Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Grégory Magne réalise son deuxième long métrage avec cette délicate comédie qui fait la part belle aux parfums...

Emmanuelle Devos interprète avec brio le personnage d'Anne Walberg, un "nez" qui, après avoir perdu l'odorat, se voit contrainte d'accepter les missions les moins valorisantes : reproduire l'odeur d'une grotte, masquer les relents nauséabonds d'une usine chimique...

Isolée chez elle, cette artiste narcissique et capricieuse fait appel à un chauffeur pour ses déplacements en province : quand elle rencontre Guillaume (formidable Grégory Montel), elle le traite comme tous les autres : mal !

Mais Guillaume qui  a besoin de son job pour obtenir la garde partagée de sa petite fille de 10 ans lui tient tête et l'on suit avec amusement et intérêt la relation d'affinité élective qui se tisse entre ces deux êtres que tout sépare ! En apparence bien évidemment !

Le film nous offre de très jolis moments (notamment entre le père et la fille) mais surtout nous fait toucher du doigt la puissance de la créativité dans l'affirmation de soi...

A voir pour ses acteurs mais pas que !

 

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ex présentateur du Daily Show, parodie de JT très populaire aux Etats-Unis, l'humoriste Jon Stewart a choisi comme sujet pour son second long métrage : la satire du système électoral américain...

Inspiré de faits réels, le réalisateur nous plonge dans une petite ville sinistrée du Wisconsin, Etat clé, dans la foulée de l'élection de Trump à la présidence...

Fasciné par une vidéo de Jack Hastings (formidable Chris Cooper), un fermier venu défendre les sans papiers locaux, Gary Zimmer (Steve Carell), un consultant démocrate de Washington décide de se rendre sur place pour soutenir le candidat contre le maire sortant républicain...

L'élection locale devient un combat d'importance nationale entre démocrates et républicains à grand renfort de dollars sous l’œil goguenard de Jack Hastings et de sa fille Diana (délicieuse Mackenzie Davis)...

Les consultants s'écharpent rivalisant de manœuvres électorales plus douteuses les unes que les autres et l'argent coule à flots...

J'avoue ne pas avoir adhéré au film que je n'ai pas trouvé drôle du tout : ok il dénonce le système de façon outrancière pour mieux le stigmatiser mais so what ?

Le twist à la fin du scénario est habile mais ne sauve pas le film que je trouve vulgaire, raciste (envers les ruraux) et alourdi par les clichés (les citadins hors sol)... en un mot so trumpien en voulant le dénoncer ???

 

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Si l'Holocauste est malheureusement mondialement connu, l'Holodomor pratiqué intentionnellement  par Staline de 1931 à 1933 reste largement méconnu y compris du peuple russe (7 millions de morts)...

Pour financer le "progrès" et développer l'industrialisation à marche forcée de son pays, Staline exporte massivement des céréales et affame son peuple réduit au cannibalisme !

La réalisatrice polonaise Agnieszka Holland nous raconte l'enquête de Gareth Jones (1905-1935), un jeune journaliste gallois qui, après avoir réussi à interviewer Hitler dans un avion, se fait embaucher par Lloyd George comme conseiller aux affaires étrangères...

Désireux de comprendre le "miracle" économique de l'URSS, il réussit à rejoindre Moscou puis l'Ukraine où il découvre et confirme l'horreur dont lui avait parlé à mots couverts un journaliste ami assassiné de 4 balles dans le dos...

Grâce à sa connaissance de la langue russe, il réussit à entrer en contact avec les paysans qui tentent de survivre et partage un temps leur quotidien de famine extrême avant de se faire arrêter... puis extrader vers la Grande Bretagne avec l'interdiction formelle de parler de ce qu'il a découvert...

Ce qu'il ne respectera bien évidemment pas !

Des paysages à couper le souffle, des scènes au réalisme cru, un héros un peu naïf mais si généreux incarné par James Norton (excellent), des personnages secondaires : correspondants étrangers en URSS et politiciens plus vrais que nature dans leur écœurante veulerie, un beau personnage de femme en la personne d'Ada (Vanessa Kirby), une jeune journaliste berlinoise détachée à Moscou...

Un film réflexion sur le totalitarisme et le traitement des "fake" news qui fait la part belle à George Orwell et à sa fable sur le stalinisme, La Ferme des animaux !

L'Ombre de Staline mérite d'être vu pour sa résonance actuelle malgré quelques longueurs et certains effets cinématographiques superfétatoires !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Des films rares de la Cinémathèque française à voir en ligne #CultureChezNous

La Cinémathèque française est fermée depuis le 13 mars. Depuis un peu plus de trois semaines, vous êtes encore plus nombreux que d'habitude à vous rendre sur cinematheque.fr pour y découvrir des leçons de cinéma et des conférences, des sites et des articles consacrés à nos expositions et rétrospectives, sans oublier les trésors de nos collections. À ce corpus pédagogique et documentaire, reflet de la richesse de notre programmation et de la vitalité de notre action culturelle, s'ajoute aujourd'hui la plateforme des collections films de la Cinémathèque, sobrement intitulée « Henri », pour Henri Langlois, notre père fondateur. Manière de rappeler que si les grands films de l'histoire du cinéma peuvent se regarder aujourd'hui sur ordinateur et en VOD, c'est parce que Langlois et quelques autres ont commencé par les sauver de la décharge, avant de les programmer, inlassablement, sans se soucier des modes et du temps qui passe.

Cette mise en ligne d'une infime partie de notre collection, celle dont nous possédons les droits de diffusion, répond bien sûr à un contexte très particulier, l'épidémie de Covid-19 et le confinement, mais aussi à la volonté de diffuser le plus largement possible quelques pépites méconnues du patrimoine cinématographique. Très attachée à la projection et à l'émotion partagée dans une salle, la Cinémathèque poursuit ainsi sa mission de transmission et de découverte.

Tous les soirs, à 20h30 et à cette adresse, nous vous proposerons donc un film parmi ceux que la Cinémathèque a restaurés au cours des vingt dernières années. Le site s'enrichira ainsi quotidiennement de merveilles, souvent rares, voire inédites, qui resteront disponibles jusqu'au retour des beaux jours, quand nos salles pourront rouvrir.

Soyez les bienvenu·e·s sur Henri, la quatrième salle de la Cinémathèque française !

Frédéric Bonnaud
Directeur général

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Grâce à OCS, j'ai pu voir le dernier film de Quentin Tarantino que je n'avais pas vu à sa sortie... et qui a été récompensé de 3 Golden Globes et de 2 Oscars...

Je m'apprêtais à passer une bonne soirée de confinement face à cette belle affiche : Leonardo di Caprio dans le rôle d'un acteur has been, Brad Pitt dans celui de sa doublure dans les cascades, Margot Robbie dans la peau de Sharon Tate et Al Pacino dans celle d'un producteur qui se veut à la page (comme on disait dans les années 70 !) en recommandant à di Caprio de passer au western spaghetti...

Hélas, hélas le film est long, mou, sans véritable fil narratif...

Les acteurs font ce qu'ils peuvent mais semblent laissés à eux-mêmes... seul Brad Pitt tire son épingle du jeu...

Le film est censé être une déclaration d'amour à un certain cinéma d'Hollywood et à la pop culture... : comment dire, la bande son est parfaite ?

En parallèle des aventures des deux héros sus-détaillés Rick Dalton et Cliff Booth, on suit paresseusement l'ascension de la starlette Sharon Tate qui va rire de ses propres films dans une salle de cinéma... mais dont nous connaissons le tragique destin...

La scène finale dopée à l'hémoglobine nous rappelle furieusement les meilleurs films de Tarantino mais arrive comme un cheveu sur la soupe après une énième séquence qui n'en finit pas dans le repère d'une bande de  hippies pas très clairs...

Bref je ne regrette pas d'avoir vu le film mais je ne regrette pas de ne pas être allée le voir en salle !

PS : à voir également sur OCS le film en 2 parties de Florian Henckel von Donnersmarck L'oeuvre sans auteur qui est, de mon point de vue, formidable !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur allemand Jan-Ole Gerster filme la journée d'anniversaire des 60 ans de son héroïne Lara Jenkins !

Cette dernière est interprétée par Corinna Harfouch, la "Isabelle Huppert allemande", une belle actrice cadenassée sur elle-même à l'instar du personnage de femme et de mère frustrée qu'elle incarne...

Quand elle se réveille seule dans son appartement de Berlin, Lara boit son café et fume sa première cigarette devant la fenêtre dont elle enjambe l'encadrement...

Distraite par un coup de fil intempestif, Lara est contrainte de vivre sa journée d'anniversaire alors qu'elle n'a plus de nouvelles de son fils Viktor, pianiste virtuose dont elle a été le professeur intraitable et qui donne ce soir un concert auquel elle craint de ne pas être conviée...

Nous comprendrons au fil des scènes que Lara Jenkins a pour sa part abandonné sa carrière de pianiste, découragée par un éminent professeur castrateur pour faire "carrière" à la mairie de Berlin où elle s'est révélée une excellente manager, respectée mais détestée par ses collaborateurs...

Nous comprendrons aussi le lien mortifère entre cette femme et son fils qui peine à exister sans le regard de sa mère, malgré ce que cela lui en coûte !

Un film formidable sur la transmission qui aurait gagné à être plus musical et un peu moins bergmanien !

 

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Todd Haynes nous raconte l'histoire vraie de Robert Bilott (Mark Ruffalo formidable), un avocat d'affaires que rien ne prédestinait à la fin des années 90 à combattre les dérives d'un géant de l'industrie américaine : DuPont qui fabrique entre autres du Téflon...

Robert Bilott est alerté par un fermier voisin de sa grand-mère dont les vaches meurent une à une : ses terres sont voisines de l'usine mais personne ne l'écoute...

A partir de cet instant, et malgré les réticences initiales de son patron dont le cabinet Taft défend les intérêts des industries chimiques, l'avocat va se consacrer corps et âme et ce durant une quinzaine d'années à la défense de ce fermier, au risque d'y perdre sa famille, son job et sa santé !

Malgré quelques longueurs, le réalisateur réussit à nous captiver et à nous faire adhérer aux multiples dimensions scientifique, juridique, économique, médicale et politique de ce combat titanesque de David contre Goliath...

Tourné dans la région du drame et dans les locaux mêmes du cabinet d'avocats, le film sonne juste jusque dans l'atmosphère fin du monde de la nature polluée par les rejets chimiques du PFOA, une substance de synthèse responsable de pathologies cancéreuses avérées...

A voir !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de Mounia Meddour sorti sur les écrans en octobre 2019 a été récompensé par 2 césars : celui du meilleur espoir féminin pour l'interprète principale Lyna Khoudri et celui de la meilleure première oeuvre...

La réalisatrice franco-algérienne nous replonge dans les années 90 au sein de la guerre civile algérienne qui opposa le gouvernement à divers groupes islamistes et se solda par 150000 morts !

Nedjma (délicieuse Lyna Khoudri)  est la figure même des Papicha algéroises : jolie, drôle, libérée et styliste amateur, elle essaie de vivre ses 18 ans malgré le corset de l'obscurantisme islamiste...

Etudiante en français, elle vit dans la cité universitaire d'où elle s'échappe la nuit tombée avec ses amies pour vendre ses créations dans les toilettes des boîtes de nuit...

Nedjma aime faire la fête, danser, s'habiller comme les européennes, se maquiller et refuse de répondre aux injonctions de la morale islamiste qui commande aux femmes de cacher leur corps...

Lorsque la soeur de Nedjma est tuée devant ses yeux, elle décide après un moment d'abattement et grâce au soutien de ses amies, d'organiser un défilé de ses créations taillées dans des haïks !

Le film incarne avec maestria la pulsion de vie de ces jeunes femmes qui parlent un françarabe inventif et osent entrevoir leur vie en dehors des codes patriarcaux de leur époque...

Je n'avais pas vu le film à sa sortie et je me réjouis de vous le recommander chaudement ! 

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je vous recommande vivement ce festival qui se déroule pour sa 6ème édition du 2 au 9 mars au Balzac, au Christine, au Max Linder, au studio 28 et au centre spirituel et culturel orthodoxe russe !

L'ouverture du festival a eu lieu lundi au Balzac en présence de la marraine Macha Méril...

Après un accueil avec des bulles et un concert piano et violon, nous avons eu la chance de voir en avant première le film de Larissa Sadilova intitulé Il était une fois dans l'Est !

Présenté au festival de Cannes 2019 dans la section Un certain regard, le film sortira le 29 avril sur les écrans...

La réalisatrice, également présente au Balzac, y raconte une "banale" histoire d'amour entre deux voisins d'un petit village non loin de Moscou...

Ils sont tous les deux mariés et plutôt heureux en ménage mais la passion les réunit au gré des déplacements de l'un et de l'autre... Elle va régulièrement à Moscou pour vendre ses tricots et lui est routier...

L'histoire se révélera pas si banale que cela et nous suivons avec amusement les péripéties gentiment cocasses de leur idylle jusqu'à la chute que je ne vous raconterai pas !

Aujourd'hui mercredi j'ai vu Salle n°6 réalisée en 2010 par Karen Chakhnazarov, l'adaptation d'une nouvelle de Tchekhov transposée à notre époque : une réflexion sensible et journalistique sur les pensionnaires d'un asile de fous dont le médecin chef se laisse séduire par l'esprit philosophique d'un de ses patients au point de le rejoindre dans la salle n°6 !

J'ai enchaîné avec Katia Ismaïlova réalisé en 1994 par Valery Todororovski : une femme écrivain très autoritaire "utilise" Katia sa belle fille comme dactylo et l'emmène dans sa datcha pour finir de taper son dernier roman...  Un très séduisant menuisier / majordome vient semer le trouble amoureux entre les deux femmes... Des personnages secondaires savoureux et une fin digne d'Anna Karénine..

Le festival se poursuit entre longs métrages en compétition (jeudi et vendredi au Balzac), films de Sokourov et de Bodrov, courts métrages...

La soirée de clôture aura lieu au Max Linder lundi 9 mars à 18h en présence d'Alexandre Sokourov...

44 séances à déguster sans modération !

Voir les commentaires

…
Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Anthony Chen, le réalisateur de Ilo Ilo (caméra d'or à Cannes en 2013) reprend ses deux interprètes pour nous raconter l'histoire d'une jeune femme Ling en pleine crise de la quarantaine...

Dans le contexte pluvieux de la mousson singapourienne, Ling (Yeo Yann Yann) fait bonne figure malgré la dérive de sa vie personnelle et le peu d'intérêt de sa vie professionnelle...

Ling est une femme courage qui s'occupe de son beau-père mourant et supporte la froideur de son mari avec lequel elle tente depuis des années d'avoir un enfant...

Ling est professeur de chinois dans un lycée où elle peine à intéresser ses étudiants puisque sa matière est facultative...

C'est pourtant au contact de Wei Lun (Koh Jla Ler), un de ses élèves délaissé par ses parents que Ling va retrouver le goût de se rendre utile...

Wet season sonne d'autant plus vrai que le réalisateur essaie également d'avoir un enfant avec son épouse...

Le film lent et beau nous attache à ce visage de femme qui subit puis tente de reprendre le fil de sa vie mais le scénario, noyé  par les torrents d'eau qui n'en finissent plus de ruisseler sur les vitres des appartements et des voitures, nous laisse étonnamment sur le côté !

Voir les commentaires

…

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog