Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Médecin de campagne" : un film plein de tendresse !

Thomas Lilti est décidément très doué !

Poursuivant une double carrière de médecin et de réalisateur, il nous propose ici, après le succès d'Hippocrate, une immersion très réussie dans le quotidien d'un médecin dans la campagne du Val d'Oise aux portes de la Normandie !

Jean-Pierre (formidablement crédible François Cluzet) est un médecin généraliste qui se dévoue à sa clientèle depuis des années au point de laisser partir sa femme et son fils à Paris...

Jour et nuit, 7 jours sur 7, il se déplace au chevet des blessés, des malades et des vieillards qui le voient arriver comme le messie...

Mais Jean-Pierre apprend qu'il souffre d'une tumeur au cerveau et qu'il doit lever le pied pour avoir une chance de guérir...

Le médecin ami qui a diagnostiqué la tumeur lui envoie une jeune médecin fraîchement diplômée Nathalie (excellente et déterminée Marianne Denicourt) pour l'aider...

Mais Jean-Pierre qui n'a pas du tout envie de déléguer, l'accueille froidement et la bizute jusqu'au chevet des malades...

Le scénario très habile mêle adroitement la relation qui s'installe entre les deux médecins, le contexte de leur sacerdoce, la convivialité dans ce trou du cul du monde où le maire (interprété par Patrick Descamps) se bat pour maintenir une présence médicale et une vie de village (la scène du festival country est un grand moment !)

Le propos du film est certes un peu bisounours mais la tendresse humaine que les médecins éprouvent pour leurs patients et leurs bobos de l'âme et du corps est tout à fait réconfortante en cette époque où tout semble foutre le camp !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Midnight special" : très spécial !

Encensé par Télérama, le nouveau film de Jeff Nichols a divisé les critiques du Masque et la Plume !

Pour ma part ayant adoré Mud, son avant dernier film, je me suis précipitée pour voir "Midnight Special" dès sa sortie même si je ne suis pas fan de science fiction...

J'ai attendu aujourd'hui pour faire la critique car je souhaitais prendre un peu de recul par souci d'objectivité...

Tout comme dans Mud, le sujet de la paternité est le thème central !

Le réalisateur sait encore une fois magnifiquement traduire ce sentiment d'amour total mêlé d'effroi face à la nécessité de choisir ce qui est le mieux pour son enfant !

Les parents du petit Alton, doté de pouvoirs ô combien spéciaux, sont excellemment interprétés par Michael Shannon et Kirsten Dunst, les personnages secondaires : Lucas le flic ami du père (Joel Edgerton) et l'agent du FBI Sevier (Adam Driver) sont également très convaincants...

Jeff Nichols a choisi le titre de son film en faisant référence à un train qui symbolisait la liberté (voir ci-dessous) !

Le contexte du film fait d'un mélange de kitsch et d'exaltation religieuse nuit malheureusement à sa lisibilité et à la force de sa démonstration !

NB The Midnight Special était le nom donné au train partant de Houston au Texas, à minuit. Il se dirigeait vers l'ouest et traversait notamment des villes comme San Antonio ou El Paso. Sa légende vient du fait que le train passait devant l'ancienne prison de Sugar Land ; la lampe à l'avant du train est devenue au fil du temps un symbole de liberté pour les prisonniers noirs de l'est du Texas. Les détenus espéraient que la lumière passe à travers les barreaux de leurs cellules, ce qui était, selon la croyance populaire, le signe d'une libération prochaine.

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The assassin" : une fable mystérieuse toute de soie vêtue !

Hou Hsiao-hsien s'est inspiré de la littérature populaire de la dynastie Tang (618-907) pour nous conter l'histoire de Nie Yinniang, une princesse "assassin" !

Véritable symphonie en rouge : soie des vêtements somptueux - noir qui habille la princesse interprétée par Shu Qui - blanc qui habille la nonne taoïste, maître de l'assassin - vert sombre des forêts et vert tendre et doré des herbes courbées par le vent, chaque scène évoque un tableau de la peinture chinoise classique...

Le film a demandé des années de travail de préparation : lecture d'annales et de contes anciens réédités, recherche de décors réels (à Taïwan pour la plupart des scènes d'intérieur et pour la jungle - en Mongolie intérieure et dans la province de Hubei en Chine pour les forêts, les montagnes et la brume sublime), réalisation des costumes, des voilages et des rideaux en soie artisanale approvisionnée en Corée et en Inde... et un an de tournage !

L'histoire est complexe, le scénario mêle étroitement le contexte politique : Nie Yinniang est chargée de tuer Tian Ji'an le gouverneur de la région militaire de Weibo qui essaie de se soustraire à l'autorité de l'empereur, - et la romance puisque Nie Yinniang qui a été fiancée à son cousin Tian Ji'an décide de protéger l'homme qu'elle a aimé...

Le sabre qui sort des fourreaux déchire la soie, les pulsations de la musique étirent les scènes, le spectateur occidental se perd dans la narration et ne sait plus trop qui est qui dans les personnages qui habitent l'écran... mais le film fascine par son esthétisme léché au pinceau...

A voir pour se replonger dans les contes et légendes de la Chine ancienne !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Je ne suis pas un salaud " : de très bons acteurs au service d'une réalité démoralisante !

Nous sommes à Roubaix dans un paysage sinistre de tours de banlieue et de grandes surfaces faussement gaies !

Emmanuel Finkiel nous raconte le destin "ordinaire" de deux paumés de la vie Eddie et Karine, excellemment interprétés par Nicolas Duvauchelle et Mélanie Thierry !

Eddie, entre deux boulots, noie son mal être dans l'alcool...

Agressé à la sortie d'une boîte de nuit, il dénonce à tort un maghrébin qu'il a rencontré lors d'un stage Pole Emploi...

Karine décide de redonner une chance à son homme et lui trouve un boulot de magasinier...

Humilié par cette situation, Eddie s'enferre dans son mensonge, oublie ses bonnes résolutions...et poursuit sa descente aux enfers...

Si l'objet de ce film est de nous parler du chômage et de ses effets dévastateurs, alors il est réussi !

Mais que notre société est "laide" malgré les femmes "courage" qui tentent de recoudre ceux qui sont déchirés...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Brooklyn" : un beau film, un peu trop joli ?

John Crowley nous raconte l'histoire d'une jeune irlandaise Eilis Lacey (pudique et sensible Saoirse Ronan) partagée entre deux pays et deux hommes !

Nous sommes dans les années 50, Eilis débarque à Brooklyn avec sa petite valise !

Brooklyn, la seconde patrie des irlandais outre Atlantique, où l'attend, grâce au prêtre qui la chaperonne, une vie de jeune fille sage entre pension de famille, boulot de vendeuse et cours du soir...

Eilis a le cœur gros en pensant à sa mère et à sa sœur restées en Irlande... mais elle reprend goût à la vie quand elle rencontre Tony Fiorello, un très gentil garçon, plombier de son état (excellent Emory Cohen), qui la présente à sa famille italienne...

De retour en Irlande, suite au décès de sa sœur, elle fait la connaissance de Jim Farrell (tout aussi excellent Domhnall Gleeson), beau parti dont elle tombe amoureuse !

La reconstitution est parfaite, le contraste entre New York, ville libre et moderne et la petite station balnéaire d'Irlande ouverte sur la mer mais confite dans ses ragots bien pensants est très bien décrit, l'émotion est à fleur de peau mais l'ensemble reste un peu sage, un peu trop joli pour être totalement convaincant...

Les personnages auraient mérités d'être un peu plus complexes à l'image de l'héroïne du film qui sous ses airs de "communiante bien élevée" n'hésite pas à mentir pour se laisser le choix !

Film à voir et notamment pour l'actrice principale qui, comme son nom l'indique, est également biculturelle !

Voir les commentaires

Publié le par Pierre-André
Publié dans : #cinéma
Le Bureau des Légendes : au coeur de l'espionnage français

Au sein de la DGSE, un département appelé le Bureau des légendes (BDL) forme et dirige à distance les « clandestins », les agents les plus importants des services du renseignement extérieur français. En immersion dans des pays étrangers, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme sources de renseignements. Opérant dans l'ombre, « sous légende », c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente. Guillaume Debailly revient d'une mission clandestine de six années en Syrie, mais contrairement aux règles de sécurité, il ne semble pas avoir abandonné sa légende et l'identité sous laquelle il vivait à Damas...

Un série palpitante et prenante qui nous plonge au cœur de l'actualité géopolitique contemporaine. Pas de place pour les sentiments, la raison d’État a toujours le dernier mot !

A consommer sans modération !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Saint Amour" : que dire, que dire ????

Le film de Benoit Delépine et Gustave Kervern est plébiscité par France Inter et Télérama !

Je n'avais personnellement pas très envie de le voir mais à force d'entendre des critiques positives, j'ai décidé d'aller vérifier par moi-même...

Hélas, trois fois hélas... Heureusement que Gérard Depardieu est là pour remonter le niveau général de ce road movie œnologique mais surtout éthylique...

Je ne vous raconterai pas l'histoire, tout le monde en parle...

Le seul élément intéressant de mon point de vue est l'illustration du mal être des agriculteurs et des éleveurs, sujet très tendance en ce moment !

Misère sexuelle, absence de liberté, solitude.. le décor est planté !

A noter également une interprétation plutôt réussie de Vincent Lacoste en chauffeur de taxi puceau et de Céline Sallette en Vénus Centaure en mal d'enfant !

Benoit Poelvoorde est certes parfait en beauf mais son personnage n'est pas assez subtil pour nous inspirer de la tendresse...

Un film franchouillard, balourd avec toutefois quelques moments de tendresse filiale !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Nahid" : un très beau portrait de femme iranienne !

Ida Panahandeh dénonce dans son film la condition féminine en Iran qui veut qu'une femme divorcée doit choisir entre demander la garde de son enfant (habituellement confié au père) ou renoncer à sa vie de femme !

Nahid (ravissante et déterminée Sareh Bayat) a promis à son bon à rien d'ex mari, chômeur et héroïnomane, de ne pas se remarier !

Elle se bat au quotidien pour gagner de l'argent afin de pouvoir payer un collège privé à sa mauvaise graine de fils de 10 ans, qui s'empresse de faire l'école buissonnière !

Elle est aimée de Massoud (excellent Pejman Bazeghi), homme moderne, propriétaire d'un hôtel au bord de la mer Caspienne, qui la presse de devenir sa femme !

Pour mieux appuyer sa démonstration, la réalisatrice nous fait vivre le quotidien de cette femme soumise à la loi des hommes : maris, fils, frères, propriétaires...

Pour s'en sortir, Nahid a recours à la ruse et au mensonge puisqu'elle n'a jamais pu établir un vrai dialogue dans son couple et/ou dans sa famille et belle famille !

Le spectateur ressort du film glacé par les paysages désolés et assommé par la pesanteur patriarcale qui pèse sur les destinées victimaires de ces femmes et de ces hommes !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The revenant" : une recommandation négative :-(

Je ne serai pas très prolixe dans l'exercice critique car je dois avouer que j'ai quitté mon siège au bout d'une heure de projection, n'envisageant pas de continuer à subir ces images sombres et violentes durant l'heure et demi restante !

Alejandro Gonzalez Inarritu nous raconte l'histoire d'un groupe de trappeurs menés par Hugh Glass (Leonardo DiCaprio), qui sont attaqués par des Indiens dans des décors sauvages et désolés où règnent le froid, la neige, l'eau et la boue...

Forcés d'abandonner leur bateau, ils s'enfoncent dans la forêt hostile dans laquelle Hugh Glass est attaqué par une ourse et laissé pour mort par ses "charmants" compagnons...

Décidé à se venger, notre héros mi-homme mi bête à la gorge tranchée, sale et couvert de sang et de boue, grogne, halète, rampe... se lance dans un périple de 300 kms pour retrouver l'homme qui l'a trahi et abandonné !

Je ne vous en raconterai pas plus car je me suis arrêtée là !

Lassée par ce "film de survie extrême" qui, de mon point de vue se complaît dans les gros plans sanguinolents et s'apparente à un banal fait divers !

A éviter donc à moins que vous ne soyez un(e) inconditionnel(le) de Leonardo DiCaprio dont l'interprétation est certes "impressionnante" mais pas très subtile ?!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les innocentes" : une belle histoire de solidarité féminine !

Anne Fontaine s'est inspirée d'un fait historique et du journal d'une femme médecin pour la Croix Rouge, pour nous raconter le destin tragique de ces nonnes polonaises violées par l'Armée rouge en 1945 !

Dans ce couvent à l'écart de la ville, une trentaine de femmes aux voix pures tentent d'oublier que certaines d'entre elles sont enceintes et vont accoucher...

La mère abbesse (formidable Agatha Kulesza) qui règne en despote sur la communauté n'apprécie pas du tout qu'une jeune bénédictine ait désobéi à ses ordres en allant quérir Mathilde Beaulieu (merveilleuse Lou de Laâge), médecin à la ville voisine pour assister une des leurs dont les hurlements de douleur traversent les murs de pierre !

Le film est une histoire de femmes dans laquelle les tempéraments s'opposent puis se complètent pour constituer une chaîne de solidarité humaine en réponse à la violence du monde...

Réticente au départ, Mathilde femme libre et athée s'intègre peu à peu dans ce groupe replié sur la foi de ses membres... Sœur Maria (bouleversante Agata Buzek) compose avec le culte du secret de son ordre pour tenter de trouver une solution pour chacune en respectant puis en s'opposant indirectement puis ouvertement à l'autorité de la mère supérieure...

La foi vacille mais la confiance qui s'installe permet à certaines de ces femmes de dépasser leur traumatisme pour mieux accueillir la vie qu'elles portent en elles et c'est magnifique !

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog