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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Eric Besnard s'était promis de faire un film avec Grégory Gadebois...

Il lui a confié le rôle de Pierre Manceron, un cuisinier du XVIIIe siècle qui, sous l'impulsion de Louise (Isabelle Carré toujours aussi formidable), va créer le premier restaurant...

Pierre Manceron est un personnage fictif mais les premiers restaurants furent "inventés" en France à la veille de la Révolution à Paris au palais Royal...

Pierre Manceron, comme les grands cuisiniers de l'époque, était au service d'un aristocrate, en l'occurrence le duc de Chamfort (Benjamin Lavernhe) qui s'enorgueillissait de proposer la meilleure table du royaume, après celle du roi bien entendu !

Las de toujours réaliser les mêmes plats, Manceron va proposer un amuse bouche "le Délicieux" à la table du duc qui le congédie sans état d'âme sous la pression de ses hôtes choqués par l'utilisation de la pomme de terre, jugée à l'époque bonne pour les seuls cochons !

Manceron se réfugie dans une grange abandonnée au fin fond du Cantal et reprend son métier de boulanger qui lui permet de vivoter aux côtés d'un vieil ami de son père et de son fils qui se pique de lire et se passionne pour les écrits des encyclopédistes...

L'arrivée de Louise qui lui demande de la former à l'art culinaire va bouleverser l'existence paisible de cet homme qui incarne l'ancien régime...

Après avoir violemment refusé : "on n'a jamais vu une femme en cuisine", Pierre Manceron accepte sa demande et découvre peu à peu qui est cette femme qu'il imaginait soubrette ou putain...

Comme le peuple français qui va rejeter le joug aristocratique, Pierre Manceron et Louise vont ensemble prendre leur indépendance et inventer le premier restaurant avec : le service à table, le menu avec son cadencement (amuse bouche, entrée, plat, dessert, mignardises), l'ouverture à tous les publics, la réclame... et même les frites (c'est un clin d’œil) !

Le film est ambitieux dans son propos (bien qu'un peu didactique de mon point de vue) et illustre le virage démocratique qui révolutionne à l'époque tous les secteurs de la société...

Ayant eu la chance de voir le film présenté en avant-première par Eric Besnard et Isabelle Carré, je ne peux que vous le recommander : à voir en salle à partir du 8 septembre pour vous régaler des plats "réinventés" par la brigade du restaurant du Quai d'Orsay !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kevin Macdonald s'est emparé du livre autobiographique de Mohamedou Ould Slahi "Les carnets de Guantanamo" pour nous faire toucher du doigt le calvaire des détenus arbitraires de cette prison indigne d'une grande démocratie !

Arrêté à 32 ans en Mauritanie, Mohamedou (interprété magistralement par Tahar Rahim) est accusé d'avoir recruté des terroristes impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 ; il passera quatorze années dans une cellule de Guantanamo  et sera torturé durant 70 jours sans avoir jamais été inculpé du moindre crime...

Il doit son salut à deux avocates idéalistes et humanistes : Nancy Hollander (Jodie Foster est formidable dans ce rôle de juriste experte et déterminée) et Teri Duncan (Shailene Woodley) qui combattent Stuart Couch (Benedict Cumberbatch parfait), un redoutable procureur militaire !

Les interprètes sont excellents, la reconstitution en Afrique du Sud de la prison cubaine est très convaincante, les scènes de torture sont difficilement supportables tant elles sont filmées à fleur de peau...

Le film dénonce avec efficacité la dérive vengeresse des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre et nous interroge sur le pourquoi du procès en appel de l'administration Obama suite au premier acquittement de Mohamedou sept ans après son arrestation...

Ce n'est pas certes un film facile pour un été de déconfinement (la sortie de Désigné coupable a été reportée du fait du Covid) mais comme tous les "films dossiers" américains, il a le mérite de nous éclairer sur les pratiques arbitraires de l'administration US qui bafouent le droit anglo-saxon et plus particulièrement l'habeas corpus!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Chloé Mazlo, jeune réalisatrice franco-libanaise, qui vient des arts graphiques et décoratifs, nous fait partager son univers personnel et familial...

Elle s'est librement inspirée de l'histoire de sa grand mère qui a quitté la Suisse dans les années 50 pour une proposition d'embauche comme nurse à Beyrouth...

Venant d'un milieu très austère croqué dans les premières images par le biais d'un dessin animé, Alice (Alba Rohrwacher) découvre avec ravissement Beyrouth, ses couleurs, ses bruits, ses cafés... où elle fait la rencontre de Joseph (Wajdi Mouawad), un astrophysicien charmant et lunaire qui rêve d'envoyer un libanais sur la lune...

La première partie du film décrit un paradis : un mariage d'amour, de beaux enfants, des amis avec lesquels faire la fête, une belle famille chaleureuse... Malheureusement le rêve s'évanouit peu à peu face à la réalité de la guerre fratricide de 1975 que la réalisatrice décrit de façon ironique et décalée pour mieux signifier l'absurdité de ce conflit...

La société libanaise se disloque, le couple doit recueillir chez lui une partie de la famille venue se réfugier en centre ville, Joseph plonge dans la dépression et Alice tente de faire face dans un pays qu'elle ne reconnait plus...

Chloé Mazlo nous raconte avec tendresse le parcours d'Alice, une jeune femme douce et volontaire qui trouve une famille d'élection et adopte un pays qu'elle va devoir quitter pour en fuir la violence...

Un film très "féminin" qui aurait gagné à être tourné au Liban mais la réalisatrice qui n'a pas eu l'autorisation des autorités locales, a choisi de privilégier les scènes dans l'appartement familial qui est un personnage à part entière !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Pierre Pinaud nous parle d'une spécificité française moins connue que la gastronomie ou le parfum : la création de roses dont le festival de Cannes est le concours de Bagatelle !

Tourné dans une petite exploitation roannaise, le film nous parle de l'amour d'une femme Eve Vernet (Catherine Frot), pour ses champs de roses hérités de son père...

Epaulée par sa fidèle assistante Véra (Olivia Côte), Eve se débat pour continuer à exister et surtout à créer face aux puissants concurrents...

Lorsque l'exploitation se retrouve au bord de la faillite, Véra décide d'embaucher trois jeunes en insertion sans aucune connaissance horticole pour les aider !

Le scénario alterne joliment les scènes champêtres, les images un peu convenues (la "renaissance" des trois pieds nickelés au contact de la nature à travers l'exigence d'un métier traditionnel), les rebondissements météorologiques et économiques... et nous nous laissons petit à petit charmer par le talent sans pareil de Catherine Frot et l'énergie post-adolescente de Fred (Melan Omerta, rappeur dans la vie, une révélation !)

A voir pour Catherine Frot et la beauté délicate des roses mais pas que !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'amour maternel a été très souvent décrit dans les romans et dans les films mais Julie Delpy renouvelle le sujet avec brio !

Le film construit en trois parties nous emmène du presque banal : un couple qui se déchire autour de la garde de Zoé leur enfant, au drame puis au fantastique...

Julie Delpy dont My Zoé est le septième opus signe un film férocement féministe !

Elle incarne Isabelle une généticienne franco-américaine qui a suivi James (Richard Armitage), son mari architecte à Berlin... Lorsque le couple se sépare, James accuse sa femme d'être une "mauvaise" mère et de de privilégier son métier et sa vie personnelle (Isabelle a un amant) à l'éducation de son enfant...

Prise dans le piège de la vision classique de la femme : "la maman ou la putain", Isabelle aime viscéralement sa fille dont elle partage les jeux et les questionnements philosophiques...

Lorsque Zoé se retrouve à l'hôpital après un dramatique accident que n'a pas su éviter la baby sitter, les parents s'accusent mutuellement et se déchirent au chevet de leur enfant...

Après un long fondu au noir, Isabelle se retrouve à Moscou pour consulter le Dr Fischer (Daniel Brühl), un grand spécialiste de la fertilité féminine...

La troisième partie du film que je ne vous raconterai pas pour ne pas la divulgâcher, illustre le combat d'une mère déterminée jusqu'à la "folie ?" à ne pas perdre sa jolie petite fille, l'amour de sa vie...

Des acteurs excellents et plus particulièrement la petite Zoé 8 ans (Sophia Ally) qui illumine l'écran avec ses fossettes et ses yeux rieurs, une étude sociétale très actuelle, une fiction scientifique qui pourrait révolutionner notre quotidien de demain...

La réalisatrice qui s'est récemment séparée du père de son fils, s'est inspirée avec sensibilité et talent de son expérience personnelle pour nous raconter la perte de la moitié de la vie de son enfant !

Zoé signifie en grec "la vie qui se renouvelle" !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Anne Fontaine a fait appel à quatre excellents comédiens pour incarner deux anciens présidents et leurs compagnes...

Nicolas (Jean Dujardin) s'adonne aux tâches ménagères et s'occupe du petit chien ratier que lui a offert sa femme Natalie, cantatrice de renom (Doria Tillier) : la vie politique lui manque !

François (Grégory Gadebois) coule une retraite paisible dans un petit village de Corrèze, aux côtés d'Isabelle (Pascale Arbillot), une vétérinaire très appréciée dans la région...

Très énervé par les sondages favorables à Marine Le Pen, Nicolas rejoint François en Corrèze pour lui proposer de faire alliance contre le péril fasciste !

Farci de petits détails amusants, le récit se moque avec tendresse des travers des hommes politiques et de ces deux-là en particulier qui ne peuvent s'empêcher de s'envoyer des piques !

Sous le regard attentif de leurs très intelligentes compagnes, et encouragés par leurs gardes du corps respectifs, Nicolas et François vont se lancer dans une improbable campagne aux côtés de l'élu local qui n'est pas dupe !

A voir pour sourire et oublier les 66% d'abstentionnistes aux dernières élections !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Dominic Cooke s'est inspiré de faits réels pour nous raconter l'histoire extraordinaire d'un espion ordinaire !

Le scénario nous replonge dans les années 60 au pic de la guerre froide : un homme d'affaires interprété par l'excellent Benedict Cumberbatch, est choisi pour servir de contact avec un colonel soviétique désireux de sauver le monde de la menace nucléaire que Krouchtchev poussa à son paroxysme...

Une belle amitié entre Monsieur Tout-le-monde et la taupe du Kremlin, la reconstitution fidèle d'une époque et la tension de la première moité du film ne suffisent pas à faire d'Un espion ordinaire un grand film d'espionnage...

Un bon téléfilm à la facture classique et un peu "datée" dans la description des relations entre les deux héros et leurs familles respectives !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film d'Elie Wajeman est noir, noire comme la nuit où se débat Mikaël (Vincent Macaigne parfait), un médecin de nuit toujours sur la corde raide : entre ses patients toxicomanes et les combines de Dimitri (Pio Marmaï), son cousin pharmacien, entre sa femme Sacha (Sarah Le Picard) et sa maîtresse Sofia (Sara Giraudeau) qui se trouve être de surcroît la femme de Dimitri...

L'action se déroule en une nuit d'hiver, dans les quartiers populaires de Paris où s'agite la faune multi raciale de la nuit...

Au volant de sa vieille Volvo, caparaçonné dans son épais blouson de cuir, lourde sacoche à la main, Mikaël tour à tour tendre et violent,  tente de se racheter une conscience en arrêtant le trafic de Subutex (substitut de l'héroïne) dans lequel son cousin l'a entraîné, en renouant avec sa femme pour ne pas perdre l'amour de ses filles...

Tout le monde compte sur Mikaël : le dispatcheur de SOS Médecins qui crépite dans sa radio, la vieille dame qui fait une crise d'angoisse à trois heures du matin, le cousin qui fête son anniversaire dans une boîte de nuit  psychédélique, sa maîtresse qui veut partir avec lui, sa femme qui le somme d'arrêter ce métier...

Mikaël fait face à toutes les situations, c'est un sauveur, mais arrivera-t-il à se soustraire au destin qu'il s'est lui-même fabriqué ?

Un témoignage poignant sur l'exercice de la médecine d'urgence à domicile et dans la rue, un polar fiévreux, un beau portrait d'homme... que demander de plus au cinéma ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A sa façon et dans la veine de Effacer l'historique et Adieu les cons, Bruno dénonce avec humour et finesse notre société ultralibérale, ultra connectée, jargonnante : en un mot la start-up nation appelée de ses vœux par notre "jeune" Président !

Alexandre (Denis Podalydès prodigieux) est un chômeur déclassé qui a deux mois pour prouver à sa femme partie en mission dans un sous marin qu'il est capable de s'occuper de ses deux jeunes enfants et de devenir autonome financièrement...

A son grand étonnement, il décroche un entretien d'embauche pour un poste de "reacting process" (job dont il ignore tout et même sa définition) chez The Box... l'entretien est hilarant... et se fait recruter, après avoir juré ses grands dieux qu'il n'avait pas d'enfant ("No child" fait partie des injections de The Box... pour ses "contacts" dans sa ville de banlieue natale...  

Alexandre hérite d'une patronne autoritaire et cassante : Séverine alias Sandrine Kiberlain qui, comme à son habitude, crève l'écran dans un rôle à double face, super woman qui ne quitte pas sa voiture autonome (qui refuse de lui obéir la plupart du temps), et quinqua au bord de la crise de nerfs...

Troisième personnage et non des moindres en la personne de Bruno Podalydès qui pour une fois, partage l'affiche avec son frère : il interprète Arcimboldo surnommé ainsi "because le nez en aubergine", auto-entrepreneur de lui-même et "slasher" en multipliant les petits boulots sur applis...

Pour faire face à son mensonge, Alexandre demande à  Arcimboldo qu'il a rencontré à la crèche de s'occuper de ses enfants et se rend chez The box où les employés tous plus jeunes les uns que les autres, naviguent entre la table de ping pong, le trampoline, les transats et le potager ; mais ne vous y trompez pas le patron Aymeric qui partage son temps entre Londres et Paris exige une disponibilité H24 et les convoque pour fêter chaque succès commercial à une galette des kings à 21 heures !

Le réalisateur se régale pour nous démontrer l'absurde du monde d'aujourd'hui et de demain entre la montre connectée qui ne donne plus l'heure car elle ne reconnait plus le visage de son propriétaire, la voiture autonome qui décide d'aller toute seule à la station de lavage au lieu d'aller au rendez vous de prospection, les drones qui ont remplacé les trottinettes et qui tels des soucoupes s'écrasent sur les trottoirs dès qu'ils ne sont plus en charge, le "Weboot" ou robot baladeur du patron qui, par le truchement d'un écran sur pied, lui permet d'être présent et de déambuler virtuellement dans les bureaux... et le cycliste corseté dans sa combinaison moulante qui chancelle après une énième course...

Il y a longtemps que je n'avais pas autant ri devant un écran de cinéma et je souris encore en pensant aux deux peluches (les Alfred) restées malicieusement dans une mallette de travail , aux métiers loufoques exercés par Arcimboldo qui, par exemple, touche 15 euros de l'heure pour défiler à des manifs à la place de ses clients, arborant des tee shirts décorés de slogans qui font de lui un homme sandwich des temps modernes !

Je ne vous raconterai pas la fin car il faut absolument voir ce film qui à travers sa petite musique à lui, nous fait comprendre que les individus même quinquas ! sont plus malins que les machines !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur espagnol Fernando Trueba a décidé d'adapter le roman éponyme de l'écrivain Hector Abad Faciolince paru en 2006, best seller en Colombie et vendu à plus de 300 000 exemplaires dans le monde...

Le film comme le livre nous plonge dans l'atmosphère fiévreuse de Medellin dans les années 80...

Dans la ville gangrénée par la violence des politiques et des narco-trafiquants, le docteur Hector Abad Gomez se bat pour sortir ses concitoyens de la misère et de la maladie...

Adoré par sa femme Cécilia, son fils Hector et ses cinq filles, il ne supporte pas d'être réduit au silence quand il est licencié de l'université et continue à se battre en se présentant à la mairie... jusqu'à son assassinat en 1987 !

Fernando Trueba a confié le premier rôle à l'acteur espagnol Javier Camara (qui a joué dans de nombreux films de Pedro Almodovar et a tourné dans la série The new Pope) - et s'est entouré d'une formidable équipe d'acteurs colombiens qui, pour la plupart, connaissaient la famille Gomez...

C'est cette proximité entre les faits réels, le roman et le film qui donne toute sa profondeur et toute sa chaleur au film qui nous fait découvrir un personnage à l'engagement exceptionnel mais surtout un père de famille lumineux qui fascine ses enfants par sa gentillesse et son humanité...

Mais à ne pas vouloir choisir entre la chronique familiale et le récit d'un engagement social, le film perd de sa force politique...

A voir pour l'interprétation de Javier Camara et des autres acteurs : le fils (Nicolas Reyes Cano puis Juan Pablo Urrego), la mère (Patricia Tamayo) et les sœurs qui chacune dans son genre, sont très attachantes !

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