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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un + une " : juste ce qu'il faut de chabada !

Claude Lelouch revient sur son thème favori : Un homme et une femme (tourné en 1966) !

La femme c'est Anna (Elsa Zylberstein), femme de l'ambassadeur de France en Inde, interprété par Christophe Lambert......

L'homme c'est Antoine (Jean Dujardin), compositeur de musique de films...

Antoine aime Alice (Alice Pol), une pianiste qu'il a rencontrée dans un hall de gare alors qu'il venait de rater son train...

Antoine part en Inde pour composer la bande son d'un remake local de Juliette et Roméo !

Les chemins d'Antoine et d'Anna se croisent...

Antoine suit Anna dans sa quête de spiritisme sur les bords du Gange à la rencontre d'Amma...

Amma est une vraie gourou indienne qui caresse avec tendresse toute personne qui vient à elle et la serre sur son cœur dans une étreinte pleine d'amour ! En 36 ans, Amma a pris dans ses bras plus de 26 millions de personnes, issues de tous les pays du monde ...

Le scénario se déroule au hasard des rencontres, les acteurs s'arrêtent toujours au bord du sérieux, l'Inde éternelle est saturée de couleurs, le spectateur sourit devant tant de savoir-faire : et si la vie pouvait ressembler au cinéma de Lelouch ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le pont des espions" : du cinéma, du vrai !

Steven Spielberg s'empare d'une histoire vraie pour nous offrir un vrai moment de cinéma !

Nous sommes à New York en 1957, un russe dénommé Rudolf Abel (subtil Mark Rylance) est arrêté et accusé d'espionnage...

Pour le faire condamner à mort dans les "formes" l'Etat américain décide de lui offrir les services d'un avocat nommé d'office en la personne de James B. Donovan (excellent Tom Hanks), bon mari et bon père de famille spécialisé dans les assurances ?!

Le scénario brillantissime, co-écrit par les frères Coen qui y glissent quelques pointes d'humour inattendues mais bienvenues dans le climat lourd de la guerre froide, nous fait rentrer dans la mécanique subtile des échanges opérés à cette époque sur le pont de Glienicke entre Berlin et Postdam...

La petite histoire de cet avocat modeste qui se mue en farouche défenseur des libertés de son client au péril de sa vie, rencontre la grande Histoire quand James Donovan est approché par la CIA pour tenter de rapatrier l'aviateur de U2 Gary Powers tombé aux mains des russes alors qu'il faisait un vol de reconnaissance au-dessus du sol soviétique !

Au-delà de la reconstitution sur les lieux mêmes de la réalité historique, la vraie fascination du film réside dans les ressorts psychologiques des différents protagonistes y compris les personnages secondaires (tels le juge, la patron de James Donovan, l'agent de la CIA, l'agent du KGB... ) !

En effet la posture de héros loyal à son pays et sans peur de Rudolf Abel fait écho aux valeurs de James B. Donovan qui, au nom du lien qui s'est tissé entre eux, va accepter de réaliser lui-même l'échange sans couverture diplomatique !

Si je devais faire une petite critique, je dirais que Tom Hanks est presque trop parfait dans son rôle... mais ne gâchons pas notre plaisir de voir cet acteur bientôt sexagénaire dans un de ses meilleurs films !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"21 nuits avec Pattie" : vous avez dit bizarre !

Bizarre, bizarre... Les frères Larrieu (Arnaud et Jean Marie) ont réuni deux grandes actrices : Isabelle Carré et Karin Viard pour illustrer leur ode au désir !

La première interprète Caroline, une parisienne mère de famille, qui arrive dans la maison de sa mère dans le sud de la France après son décès...

Elle n'a pas l'intention de rester car elle a peu connu sa mère et ce qu'elle a connu d'elle ne lui plait pas : sa mère était une "libertine" !

Karin Viard se plait décidément dans les rôles de femmes bien dans leur peau qui n'hésitent pas à parler de sexe et de plaisir dans des mots crus... Pattie, la femme de ménage de la mère de Caroline, fait partie de ces femmes...

Mais le corps de la défunte disparaît et Caroline doit rester pour les besoins de l'enquête... alors que tout le village s'apprête à fêter le 15 août, que la buvette bat son plein et que la nature est sensuelle...

C'est à ce moment-là que Jean (excellent André Dussollier) entre en scène : il se présente comme un écrivain ayant aimé la mère de Caroline dans le passé ...

Les gendarmes, de leur côté, craignent qu'elle n’ait été victime d'un nécrophile...

Les réalisateurs nous racontent la transformation d'une quadragénaire qui est passée à côté de sa vie et qui soudain s'abandonne à écouter le désir des autres puis le sien...

Si Dionysos nous parait aujourd'hui bizarre au même titre que les histoires qui rodent autour des cimetières.. alors oui ce film est bizarre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mia Madre" : Nanni Moretti est au sommet de son art !

Nanni Moretti signe ici un magnifique film de femmes !

Le réalisateur italien choisit pour la première fois de laisser le premier rôle à une femme et se met de côté (il est le fils Giovanni) - pour mieux regarder la chaîne féminine qui fait écho à sa douleur d'avoir perdu sa propre mère lorsqu'il finissait le tournage de Habemus papam !

Margherita Buy, formidable actrice venue du théâtre, incarne avec talent et sensibilité féminine l'irascible et exigeant réalisateur qu'est Nanni Moretti. dans la vie..

Margherita tourne un film qui tourne à l'épreuve de forces avec des cameramen qui filment trop près ou trop loin à son goût, un acteur principal américain (génial John Turturro dans le rôle du "surfait" Barry) qui a du mal à aligner deux répliques en italien...

Margherita découvre qu'elle n'a pas pris le temps de parler avec sa mère (érudite professeur de latin en retraite), d'écouter sa fille qui veut renoncer à l'étude de cette discipline, d'échanger avec son compagnon...

Margherita et Giovanni volent du temps pour le passer au chevet de leur mère Ada (excellemment interprétée par Giulia Lazzarini) sur son lit d'hôpital...

Le frère et la sœur vivent ce moment si particulier avec une résignation affectueuse pour l'un, un refus chargé de bouffées de tendresse pour l'autre...

Les rêves et les réminiscences surgissent fugacement aux moments les plus inattendus pour mieux les préparer à la perte maternelle...

Margherita, pour la première fois de sa vie s'interroge sur elle, regarde sa propre fille Livia (délicieuse Beatrice Mancini) avec les yeux de sa mère quand elle comprend que la grand-mère et la petite fille échangent des confidences dont elle est absente, autorise le père de Livia à reprendre une partie de sa place : merveilleuse scène où Livia apprenant à maîtriser son nouveau scooter dessine une chorégraphie en huits entre sa mère et son père......

Nanni Moretti parait comme apaisé d'avoir réussi le délicat exercice qui consiste à parler de la mort de sa mère et n'a pas hésité pour ce faire à s'entourer des objets et des livres lui appartenant...

C'est tout simplement authentique, pudique, magnifique en un mot jusqu'à la dernière scène qui ouvre la possibilité d'un lendemain !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les cowboys" : un scénario prémonitoire !

Thomas Bidegain, scénariste de talent (Un prophète, Dheepan), signe ici son premier long métrage !

Le film raconte la quête d'un père Alain (magistral François Damiens) et de son fils Georges dit le Kid (excellent Finnegan Oldfield) qui tentent de retrouver Kelly 16 ans leur fille et sœur, disparue lors d'une fête de musique country dans la campagne de l'Ain à laquelle toute la famille participe...

Face aux gendarmes qui se révèlent très frileux, cette famille comme les autres explose en vol au fil des révélations de l'enquête menée par Alain et son fils : Kelly est partie avec un fils d'algérien dont elle est amoureuse, Kelly s'est enfuie avec un islamiste radical...

La mère est partagée entre l'incompréhension et le désir de respecter les choix amoureux de sa fille, le fils est tétanisé par la volonté de ce père, Stetson vissé sur la tête, qui quitte travail et bientôt toit familial pour se lancer à la poursuite des "Arabes" qui lui ont volé sa fille...

La recherche durera plus de quinze ans et les mènera de la Belgique au Moyen Orient...

Le film fait malheureusement écho à l'actualité dramatique que nous venons de connaître, les acteurs sont justes dans leur jeu mais surtout dans leurs prises de position : père qui saccage son bonheur, fils qui prend le relais du père en sacrifiant sa jeunesse, fils encore qui réussit à créer un lien entre les cultures chrétiennes et musulmanes au péril de sa vie...

Le ton est sobre mais les images sont fortes et le scénario brillant !

Une réussite même si le choix de la parabole western jusque dans le titre peut paraître un peu hasardeux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Strictly criminal" = strictly amazing

Scott Cooper nous raconte l'histoire vraie de James Bulger, un caïd irlandais de Boston qui a été protégé pendant vingt ans par le FBI en échange de son aide pour éradiquer la Mafia !

James Bulger fut dans les années 70 le responsable d'innombrables meurtres et trafics en tous genres ; âgé aujourd'hui de 86 ans, il est emprisonné depuis 2011 !

Johnny Depp incarne excellemment et avec sobriété, pour notre plus grand trouble, ce gangster aux yeux bleu revolver indéchiffrables qui nous fascinent et nous distancient tout à la fois !

James Bulger est soutenu dans son ascension par un super flic, son ami d'enfance John Connolly (excellent Jez Butterworth) et par son petit frère sénateur du Massachusetts (tout aussi excellent Benedict Cumberbatch).;.

Le film est fascinant quand il nous montre la proximité entre le pouvoir et le grand banditisme...le film est effrayant quand il nous embarque aux côtés de ces monstres qui tuent sans la moindre hésitation tous ceux jeunes et vieux qui entravent leur volonté de main mise sur un quartier...

Les seconds rôles tenus par les épouses respectives et les collègues du flic sont tous formidables...

Et pourtant le spectateur ressort de cette superbe reconstitution d'époque avec un sentiment de malaise : complaisance du réalisateur, masque évident de Johnny Depp... ?

A vous de trancher !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La peau de Bax" : un thriller très original !

Alex Van Warmerdam nous plonge dans un film à tiroirs, aux rebondissements tous plus improbables les uns que les autres, dans lequel les héros sont fêlés et les personnages secondaires magnifiquement déjantés...

Le matin de son anniversaire, Schneider (fascinant Tom Dewispelaere), père de famille exemplaire et tueur à gage de son état, est appelé par son commanditaire qui lui demande d'aller tuer séance tenante Roman Bax, (excellemment interprété par le réalisateur), écrivain réfugié dans une maison blanche immaculée posée au bon milieu de polders envahis de roseaux...

Bien évidemment rien ne va se passer comme prévu !

L'écrivain, qui devait être seul, vire sa copine pour accueillir Francisca, sa fille dépressive : formidable Maria Kraakman !

Schneider repéré par un garde forestier, doit rentrer dans son "atelier" pour modifier son apparence et changer de voiture !

Patatras, Gina, une femme qui fuit les coups de son maquereau s'y réfugie !

Le commanditaire qui suit l'affaire au plus près en appelant Schneider sur son portable toutes les 1/4 d'heure, s'assomme en tombant chez lui !

Quant à Roman Bax qui carbure à l'alcool et au cocktail de drogues, il doit faire face à un véritable défilé "d'invités" qui viennent lui rendre visite !

Je ne vous en raconterai pas plus !

Le film cocasse multiplie les ruptures de ton, le suspens est maintenu jusqu'à la fin (magnifique jeu entre Schneider, Gina et Francisca), le spectateur s'enfonce dans l'eau stagnante des marais et se raccroche aux sonneries des portables qui font rebondir les dialogues entre les protagonistes ...

Un film à aller voir d'urgence car il n'est malheureusement distribué que dans deux salles à Paris !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'hermine" : à voir pour Fabrice Luchini !

Fan inconditionnelle de Luchini, je suis allée voir le dernier opus de Christian Vincent...

Le réalisateur retrouve 25 ans après "La discrète" son éloquent interprète !

Fabrice Luchini endosse la robe de Michel Racine, président de cour d'assises d'une petite ville du nord de la France !

Pour lui donner la réplique, il a fait appel à l'actrice suédoise révélée dans "Borgen" : la ravissante Sidse Babett Knudsen qui enfile la blouse de Ditte Lorensen Coteret, médecin anesthésiste, improbable membre du jury qui va devoir juger un homme accusé d'infanticide !

L'intrigue est convenue : le redoutable magistrat s'amadoue pour plaire à celle qui l'a soigné et qu'il a aimé en secret ?!

Les personnages secondaires sont caricaturaux : l'accusé est taiseux et a la dégaine d'un voyou de banlieue, la mère de l'enfant est presque "débile", l'avocat de la défense passe son temps à envoyer des SMS, le flic qui a mené l'enquête est passé à côté de l'essentiel, les témoins sont partiaux... Au secours !

Le film multiplie les apartés comme autant de sujets qui ne sont pas approfondis : les relations de Ditte et de sa fille, les débats internes au jury, les relations entre les différents magistrats...

Même le duo Fabrice Luchini / Sidse Babett Knudsen n'est pas convaincant comme si chaque acteur jouait sa propre partition, chacun dans son registre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ange et Gabrielle" : de bons acteurs au service d'une comédie à la française

Anne Giafferi fait appel à deux acteurs de notre patrimoine cinématographique pour incarner ses deux héros...

Isabelle Carré se glisse avec justesse dans le rôle de Gabrielle, une mère qui découvre que sa fille Claire 17 ans (délicieuse Alice de Lencquesaing) est enceinte de Simon (convaincant Thomas Soliveres) qui semble avoir disparu de sa vie...

Patrick Bruel interprète avec un grand naturel Ange, un quinquagénaire célibataire et séducteur qui n'a jamais voulu reconnaître Simon, son fils présumé...

Gabrielle, qui n'écoute que son instinct maternel, fait irruption dans les bureaux d'Ange pour lui demander "réparation"...

Le scénario est plus manichéen qu'il n'en a l'air lorsqu'il nous interroge, l'air de ne pas y toucher, sur la paternité, la maternité, l'engagement, les choix de vie que l'on n'ose plus renier au risque de se retrouver très seul et très bête...

La comédie avance de façon guillerette et nous attrape par le cœur... jusqu'à la fin bien sûr un peu téléphonée mais que le spectateur appelle de tous ses vœux...

Pour sourire en ces temps si troublés où boire un verre à une terrasse de café vous met en danger potentiel !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"007 Spectre" : une trame bien fatiguée :(

Sam Mendes reprend le même - Daniel Craig, pour nous raconter une histoire qui pourrait être la suite de Skyfall mais en mode mineur, étiré et répétitif !

Le film démarre en fanfare en pleine fête des morts à Mexico : images splendides, filmées à hauteur du smoking de Bond... mais le générique qui suit cette fabuleuse introduction (à l'instar de la poursuite sur les toits dans le grand bazar d'Istanbul dans son précédent opus) nous laisse déjà sur notre faim...

Une trame laborieuse entrecoupée de courses poursuites toutes plus spectaculaires les unes que les autres mais comme gratuites), une bande son tout sauf planante, une Léa Seydoux pas du tout convaincante en James Bond girl, plus de Judi Dench (hélas disparue à la fin de Skyfall)... des gadgets poussifs...

Et le film est long, long (2h30) !

Un conseil : revoir Skyfall en DVD dans votre fauteuil !

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