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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Et pourtant Xavier Beauvois a filmé la Normandie où il habite, les gendarmes d'Etretat qu'il connait et qui lui ont donné l'autorisation de filmer dans leur gendarmerie, Jérémy Renier s'est immergé dans la dite gendarmerie pendant un mois et a tourné sous le prénom de Laurent avec de vrais gendarmes, la compagne du réalisateur, Marie-Julie Maille, interprète le rôle de Marie, la femme de Laurent, enfin sa fille Madeleine incarne la fille du couple Laurent Marie et chante pour de vrai dans la chorale de son école...

De mon point de vue, Jérémy Renier n'est pas crédible dans son interprétation d'un sous-officier de gendarmerie... seuls les vrais gendarmes ressemblent à des gendarmes... quant au couple vedette on n'y croit pas du tout, les échanges sont plaqués sur des personnages qui semblent ne pas penser ce qu'ils disent...

Le cinéaste s'est fait plaisir en filmant sa famille dans un documentaire sur la gendarmerie et a ajouté une seconde partie plus romancée pour renforcer le côté fictionnel de son oeuvre... mais ce long ajout, surligné par une musique religieuse incongrue qui n'est pas sans rappeler Des hommes et des dieux, ne fait que renforcer l'impression d'ennui et de décalage du scénario !

Le prochain film de Xavier Beauvois sera peut-être meilleur que celui-ci et que Les Gardiennes ???

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Marivaux ou Rohmer seraient sans doute un peu déstabilisés face à ces trentenaires qui font l'amour et parlent (ou non) ensuite... mais Jacques Audiard s'est glissé à hauteur des tours du quartier des Olympiades (Paris XIIIe) pour écouter et témoigner des échanges amoureux entre quatre jeunes adultes du XXIe siècle...

Réalisé dans un somptueux noir et blanc, le film nous fait entrer dans l'intimité d'Emilie (Lucie Zhang dont c'est le premier rôle), une jeune chinoise qui cherche une colocataire... Quand Camille (Makita Samba) se présente, la jeune femme hésite à le laisser entrer car c'est un homme, un séduisant professeur de lettres... dans les bras duquel elle va tomber...

La caméra emboite ensuite le pas de Nora (Noémie Merlant) qui arrive de sa province où elle exerçait le métier d'agent immobilier, pour reprendre des études de droit... Mais quand la jeune femme, qui a été confondue avec Amber Sweet une actrice de pornosoft, subit un harcèlement sur les réseaux sociaux, elle décide de quitter la fac et recherche un nouveau poste dans l'immobilier...

Nora se retrouve face à Camille qui a accepté d'assurer la gestion d'une agence pour aider un ami et gagner quelques sous puisqu'il a abandonné le professorat pour préparer l'agrégation de lettres... Leur relation professionnelle va évoluer vers une relation amicale puis érotique...

Dernier côté du quadrilatère amoureux, Nora va se rapprocher d'Amber Sweet (Jehnny Beth) et petit à petit une relation amicale (voire plus) va se tisser entre les deux femmes...

Riche en personnages secondaires : la mère et la grand-mère d'Emilie, le père et la soeur de Camille... le film nous séduit en approfondissant l'étude du milieu de ces jeunes éduqués qui se cherchent à trente ans et hésitent à s'engager...

Magnifié par une superbe bande son originale, très bien servi par quatre excellents acteurs, le scénario nous émeut jusqu'aux toutes dernières images !

Une réussite !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice américaine Kelly Reichardt s'est inspirée du roman Half Life de Jonathan Raymond pour revisiter le western...

Elle nous emmène en 1820 sur les terres encore vierges de l'Oregon, aux frontières des États-Unis naissants pour nous faire partager l'amitié improbable entre King Lu (Orion Lee), un marin chinois en cavale recueilli par Cookie Figowitz (John Magoro), un humble et doux cuisinier accompagnant une bande de rudes trappeurs...

Les deux hommes se retrouvent par la suite aux abords du Royal West Pacific Trading Post, un comptoir animé et pouilleux où se retrouvent de nombreux américains cherchant fortune dans le commerce du castor... et partagent leurs rêves d'ailleurs et d'épanouissement...

Une vache, la toute première de la région venue de France, leur donne l'idée de voler son lait pour confectionner des beignets qu'ils vendent avec succès aux nombreux immigrés du comptoir, ravis de retrouver les saveurs de leur pays d'origine...

Mais le chef du fort, à qui la vache appartient, découvre bientôt le pot aux roses...

Filmé au ras du sol où dorment les hommes, le scénario est baigné d'une lumière ocre qui nimbe personnages et forêts primaires... Les amérindiens discrètement présents renforcent l'idée du western mais à rebours des traditionnelles images du far west américain...

Un moment rare, des instants mélancoliques, des héros ordinaires mais qui sonnent plus vrais que les habituels cowboys...

A voir avant que le film ne disparaisse des écrans !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Xavier Giannoli s'empare du roman éponyme de Balzac pour nous raconter l'irrésistible ascension puis la désillusion d'un jeune poète du nom de Lucien de Rubempré (Benjamin Voisin), monté de sa province à Paris pour tenter sa chance au bras de sa protectrice Louise (Cécile de France)

Très vite livré à lui même, Lucien va découvrir les coulisses d'un monde voué à la loi du profit et aux faux semblants, une comédie humaine où tout s’achète et tout se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes...

L'histoire ne manque ni de souffle romanesque ni de vérité historique, le film est fidèle au roman, les acteurs sont tous excellents : je citerais tout particulièrement Vincent Lacoste dans le rôle d'un journaliste qui va prendre Lucien sous son aile, Xavier Dolan dans celui d'un écrivain à succès, Jeanne Balibar dans celui d'une aristocrate manipulatrice digne d'une marquise de Merteuil, Jean François Stévenin dans son dernier rôle, Salomé Dewaels la jeune actrice, maîtresse de Lucien... mais je ne suis pas entrée dans le film qui m'a laissée totalement indifférente...

Trop long (2h30), trop costumé, trop daté alors que le scénario établit de nombreux parallèles avec le monde de la presse actuel et les fake knews appelées canards au XIXe siècle ?

Je ne sais pas pour quelle raison le film ne m'a pas plu mais vous me direz !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le ton du dernier opus de Wes Anderson est donné dès les premières images : nous sommes dans une ville française du XXe siècle, fantasmée par les américains, dont le nom "Ennui sur Blasé" résume bien le film !

A la mort du rédacteur en chef (incarné par Bill Murray) de The French Dispatch (très inspiré de The New Yorker), quatre journalistes lui rendent hommage en nous racontant quatre reportages qui les ont marqués...

Quatre histoires virevoltantes et déjantées, aux couleurs des années 60, font la part belle aux acteurs français et américains réunis par le réalisateur :  Timothée Chalamet, Léa Seydoux, Saoirse Ronan, Adrien Brody, Benicio del Toro, Frances McDormand, Mathieu Amalric...

Durant 1h 48, le spectateur est bombardé par des images chics, des répliques, des accessoires, des clins d’œil, des citations, des bons mots, des numéros d'acteurs... et perd rapidement pied en criant grâce : quand est-ce que cela s'arrête ?

Wes Anderson et ses acteurs se sont visiblement fait plaisir mais ils sont bien les seuls !

 



 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Un réalisateur : Cary Joji Fukunaga, trois scénaristes : Neal Purvis, Robert Wade, Phoebe Waller Bridge pour concevoir ce film fourre tout de 2 heures 43 qui ne convainc guère malgré un budget pharaonique de 250 millions de  dollars...

Le héros Daniel Craig alias James Bond, alias agent 007, heureux retraité en Jamaïque est rappelé par le MI6 pour éliminer un dangereux méchant (pas convaincant non plus), qui a conçu une arme biologique qui cible les victimes selon leur ADN...

Une héroïne Léa Seydoux qui traverse le film, figure de mère tragique, amoureuse pas convaincante non plus...

Les cascades se suivent et se ressemblent, le héros est fatigué, les méchants tombent comme des mouches et l'on s'en fiche un peu...

Heureusement que les paysages traversés sont sublimes :  Matera dans le sud de l'Italie, Port Antonio dans le nord de la Jamaïque et les Iles Féroé, un archipel de l’Atlantique Nord administré par le Danemark où se trouve le repaire du méchant !

Adieu Daniel Craig !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Patrick Imbert condense en 90 saisissantes minutes un manga à succès de Jirô Taniguchi de plus de mille six cent pages...

Dans les années 90, un reporter japonais Fukamachi croit apercevoir à Katmandou Habu Jôji, un célèbre alpiniste japonais prétendument disparu à la fin des années 80...

Ce dernier tient entre ses mains l'appareil photo que l'explorateur anglais George Mallory portait lors de sa dernière ascension de l'Everest en 1924, appareil dont la pellicule serait susceptible de prouver que ce dernier pourrait être le premier vainqueur du sommet des dieux...

A l'affût d'un scoop, Fukamachi plonge dans les archives et finit par retrouver la piste de Habu au Népal ; décidé à élucider ce mystère, il décide de suivre Habu dans une ultime ascension et de partager sa passion dévorante, obsessionnelle et quasiment délirante pour les cimes...

Le travail du décor himalayen réalisé par les peintres est remarquable de vérité, les scènes d'action sont à couper le souffle mais on a du mal à distinguer les différents protagonistes tant l'histoire est embrouillée et les héros quasiment interchangeables dans leur parka bibendum et leurs lunettes qui leur mange le visage !

A voir pour les amoureux de la montagne et pour le talent du réalisateur français !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film débute dans une ville de l'Oklahoma dévastée par une tornade : Matt Damon incarne Bill, un foreur ou roughneck (travailleur manuel) au chômage qui tente de gagner sa vie en faisant des petits boulots...

Ancien alcoolique, il a une relation compliquée avec sa fille Allison (Abigail Breslin), qui a décidé de partir faire ses études à Marseille et vient d'être inculpée pour le meurtre de sa colocataire...

Lorsque la grand-mère d'Allison lui fait part de la situation de cette dernière, Bill convaincu que sa fille est innocente, décide d'aller à Marseille pour sauver sa fille !

Après le brillant Spotlight, le réalisateur Tom MacCarthy, fasciné par l'affaire Amanda Knox, décide de s'emparer de l'histoire en la transposant en France...

Le film aurait pu être très intéressant mais le personnage de Bill est trop peu subtil pour vraiment attirer notre sympathie : taiseux, la casquette toujours vissée sur le front, il multiplie les bourdes liées à sa mauvaise compréhension du français et du contexte culturel et n'hésite pas à se montrer ouvertement raciste au grand dam de Virginie (Camille Cottin), une jeune intellectuelle rencontrée par le plus grand des hasards,  qui a décidé de le prendre sous son aile...

A mes yeux, le duo ne fonctionne pas et la relation père fille ne convainc pas non plus, tant la fille de Bill, au physique ingrat et à l'accoutrement baggy ne cesse de faire la gueule...

Les deux personnages les plus intéressants du film sont la ville de Marseille admirablement filmée et certainement plus véridique et surtout plus actuelle que celle de Guédiguian, et la lumineuse petite fille de Virginie, Maya, dont le sourire et les remarques sont craquantes...

La fin que je ne vous révélerai pas est paradoxalement plus intéressante que le film lui-même qui se traine durant 2 heures 20 !

A voir pour les aficionados de Matt Damon ?!

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son dernier film, François Ozon adapte le livre d'Emmanuèle Bernheim dans lequel elle raconte la fin de vie de son père André Bernheim qui a choisi de mourir dans la dignité...

André Dussolier prête sa voix et son visage métamorphosé pour les besoins du film, à ce personnage haut en couleurs, grand bourgeois et grand collectionneur d'art, homosexuel notoire qui n'a pas su aimer ni sa femme ni ses filles...

Le sujet n'est pas facile mais le réalisateur s'en empare avec gravité et humour...

Atteint par un AVC qui le laisse hémiplégique, André demande à sa fille aînée Emmanuelle (incarnée par Sophie Marceau) de l'aider à mourir, au grand dam de sa sœur Pascale (Géraldine Pailhas) qui se sent rejetée...

Habilement monté, le scénario nous attache au personnage manipulateur de ce vieil homme malade qui reprend peu à peu des forces mais persiste dans son projet et ignore férocement les réticences et la tristesse de ses proches...

Maintenant le suspens jusqu'à la fin, le film nous parle également des aspects légaux et moraux du suicide assisté, interdit en France...

Trois grands acteurs pour un grand moment de cinéma, malgré quelques scènes inutilement démonstratives !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour réaliser son premier film, Laurent Lafitte s'est inspiré d'une pièce de Sébastien Thiéry et a réuni autour de lui des acteurs prestigieux : Karin Viard (Valérie), Vincent Macaigne (Michel), Hélène Vincent (Brigitte), Nicole Garcia (gourou) et lui-même dans le rôle principal de Jean Louis...

Le résumé du film est le suivant : Jean Louis avocat de renom s'ennuie aux côtés de sa femme Valérie qu'il a épousé contre l'avis de sa mère - quand il découvre, grâce à son ami Michel qui est vétérinaire, que son cœur s'est arrêté de battre, il accepte de rencontrer la gourou de sa femme qui lui prescrit de photographier le sexe de sa mère (l'origine du monde) pour recouvrer les battements de son cœur ???

Jean Louis va non seulement accepter de le faire, en se déchargeant sur son "ami" Michel, mais il va s'acharner...

S'ensuit une série de scènes toutes plus graveleuses les unes que les autres qui, sous prétexte de dénoncer la beauté factice du luxe et la laideur crue de la jalousie sociale, n'en sont pas moins consternantes !

A fuir !

 

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