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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le labyrinthe du silence" : une page d'histoire fascinante

Giulio Ricciarelli, jeune réalisateur italien, signe ici un premier film parfaitement maîtrisé !

Il nous emmène en 1958 en Allemagne aux côtés d'un jeune procureur Johann Radmann interprété par un excellent Alexander Fehling, personnage "fabriqué" à partir de trois procureurs allemands de l'époque qui menèrent l'enquête sur les anciens cadres d'Auschwitz...

Respectueuse des faits historiques, cette fiction mêle habilement personnage recomposé et protagonistes réels tels le procureur général Fritz Bauer (Gert Voss) et le journaliste Thomas Grielka (André Szymanski)... qui jouèrent un rôle prépondérant dans cette chasse à l'homme ...

Les acteurs sont tous excellents, l'atmosphère de l'époque est élégamment restituée et le spectateur épouse le chemin de vie de ce jeune procureur, si naïf à ses débuts, si déterminé par la suite à faire juger pour la première fois sur le sol allemand d'anciens bourreaux SS... au risque d'y perdre son équilibre personnel...

Johann Radmann va passer des heures à éplucher des archives jalousement gardées par l'armée américaine, à entendre des témoignages de rescapés tous plus poignants les uns que les autres...

Le film se termine en 1963 devant les portes de la salle d'audience du procès de Francfort où vont comparaître pendant vingt mois devant un jury populaire, vingt deux exécutants du plus grand des camps de la mort engendré par la folie hitlérienne..

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Broadway Therapy" : un film allègre sur une petite musique à la Woody

Peter Bogdanovich s'est visiblement beaucoup amusé à réaliser ce film distrayant, sans aucune prétention intellectuelle...

Un pur moment de divertissement comme dans les films de l'âge d'or hollywoodien !

Lorsque Isabella ou Izzy (mutine Imogen Poots) rencontre Arnold Albertson (délicieux Owen Wilson), sa vie bascule !

Arnold ou Derek, riche metteur en scène de Broadway, marié et père de famille... est amateur de call girls dont il transforme la vie en leur offrant un pactole généreux pour se "reconvertir" !

Isabella n'est pas la première et quand Delta ((excellente Kathryn Hahn), l'épouse d'Arnold, comédienne de son état, arrive à New York, les quiproquos vont s'enchaîner dans une joyeuse sarabande...

On y croise Jane une psychanalyste brute de fonderie (Jennifer Aniston) qui remplace sa mère alcoolique au pied levé, un vieux détective privé (George Morfogen) qui multiplie les déguisements impossibles, un juge polisson (Austin Pendleton) qui fait une fixette sur Isabella, un dramaturge dépressif Joshua (Will Forte) dont le cœur balance, un comédien so british (Rhys Ifans) qui est amoureux de Delta...

On se croirait un peu chez Feydeau ou chez Woody Allen...

En tout cas on ne s'ennuie pas un moment pour ne pas perdre le fil de cette comédie endiablée aux scènes plus cocasses les unes que les autres ... dont ce chauffeur de taxi qui lassé d'entendre le couple de Delta et d'Arnold se disputer dans sa voiture les plante en pleine circulation et hèle un autre taxi pour les fuir !

Un "feel good movie" comme dit très justement Télérama !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Pas de caprice pour "Caprice"

Emmanuel Mouret signe ici un film énamouré avec Emmanuel Mouret dans le rôle principal !

Ce marivaudage a un goût suranné de déjà vu ! N'est pas Rohmer qui veut !

Clément, instituteur lunaire et amateur de théâtre séduit, bien malgré lui, toutes les belles femmes qui l'approchent !

Alicia, une comédienne dont le visage s'affiche sur les colonnes Morris, interprétée par la blonde Virginie Efira, lui tombe dans les bras...Et Caprice, starlette envahissante sous les traits d'Anaïs Demoustier le poursuit de ses assiduités...

Clément s'empêtre dans les demi mensonges faute de s'engager pour de bon !

Qu'il est mou ce héros maladroit et gaffeur ! Pas viril pour un sou !

Un film un peu OVNI... en tout cas tout à fait contournable !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Très déçue également par "Taxi Téhéran"...

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran...

Une caméra cachée filme les passagers qui se succèdent...

L'idée est bonne et on ne peut que saluer le courage du réalisateur qui brave la censure de son pays depuis sa mise à l'index en 2010 mais... autant les premières scènes sont amusantes et dépaysantes, autant la suite se révèle décevante à partir du moment où il embarque sa petite peste de nièce préado qui doit réaliser un court métrage tout en respectant la loi de la charia...

Dommage, dommage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Très déçue par "Jamais de la vie"...

J'avais beaucoup aimé le ton et le scénario de "Ma petite entreprise" réalisé par Pierre Jolivet en 1999 avec la bande son éponyme d'Alain Bashung !

Dans "Jamais de la vie", la vision de notre monde est carrément sombre sans l'ombre d'une sortie de secours...

Franck (excellent Olivier Gourmet), 52 ans, est gardien de nuit d'une grande surface de banlieue...

Il a été autrefois un syndicaliste talentueux et teigneux et l'a payé très cher...

Ici il s'ennuie ferme, flirte avec la boisson dont il s'est sorti, essaie de tempérer sa sœur au tempérament adultère... mais ne peut s'empêcher de se porter au secours de son malheureux collègue Ketu (Marc Zinga) ...

Malgré quelques jolies scènes avec son patron interprété par Bénabar et son assistante sociale (excellente Valérie Bonneton), tout est noir, noir, noir...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Indian palace, Suite royale" : hélas !

J'avais adoré le premier opus de John Madden, sorti en mai 2012, qui racontait les aventures d'une bande de jeunes retraités britanniques qui partent s'établir à Jaïpur dans l'hôtel Marigold, palace délabré au charme fou...

La suite n'est malheureusement pas à la hauteur du premier film même si le spectateur est ravi de retrouver ses héros en les personnes de Judi Dench, Maggie Smith, Bill Nighy et Dev Patel le jeune gérant de l'établissement...

Le récit s'étire un peu en longueur et les difficultés rencontrées par chacun peinent à retenir notre attention...

Quant à Richard Gere, nouveau protagoniste qui remplace Tom Wilkinson décédé à la fin du premier épisode, il est tout bonnement ridicule dans le rôle d'un soi-disant écrivain sexagénaire... identité qui cache celle d'un inspecteur style Guide Michelin...

Dommage, dommage car l'Inde est belle, les couleurs safranées sont magnifiques, les acteurs sont excellents mais le scénario est trop faible ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La maison au toit rouge" : un bijou de cinéphile

Il faut absolument aller voir le film de Yoji Yamada, réalisateur de 83 ans qui nous raconte l'histoire du Japon des années 30 à nos jours à travers les yeux d'une petite paysanne montée à la ville...

Taki (diaphane Haru Kuroki) arrive émerveillée à Tokyo où elle trouve à s'employer comme bonne dans une famille bourgeoise qui habite une ravissante et moderne maison au toit rouge...

Taki s'épanouit au contact bienveillant de sa ravissante patronne Tokiko (délicieuse Takako Matsu) de son mari Masaki et de leur fils de 6 ans...

La vie des habitants de la maison est discrètement mais sûrement bouleversée quand Ikatura (délicat Hidetaka Yoshioka), le nouveau collègue de Masaki, entre dans leur vie...

En effet Ikatura, peintre et illustrateur de talent, se démarque des autres hommes qui parlent de la guerre, boivent et mangent beaucoup... Il s'intéresse à la vie des femmes, lit des histoires au petit garçon et séduit Tokiko et Taki par sa douceur et son empathie...

Taki assiste impuissante de par sa condition de bonne, au délicat amour naissant entre Ikatura et Tokiko...

Le film nous est raconté par Takeshi, le petit neveu de Taki qui a encouragé sa grand tante à écrire son autobiographie, document qu'il retrouve dans ses affaires lorsque, 60 ans après les faits, il vide sa maison après son décès...

Difficile de décrire l'atmosphère du récit - tout en élégance bien que traversé par la grande Histoire qui bouleverse le Japon de 1936 à 1945 (guerre sino-japonaise, sac de Nankin, déclaration de guerre aux Etats-Unis, bombardements de Tokyo, bombe nucléaire à Hiroshima, reddition du Japon...)

Chaque scène est un tableau où la pointe du pinceau nous fait entrer dans l'intimité de la maison et de ses occupants... Un conte ordinaire enchanté par un regard d'artiste !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"A trois on y va" : une bluette dans l'air du temps

Jérôme Bonnell s'intéresse aux histoires de coeur et de sexe des trentenaires...

Après "Temps de l'aventure" avec une Emmanuelle Devos flottante (voir critique), le réalisateur installe sa caméra près de Lille et suit le marivaudage de Charlotte (intéressante Sophie Verbeeck), Micha (enfantin Félix Moati) et de la meilleure amie Mélodie (faussement candide Anaïs Demoustier)...

Le jeune couple hésite à s'engager (ils viennent quand même de signer l'achat d'une maison...), Charlotte trompe Micha avec Mélodie et Micha craque pour Mélodie...

Ils se bécotent, s'envoient des SMS, se cachent...

Ils se disent amoureux, pleurent pour un rien, changent d'avis à chaque rencontre...

Un couple de cousins qui se marie est décrit comme ringard ?

Les trois finissent d'ailleurs par y aller ensemble en s'offrant une échappée en bord de mer...

Le film est joli et totalement gratuit...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Big eyes" : Tim Burton aurait pu faire mieux !

Tim Burton signe ici un film classique et lisse à l'image des années 60...

Big eyes est l'histoire vraie de Margaret Keane, aujourd'hui toujours vivante, qui peint des enfants aux grands yeux tristes...

Margaret (Amy Adams) quitte un premier mari avec sa fille sous le bras...

Installée à San Francisco, elle peine à vendre ses œuvres... et gagne sa vie en croquant des enfants sur le vif pour un dollar...

Elle rencontre Walter Keane (Christoph Waltz), un artiste qui s'est spécialisé dans les rues de Montmartre...

Walter la félicite sur ses créations.. lui fait la cour puis l'épouse...

Virtuose de la mise en scène publicitaire, il expose ses toiles et celles de son épouse dans le couloir d'une boîte de nuit...menant aux toilettes...

Une rixe avec le gérant de la boîte de nuit fait venir la presse en la personne d'un journaliste qui découvre les enfants aux grands yeux tristes signés du nom de Keane (que Margaret a adopté le lendemain de son mariage !)... et en parle...

Les curieux affluent dans la boîte de nuit et sous la pluie des compliments, Walter s'attribue tout naturellement les tableaux de Margaret...

Commence alors l'une des plus grandes impostures de l'histoire de l'art...

Margaret se résoud à s'effacer devant l'aplomb de son mari qui lui affirme que les tableaux des femmes peintres ne se vendent pas... et qu'ils ont besoin d'argent...

Les Big eyes vont connaître un effet de mode phénoménal qui va révolutionner le commerce de l'art avec notamment la vente de posters et de cartes postales...

Le couple devient richissime, Walter se révèle menaçant tandis que Margaret, enfermée dans son atelier, peint à la chaîne dans le secret le plus total...

Elle finit tout de même par se révolter le jour où elle découvre que les tableaux montmartrois de Walter ont été "empruntés" à un autre... et le quitte avec sa fille sous le bras...

Le côté léché de l'image retrace bien l'ambiance de l'époque mais l'alchimie entre les deux comédiens ne prend pas...

Amy Adams est trop soumise pour être vraie et Christopher Waltz en fait des tonnes au risque de passer pour le comique de service...

Le spectateur passe un bon moment mais le cinéphile aurait aimé plus d'audace et une meilleure direction d'acteurs de la part du grand Tim Burton ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Tu dors Nicole" : un navet encensé par la critique

Le réalisateur québécois Stéphane Lafleur nous fait vivre l'été des 22 ans de son héroïne Nicole (Julianne Côté)...

Profitant de la maison familiale en l'absence de ses parents, Nicole partage son temps entre les virées chez le glacier avec sa meilleure amie Véronique et son boulot chez Emmaüs...

Le film en noir et blanc s'étire comme l'ennui de Nicole et comme celui du spectateur...

Au secours, il ne se passe rien !!!

Stéphane Lafleur n'est pas Antonioni et la jeune Nicole n'a pas la classe de Monica Vitti...

Les personnages secondaires comme son frère aîné qui vient squatter la maison avec son groupe de musique pour enregistrer un album sont totalement sans intérêt...

Le pire étant un jeune garçon de 10 ans dont Nicole est la baby sitter : Martin qui a mué très tôt, lui déclare sa flamme ???...

Télérama parle d'un récit initiatique, d'une grande enfant enfermée dans un corps d'adulte, d'une "Frances Ha" québécoise ???

Ce film est mortellement ridicule...

Courez voir ou revoir "Frances Ha" !!!!

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