Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un moment d'égarement" : un film beauf malgré deux jeunes actrices prometteuses

Jean François Richet se prend pour Claude Berri à qui il rend "hommage" en tournant le remake d'une comédie tournée en 1977 avec Victor Lanoux et Jean Pierre Marielle !

Antoine (François Cluzet une fois de plus décevant) et Laurent (nonchalant Vincent Cassel) ont décidé de passer leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna (Lola Le Lann) et Marie (Alice Isaaz)...

L'arrivée du quatuor dans une ancienne bergerie de la Corse intérieure restée "dans son jus" est assez savoureuse !

Les deux demoiselles qui s'ennuient ferme, retrouvent grâce à Facebook des copains dans la région... mais Louna est mineure et il incombe donc aux pères de surveiller ses fréquentations...

Laurent se dévoue... et se laisse séduire lors d'une soirée arrosée par la fille de son ami...

Louna se croit amoureuse, Marie déteste son père.. Quant à Antoine, il promet de tuer celui qui a déshonoré sa fille... tout en flirtant de son côté avec la crêpière (sic) en profitant de l'absence de sa femme partie se changer les idées à Ibiza...

Le propos est mince, le scénario délibérément misogyne et les personnages masculins parfaitement caricaturaux et de ce fait ridicules...
Un bon point pour les actrices qui sont fraîches et agréables à regarder...

Et heureusement que les paysages corses sont splendides !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Une seconde mère" ; un hommage à la maternité !

Anna Muylaert confie à Regina Casé un rôle à son image : douce, tendre, modeste et pourtant si forte !

La réalisatrice nous entraîne au Brésil dans une famille aisée où Val s'occupe de Fahbino (Michel Joelsas), fils d'un couple qui parait mal assorti... mais n'a plus aucun contact avec Jessica, sa fille unique, qu'elle a confiée à son ex mari...

Quand Jessica (intense Camila Mardila) s'invite à Sao Paulo pour faire des études d'architecture et s'installe dans la riche demeure avec piscine, les cartes sociales et affectives sont rebattues...

Après un accueil bienveillant, Barbara, la mère de Fahbino (formidable Karine Teles), prend peur devant la jeune femme qui lui tient tête alors que sa mère est si docile, réussit son examen alors que son fils n'est que dolence, séduit intellectuellement son mari qu'elle tenait sous sa coupe de superwoman depuis des années...

Quant à Val, si elle s'insurge au départ, elle va, au contact de cette étrange fille qui est la sienne, petit à petit s'interroger sur elle même, sur son investissement exclusif dans cette famille tout en gardant bien ancrée cette formidable bienveillance qui la fait aimer de tous !

A voir pour cette actrice qui est une star en son pays et parce que l'histoire du film est universelle !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les mille et une nuits, volume 1 : l'inquiet" : nous sommes tous portugais !

Miguel Gomes propose dans un film fleuve en 3 volumes, dont l'un vient de sortir, un objet volant non identifié sur le Portugal en crise !

Mêlant adroitement fiction, reportages et fable, le réalisateur nous émeut et nous fait nous interroger avec le sourire sur la réalité économique de la zone euro !

Quand le dernier bateau sort des chantiers navals qui vont fermer, nous sommes dans la foule des badauds ébahis par le gigantisme du vaisseau et attristés parce que décidément rien ne va plus au XXIe siècle : le monstre des mers n'a pas été baptisé, l'équipage qui salue le peuple bâtisseur a le regard inquiet ?!

Quand les chômeurs viennent de leur voix douce et désabusée nous raconter leur vécu de prolétaires du RSA, nous aimerions les réconforter et leur dire que cela ira mieux demain...

Difficile de raconter ce film plein de poésie, de cocasserie dans l'analyse du monde de la finance, de tendresse à l'égard des communautés créées autour du travail...

Si vous avez le temps, allez voir ce premier volume pour son ton à nul autre pareil en attendant Le désolé (29 juillet) et L'enchanté (26 août) !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Valley of love" : deux grands acteurs émouvants de fragilité

Guillaume Nicloux signe un scénario pour le moins fantastique ?!

Dans une lettre posthume, le fils mal aimé et suicidé de deux monstres sacrés leur donne rendez-vous dans la vallée de la mort ?!

Isabelle Huppert et Gérard Depardieu interprètent ce couple divorcé, forcé de se retrouver dans un motel au milieu du désert torride aux portes de Las Vegas !

Lui Gérard ne voulait pas venir, elle Isabelle mère coupable voulait se racheter ?!

Leur fils leur a envoyé un programme de visites d'une semaine au cours duquel il est censé leur apparaître ?

Les paysages sont grandioses, le film est lent comme il se doit... quand la canicule ne désempare pas...

Gérard traîne sa carcasse comme un cachalot échoué en plein désert : l'acteur au naturel est magnifique malgré l'enveloppe de corpulence qui le freine...

Isabelle passe de la colère à la tendresse, éperdue à l'idée du miracle promis qui lui permettrait peut-être de recoller les morceaux de sa vie...

Le film est à voir pour ces deux monuments du cinéma français réunis dans cette histoire qui pourrait être autobiographique ?!

On regrette la mièvrerie des stigmates qui témoignent de la présence ? de leur fils mais on est bouleversés par le chemin parcouru par le duo dans leur traversée de la vallée de l'amour retrouvé ?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mustang" : un film magnifique qui célèbre la féminité

Si vous n'avez l'opportunité de ne voir qu'un film, allez voir la première réalisation d'une toute jeune cinéaste franco turque Deniz Gamze Ergüven, présentée à la quinzaine des réalisateurs à Cannes !

Le film dénonce avec humour et gravité le sort réservé aux filles un peu trop libres, ou du moins perçues comme telles, dans la Turquie contemporaine !

Le film commence le dernier jour de classe dans un petit village turc au bord de la mer...

Les jeunes filles en uniforme disent au revoir à leur enseignante et s'élancent à pied sur le chemin du retour qui les mène à la plage où elles vont se livrer avec une bande de garçons de leur âge à des jeux innocents...

A peine rentrées chez elles, les cinq sœurs sont accueillies par leur grand mère qui a informé leur oncle du scandale provoqué par leur conduite indigne...

La maison va bientôt se transformer en prison les jeunes filles sont reprises en mains et les cours d'éducation ménagère remplissent très vite leur emploi du temps...

En effet, les anciens ont décidé de les marier au plus vite !

Le film raconte cet été lumineux où le sort de ces cinq jeunes filles va se décider, où l'on va décider pour elles !

Les plus âgées sont comme résignées mais la cadette, formidable Lale (Gunes Nezihe Sensoy), va se battre et les motiver pour échapper au sort qui les attend !

Sur son initiative, elles arrivent à s'enfuir de la maison pour un match de football de filles, avec la jolie complicité des femmes de la maison mais le retour est douloureux...

Le piège se referme peu à peu sur les jeunes femmes pleines de vie, contraintes à l'immobilité passive qui leur est imposée...

Le spectateur suit cette tranche de vie comme un roman, s'attachant tour à tour à chacune des futures mariées à leur corps défendant !

Les actrices, toutes amateurs, ont le beauté de la jeunesse et les personnages sont merveilleusement campés !

A voir absolument !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Comme un avion" ou l'éloge des petits bonheurs simples

Il faut vous dépêcher d'aller voir le dernier film de Bruno Podalydès, si ce n'est déjà fait, car c'est un pur moment de poésie !

Le réalisateur incarne Michel, graphiste au bord de la crise de la cinquantaine !

Michel, bien que très heureux avec Rachel - qui ne le serait pas avec la lumineuse Sandrine Kiberlain, rêve d'aéropostale depuis son plus jeune âge !

Une devinette pédante d'un de ses collègues (incarné par son frère Denis Podalydès himself) le lance à la recherche de palindromes ?!

Kayak s'écrie-t-il entre deux absences, se lançant soudainement dans une recherche internet effrénée !

A la grande surprise de sa femme, il achète d'abord des rames... puis se fait livrer un superbe kayak (délirant moment avec le livreur et la voisine Noémie Lvosky dans l'ascenseur !), qu'il assemble comme un meuble Ikéa et trans porte sur son toit !

Le film s'élance paresseusement comme Michel qui, sur l'impulsion bienveillante de Rachel, se lance dans une mini odyssée qui doit le mener jusqu'à la mer ?!

Comme Ulysse, le voyage s'interrompt en jolis impromptus, le premier havre étant une guinguette où il rencontre Laetitia, une veuve au grand cœur (formidable Agnès Jaoui), Mila (délicieuse Vimala Pons) qui pleure chaque fois que la pluie tombe et deux foutraques qui carburent à l'absinthe (excellents Michel Vuillermoz et Jean Noël Brouté)...

Le spectateur complice sourit devant tant de douceur, de gentillesse si si, de cocasserie et se régale à l'écoute de la bande son, personnage à part entière de ce fleuve movie !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'ombre des femmes" : un film macho !

Philippe Garrel signe un film sur l'éternel triangle amoureux qui soit disant rend hommage au courage des femmes ???

Faux et faux !

Dans ce Paris populaire en noir et blanc aux rues sales et aux murs tagués, Pierre (Stanislas Merhar) traîne sa mélancolie d'épagneul !

Il vit avec Manon (Clotilde Courau) qui a abandonné tous ses projets pour l'aider dans son métier de documentariste...

Pierre et Manon forment déjà un vieux couple même si Manon défend avec panache son amour face à une mère dubitative...

Pierre trompe Manon avec Elisabeth (excellente Lena Paugam), une jeune stagiaire rencontrée dans la rue... qui découvre par hasard que Manon trompe également Pierre...

Pierre s'insurge ! Comment sa femme ose-t-elle le tromper alors qu'il l'aime ? C'est grave pour une femme ! L'adultère est le propre de l'homme, il n'y peut rien, c'est sa nature !

Au secours !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La loi du marché" : Cannes aime le social !

Vincent Lindon, très ému, est monté chercher son prix d'interprétation à Cannes pour le rôle d'un laissé pour compte : Thierry, un jeune quinqua au chômage depuis vingt mois !

Et c'est vrai, quoi qu'en disent les esprits jaloux, que Vincent mérite bien ce prix même si le spectateur l'a déjà vu dans ce personnage de Droopy ridé et fripé par la vie !

Mais il faut reconnaître qu'il est au sommet de son art si particulier dans le film de Jérôme Brizé dont la caméra le cadre au plus près de la moustache...

Thierry encaisse son licenciement, encaisse les échanges "irresponsables et rebattus" avec son conseiller pole emploi qui lui propose un xième stage inutile, encaisse les conseils "irresponsables et criminels" de sa banquière qui lui adjure de vendre son appartement pour en louer un plus petit, encaisse les propos "irresponsables et humiliants" d'un employeur potentiel qui, en entretien skype, ne retient pas sa candidature car il ne connait pas la dernière version de la machine outil sur laquelle il a travaillé, encaisse les reproches "irresponsables et culpabilisants" du groupe de mise en situation auquel il a participé...

Mais Thierry a beaucoup de mal à encaisser l'attitude de flic que lui demande l'emploi de vigile qu'il a fini par décrocher ! Et pourtant Thierry a besoin d'argent pour finir de payer son appartement, pour s'acheter un véhicule d'occasion à crédit, pour payer l'assistante de vie de son fils handicapé : pas de misérabilisme dans le film, juste la vraie vie de ces gens là qui luttent pied à pied tous les jours pour garder la tête haute, avec de jolis moments de petites joies partagées !

Il assiste impuissant à l'accusation des larcins ordinaires : le petit vieux qui a volé une tranche de viande, la caissière qui a détourné à son profit des bons de réduction et se défait sous les reproches répétés du patron qui lui retire sa confiance après 20 ans d'ancienneté...

Mais quand la scène se répète avec une autre employée, là Thierry ne supporte plus, n'en peut plus de toute cette misère humaine et le dos de Thierry nous dit sa colère... enfin !!!

Sans aucun conteste, un beau film avec un acteur engagé qui dénonce notre monde qui poursuit impunément sa spirale exclusive !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La tête haute" : quand l'enfance est fracassée...

Emmanuelle Bercot nous fait vivre le calvaire d'un jeune déscolarisé dès l'âge de 6 ans !

Le film démarre dans le bureau de la juge pour enfants interprétée par une Catherine Deneuve assez convaincante même si elle semble être perpétuellement étonnée de jouer ce rôle ?

Nous sommes dans la région de Dunkerque... Malony, 6 ans, orphelin de père, joue aux pieds de la juge et suit la complainte de sa mère immature (Sara Forestier qui malheureusement surjoue) n'arrivant pas à contenir les hurlements de son jeune demi-frère : son fils est ingérable, elle n'y arrive plus !

Le film enchaîne sur Malony adolescent têtu qui, sous son éternelle capuche, refuse le contact...

Rod Paradot incarne cette figure du "jeune délinquant" d'aujourd'hui : la tête basse, l'injure aux lèvres, l'agressivité à fleur de peau... Le jeune acteur a une présence étonnante qui nous fascine et nous rebute à la fois... Car Malony est intelligent, aime malgré tout sa mère, accepte la juge comme rôle pivot de sa vie, tente de construire une vraie relation avec son éducateur (excellent Benoit Magimel)... et le spectateur se prend à imaginer une possible rédemption...

Mais comme dans "Mommy" de Xavier Dolan, la rechute est plus dure...

Le scénario nous réserve quelques moments tendres entre Malony et une jeune fille qui l'initie à la sexualité, quelques parenthèses heureuses autour d'un gâteau d'anniversaire...

C'est un film coup de poing, à voir pour tenter de comprendre même si la fin optimiste au lieu de nous rassurer, nous laisse totalement perplexes !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"My old Lady" : so british, so delicious !

Israel Horowitz a fait appel à d'excellents acteurs pour nous raconter une histoire de viager dans un Paris de carte postale !

Mathias (formidable Kevin Kline), quinquagénaire américain sans le sou débarque à Paris pour hériter d'un magnifique et branlant hôtel particulier du Marais qui lui a été légué par un père indifférent...

A sa grande surprise, il découvre qu'une nonagénaire en pleine santé (malicieuse Maggie Smith) y vit en compagnie de sa fille Chloé (excellente Kristin Scott Thomas)...

La comédie légère et primesautière se teinte vite de profondeur et de sérieux lorsque le scénariste nous fait découvrir le dessous des cartes de cet étrange arrangement... où les enfants sont victimes de la légèreté inconsciente des parents...

Le film nous parle d'amour et d'argent, de souvenir et de souffrance, de rédemption et de pardon tout en nous amusant... que demander de mieux !

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog