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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Mouret a réuni un casting vedette pour interpréter ces "histoires de sentiments" comme il se plaît à faire dire à l'un de ses héros...

Le film démarre entre les deux personnages centraux : Maxime (Niels Schneider) a été invité par son cousin François (Vincent Macaigne) à venir passer quelques jours dans sa villa provençale pour se remettre d'un chagrin d'amour et tenter d'écrire un premier roman ; il est accueilli par Daphné (Camilla Jordana), la femme de François enceinte de 3 mois puisque celui-ci a dû rentrer à Paris...

Obligés de cohabiter en attendant le retour de François, Maxime et Daphné décident de visiter la région et ne tardent pas à se raconter leurs histoires d'amour : autant de flash backs qui nous replongent dans les aventures récentes de ces trentenaires qui papillonnent d'un coeur à l'autre : Maxime et Victoire (Julia Piaton)... et Sandra (Jenna Thiam), Sandra et Maxime et Gaspard (Guillaume Bouix), François et Daphné et Louise (Emilie Dequenne)...

Tous ces bobos qui passent d'un appartement parisien à leur résidence secondaire parlent, parlent... d'eux mêmes et de leurs valses hésitations...

Le film s'inscrit dans la lignée de ceux de Rohmer mais Emmanuel Mouret n'est pas Rohmer et l'on s'ennuie un peu durant ces deux heures !

Les acteurs jouent tous très bien mais le scénario est trop léger, dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Caroline Vignal s'est inspirée d'une randonnée qu'elle a fait dans  les Cévennes avec un âne pour réaliser son second long métrage...

Elle a confié la vedette à Laure Calamy dont c'est le premier rôle principal... Vedette qu'Antoinette partage avec l'âne Patrick !

Antoinette qui est institutrice, est ravie de voir la fin d'année scolaire arriver :  son amant, père d'une de ses élèves lui a promis de passer une semaine de vacances avec elle...

Mais patatras, ce dernier lui annonce qu'il doit aller randonner dans les Cévennes avec son épouse et sa fille...

Antoinette décide alors sur un coup de tête de partir également sur le chemin de Stevenson !

L'histoire pourrait ressembler à un vaudeville mais le scénario est beaucoup plus subtil...

Nous suivons les tribulations d'Antoinette qui tente de faire avancer son âne Patrick dans les magnifiques paysages des Cévennes mais surtout nous assistons à la métamorphose de cette femme qui s'affirme peu à peu au hasard des péripéties et surtout des rencontres...

Antoinette fait ses confidences à Patrick qui s'attache à elle et quand elle croise le chemin de son amant Vladimir (Benjamin Lavernhe) et de son épouse Eléonore (Olivia Côte), elle n'est plus la petite amoureuse éconduite mais une femme courageuse que l'on voit s'affranchir de cette relation sans lendemain !

Laure Calamy, tour à tour puérile, tenace, sexy, exaspérée, charmeuse, gourmande, désespérée... crève l'écran  pour notre plus grand bonheur de spectateur !

Un film good movie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Wang Quan'an nous emmène en Mongolie extérieure dans des paysages grandioses où le ciel occupe les trois quarts de l'image...

Le scénario commence comme celui d'un polar à savoir la découverte du cadavre d'une femme nue au milieu de la steppe...

La suite appartient au royaume de l'étrange et tourne autour de Entkhtaivan Dulamjav, une vraie cow girl filmée par une caméra affectueuse...

Vivant seule dans une yourte sans électricité, elle se déplace à dos de chameau mongol et élève ses troupeaux loin de la compagnie des hommes qu'elle tient à distance respectueuse...

Ayant accepté de tenir compagnie à un jeune policier chargé de monter la garde auprès du corps, la jeune bergère solitaire s'adoucit peu à peu et trouve malicieusement une solution pour combler son désir d'enfant !

Un film qui fait la part belle à un beau personnage de femme atypique mais néanmoins universelle dans sa quête personnelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur japonais Tatsushi Omori nous raconte le roman d'apprentissage de Noriko (Haru Kuroki), une jeune fille de 20 ans qui ne sait pas trop que faire de sa vie...

Entraînée par sa vive et charmante cousine Michiko, elle décide d'apprendre la cérémonie du thé auprès d'une méticuleuse maîtresse Madame Takeda (émouvante Kiki Kirin disparue peu après le tournage)...

Les saisons se succèdent dans l'élégante maison de thé traditionnelle et Noriko honore pendant 10 ans ses rendez-vous du samedi...

Elle semble ignorer pourquoi elle y va mais elle apprend peu à peu l'importance des petites choses de la vie, de la répétition des gestes qui rend les moments précieux, acquiert de la profondeur et s'ouvre aux autres...

Un joli film trait d'union entre le Japon d'aujourd'hui et le Japon éternel !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Grâce à Dieu, François Ozon retrouve son penchant pour les récits d'apprentissage...

Eté 85 est adapté du roman d'Aiden Chambers La danse du coucou que le réalisateur a lu à 17 ans soit à l'âge de ses deux héros...

Le film commence par la fin puis revient aux premières heures de cette histoire qui n'a duré que 6 semaines, lorsque Alexis (formidable Félix Lefebvre), 16 ans mais à peine sorti des rondeurs de l'enfance, chavire à bord d'un voilier emprunté à un ami au large du Tréport...

Surgit alors David  (tout aussi formidable Benjamin Voisin), 18 ans et déjà très sûr de son sex appeal, qui le ramène au port puis à son domicile pour qu'il puisse enfiler des vêtements secs...

Les clés nous sont données dès les premières images et l'on comprend très vite qu'il va se passer quelque chose entre ces deux-là mais il est bien évidemment impossible d'imaginer toutes les répercussions de cette rencontre qui oppose deux univers : celui d'Alexis, fils de docker adoré et surprotégé par sa mère (excellente Isabelle Nanty) et celui de David dont la mère légèrement foutraque (Valeria Bruni Tedeschi très à l'aise dans ce rôle) possède un magasin d'articles de marine légué par son défunt mari...

Tous les thèmes d'Ozon sont au rendez-vous : la mer et ses dangers, la mort avec un scène de morgue glaçante, le travestissement, la fascination d'un professeur (Melvil Poupaud émouvant) pour ses jeunes élèves...

On se laisse séduire par cet excellent thriller psychologique même si les aller retour permanents entre le présent et le passé retiennent l'émotion et nous réduisent à notre rôle de spectateur d'une intrigue ancrée dans une époque déjà un peu révolue...

Un film à voir pour ses interprètes et pour le voyage au Tréport !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Grégory Magne réalise son deuxième long métrage avec cette délicate comédie qui fait la part belle aux parfums...

Emmanuelle Devos interprète avec brio le personnage d'Anne Walberg, un "nez" qui, après avoir perdu l'odorat, se voit contrainte d'accepter les missions les moins valorisantes : reproduire l'odeur d'une grotte, masquer les relents nauséabonds d'une usine chimique...

Isolée chez elle, cette artiste narcissique et capricieuse fait appel à un chauffeur pour ses déplacements en province : quand elle rencontre Guillaume (formidable Grégory Montel), elle le traite comme tous les autres : mal !

Mais Guillaume qui  a besoin de son job pour obtenir la garde partagée de sa petite fille de 10 ans lui tient tête et l'on suit avec amusement et intérêt la relation d'affinité élective qui se tisse entre ces deux êtres que tout sépare ! En apparence bien évidemment !

Le film nous offre de très jolis moments (notamment entre le père et la fille) mais surtout nous fait toucher du doigt la puissance de la créativité dans l'affirmation de soi...

A voir pour ses acteurs mais pas que !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ex présentateur du Daily Show, parodie de JT très populaire aux Etats-Unis, l'humoriste Jon Stewart a choisi comme sujet pour son second long métrage : la satire du système électoral américain...

Inspiré de faits réels, le réalisateur nous plonge dans une petite ville sinistrée du Wisconsin, Etat clé, dans la foulée de l'élection de Trump à la présidence...

Fasciné par une vidéo de Jack Hastings (formidable Chris Cooper), un fermier venu défendre les sans papiers locaux, Gary Zimmer (Steve Carell), un consultant démocrate de Washington décide de se rendre sur place pour soutenir le candidat contre le maire sortant républicain...

L'élection locale devient un combat d'importance nationale entre démocrates et républicains à grand renfort de dollars sous l’œil goguenard de Jack Hastings et de sa fille Diana (délicieuse Mackenzie Davis)...

Les consultants s'écharpent rivalisant de manœuvres électorales plus douteuses les unes que les autres et l'argent coule à flots...

J'avoue ne pas avoir adhéré au film que je n'ai pas trouvé drôle du tout : ok il dénonce le système de façon outrancière pour mieux le stigmatiser mais so what ?

Le twist à la fin du scénario est habile mais ne sauve pas le film que je trouve vulgaire, raciste (envers les ruraux) et alourdi par les clichés (les citadins hors sol)... en un mot so trumpien en voulant le dénoncer ???

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Si l'Holocauste est malheureusement mondialement connu, l'Holodomor pratiqué intentionnellement  par Staline de 1931 à 1933 reste largement méconnu y compris du peuple russe (7 millions de morts)...

Pour financer le "progrès" et développer l'industrialisation à marche forcée de son pays, Staline exporte massivement des céréales et affame son peuple réduit au cannibalisme !

La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland nous raconte l'enquête de Gareth Jones (1905-1935), un jeune journaliste gallois qui, après avoir réussi à interviewer Hitler dans un avion, se fait embaucher par Lloyd George comme conseiller aux affaires étrangères...

Désireux de comprendre le "miracle" économique de l'URSS, il réussit à rejoindre Moscou puis l'Ukraine où il découvre et confirme l'horreur dont lui avait parlé à mots couverts un journaliste ami assassiné de 4 balles dans le dos...

Grâce à sa connaissance de la langue russe, il réussit à entrer en contact avec les paysans qui tentent de survivre et partage un temps leur quotidien de famine extrême avant de se faire arrêter... puis extrader vers la Grande Bretagne avec l'interdiction formelle de parler de ce qu'il a découvert...

Ce qu'il ne respectera bien évidemment pas !

Des paysages à couper le souffle, des scènes au réalisme cru, un héros un peu naïf mais si généreux incarné par James Norton (excellent), des personnages secondaires : correspondants étrangers en URSS et politiciens plus vrais que nature dans leur écœurante veulerie, un beau personnage de femme en la personne d'Ada (Vanessa Kirby), une jeune journaliste berlinoise détachée à Moscou...

Un film réflexion sur le totalitarisme et le traitement des "fake" news qui fait la part belle à George Orwell et à sa fable sur le stalinisme, La Ferme des animaux !

L'Ombre de Staline mérite d'être vu pour sa résonance actuelle malgré quelques longueurs et certains effets cinématographiques superfétatoires !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Des films rares de la Cinémathèque française à voir en ligne #CultureChezNous

La Cinémathèque française est fermée depuis le 13 mars. Depuis un peu plus de trois semaines, vous êtes encore plus nombreux que d'habitude à vous rendre sur cinematheque.fr pour y découvrir des leçons de cinéma et des conférences, des sites et des articles consacrés à nos expositions et rétrospectives, sans oublier les trésors de nos collections. À ce corpus pédagogique et documentaire, reflet de la richesse de notre programmation et de la vitalité de notre action culturelle, s'ajoute aujourd'hui la plateforme des collections films de la Cinémathèque, sobrement intitulée « Henri », pour Henri Langlois, notre père fondateur. Manière de rappeler que si les grands films de l'histoire du cinéma peuvent se regarder aujourd'hui sur ordinateur et en VOD, c'est parce que Langlois et quelques autres ont commencé par les sauver de la décharge, avant de les programmer, inlassablement, sans se soucier des modes et du temps qui passe.

Cette mise en ligne d'une infime partie de notre collection, celle dont nous possédons les droits de diffusion, répond bien sûr à un contexte très particulier, l'épidémie de Covid-19 et le confinement, mais aussi à la volonté de diffuser le plus largement possible quelques pépites méconnues du patrimoine cinématographique. Très attachée à la projection et à l'émotion partagée dans une salle, la Cinémathèque poursuit ainsi sa mission de transmission et de découverte.

Tous les soirs, à 20h30 et à cette adresse, nous vous proposerons donc un film parmi ceux que la Cinémathèque a restaurés au cours des vingt dernières années. Le site s'enrichira ainsi quotidiennement de merveilles, souvent rares, voire inédites, qui resteront disponibles jusqu'au retour des beaux jours, quand nos salles pourront rouvrir.

Soyez les bienvenu·e·s sur Henri, la quatrième salle de la Cinémathèque française !

Frédéric Bonnaud
Directeur général

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Grâce à OCS, j'ai pu voir le dernier film de Quentin Tarantino que je n'avais pas vu à sa sortie... et qui a été récompensé de 3 Golden Globes et de 2 Oscars...

Je m'apprêtais à passer une bonne soirée de confinement face à cette belle affiche : Leonardo di Caprio dans le rôle d'un acteur has been, Brad Pitt dans celui de sa doublure dans les cascades, Margot Robbie dans la peau de Sharon Tate et Al Pacino dans celle d'un producteur qui se veut à la page (comme on disait dans les années 70 !) en recommandant à di Caprio de passer au western spaghetti...

Hélas, hélas le film est long, mou, sans véritable fil narratif...

Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais semblent laissés à eux-mêmes... seul Brad Pitt tire son épingle du jeu...

Le film est censé être une déclaration d'amour à un certain cinéma d'Hollywood et à la pop culture... : comment dire, la bande son est parfaite ?

En parallèle des aventures des deux héros sus-détaillés Rick Dalton et Cliff Booth, on suit paresseusement l'ascension de la starlette Sharon Tate qui va rire de ses propres films dans une salle de cinéma... mais dont nous connaissons le tragique destin...

La scène finale dopée à l'hémoglobine nous rappelle furieusement les meilleurs films de Tarantino mais arrive comme un cheveu sur la soupe après une énième séquence qui n'en finit pas dans le repère d'une bande de  hippies pas très clairs...

Bref je ne regrette pas d'avoir vu le film mais je ne regrette pas de ne pas être allée le voir en salle !

PS : à voir également sur OCS le film en 2 parties de Florian Henckel von Donnersmarck L'oeuvre sans auteur qui est, de mon point de vue, formidable !

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