeune fille puis de cette femme qui a su garder les pieds sur terre grâce au soutien inconditionnel de sa famille (et surtout de sa mère) et grâce à René, l'amour de sa vie, qui s'est battue pour avoir des enfants et ne s'est pas laissée abattre par les remarques désobligeantes qui ont émaillé sa carrière...

Un biopic qui fait découvrir et aimer cette chanteuse populaire !

Une véritable prouesse de l'actrice et de la réalisatrice Valérie Lemercier !

Le film dure 2 heures mais le spectateur n'a pas du tout envie de voir apparaître le générique de fin !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour la première fois, le réalisateur a décidé d'adapter un roman, celui  éponyme de l'écrivain israélien Eshkol Nevo pour nous parler de sa vision du monde actuel...

Transposant le scénario à Rome dans un immeuble des beaux quartiers de trois étages, Nanni Moretti interprète Vittorio, un magistrat dont le fils, par son comportement, va transformer la vie des différents habitants...

Le film démarre sur une image choc : une jeune femme enceinte sort de l'immeuble pour attendre le taxi qui doit l'amener à l'hôpital... Une voiture à l'horizon arrive en zigzaguant, l'évitant de justesse mais renversant une femme avant de s'encastrer dans la verrière de l'appartement du rez de chaussée...

L'accident va déclencher une série d'événements qui vont impacter les trois familles, dévoilant leurs difficultés à être parent, frère ou voisin dans un monde où les rancœurs et la peur semblent avoir eu raison du vivre ensemble.

Traitant de sujets actuels tels que le consentement des femmes, l'immigration, la difficulté d'être en couple sur la durée, la judiciarisation de la vie quotidienne, la dépression post partum, l'abandon de la vie citadine pour un eldorado champêtre... le film construit autour de trois parties : aujourd'hui, 5 et 10 ans après, nous montre des hommes prisonniers de leurs entêtements et des femmes qui tentent, chacune à leur manière, de remettre du lien, puisant leur force dans l'amour qu'elles vouent à leurs enfants...

Les acteurs tous formidables dont Margherita Buy qui interprète Dora l'épouse de Vittorio, incarnent les archétypes de la société d'aujourd'hui vus par un réalisateur toujours plus pessimiste au fil des années...

Heureusement que la fin plus légère permet au spectateur de retrouver le sourire et l'espoir...

Un grand film testamentaire ?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Joachim Trier signe une plaisante comédie romantique qui tourne autour des émois amoureux et des hésitations professionnelles d'une séduisante trentenaire : Julie, brillamment interprétée par Renate Reinsve qui a décroché le prix d'interprétation féminine à Cannes en 2021...

Un prologue, 12 chapitres et un épilogue nous font partager la vie de Julie :  sage étudiante en médecine, elle se passionne bientôt pour la psychologie puis abandonne son parcours d'élève modèle pour se lancer comme photographe dans le monde artistique où elle fait la connaissance d'Aksel (formidable Anders Danielsen Lie), auteur de BD reconnu, nettement plus âgé qu'elle dont elle partagera la vie et les idées... mais pas le désir d'enfant...

Quand Julie, qui s'est incrustée dans un mariage où elle ne connait personne, rencontre Eidvind (Hans Olav Brenner), c'est le coup de foudre mais ils décident de rester fidèles à leurs compagnons respectifs...

Les chapitres s'enchainent de façon fluide et trois d'entre eux sont plus particulièrement réussis :

- le ballet amoureux entre Julie et Eidvind qui s'autorisent toutes les sensualités, où chaque mot, chaque regard est une promesse, une caresse et se quittent à l'issue d'une nuit d'ivresse partagée avec le sourire et sans se retourner,  

- l'escapade de Julie qui court rejoindre Eidvind alors que le monde autour d'eux s'est figé, contractant leur première journée hors du temps comme une journée volée,

- les retrouvailles entre Julie et Aksel qui se meurt d'un cancer et lui fait part de ses regrets, ses remords, ses rêves perdus et lui avoue son profond amour...

Une étude sociologique souriante sur l'absence de maturité des trentenaires face à leurs ainés qui ont grandi dans un monde où les objets avaient encore toute leur place, aujourd'hui bousculée par les nouvelles technologies...

Une jolie histoire, une héroïne solaire qui a encore toute la vie et les possibles devant elle à la fin du film, que demander de plus au cinéma ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La caméra du réalisateur finlandais Juho Kuosmanen accompagne Laura (formidable Seidi Haarla) dans sa quête des pétroglyphes* (figures d'art rupestre) sur un site archéologique en mer arctique...

Jeune archéologue hébergée à Moscou par Irina (Dinara Drukarova), Laura entreprend seule en plein hiver le voyage en transsibérien jusqu'à Mourmansk (1488 km en 36 heures)...

Elle se retrouve en tête à tête dans son compartiment n°6 avec Ljoha (tout aussi formidable Yuriy Borisov), un jeune ouvrier russe grossier et alcoolisé... avec lequel elle est forcée de cohabiter...

Inspiré du roman de Rosa Liksom sorti en 2010, le film nous parle de la Russie intemporelle, de la Russie de Moscou avec ses fêtes arrosées entre amis, de la Russie des grands espaces où la neige balaie et uniformise les paysages... et du caractère russe si complexe dans ses contradictions : feinte indifférence, cordialité superficielle et profonde entraide...

Tout au long de son voyage vers la mer blanche, Laura va petit à petit se défaire de son déguisement moscovite d'intellectuelle pour s'accepter telle qu'elle est : une femme un peu sauvage, solitaire et maladroite dans ses relations qui va s'ouvrir au mystère de l'autre...

Obligé de s'installer dans le train avec les deux héros, le spectateur occidental découvre avec stupeur la pauvreté du quotidien des russes et se réchauffe au contact des compagnons de voyages ou des personnages rencontrés qui se révèlent terriblement humains telles la contrôleuse du train et la grand-mère de Ljoha qui les héberge une nuit dans son isba...

Construit en ellipses, le film se termine sur une image bouleversante  : le visage de Laura s'éclaire et nous sourions avec elle, c'est tout simplement magnifique !

A voir absolument en écoutant le tube de Desireless Voyage voyage qui sous-tend le film !

 

 

* Pétroglyphes du lac Onega et de la mer Blanche

Ce site comprend 4 500 pétroglyphes gravés dans la roche au cours de la période néolithique, il y a 6 000 à 7 000 ans, situés en république de Carélie, Fédération de Russie. C’est l’un des plus grands sites de ce type en Europe dont les pétroglyphes documentent la culture néolithique en Fennoscandie. Ce bien en série comprend 33 sites dans deux éléments constitutifs distants de 300 km : 22 sites de pétroglyphes situés sur le territoire du lac Onega, dans le district de Pudoj, présentant plus de 1 200 figures, et 11 sites près de la mer Blanche, dans le district de Belomorsk. Les figures d’art rupestre du lac Onega représentent principalement des oiseaux, des animaux, des figures mi-humaines et mi-animales ainsi que des formes géométriques qui pourraient symboliser la lune et le soleil. Les pétroglyphes de la mer Blanche sont principalement composés de gravures représentant des scènes de chasse et de navigation, y compris leurs équipements associés, ainsi que des empreintes animales et humaines. Ces pétroglyphes témoignent de grandes qualités artistiques et d’une créativité à l’âge de la pierre. Les pétroglyphes sont associés avec des sites qui comprennent des établissements et des champs funéraires.

Pétroglyphes

Pétroglyphes

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Et pourtant Xavier Beauvois a filmé la Normandie où il habite, les gendarmes d'Etretat qu'il connait et qui lui ont donné l'autorisation de filmer dans leur gendarmerie, Jérémy Renier s'est immergé dans la dite gendarmerie pendant un mois et a tourné sous le prénom de Laurent avec de vrais gendarmes, la compagne du réalisateur, Marie-Julie Maille, interprète le rôle de Marie, la femme de Laurent, enfin sa fille Madeleine incarne la fille du couple Laurent Marie et chante pour de vrai dans la chorale de son école...

De mon point de vue, Jérémy Renier n'est pas crédible dans son interprétation d'un sous-officier de gendarmerie... seuls les vrais gendarmes ressemblent à des gendarmes... quant au couple vedette on n'y croit pas du tout, les échanges sont plaqués sur des personnages qui semblent ne pas penser ce qu'ils disent...

Le cinéaste s'est fait plaisir en filmant sa famille dans un documentaire sur la gendarmerie et a ajouté une seconde partie plus romancée pour renforcer le côté fictionnel de son oeuvre... mais ce long ajout, surligné par une musique religieuse incongrue qui n'est pas sans rappeler Des hommes et des dieux, ne fait que renforcer l'impression d'ennui et de décalage du scénario !

Le prochain film de Xavier Beauvois sera peut-être meilleur que celui-ci et que Les Gardiennes ???

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Marivaux ou Rohmer seraient sans doute un peu déstabilisés face à ces trentenaires qui font l'amour et parlent (ou non) ensuite... mais Jacques Audiard s'est glissé à hauteur des tours du quartier des Olympiades (Paris XIIIe) pour écouter et témoigner des échanges amoureux entre quatre jeunes adultes du XXIe siècle...

Réalisé dans un somptueux noir et blanc, le film nous fait entrer dans l'intimité d'Emilie (Lucie Zhang dont c'est le premier rôle), une jeune chinoise qui cherche une colocataire... Quand Camille (Makita Samba) se présente, la jeune femme hésite à le laisser entrer car c'est un homme, un séduisant professeur de lettres... dans les bras duquel elle va tomber...

La caméra emboite ensuite le pas de Nora (Noémie Merlant) qui arrive de sa province où elle exerçait le métier d'agent immobilier, pour reprendre des études de droit... Mais quand la jeune femme, qui a été confondue avec Amber Sweet une actrice de pornosoft, subit un harcèlement sur les réseaux sociaux, elle décide de quitter la fac et recherche un nouveau poste dans l'immobilier...

Nora se retrouve face à Camille qui a accepté d'assurer la gestion d'une agence pour aider un ami et gagner quelques sous puisqu'il a abandonné le professorat pour préparer l'agrégation de lettres... Leur relation professionnelle va évoluer vers une relation amicale puis érotique...

Dernier côté du quadrilatère amoureux, Nora va se rapprocher d'Amber Sweet (Jehnny Beth) et petit à petit une relation amicale (voire plus) va se tisser entre les deux femmes...

Riche en personnages secondaires : la mère et la grand-mère d'Emilie, le père et la soeur de Camille... le film nous séduit en approfondissant l'étude du milieu de ces jeunes éduqués qui se cherchent à trente ans et hésitent à s'engager...

Magnifié par une superbe bande son originale, très bien servi par quatre excellents acteurs, le scénario nous émeut jusqu'aux toutes dernières images !

Une réussite !

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice américaine Kelly Reichardt s'est inspirée du roman Half Life de Jonathan Raymond pour revisiter le western...

Elle nous emmène en 1820 sur les terres encore vierges de l'Oregon, aux frontières des États-Unis naissants pour nous faire partager l'amitié improbable entre King Lu (Orion Lee), un marin chinois en cavale recueilli par Cookie Figowitz (John Magoro), un humble et doux cuisinier accompagnant une bande de rudes trappeurs...

Les deux hommes se retrouvent par la suite aux abords du Royal West Pacific Trading Post, un comptoir animé et pouilleux où se retrouvent de nombreux américains cherchant fortune dans le commerce du castor... et partagent leurs rêves d'ailleurs et d'épanouissement...

Une vache, la toute première de la région venue de France, leur donne l'idée de voler son lait pour confectionner des beignets qu'ils vendent avec succès aux nombreux immigrés du comptoir, ravis de retrouver les saveurs de leur pays d'origine...

Mais le chef du fort, à qui la vache appartient, découvre bientôt le pot aux roses...

Filmé au ras du sol où dorment les hommes, le scénario est baigné d'une lumière ocre qui nimbe personnages et forêts primaires... Les amérindiens discrètement présents renforcent l'idée du western mais à rebours des traditionnelles images du far west américain...

Un moment rare, des instants mélancoliques, des héros ordinaires mais qui sonnent plus vrais que les habituels cowboys...

A voir avant que le film ne disparaisse des écrans !

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Xavier Giannoli s'empare du roman éponyme de Balzac pour nous raconter l'irrésistible ascension puis la désillusion d'un jeune poète du nom de Lucien de Rubempré (Benjamin Voisin), monté de sa province à Paris pour tenter sa chance au bras de sa protectrice Louise (Cécile de France)

Très vite livré à lui même, Lucien va découvrir les coulisses d'un monde voué à la loi du profit et aux faux semblants, une comédie humaine où tout s’achète et tout se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes...

L'histoire ne manque ni de souffle romanesque ni de vérité historique, le film est fidèle au roman, les acteurs sont tous excellents : je citerais tout particulièrement Vincent Lacoste dans le rôle d'un journaliste qui va prendre Lucien sous son aile, Xavier Dolan dans celui d'un écrivain à succès, Jeanne Balibar dans celui d'une aristocrate manipulatrice digne d'une marquise de Merteuil, Jean François Stévenin dans son dernier rôle, Salomé Dewaels la jeune actrice, maîtresse de Lucien... mais je ne suis pas entrée dans le film qui m'a laissée totalement indifférente...

Trop long (2h30), trop costumé, trop daté alors que le scénario établit de nombreux parallèles avec le monde de la presse actuel et les fake knews appelées canards au XIXe siècle ?

Je ne sais pas pour quelle raison le film ne m'a pas plu mais vous me direz !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le ton du dernier opus de Wes Anderson est donné dès les premières images : nous sommes dans une ville française du XXe siècle, fantasmée par les américains, dont le nom "Ennui sur Blasé" résume bien le film !

A la mort du rédacteur en chef (incarné par Bill Murray) de The French Dispatch (très inspiré de The New Yorker), quatre journalistes lui rendent hommage en nous racontant quatre reportages qui les ont marqués...

Quatre histoires virevoltantes et déjantées, aux couleurs des années 60, font la part belle aux acteurs français et américains réunis par le réalisateur :  Timothée Chalamet, Léa Seydoux, Saoirse Ronan, Adrien Brody, Benicio del Toro, Frances McDormand, Mathieu Amalric...

Durant 1h 48, le spectateur est bombardé par des images chics, des répliques, des accessoires, des clins d’œil, des citations, des bons mots, des numéros d'acteurs... et perd rapidement pied en criant grâce : quand est-ce que cela s'arrête ?

Wes Anderson et ses acteurs se sont visiblement fait plaisir mais ils sont bien les seuls !

 



 

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog