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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Joyeuse fête des mères" : un film anti-morosité !

Garry Marshall, réalisateur du cultissime Pretty Woman, réunit une pléiade d'acteurs pour célébrer les mères...

En couple ou séparées, courageuses, maladroites et touchantes, toutes les mères se réjouissent et appréhendent le jour ô combien particulier de la fête des mères !

Sandy (Jennifer Aniston) ne veut pas partager sa journée de fête des mères avec Tina (Shay Mitchell), la nouvelle jeune épouse de Henry (Timothy Oliphant) son ex-mari !

Bradley (Jason Sudeikis), veuf et père de deux adolescentes ne veut pas marquer le jour de la fête des mères car il ne se remet pas de la mort de son épouse en service commandé...

Jesse (Kate Hudson) ne veut pas appeler sa mère à laquelle elle a caché son mariage avec un médecin indien dont elle a eu un enfant !

Gabi (Sarah Chalke), la sœur de Jesse, a également caché à ses parents texans traditionnels son mariage avec une jeune femme !

Quant à Kristin (Britt Robertson), elle ne veut pas épouser Zack (Jack Whitehall), le père de sa petite fille car elle est une enfant adoptée et redoute de rencontrer sa mère biologique... incarnée par Miranda (Julia Roberts), vedette d'une émission commerciale qui vend des bijoux !

Le film est américain en diable avec des enfants rois qui jouent au football, des soirées karaoké, des visites au supermarché...

Tout ce petit monde n'a pas de problème d'argent, habite de belles maisons et conduit des 4x4...

Mais le film est bien fait, pose mine de rien les bonnes questions et la magie des réconciliations traitées avec beaucoup d'humour opère souvent !

A voir pour passer un bon moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Café Society" : quand Allen fait du Woody !

Woody Allen retrouve avec ce film l'ADN jazzy new-yorkais qu'il avait abandonné dans son dernier opus L'homme irrationnel !

Le film est élégant, brillant, sophistiqué...

Le jazz des années 30 est planant...

Le nouveau clone de Woody : Jesse Eisenberg (Bobby) joue à merveille de sa fausse naïveté...

La nouvelle égérie d'Allen : Kristen Stewart (Vonnie) est délicieuse...

Café Society se laisse regarder sans déplaisir comme un livre d'images sépia mais on regrette la force et le brio d'un Blue Jasmine !

J'espère Woody que tu feras un effort l'année prochaine pour que j'ai encore plus envie d'aller te voir l'année suivante !

Sans rancune !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un homme à la hauteur" : un joli film sur le droit à la différence

Je craignais le pire mais j'ai été conquise par ce film sans prétention réalisé par Laurent Tirard !

Le réalisateur nous raconte l'histoire d'amour improbable entre Diane, une avocate de 1m75 et Alexandre, un riche et bel architecte de 1m36 !

Les acteurs sont sobres, sensibles et excellents : Virginie Efira, Jean Dujardin et Cédric Kahn (l'ex mari de Diane)...

L'intrigue avance sur un scénario bien construit auquel viennent se greffer de vraies trouvailles de situation tragico-comiques !

Le spectateur passe un bon moment même s'il se demande durant tout le film si une idylle comme celle-là serait possible dans la vraie vie !

Mais c'est justement tout le charme du cinéma de savoir nous étonner !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ma loute" : à fuir absolument :((((

Mais que sont allés faire dans ce film complètement glauque, les grands acteurs que sont Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi ???

Dès les premières images, le ton est donné : les personnages sont outrés, grotesques, inintéressants... les relations entre eux sont ridicules, les scènes sont pathétiques...

Bruno Dumont, nouvelle coqueluche des média qui a, parait-il, découvert la farce dans sa série Le P'tit Quinquin, a réalisé un film qui se veut burlesque mais qui n'est pas drôle du tout !

Au secours, fuyons ! Je suis pour ma part partie au bout d'une heure !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Money monster" : un bon thriller d'investigation signé par Jodie Foster

Avec ce film, Jodie Foster propose sa vision sur les liens consanguins entre la "méchante" finance et les média !

Professionnelle jusqu'au bout des ongles, la réalisatrice fait monter le suspense pour mieux nous scotcher à nos fauteuils de spectateurs critiques ! C'est redoutablement bien ficelé !

Lee Gates (formidable George Clooney) est l'animateur de Money Monster, un show télévisuel financier... Il traite l'information comme un entertainment, n'hésitant pas à entrer sur le plateau déguisé en boxeur !

Petty Fenn (formidable Julia Roberts) est la productrice de l'émission dans laquelle elle coache avec plus ou moins de succès son poulain qui cabotine...

La belle mécanique se grippe lorsque le plateau est envahi par Kyle (tout aussi excellent Jack O'Connel), petit porteur ruiné par les conseils de Lee, qui vient réclamer justice : il veut savoir ce qui s'est passé au-delà du bug informatique derrière lequel se cache le patron de la grande compagnie dont les actions se sont effondrées...

Le film est passionnant car il nous montre comment sous pression, les différents personnages quittent leurs masques pour redécouvrir la ténacité et les valeurs du journalisme d'investigation !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Dalton Trombo" : Hollywood années 50, la chasse aux sorcières communistes !

Le réalisateur Jay Roach nous offre un biopic captivant du scénariste Dalton Trombo qui fut une des principales victimes de la paranoïa anticommuniste menée par le sénateur McCarthy !

Interprété par le très convaincant Bryan Cranston, le scénariste reconnu coupable d'appartenir au parti communiste américain, écopa de onze mois de prison, fut inscrit sur la liste des 10 "traîtres" blacklistés d'Hollywood et perdit le droit d'exercer son métier !

Véritable bourreau de travail et scénariste de génie, Dalton Trumbo continua à exercer son métier sous des noms d'emprunt, réécrivit des scénarios à la chaîne pour les frères King producteurs de séries Z et se vit décerner deux oscars durant sa période de clandestinité pour Vacances romaines et Les clameurs se sont tues !

C'est grâce au courage d'Otto Preminger qui lui confia ouvertement le scénario d'Exodus que Dalton Trombo retrouva la place dans le panthéon d'Hollywood qu'il n'aurait jamais du quitter !

Le film s'achève par le discours de Trumbo le 13 mars 1970 lorsqu'il reçut le prix Laurel de la Guilde des scénaristes !

L'époque est remarquablement reconstituée, les acteurs sont pour la plupart excellents et plus particulièrement les interprètes de la commère anti-communiste Hedda Hopper (Helen Mirren), de Franck King (John Goodman), d'Otto Preminger (Christian Berkel)... Par contre les comédiens qui jouent John Wayne et Kirk Douglas ne sont pas du tout crédibles...

Le film a le mérite de parler de cette période trouble du monde du cinéma américain mais il ne pose pas toutes les questions et notamment ne s'arrête à aucun moment sur les raisons qui amènent un homme intelligent et cultivé à se déclarer communiste alors que la période montrait les "limites" du système : prise de pouvoir de l'Union soviétique en Europe de l'Est contrairement aux accords de Yalta, invasion de la Corée du Sud, procès de Moscou...

A voir malgré cette réserve pour les dialogues entre Dalton Trombo et son ami Arlen Hird (excellent Louis C.K.), personnage composite représentant les autres neuf !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les habitants" : un road documentaire sur la France et les français

Oui nous sommes bien en France quand nous suivons sur fond de musique guillerette la vieille caravane que Raymond Depardon a arrimée à sa voiture, pour sillonner la France du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest pour recueillir les témoignages de passants qui acceptent de se laisser filmer...

Ces femmes et ces hommes sont de tous âges, de toutes conditions, ils sont blancs, blacks, beurs... ils s'expriment avec leurs mots, assument leurs accents et oublient la caméra...

Je retiendrais tout particulièrement : une mère musulmane qui se réjouit que sa fille finisse ses études de médecine mais se désole qu'elle ne pense pas à se marier, deux mères divorcées qui échangent sur les difficultés de la garde partagée, un père et un fils qui se rendent compte qu'ils n'arrivent plus à communiquer et s'en attristent, un grand père qui se désole devant son ami d'enfance de ne plus voir ses enfants, deux retraitées qui regrettent qu'on ne parle plus français à Nice, deux amies dont les déboires amoureux de l'une provoque la colère de l'autre, un homme et une femme qui découvrent que tout les sépare, deux jeunes gens la casquette vissée sur la tête qui parlent de leurs meufs, deux amis qui s'avouent leur peur de devenir adulte, deux hommes dont l'un explique à l'autre que sa compagne doit accepter d'avorter si elle souhaite que leur couple perdure, une jeune femme qui demande à son amoureux de lui passer la bague au doigt pour pouvoir se marier en blanc avant que son corps ne soit déformé par la maternité...

Pas d'intellectuels ou de cols blancs parmi ces habitants mais nous sommes dans la France profonde où l'objectif de chacun est de s'inventer un lendemain personnel ou professionnel, de mieux vivre à deux ou de trouver un remède à la solitude...

Peu de personnages solaires à part le couple de fiancés dont l'intimité amoureuse crève l'écran !

C'est la France de Raymond Depardon, à vous de juger !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Maggie a un plan" : so typically new yorkais !

Rebecca Miller (fille d'Arthur Miller) nous emmène à New York dans un milieu d'intellectuels où les professeurs s'essaient à l'écriture romanesque !

Nous retrouvons avec plaisir Greta Gerwig qui crevait l'écran dans Frances Ha, dans le rôle de Maggie, grande fille toute simple et éternelle célibataire qui a un plan : faire un bébé toute seule...

Sur ces entrefaites, elle tombe amoureuse de John (lunaire Ethan Hawke), un professeur d'anthropologie malheureux en ménage avec Georgette (excellente Julianne Moore), une brillante universitaire autoritaire et égoïste !

Mais après quelques années de mariage, Maggie comblée par l'adorable fillette qu'elle a eu avec John, décide de "rendre" John à Georgette !!!

Le scénario passablement "cucul la praline" s'inspire clairement des chassés croisés amoureux qu'affectionne Woody Allen mais le film est allègre et divertissant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La saison des femmes" : un film de femme qui célèbre les femmes

Le film de Leena Yadav dénonce la condition archaïque des femmes au fin fond de l'Inde, dans un village de l'Etat de Gujarat !

Pour briser des tabous tels que la violence conjugale, la réalisatrice ose un film qui, pour sortir en Inde, devra passer par le bureau de la censure qui risque de l'interdire !

Des hommes enturbannés de blanc rendent la justice à l'ombre des acacias, dans un décor de désert que traversent de temps à autre des dromadaires nonchalants...

Nous suivons la révolte de trois femmes : Rani la veuve qui s'endette pour marier son bon à rien de fils, Lajlo la femme battue parce qu'elle n'arrive pas à avoir d'enfant et Bijli la danseuse prostituée dont la beauté s'étiole - se tiennent les coudes pour faire face à la tyrannie des hommes qui les utilisent, les battent ou les exploitent...

Dans cet univers clos, les couleurs des saris chatoient, la sensualité des caresses efface les bleus des visages et des corps, la solidarité des femmes est plus forte que les traditions ancestrales...

A voir absolument pour l'énergie libératrice qui se dégage du film et autorise les trois héroïnes à briser leurs chaînes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Phan Dang Di nous emmène à Saïgon sur les rives du Mékong où trois jeunes de 20 ans : deux garçons et une fille tentent de s'inventer un avenir dans un pays où l'irruption du capitalisme bouleverse les équilibres ancestraux et les valeurs !

La violence et l'argent s'invitent jusqu'au cœur du désir amoureux ! Les corps quasi nus se cherchent dans la chaleur des boîtes de nuit psychédéliques ou dans l'illusoire fraîcheur de l'eau boueuse des mangroves ...

La toile de fond du film s'inscrit dans la sordide réalité que vit aujourd'hui le Vietnam surpeuplé où l'on incite les jeunes hommes pauvres à se faire établir de faux certificats de paternité pour toucher la prime réservée aux pères de deux enfants qui décident de se faire stériliser...

Le sort des jeunes femmes ne semble pas plus enviable : esclave domestique ou esclave sexuelle, elles se retrouvent bien évidemment rapidement enceintes...

La moiteur et la langueur de ce pays si bien décrites par Marguerite Duras laissent ici un goût amer d'avenir à réinventer !

A voir pour la jeunesse et la beauté des visages et des corps... et pour mieux appréhender l'angoisse existentielle de l'Asie !

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